Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1LE FANTÔME DES VIVANTS 10£ brusquement à sa place, qu’il a poussé l’autre bout en repassant à travers. L’écran disposé sur le fauteuil n’a pas été illuminé. Je parviens à calmer le sujet, mais il reste fatigué et fiévreux. A la séance suivante, Mme Lambert se plaint d’éprouver depuis 8 jours une violente douleur dans 1? cuisse droite, qui paraît être due au choc de son fantôme contre la table lorsqu’il l’a déplacée. Je fais disparaître cette douleur en la magnétisant. Thérèse a mis toute sa bonne volonté pour se dé doubler elle-même et nous envoyer son fantôme. Dès les premiers efforts qu’elle fit, son sens auditif fut hyperesthésié, et le bruit de son réveil, qui était placé sur la cheminée, la gênait beaucoup. Elle se leva pour l’arrêter, et le dédoublement se fit ensuite plus facilement. Tout en s’engourdissant progressive ment, elle a vu son fantôme se former peu à peu. Il est devenu très lumineux, un peu plus grand et plus gros qu’elle est elle-même ; puis en se conden sant, il est devenu plus sombre. Sous l’action de sa volonté, il est parti, et elle s’est endormie. A son réveil, qui ne s’est produit que vers minuit, elle eut conscience d'avoir vu seulement le fantôme du sujet et le fauteuil sur lequel elle devait s’asseoir. Elle se souvient d’avoir été violemment attirée par le fan tôme de Mme Lambert, puis repoussée. La consé quence de cette répulsion fut un choc qu’elle res sentit dans la poitrine, dont elle souffrit pendant deux jours, sans éprouver toutefois d’inconvénient bien grave. Cette expérience, qu’elle tenait à faire
2I 10 l’initiation pour elle-même, a complètement satisfait son désir. IV — Le ii juin suivant, 9 heures, en présence de M. et Mme Ed. Dubois, j’expérimente avec Thé rèse dédoublée dans le fond de mon cabinet. Nous sommes éclairés à travers un verre bleu. Précédemment, à l’insu de Thérèse, j'avais prié Mme Lambert de vouloir bien nous envoyer son fantôme à 10 heures précises, de rester là 8 à 10 mi nutes et de chercher à se rendre compte de ce qui se passerait dans mon cabinet pendant ce temps. Thérèse, assez mal disposée, ne donne que quel ques phénomènes insignifiants. A 9 h. 55» son fan tôme est vers une petite table placée au milieu de mon cabinet. Je le prie de revenir à sa place près du sujet pour se reposer. A 10 heures, le sujet ne dit rien. A 10 h. 5, ne disant rien encore, je prie le fantôme de vouloir bien regarder dans tous les coins de mon cabinet. Le sujet dit qu’il ne voit rien d’anormal, si ce n’est une co lonne légèrement lumineuse, placée vers la fenêtre. « C’est un fantôme », ajoute-t-elle. Questionnée sur la nature de ce fantôme, elle répond qu elle ne le voit pas assez distinctement pour le connaître; elle ne distingue même pas si c’est un homme ou une femme. Au bout de quelques minutes, elle ajoute : « Il s’en va, il est parti. » A la séance suivante, Mme Lambert me dit quelle est venue, qu’elle s’est assise dans mon fauteuil de bureau et qu’elle y est restée 10 à 12 minutes, telle a vue très distinctement le fantôme de Thérèse, qui lui a .paru petit, peu actif, sans énergie. C’est à peine s’il
3LE FANTÔME DES VIVANTS I I I était revêtu des couleurs qu’il présente habituelle ment. Elle m’a vu distinctement avec les belles cou leurs bleues à droite, jaune à gauche, plus parti culièrement vers le haut du corps. C’est à peine si elle a pu distinguer le corps du sujet qui lui a paru entièrement décoloré; elle n’a pas vu M. et Mme Du bois. V. — 2 juin de la même année, 9 heures du soir. Témoins : M. et Mme Dubrus, MM. Haudricourt et Dubois; nous sommes faiblement éclairés à travers un verre bleu treizième. Après avoir obtenu des coups frappés dans une table que personne ne touche, à 10 h. 5, je prie le fantôme de revenir à sa place près du sujet pour se reposer. J’attendais à cette heure la visite d’un fan tôme; les témoins en sont prévenus. Mme Lalloz, une excellente praticienne diplômée de VÉcole pratique de Magnétisme et de Massage, lauréat du Prix du docteur Surville, qui est décerné chaque année à l’élève qui obtient le plus de guéri sons par l’emploi exclusif du magnétisme m’avait dit plusieurs fois qu’elle devait se dédoubler, car en pensant fortement à ses malades éloignées, plusieurs lui avaient affirmé la voir auprès d’eux, quand elle n’y était pas. Elle m’avait même montré plusieurs lettres de malades en traitement, qui déclaraient l’avoir réellement vue en telle ou telle circonstance. J’avais prié Mme Lalloz de bien vouloir, un jour, à 10 heures précises du soir, concentrer sa pensée sur l’idée de se dédoubler, et de nous envoyer son fan tôme. C’est celui que j’attendais.