Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1L’hypothèse que toutes les religions, la plupart des philosophies et l'instinct général de l'humanité sug gèrent à notre entendement est qu’après le change ment que l’on appelle la mort, la personnalité survit. S’il en est ainsi, ce que nous devons faire pour dé montrer la véracité de cette hypothèse est d’entrer en communication avec quelques-uns des disparus. Si cela est impossible, l’hypothèse restera quand même une hypothèse, car la personnalité peut exister mal gré le manque de preuves entre eux et nous. Si, d’autre part, la communication peut être établie, ceux qui se trouvent de l’autre côté peuvent régler la ques tion de la continuation de leur existence une fois pour toutes. L’hypothèse deviendra un fait. Je créai donc le « bureau de Julia » pour soumettre cette question à une épreuve sévère. Le résultat a dépassé mes espérances. Au commencement, je me disais que si seulement dans un cas sur dix, j'aurais pu dire un cas sur un million, l’existence de la vie après la mort pouvait être péremptoirement démonl’initiation 6 trée, c’en serait assez pour justifier mon initiative. Mais la movenne des résultats heureux est de beauJ coup supérieure à un cas sur dix; elle approche da vantage de cinq sur dix. C’est-à-dire que, sur dix cas dans lesquels des personnes éprouvées ont demandé au bureau de les mettre en communication avec leurs morts, au moins cinq ont déclaré qu’elles sont abso lument convaincues, qu elles ont reçu des preuves con cluantes que leurs soi-disant morts sont toujours en communication consciente avec ceux qu’ils ont été forcés de quitter. En d’autres termes, le bureau a élargi la tombe pour eux, à leur grande satisfaction.
2Chaque personne qui désire entrer en relation avec les morts est priée de fixer elle-même, avant que le bureau accepte la tentative, les faits qu’elle considére rait comme prouvant de façon irréfutable qu’elle a été en communication directe avec le disparu. Il est surprenant de voir la confusion des pensées qui as saillent le sujet. Nous ne faisons encore que commencer. Nous avons jeté une ligne par-dessus la rivière de la mort, ligne par laquelle nous pouvons communiquer avec ceux qui sont de l’autre côté. C’est un commence ment. Plus tard, d’autres lignes seront jetées, un pont suspendu sera graduellement construit, et le temps viendra où un pont de construction solide unira les deux rives, pont à l’aide duquel les vivants et les morts pourront établir des communications cons tantes et régulières. Il est impossible, vu le peu de temps dont je dispose, de décrire en détail ou même d’indiquer les preuves qui ont été données aux per
3LE BUREAU « JULIA » J sonnes qui se sont adressées à notre bureau. J’aurai peut-être l’occasion d’en parler une prochaine fois. Mais il est beaucoup plus intéressant de relater un incident remarquable qui s’est produit la semaine dernière au « bureau de Julia ». il sort du cadre des affaires régulières du bureau, mais comme il éclaire un côté de ses opérations, il mérite d’ctre cité avec quelques détails. Les membres du « bureau de Julia», à Mowbray House, se réunissent chaque matin, à dix heures, pour conférer avec leur directrice qui, visible aux clairvoyants, occupe le fauteuil présidentiel du cercle. Après des prières et une brève lecture, on lit les messages reçus par les secrétaires automatiques de Julia. Le clairvoyant, couvrant alors sa face avec ses mains, décrit les formes qu’il voit, mais qui sont invisibles pour les autres, et répète les messages qu’il entend. Généralement, ces derniers se rapportent à des affaires du bureau ; mais quelquefois les esprits, attirés par les vibrations sympathiques créées par la petite réunion, font leur apparition et délivrent des messages à ceux qui sont présents. C’est une interven tion inattendue de ce genre que je vais vous raconter. C’était dans la matinée de jeudi 16 septembre. Le jour précédent, j’avais promis à la princesse Wiassemsky de l'accompagner à Mourmelon-le-Grand,près de Châlons, pour assister à dès essais d’aéroplane aux quels son fils devait procéder le lundi suivant. Après avoir reçu deux brefs messages de Julia, le clairvoyant dit :« J’entends une autre voix qui parle. Je cite maintenant les notes suivantes prises sur le carnet du secrétaire :
