Fetching
One moment.
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One moment.
16 l'initiation Politi ne tarda pas à donner des signes de somno lence ; alors il demanda l'obscurité complète et il se retira dans le cabinet médianique, formé par un drap ordinaire, tombant jusqu'à terre; à l'intérieur se trou vait une chaise sur laquelle prit place le médium. La séance commença par l'apparition de quelques étincelles qui partaient du cabinet médianique. Mme Simmons se sentit ensuite touchée en plu sieurs parties du corps, pendant que des coups très forts se faisaient entendre sur la surface de la table autour de laquelle étaient assis les expérimentateurs. La deuxième série de phénomènes peut s'appeler musicale. Les assistants furent d'avis qu'ils se pro duisirent par l'intervention de la sœur trépassée du professeur Milési, Sœur Marie, dont Politi avait annoncé la venue quelques instants auparavant. L'on entendit sur le piano, vertical, assez éloigné des assistants, des gammes fort bien jouées. Il est à remarquer qu'aucun des assistants ne savait jouer du piano, tandis que la sœur du professeur Milési était une très bonne pianiste. Le deuxième phénomène musical se produisit lorsque, une mandoline, placée sur le couvercle du piano, commença à jouer, tout en se balançant dans l'air, jusqu'à ce qu'elle vînt tomber toute seule entre les mains des expérimentateurs formant la chaîne ; elle tomba à côté des mains de Mme Simmons, sans cesser de jouer. Sur le couvercle du piano se trouvait aussi un tambour de basque qui, après avoir fait entendre quelques notes, tomba par terre.
2PHÉNOMÈNES DE MATERIALISATION 7 Plus tard, par intervalles, le piano se souleva à son tour, en retombant avec beaucoup de bruit. Il faut remarquer que pour soulever ce piano, même d'un seul de ses côtés, deux hommes suffisent à peine. Après la séance, l'on constata que le piano avait été déplacé d'un demi-mètre. Ce qu'il y eut de plus merveilleux dans cette séance, ce furent pourtant les apparitions, qui étaient de nature lumineuse, quoiqu'elles se soient produites dans le demi-jour; elles furent au nombre de neuf; tous les assistants purent les voir. Elles se produisaient à une distance d'un demimètre à peu près du drap du cabinet, dans la direction des assistants ; leur durée était de trois secondes envi ron. Les trois premières apparitions furent celles repro duisant les traits de la sœur du professeur Milési, morte il y a 3 ans, à Crémone, dans le couvent des Filles du Sacré-Cœur, à l'âge de 32 ans. Elle apparut souriante de son exquis sourire, qui lui était habituel. Sa tête était couverte, jusqu'à la moitié du front, d'une cornette blanche ; sa robe, dont on n'apercevait que la partie supérieure, jusqu'à la taille, était d'une couleur jaunâtre claire, entre coupée de couleurs rougeâtres. De la même manière M. Squanquarillo vit une apparition dans laquelle il reconnut sa mère ; ce fut la quatrième apparition. Les cinq autres reprodui saient les traits des deux fils de M. Pierre Cartoni. M. Cartoni affirme avoir été embrassé par ses en fants, leur avoir causé à plusieurs reprises, en avoir
38 l'initiation reçu des réponses, des serrements de mains: il les sentit même s'asseoir sur ses genoux. Mme Simmons dit avoir été embrassée par la sœur du prof. Milési. Elle sentit aussi une main mignonne qui se posait sur la sienne — probablement celle de la religieuse; cet attouchement contrastait singulière ment avec celui que lui fit sur le dos la main du géant « John », auquel Mme Simmons adressa la parole en anglais, que l'on suppose être sa langue. Les différentes entités spirituelles qui étaient inter venues se trouvèrent, en dernier lieu, toutes présentes ; elles se retirèrent, alors, et la séance prit fin. Sœur Marie fut la première à se retirer; elle prit congé en bénissant les assistants. L'ombre de toute sa personne apparaissait distinctement sur le drap du cabinet ; tout le monde put l'apercevoir. Elle s'était d'abord présentée en tournant le dos aux assistants comme devant un autel ; ensuite elle se retourna vers eux, en les bénissant plusieurs fois. — Ses mou vements souples et gracieux n'échappèrent à per sonne; le professeur Milési les reconnut parfaitement. Ensuite se retirèrent les enfants de M. Cartoni, en répétant, de temps en temps : Adieu, papa ; tous les assistants entendirent un bruit de baiser. Rome, le u février 1904. J.-B. Milési. — M. Cartom. — Mme Cartoni. - M. Franklin Simmons. — MM. Franklin Sim mons. — Joseph Squanquarillo. (Revue des Etudes psychiques, d'ap. // Versillo Spiritista.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
