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1106 L'INITIATION être assez précis. L'exactitude est la condition sine qua non de la réussite de ces joutes scientifiques. En tout cas, M. Durville, secrétaire général de la Société magnétique de France,' a ajouté !loo francs à ceux de M. Montorgueil; M. Charles Gravier, directeur du Moniteur de la photographie, y a, à son tour. ajouté 100 francs. Les prestidigitateurs parisiens se sont réunis dans la salle du théâtre Robert-Houdin et ont décidé de ne pas accepter ce défi. Mais nous nous occuperons dans un prochain numéro de cette curieuse question des prestidigitateurs. C. DE'. VESME. Les quelques pages qui précèdent étaient écrites depuis plusieurs jours déjà, quand nous filmes stupéfaits en lisant dàns le Matin du 29 mai l'article suivant: «Leslecteursdu Matin savent qu'avec leconcoursdu prince Rolland Bonaparte, membre de l'Académie des sciences, et du docteur Dariex, directeur des Amwles des sciences psychiques, j'avais fondé un prix de 2.000 francs destiné à récompenser le médium capable de soulever en plein jour, san y toucher, un objet posé sur une table. L'article où était faite cette proposition ayant eu un retentissement considérable en France et à l'étranger, il n'est pas supportable qu'un seul spirite l'ait il'noré. J'ai reçu d'ailleurs un millier de lettres contenant les DiQitizedbyGoogle .'- . 1
2IIl l,O(] encore étalÎt c:epen<iallt assez que LES COULEl:VRES UDe Cette opl:ration 107 hilitoires. mais candidats seuà réaliser Deux se au rendez-vous uu,uw::;. avoir conditions eXI)osées le Matin et 'lés avoir ils ont DH)m.IS de revenir. Aucun n'a reparu. Il est donc bien évident que l'e!;pé'riellce sertlbla.it irréalisable. n'est pas certainement que la lumière paralyserait ces comme on l'a prcHeJl1dllJ. éminents spirite:s alctu1els, M. le docteur Max- ..tT,p dans son livre sur les Phénomines pgysans contact Ils ont été à la lumière sium. aucune de ces n'a convaincu personne. Bien au contraire. Les se consolent de cet échec manifeste en assurant que les de lévitation ont été observés des fois. L'un d'eux assurait ici-même y a ans on a vu des soulever challRée de de évidemment une vichez les et cela console un peu de la oal1vr'eté J,.arnelltable de leurs révélations. Il reste à se Clenilanàer cependant pOtlrquoi les médiums capaolles il y a qu.usnte ans ne
3108 L'INITIATION les spirites est que des savants éminents croient avoir observé le phénomène de la lévitation et beaucoup d'autres bien plus merveilleux encore. Ils ajoutent qu'on n'a pas le droit de rien déclarer d'avance impossible. Je concède volontiers ce dernier point. Il est possible que Minerve soit sortie toute armée du cerveau de Jupiter, et que la lampe merveilleuse d'Aladin ait existé; on admettra cependant, je pense, que ces phénomènes sont peu probables et qu'avant de les admettre il faut exiger des preuves sérieuses. Donc, quand un savant comme Lombroso assure avoir vu' matérialiser devant lui l'ombre de sa mère et causé avec elle, lorsqù'un physiologiste célèbre affirme avoir vu un guerrier casqué sortir du nom· bril d'une jeune fille et se promener dans une salle, lorsqu'un magistrat éminent prétend avoir vu se matérialiser devant lui une dame 4< d'une merveilleuse beauté », qui lui a déclaré être simplement une fée, lorsque, dis-je, tous ces phénomènes et bien d'autres nous sont annoncés, nous avons le droit de rester entièrement sceptique, quelle que soit l'autorité du savant qui nous les propose. Ce droit est même un devoir, car tous ces miracles sont beaucQup plus merveilleux que ceux dont a vécu le moyen âge. Dès qu'on abandonne la méthode scientifique, on retombe dans la basse sorcellerie. Il est un peu honteux d'y revenir maintenant. Nous ne pourrions nous résigner à y retourner qu'avec des preuves bien autrement sérieuses que celles dont se contentent les adeptes modernes de la magie. DiQitiZedbyGoogle