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LE FANTÔME DES VIVANTS 10£ brusquement à sa place, qu’il a poussé l’autre bout en repassant à travers. L’écran disposé sur le fauteuil n’a pas été illuminé. Je parviens à calmer le sujet, mais il reste fatigué et fiévreux. A la séance suivante, Mme Lambert se plaint d’éprouver depuis 8 jours une violente douleur dans 1? cuisse droite, qui paraît être due au choc de son fantôme contre la table lorsqu’il l’a déplacée. Je fais disparaître cette douleur en la magnétisant. Thérèse a mis toute sa bonne volonté pour se dé doubler elle-même et nous envoyer son fantôme. Dès les premiers efforts qu’elle fit, son sens auditif fut hyperesthésié, et le bruit de son réveil, qui était placé sur la cheminée, la gênait beaucoup. Elle se leva pour l’arrêter, et le dédoublement se fit ensuite plus facilement. Tout en s’engourdissant progressive ment, elle a vu son fantôme se former peu à peu. Il est devenu très lumineux, un peu plus grand et plus gros qu’elle est elle-même ; puis en se conden sant, il est devenu plus sombre. Sous l’action de sa volonté, il est parti, et elle s’est endormie. A son réveil, qui ne s’est produit que vers minuit, elle eut conscience d'avoir vu seulement le fantôme du sujet et le fauteuil sur lequel elle devait s’asseoir. Elle se souvient d’avoir été violemment attirée par le fan tôme de Mme Lambert, puis repoussée. La consé quence de cette répulsion fut un choc qu’elle res sentit dans la poitrine, dont elle souffrit pendant deux jours, sans éprouver toutefois d’inconvénient bien grave. Cette expérience, qu’elle tenait à faire
2I 10 l’initiation pour elle-même, a complètement satisfait son désir. IV — Le ii juin suivant, 9 heures, en présence de M. et Mme Ed. Dubois, j’expérimente avec Thé rèse dédoublée dans le fond de mon cabinet. Nous sommes éclairés à travers un verre bleu. Précédemment, à l’insu de Thérèse, j'avais prié Mme Lambert de vouloir bien nous envoyer son fantôme à 10 heures précises, de rester là 8 à 10 mi nutes et de chercher à se rendre compte de ce qui se passerait dans mon cabinet pendant ce temps. Thérèse, assez mal disposée, ne donne que quel ques phénomènes insignifiants. A 9 h. 55» son fan tôme est vers une petite table placée au milieu de mon cabinet. Je le prie de revenir à sa place près du sujet pour se reposer. A 10 heures, le sujet ne dit rien. A 10 h. 5, ne disant rien encore, je prie le fantôme de vouloir bien regarder dans tous les coins de mon cabinet. Le sujet dit qu’il ne voit rien d’anormal, si ce n’est une co lonne légèrement lumineuse, placée vers la fenêtre. « C’est un fantôme », ajoute-t-elle. Questionnée sur la nature de ce fantôme, elle répond qu elle ne le voit pas assez distinctement pour le connaître; elle ne distingue même pas si c’est un homme ou une femme. Au bout de quelques minutes, elle ajoute : « Il s’en va, il est parti. » A la séance suivante, Mme Lambert me dit quelle est venue, qu’elle s’est assise dans mon fauteuil de bureau et qu’elle y est restée 10 à 12 minutes, telle a vue très distinctement le fantôme de Thérèse, qui lui a .paru petit, peu actif, sans énergie. C’est à peine s’il
3LE FANTÔME DES VIVANTS I I I était revêtu des couleurs qu’il présente habituelle ment. Elle m’a vu distinctement avec les belles cou leurs bleues à droite, jaune à gauche, plus parti culièrement vers le haut du corps. C’est à peine si elle a pu distinguer le corps du sujet qui lui a paru entièrement décoloré; elle n’a pas vu M. et Mme Du bois. V. — 2 juin de la même année, 9 heures du soir. Témoins : M. et Mme Dubrus, MM. Haudricourt et Dubois; nous sommes faiblement éclairés à travers un verre bleu treizième. Après avoir obtenu des coups frappés dans une table que personne ne touche, à 10 h. 5, je prie le fantôme de revenir à sa place près du sujet pour se reposer. J’attendais à cette heure la visite d’un fan tôme; les témoins en sont prévenus. Mme Lalloz, une excellente praticienne diplômée de VÉcole pratique de Magnétisme et de Massage, lauréat du Prix du docteur Surville, qui est décerné chaque année à l’élève qui obtient le plus de guéri sons par l’emploi exclusif du magnétisme m’avait dit plusieurs fois qu’elle devait se dédoubler, car en pensant fortement à ses malades éloignées, plusieurs lui avaient affirmé la voir auprès d’eux, quand elle n’y était pas. Elle m’avait même montré plusieurs lettres de malades en traitement, qui déclaraient l’avoir réellement vue en telle ou telle circonstance. J’avais prié Mme Lalloz de bien vouloir, un jour, à 10 heures précises du soir, concentrer sa pensée sur l’idée de se dédoubler, et de nous envoyer son fan tôme. C’est celui que j’attendais.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.