Fetching
One moment.
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1l’initiai ION [Mars porter la pensée qu'elle a probablement quelque chose à me dire, sans pouvoir y arriver. » J'interromps mon récit pour dire que, moi aussi, j’avais connu Julia en 1890; nous avions été en corres pondance, et nous étions bien d’accord sur beaucoup de questions d’ordre public. Elle avait à ce moment environ trente ans, était ardente chrétienne et une des femmes les mieux douées que j’aie jamais vues. Je répondis à Miss E. que je serais très heureux de la pré senter à M. Russell Davis, mais que j’avais, moi aussi, commencé d'écrire automatiquement et qu'il n'y au rait aucun mal à essayer. Miss E. y consentit. Le dimanche matin, je pris un crayon et appelant Julia, j'attendis. Presque immédiatement ma main écrivit : « Dites à Miss E. de ne pas s’inquiéter pour M.T., nousen prendrons soin. Comme jedemandais une preuve d'identité, Julia écrivit : « Dites à Miss E. de se rappeler la dernière fois que nous allâmes voir « Minerva. » Je ne comprenais pas, mais Julia ajouta de ne pas m'en inquiéter que Miss E. saurait ce que cela voulait dire. C’est une chose sérieuse que de re mettre à quelqu'un une lettre venant d’un mort ! Aussi hésitai-je beaucoup avant de présenter à Miss E. le message de Julia. A ma grande surprise, Miss E. comprit très bien. Minerva était le nom donné par Julia, sur son lit de mort, à une amie commune, et la dernière fois qu’elles étaient allées toutes deux voir « Minerva », c’était la veille de la mort de Julia ! Je retournai à Londres quelque temps après. Je reçois un matin une lettre de Miss E. me disant entre autre choses : « A quoi bon savoir Julia près de moi,
2LE BUREAU JULIA si elle ne me conseille pas dans mes ennuis présents ? » Je dis à Julia : «Je vais vous prêter ma main pendant quelque temps, et vous écrirez à miss E. comme si vous étiez encore sur la terre. » Je datai une feuille de papier et ma main traça les mots suivants : « Ma chère E., comment pouvez-vous dire que je ne vous guide pas? Je suis toujours avec vous, vous impré gnant de mes affectueuses pensées. Je le serai encore davantage, maintenant que je pourrai me servir de la main de M. Stead. Comprenez maintenant comment il peut se faire qu’il me soit possible de communiquer avec vous. » Elle lui décrivait ensuite toutes ses sen sations après la mort et ajoutait : «Je rencontrai plu sieurs amis, Miss E., Miss A., Mrs B., etc. » Tous ces noms, je craignis qu’ils ne fussent faux et n’osai pas envoyer la lettre à Miss E., puis, ma main écrivant toujours de le faire, je finis par céder et mis la lettre à la poste. Le 29 juillet, Miss E. vint à mon bureau, et mes doutes cessèrent, car tous les noms étaient connus de Miss E.. Tout était exact. Je sentis le terrain plus ferme sous mes pieds et me laissai aller davantage. A partir de ce moment. Julia écrivit tous les dimanches à Miss E. pendant de longs mois. Julia semble posséder la connaissance de l’avenir dans une certaine mesure. Elle nous déclara, dès les premiers jours, que M. Tracy serait forcé de retour ner aux Indes en automne. Comme il venait à peine d’en arriver, cela nous parut extraordinaire. Cependant, moins d’un mois après, tout s’accompli ainsi que Julia l’avait déclaré. La mauvaise santé
3l’initia ¡ton 190 d'un parent nécessita le départ immédiat de M. Tracy. « Nous ne pouvons voir tout ce que nous voulons, écrivait Julia à ce sujet, mais seulement ce qu'on nous permet. Je puis prévoir quelques-uns des événe ments qui vous attendent et on me permet de vous en dire un ou deux, mais il va d’autres choses que je dois taire. » Et bien d'autres prédictions s'accomplirent aussi. Dans un autre ordre d’idée, ses communications sont toujours encourageantes, réconfortantes. Elle se sert parfois d'autre médium que moi, et la comparaison des communications est très intéressante. Elles sont identiques comme Esprit et indiquent des faits incon nus des médiums. Les révélations de Julia sur ses sensations après sa mort peuvent ne pas apporter la conviction, mais il impossible de leur refuser une grande beauté, une logique très étroite et elles sont empreintes des vérités spirituelles les plus élevées. A ce titre, j’en donne quelques extraits : «Je me trouvai hors de mon corps, dit Julia. Quelle sensation étrange! Je me tenais près du lit sur lequel mon corps était étendu. Je voyais tout dans la chambre exactement comme avant. Je ressentais une grande paix. Puis, je m’aperçus que j’étais morte. « J'attendis un peu ; la porte s’ouvrit et Mrs H. entra. Elle était triste; elle s’adressa à mon corps, comme si c’était moi. Je la regardai, mais toutes ses pensées étaient dirigées sur le corps que j’avais quitté. Je n’essayai pas de parler ; j’attendis ce qui allait arriver.