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1106 L'INITIATION être assez précis. L'exactitude est la condition sine qua non de la réussite de ces joutes scientifiques. En tout cas, M. Durville, secrétaire général de la Société magnétique de France,' a ajouté !loo francs à ceux de M. Montorgueil; M. Charles Gravier, directeur du Moniteur de la photographie, y a, à son tour. ajouté 100 francs. Les prestidigitateurs parisiens se sont réunis dans la salle du théâtre Robert-Houdin et ont décidé de ne pas accepter ce défi. Mais nous nous occuperons dans un prochain numéro de cette curieuse question des prestidigitateurs. C. DE'. VESME. Les quelques pages qui précèdent étaient écrites depuis plusieurs jours déjà, quand nous filmes stupéfaits en lisant dàns le Matin du 29 mai l'article suivant: «Leslecteursdu Matin savent qu'avec leconcoursdu prince Rolland Bonaparte, membre de l'Académie des sciences, et du docteur Dariex, directeur des Amwles des sciences psychiques, j'avais fondé un prix de 2.000 francs destiné à récompenser le médium capable de soulever en plein jour, san y toucher, un objet posé sur une table. L'article où était faite cette proposition ayant eu un retentissement considérable en France et à l'étranger, il n'est pas supportable qu'un seul spirite l'ait il'noré. J'ai reçu d'ailleurs un millier de lettres contenant les DiQitizedbyGoogle .'- . 1
2IIl l,O(] encore étalÎt c:epen<iallt assez que LES COULEl:VRES UDe Cette opl:ration 107 hilitoires. mais candidats seuà réaliser Deux se au rendez-vous uu,uw::;. avoir conditions eXI)osées le Matin et 'lés avoir ils ont DH)m.IS de revenir. Aucun n'a reparu. Il est donc bien évident que l'e!;pé'riellce sertlbla.it irréalisable. n'est pas certainement que la lumière paralyserait ces comme on l'a prcHeJl1dllJ. éminents spirite:s alctu1els, M. le docteur Max- ..tT,p dans son livre sur les Phénomines pgysans contact Ils ont été à la lumière sium. aucune de ces n'a convaincu personne. Bien au contraire. Les se consolent de cet échec manifeste en assurant que les de lévitation ont été observés des fois. L'un d'eux assurait ici-même y a ans on a vu des soulever challRée de de évidemment une vichez les et cela console un peu de la oal1vr'eté J,.arnelltable de leurs révélations. Il reste à se Clenilanàer cependant pOtlrquoi les médiums capaolles il y a qu.usnte ans ne
3108 L'INITIATION les spirites est que des savants éminents croient avoir observé le phénomène de la lévitation et beaucoup d'autres bien plus merveilleux encore. Ils ajoutent qu'on n'a pas le droit de rien déclarer d'avance impossible. Je concède volontiers ce dernier point. Il est possible que Minerve soit sortie toute armée du cerveau de Jupiter, et que la lampe merveilleuse d'Aladin ait existé; on admettra cependant, je pense, que ces phénomènes sont peu probables et qu'avant de les admettre il faut exiger des preuves sérieuses. Donc, quand un savant comme Lombroso assure avoir vu' matérialiser devant lui l'ombre de sa mère et causé avec elle, lorsqù'un physiologiste célèbre affirme avoir vu un guerrier casqué sortir du nom· bril d'une jeune fille et se promener dans une salle, lorsqu'un magistrat éminent prétend avoir vu se matérialiser devant lui une dame 4< d'une merveilleuse beauté », qui lui a déclaré être simplement une fée, lorsque, dis-je, tous ces phénomènes et bien d'autres nous sont annoncés, nous avons le droit de rester entièrement sceptique, quelle que soit l'autorité du savant qui nous les propose. Ce droit est même un devoir, car tous ces miracles sont beaucQup plus merveilleux que ceux dont a vécu le moyen âge. Dès qu'on abandonne la méthode scientifique, on retombe dans la basse sorcellerie. Il est un peu honteux d'y revenir maintenant. Nous ne pourrions nous résigner à y retourner qu'avec des preuves bien autrement sérieuses que celles dont se contentent les adeptes modernes de la magie. DiQitiZedbyGoogle
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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