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’hypothèse que toutes les religions, la plupart des philosophies et l'instinct général de l'humanité sug gèrent à notre entendement est qu’après le change ment que l’on appelle la mort, la personnalité survit. S’il en est ainsi, ce que nous devons faire pour dé montrer la véracité de cette hypothèse est d’entrer en communication avec quelques-uns des disparus. Si cela est impossible, l’hypothèse restera quand même une hypothèse, car la personnalité peut exister mal gré le manque de preuves entre eux et nous. Si, d’autre part, la communication peut être établie, ceux qui se trouvent de l’autre côté peuvent régler la ques tion de la continuation de leur existence une fois pour toutes. L’hypothèse deviendra un fait. Je créai donc le « bureau de Julia » pour soumettre cette question à une épreuve sévère. Le résultat a dépassé mes espérances. Au commencement, je me disais que si seulement dans un cas sur dix, j'aurais pu dire un cas sur un million, l’existence de la vie après la mort pouvait être péremptoirement démonl’initiation 6 trée, c’en serait assez pour justifier mon initiative. Mais la movenne des résultats heureux est de beauJ coup supérieure à un cas sur dix; elle approche da vantage de cinq sur dix. C’est-à-dire que, sur dix cas dans lesquels des personnes éprouvées ont demandé au bureau de les mettre en communication avec leurs morts, au moins cinq ont déclaré qu’elles sont abso lument convaincues, qu elles ont reçu des preuves con cluantes que leurs soi-disant morts sont toujours en communication consciente avec ceux qu’ils ont été forcés de quitter. En d’autres termes, le bureau a élargi la tombe pour eux, à leur grande satisfaction.
2Chaque personne qui désire entrer en relation avec les morts est priée de fixer elle-même, avant que le bureau accepte la tentative, les faits qu’elle considére rait comme prouvant de façon irréfutable qu’elle a été en communication directe avec le disparu. Il est surprenant de voir la confusion des pensées qui as saillent le sujet. Nous ne faisons encore que commencer. Nous avons jeté une ligne par-dessus la rivière de la mort, ligne par laquelle nous pouvons communiquer avec ceux qui sont de l’autre côté. C’est un commence ment. Plus tard, d’autres lignes seront jetées, un pont suspendu sera graduellement construit, et le temps viendra où un pont de construction solide unira les deux rives, pont à l’aide duquel les vivants et les morts pourront établir des communications cons tantes et régulières. Il est impossible, vu le peu de temps dont je dispose, de décrire en détail ou même d’indiquer les preuves qui ont été données aux per
3LE BUREAU « JULIA » J sonnes qui se sont adressées à notre bureau. J’aurai peut-être l’occasion d’en parler une prochaine fois. Mais il est beaucoup plus intéressant de relater un incident remarquable qui s’est produit la semaine dernière au « bureau de Julia ». il sort du cadre des affaires régulières du bureau, mais comme il éclaire un côté de ses opérations, il mérite d’ctre cité avec quelques détails. Les membres du « bureau de Julia», à Mowbray House, se réunissent chaque matin, à dix heures, pour conférer avec leur directrice qui, visible aux clairvoyants, occupe le fauteuil présidentiel du cercle. Après des prières et une brève lecture, on lit les messages reçus par les secrétaires automatiques de Julia. Le clairvoyant, couvrant alors sa face avec ses mains, décrit les formes qu’il voit, mais qui sont invisibles pour les autres, et répète les messages qu’il entend. Généralement, ces derniers se rapportent à des affaires du bureau ; mais quelquefois les esprits, attirés par les vibrations sympathiques créées par la petite réunion, font leur apparition et délivrent des messages à ceux qui sont présents. C’est une interven tion inattendue de ce genre que je vais vous raconter. C’était dans la matinée de jeudi 16 septembre. Le jour précédent, j’avais promis à la princesse Wiassemsky de l'accompagner à Mourmelon-le-Grand,près de Châlons, pour assister à dès essais d’aéroplane aux quels son fils devait procéder le lundi suivant. Après avoir reçu deux brefs messages de Julia, le clairvoyant dit :« J’entends une autre voix qui parle. Je cite maintenant les notes suivantes prises sur le carnet du secrétaire :
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.