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiai ION [Mars porter la pensée qu'elle a probablement quelque chose à me dire, sans pouvoir y arriver. » J'interromps mon récit pour dire que, moi aussi, j’avais connu Julia en 1890; nous avions été en corres pondance, et nous étions bien d’accord sur beaucoup de questions d’ordre public. Elle avait à ce moment environ trente ans, était ardente chrétienne et une des femmes les mieux douées que j’aie jamais vues. Je répondis à Miss E. que je serais très heureux de la pré senter à M. Russell Davis, mais que j’avais, moi aussi, commencé d'écrire automatiquement et qu'il n'y au rait aucun mal à essayer. Miss E. y consentit. Le dimanche matin, je pris un crayon et appelant Julia, j'attendis. Presque immédiatement ma main écrivit : « Dites à Miss E. de ne pas s’inquiéter pour M.T., nousen prendrons soin. Comme jedemandais une preuve d'identité, Julia écrivit : « Dites à Miss E. de se rappeler la dernière fois que nous allâmes voir « Minerva. » Je ne comprenais pas, mais Julia ajouta de ne pas m'en inquiéter que Miss E. saurait ce que cela voulait dire. C’est une chose sérieuse que de re mettre à quelqu'un une lettre venant d’un mort ! Aussi hésitai-je beaucoup avant de présenter à Miss E. le message de Julia. A ma grande surprise, Miss E. comprit très bien. Minerva était le nom donné par Julia, sur son lit de mort, à une amie commune, et la dernière fois qu’elles étaient allées toutes deux voir « Minerva », c’était la veille de la mort de Julia ! Je retournai à Londres quelque temps après. Je reçois un matin une lettre de Miss E. me disant entre autre choses : « A quoi bon savoir Julia près de moi,
2LE BUREAU JULIA si elle ne me conseille pas dans mes ennuis présents ? » Je dis à Julia : «Je vais vous prêter ma main pendant quelque temps, et vous écrirez à miss E. comme si vous étiez encore sur la terre. » Je datai une feuille de papier et ma main traça les mots suivants : « Ma chère E., comment pouvez-vous dire que je ne vous guide pas? Je suis toujours avec vous, vous impré gnant de mes affectueuses pensées. Je le serai encore davantage, maintenant que je pourrai me servir de la main de M. Stead. Comprenez maintenant comment il peut se faire qu’il me soit possible de communiquer avec vous. » Elle lui décrivait ensuite toutes ses sen sations après la mort et ajoutait : «Je rencontrai plu sieurs amis, Miss E., Miss A., Mrs B., etc. » Tous ces noms, je craignis qu’ils ne fussent faux et n’osai pas envoyer la lettre à Miss E., puis, ma main écrivant toujours de le faire, je finis par céder et mis la lettre à la poste. Le 29 juillet, Miss E. vint à mon bureau, et mes doutes cessèrent, car tous les noms étaient connus de Miss E.. Tout était exact. Je sentis le terrain plus ferme sous mes pieds et me laissai aller davantage. A partir de ce moment. Julia écrivit tous les dimanches à Miss E. pendant de longs mois. Julia semble posséder la connaissance de l’avenir dans une certaine mesure. Elle nous déclara, dès les premiers jours, que M. Tracy serait forcé de retour ner aux Indes en automne. Comme il venait à peine d’en arriver, cela nous parut extraordinaire. Cependant, moins d’un mois après, tout s’accompli ainsi que Julia l’avait déclaré. La mauvaise santé
3l’initia ¡ton 190 d'un parent nécessita le départ immédiat de M. Tracy. « Nous ne pouvons voir tout ce que nous voulons, écrivait Julia à ce sujet, mais seulement ce qu'on nous permet. Je puis prévoir quelques-uns des événe ments qui vous attendent et on me permet de vous en dire un ou deux, mais il va d’autres choses que je dois taire. » Et bien d'autres prédictions s'accomplirent aussi. Dans un autre ordre d’idée, ses communications sont toujours encourageantes, réconfortantes. Elle se sert parfois d'autre médium que moi, et la comparaison des communications est très intéressante. Elles sont identiques comme Esprit et indiquent des faits incon nus des médiums. Les révélations de Julia sur ses sensations après sa mort peuvent ne pas apporter la conviction, mais il impossible de leur refuser une grande beauté, une logique très étroite et elles sont empreintes des vérités spirituelles les plus élevées. A ce titre, j’en donne quelques extraits : «Je me trouvai hors de mon corps, dit Julia. Quelle sensation étrange! Je me tenais près du lit sur lequel mon corps était étendu. Je voyais tout dans la chambre exactement comme avant. Je ressentais une grande paix. Puis, je m’aperçus que j’étais morte. « J'attendis un peu ; la porte s’ouvrit et Mrs H. entra. Elle était triste; elle s’adressa à mon corps, comme si c’était moi. Je la regardai, mais toutes ses pensées étaient dirigées sur le corps que j’avais quitté. Je n’essayai pas de parler ; j’attendis ce qui allait arriver.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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