16 l'initiation Politi ne tarda pas à donner des signes de somno lence ; alors il demanda l'obscurité complète et il se retira dans le cabinet médianique, formé par un drap ordinaire, tombant jusqu'à terre; à l'intérieur se trou vait une chaise sur laquelle prit place le médium. La séance commença par l'apparition de quelques étincelles qui partaient du cabinet médianique. Mme Simmons se sentit ensuite touchée en plu sieurs parties du corps, pendant que des coups très forts se faisaient entendre sur la surface de la table autour de laquelle étaient assis les expérimentateurs. La deuxième série de phénomènes peut s'appeler musicale. Les assistants furent d'avis qu'ils se pro duisirent par l'intervention de la sœur trépassée du professeur Milési, Sœur Marie, dont Politi avait annoncé la venue quelques instants auparavant. L'on entendit sur le piano, vertical, assez éloigné des assistants, des gammes fort bien jouées. Il est à remarquer qu'aucun des assistants ne savait jouer du piano, tandis que la sœur du professeur Milési était une très bonne pianiste. Le deuxième phénomène musical se produisit lorsque, une mandoline, placée sur le couvercle du piano, commença à jouer, tout en se balançant dans l'air, jusqu'à ce qu'elle vînt tomber toute seule entre les mains des expérimentateurs formant la chaîne ; elle tomba à côté des mains de Mme Simmons, sans cesser de jouer. Sur le couvercle du piano se trouvait aussi un tambour de basque qui, après avoir fait entendre quelques notes, tomba par terre.
2PHÉNOMÈNES DE MATERIALISATION 7 Plus tard, par intervalles, le piano se souleva à son tour, en retombant avec beaucoup de bruit. Il faut remarquer que pour soulever ce piano, même d'un seul de ses côtés, deux hommes suffisent à peine. Après la séance, l'on constata que le piano avait été déplacé d'un demi-mètre. Ce qu'il y eut de plus merveilleux dans cette séance, ce furent pourtant les apparitions, qui étaient de nature lumineuse, quoiqu'elles se soient produites dans le demi-jour; elles furent au nombre de neuf; tous les assistants purent les voir. Elles se produisaient à une distance d'un demimètre à peu près du drap du cabinet, dans la direction des assistants ; leur durée était de trois secondes envi ron. Les trois premières apparitions furent celles repro duisant les traits de la sœur du professeur Milési, morte il y a 3 ans, à Crémone, dans le couvent des Filles du Sacré-Cœur, à l'âge de 32 ans. Elle apparut souriante de son exquis sourire, qui lui était habituel. Sa tête était couverte, jusqu'à la moitié du front, d'une cornette blanche ; sa robe, dont on n'apercevait que la partie supérieure, jusqu'à la taille, était d'une couleur jaunâtre claire, entre coupée de couleurs rougeâtres. De la même manière M. Squanquarillo vit une apparition dans laquelle il reconnut sa mère ; ce fut la quatrième apparition. Les cinq autres reprodui saient les traits des deux fils de M. Pierre Cartoni. M. Cartoni affirme avoir été embrassé par ses en fants, leur avoir causé à plusieurs reprises, en avoir
38 l'initiation reçu des réponses, des serrements de mains: il les sentit même s'asseoir sur ses genoux. Mme Simmons dit avoir été embrassée par la sœur du prof. Milési. Elle sentit aussi une main mignonne qui se posait sur la sienne — probablement celle de la religieuse; cet attouchement contrastait singulière ment avec celui que lui fit sur le dos la main du géant « John », auquel Mme Simmons adressa la parole en anglais, que l'on suppose être sa langue. Les différentes entités spirituelles qui étaient inter venues se trouvèrent, en dernier lieu, toutes présentes ; elles se retirèrent, alors, et la séance prit fin. Sœur Marie fut la première à se retirer; elle prit congé en bénissant les assistants. L'ombre de toute sa personne apparaissait distinctement sur le drap du cabinet ; tout le monde put l'apercevoir. Elle s'était d'abord présentée en tournant le dos aux assistants comme devant un autel ; ensuite elle se retourna vers eux, en les bénissant plusieurs fois. — Ses mou vements souples et gracieux n'échappèrent à per sonne; le professeur Milési les reconnut parfaitement. Ensuite se retirèrent les enfants de M. Cartoni, en répétant, de temps en temps : Adieu, papa ; tous les assistants entendirent un bruit de baiser. Rome, le u février 1904. J.-B. Milési. — M. Cartom. — Mme Cartoni. - M. Franklin Simmons. — MM. Franklin Sim mons. — Joseph Squanquarillo. (Revue des Etudes psychiques, d'ap. // Versillo Spiritista.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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