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12 l'initiation taines de ses photographies psychiques et me disant qu’il connaissait un médium remarquable qui obte nait souvent la photographie de personnes mortes. C’était M. le docteur Wm. Keeler, 1408, Harward Street, à Washington, Etats-Unis. 11 me disait également, si je m’y adressais, de lui envoyer mon propre portrait, des cheveux de la per sonne défunte et 10 francs comme rémunération. C'est ce que je fis de suite sans donner aucune indica tion, pouvant faire présumer le sexe, l’âge, la parenté ou le lien du défunt..., etc. Donc, M. Keeler ne savait rien. Or, un mois et demi plus tard, je reçus le portrait de ma parente avec une ressemblance frappante, et cette parente avait une figure qui n’était pas quel conque, pas ordinaire, mais bien au contraire très caractéristique. Je dois maintenant ajouter autre chose qui a dû contribuer au succès. En septembre dernier, j’allais avec Mme Darget, voir Mme Agullana, un très bon médium à Bordeaux. Tout en parlant de choses et autres, elle dit à ma femme : « Vous avez un Esprit près de vous... fait de telle façon... votre parente à tel degré, etc... » et Mme Agullana parla de choses vraies, que l'Esprit lui disait, que nous connaissions, mais qu’elle ne pouvait savoir elle-même. Alors je dis à l’Esprit : « Voulezvous aller à Washington, États-Unis, chezM. Keeler à qui j’ai écrit pour obtenir votre portrait ? Il demeure 1408, Harward Street. » L’Esprit me répondit par la bouche du médium :
2PHOTOG» A DUIP OF.S ESPRITS 3 « J’ai le pouvoir d’y aller, j’irai pour vous faire plai sir, mais je ne crois pas à la réussite. » En réalité, ne connaissant pas les choses, l’Esprit me répondit comme il l’aurait fait de son vivant. Je dois cependant croire que j’ai dû ajouter à la réussite en m’entendant, pour ainsi dire, avec l’Esprit sur le voyage en Amérique que je le priais de faire pour me faire plaisir, comme il l’avait dit, et surtout pour l'intérêt de la Science. Commandant Darget. Il faut ajouter que d’autres personnes ont immédia tement reconnu la photographie de l’Esprit. Nous choisissons au milieu de plusieurs lettres le témoignage suivant qui émane de la couturière de la défunte : « Mme Darget est venue me montrer une photo graphie où se trouvaient treize figures d'hommes et de femmes. Elle m’a demandé si je connaissais quelqu’un dans ce groupe. « Je lui ai alors désigné une figure de femme en haut et à droite comme étant sa mère. « Je l’ai reconnue de suite puisque je l’avais habillée quelquefois, étant sa couturière quand elle venait à Tours, chez Mme Darget, passer quelques semaines. « Mme Darget m’a explique alors qu’elle avait été photographiée deux ans après sa mort par un photo graphe médium à qui on avait envoyé des cheveux de la personne morte et sans lui donner aucun rensei gnement. « Mmc V'e Dumasdelage. > Tours, le 25 mai 1909.
3LE BUREAU « JULIA » Le fait de parler d’ouvrir un bureau de communi cation entre ce monde et le suivant, ce qui paraît à certains une proposition étonnante et fantastique, est cependant logique et pratique. Toutes les grandes religions ont été fondées d'après la conviction qu’il existe un autre monde. De nombreux documents religieux parlent du retour des âmes de l’au delà de la tombe. Des philosophes ont argué en faveur de la proba bilité de la persistance de la personnalité après la mort. D’une façon presque générale, l’instinct de la race humaine affirme la vérité d'une existence après la mort. Mais jusqu’ici l’existence même du lieu occupé par celte vie future n’a pas été soumise à l’exa men scientifique. Qu’y a-t-il alors de plus manifeste ment naturel que de soumettre cette grande hypothèse à une série d’expériences faites sous la garantie des plus grandes précautions ? Les savants sont avides de rechercher s’il y a des habitants dans Mars. Ils discutent sérieusement la pos sibilité d'envoyer de notre planète des signaux aux êtres qui peuvent se trouver sur cette étoile lointaine. Mais lorsque je propose que l’on s’adonne à une petite élude patiente 'et à des expériences destinées à LE BUREAU « JULIA » 5 s’assurer si ceux que nous avons aimés et perdus peuvent communiquer avec ceux qu’ils ont laissés derrière eux, quel toile! Quels cris d’indignation et d’horreur! Quel ridi cule et quelle aberration ! C’est absurde, c’est mons trueux, c’est présomptueux et je ne sais quoi encore. A tous ces cris, ces rires et ces insultes, je réponds qu’il est raisonnable tout au moins d’essayer. Les méthodes employées sont simples et pratiques et les résultats ont déjà plus que justifié cette tentative. C’est aussi simple que la solution de l’œuf de Colomb.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
12 l'initiation taines de ses photographies psychiques et me disant qu’il connaissait un médium remarquable qui obte nait souvent la photographie de personnes mortes. C’était M. le docteur Wm. Keeler, 1408, Harward Street, à Washington, Etats-Unis. 11 me disait également, si je m’y adressais, de lui envoyer mon propre portrait, des cheveux de la per sonne défunte et 10 francs comme rémunération. C'est ce que je fis de suite sans donner aucune indica tion, pouvant faire présumer le sexe, l’âge, la parenté ou le lien du défunt..., etc. Donc, M. Keeler ne savait rien. Or, un mois et demi plus tard, je reçus le portrait de ma parente avec une ressemblance frappante, et cette parente avait une figure qui n’était pas quel conque, pas ordinaire, mais bien au contraire très caractéristique. Je dois maintenant ajouter autre chose qui a dû contribuer au succès. En septembre dernier, j’allais avec Mme Darget, voir Mme Agullana, un très bon médium à Bordeaux. Tout en parlant de choses et autres, elle dit à ma femme : « Vous avez un Esprit près de vous... fait de telle façon... votre parente à tel degré, etc... » et Mme Agullana parla de choses vraies, que l'Esprit lui disait, que nous connaissions, mais qu’elle ne pouvait savoir elle-même. Alors je dis à l’Esprit : « Voulezvous aller à Washington, États-Unis, chezM. Keeler à qui j’ai écrit pour obtenir votre portrait ? Il demeure 1408, Harward Street. » L’Esprit me répondit par la bouche du médium :
2PHOTOG» A DUIP OF.S ESPRITS 3 « J’ai le pouvoir d’y aller, j’irai pour vous faire plai sir, mais je ne crois pas à la réussite. » En réalité, ne connaissant pas les choses, l’Esprit me répondit comme il l’aurait fait de son vivant. Je dois cependant croire que j’ai dû ajouter à la réussite en m’entendant, pour ainsi dire, avec l’Esprit sur le voyage en Amérique que je le priais de faire pour me faire plaisir, comme il l’avait dit, et surtout pour l'intérêt de la Science. Commandant Darget. Il faut ajouter que d’autres personnes ont immédia tement reconnu la photographie de l’Esprit. Nous choisissons au milieu de plusieurs lettres le témoignage suivant qui émane de la couturière de la défunte : « Mme Darget est venue me montrer une photo graphie où se trouvaient treize figures d'hommes et de femmes. Elle m’a demandé si je connaissais quelqu’un dans ce groupe. « Je lui ai alors désigné une figure de femme en haut et à droite comme étant sa mère. « Je l’ai reconnue de suite puisque je l’avais habillée quelquefois, étant sa couturière quand elle venait à Tours, chez Mme Darget, passer quelques semaines. « Mme Darget m’a explique alors qu’elle avait été photographiée deux ans après sa mort par un photo graphe médium à qui on avait envoyé des cheveux de la personne morte et sans lui donner aucun rensei gnement. « Mmc V'e Dumasdelage. > Tours, le 25 mai 1909.
3LE BUREAU « JULIA » Le fait de parler d’ouvrir un bureau de communi cation entre ce monde et le suivant, ce qui paraît à certains une proposition étonnante et fantastique, est cependant logique et pratique. Toutes les grandes religions ont été fondées d'après la conviction qu’il existe un autre monde. De nombreux documents religieux parlent du retour des âmes de l’au delà de la tombe. Des philosophes ont argué en faveur de la proba bilité de la persistance de la personnalité après la mort. D’une façon presque générale, l’instinct de la race humaine affirme la vérité d'une existence après la mort. Mais jusqu’ici l’existence même du lieu occupé par celte vie future n’a pas été soumise à l’exa men scientifique. Qu’y a-t-il alors de plus manifeste ment naturel que de soumettre cette grande hypothèse à une série d’expériences faites sous la garantie des plus grandes précautions ? Les savants sont avides de rechercher s’il y a des habitants dans Mars. Ils discutent sérieusement la pos sibilité d'envoyer de notre planète des signaux aux êtres qui peuvent se trouver sur cette étoile lointaine. Mais lorsque je propose que l’on s’adonne à une petite élude patiente 'et à des expériences destinées à LE BUREAU « JULIA » 5 s’assurer si ceux que nous avons aimés et perdus peuvent communiquer avec ceux qu’ils ont laissés derrière eux, quel toile! Quels cris d’indignation et d’horreur! Quel ridi cule et quelle aberration ! C’est absurde, c’est mons trueux, c’est présomptueux et je ne sais quoi encore. A tous ces cris, ces rires et ces insultes, je réponds qu’il est raisonnable tout au moins d’essayer. Les méthodes employées sont simples et pratiques et les résultats ont déjà plus que justifié cette tentative. C’est aussi simple que la solution de l’œuf de Colomb.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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