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12o4 l'initiation prescrits, soit au moyen d'actesinventés par lui-même, ?e mettra, par la certitude de l'action énergique des moyensemployés pour jeter danslaluttedes forces ma tériellesun dynamismepuissant, semettra, dis-je, dans les meilleures conditions de succès. Le croyant implorant son Dieu pourra, par sa fer veur, mettre en jeu des forces analogues, dans les deux cas les événements redoutés pourront être évités, ceux désirés se produire, de nouveaux destins pren dre naissance. Peu importe à celui qui prie qu'il ait fléchi un Dieu courroucé ou que, par sa prière agis sant comme l'expression d'un désir intense, il ait fait pencher du côté voulu la balance des forces natu relles, le but est atteint, et cela suffit. Les plus à plaindre sont les demi-savants chez qui la certitude absolue de la science n'a pas encore rem placé la foi des illusions mortes. Tant que la science reste négative, se bornant à détruire, tût-ce même des erreurs et des préjugés, elle n'est pas encore la science vraie dont l'essence est d'être positive et d'af firmer les causes et les lois. La première est à celle-ci ce que la critique est à l'art, ne pouvant donner à ses adeptes ces croyances qui élèvent l'âme et qu'il vau drait mieux, pour ceux qui ne savent les trouver dans la science vraie, chercher encore dans la foi naïve qu'ils ont détruite en eux-mêmes sans pouvoir la remplacer et sans se douter qu'elle aussi était une force réelle qui leur fait défaut maintenant. Docteur L. L.
2J'ai publié, dans le numéro de mars 19oo, la copie de lettres inédites de Fabre d'Olivet trouvées à la bibliothèque de Laon et adressées à un M. Noizet de Soissons. Je faisais suivre les lettres de notes diverses. Une entre autres demandait ce que pouvait bien être ce M. Noizet, qui s'intitulait lui-même, comme le dit Fabre d'Olivet, d'allégoriste. Les années se passèrent et malgré quelques recher ches (les familles Noizet sont nombreuses dans l'Aisne), je désespérais de trouver la moindre solution à la question, lorsque le dieu appelé — hasard — par certains a-Providence, par d'autres, en partie un jour me tira de mon embarras. On parle beaucoup, en ce moment, de phénomènes d'apport, de transport, de soulèvement. C'est en effet captivant comme étude, mais il se passe aussi parfois des faits étranges, d'allure plus modeste, qui méritent aussi d'être approfondis. Tels sont les phénomènes de la brusque découverte d'objets ou ceux ayant trait à l'action de retrouver les choses que l'on considère comme irrévocablement perdues. On peut y rattacher
32oÔ l'initiation le curieux cas qui consiste à voir juste à propos, la solution depuis longtemps cherchée à une question, à l'endroit et au moment où on s'y attend le moins. Ou entendre un mot vous venir inopinément à l'oreille ; motquivous donne la clef nécessaire pour comprendre une énigme. Puis c'est le souvenir brusque d'une an cienne et vague personne de connaissance, ou d'un ami oublié. Les relations reprises, leur concours est cause de la réussite d'une cause désespérée. Un analyste sec vous démontrera que tout cela est de la pure logique. Je le crois aussi, tout dans ce bas monde étant logique et rationnel malgré parfois des apparences trompeuses. Il vous prouvera que si vous trouvez un objet, une solution, un mot, une issue heureuse, c'est que votre esprit, préoccupé de la chose, découvre facilement, en raison de la tension dans laquelle il se trouve, ce qui est indifférent pour un autre. Que, si un nom utile vous revient, c'est que votre cerveau a tellement sondé la question, qu'à votre insu, il a jeté les rameaux de ses investigations partout où le moindre espoir de réussite pouvait se trouver, etc., etc. Cela s'applique au quatre-vingt-dix-neuf pour cent des faits, même en y faisant entrer ceux qualifiés de miraculeux par les dévots, tels que les découvertes attribuées à l'intercession du grand saint Antoine de Padoue, qui en son temps fut un homme de bien, mais ne crut jamais avoir le don de faire retrouver la moindre chose; il sauva ses concitoyens de la famine en trouvant quantités d'aumônes, et c'est déjà beau coup I
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
12o4 l'initiation prescrits, soit au moyen d'actesinventés par lui-même, ?e mettra, par la certitude de l'action énergique des moyensemployés pour jeter danslaluttedes forces ma tériellesun dynamismepuissant, semettra, dis-je, dans les meilleures conditions de succès. Le croyant implorant son Dieu pourra, par sa fer veur, mettre en jeu des forces analogues, dans les deux cas les événements redoutés pourront être évités, ceux désirés se produire, de nouveaux destins pren dre naissance. Peu importe à celui qui prie qu'il ait fléchi un Dieu courroucé ou que, par sa prière agis sant comme l'expression d'un désir intense, il ait fait pencher du côté voulu la balance des forces natu relles, le but est atteint, et cela suffit. Les plus à plaindre sont les demi-savants chez qui la certitude absolue de la science n'a pas encore rem placé la foi des illusions mortes. Tant que la science reste négative, se bornant à détruire, tût-ce même des erreurs et des préjugés, elle n'est pas encore la science vraie dont l'essence est d'être positive et d'af firmer les causes et les lois. La première est à celle-ci ce que la critique est à l'art, ne pouvant donner à ses adeptes ces croyances qui élèvent l'âme et qu'il vau drait mieux, pour ceux qui ne savent les trouver dans la science vraie, chercher encore dans la foi naïve qu'ils ont détruite en eux-mêmes sans pouvoir la remplacer et sans se douter qu'elle aussi était une force réelle qui leur fait défaut maintenant. Docteur L. L.
2J'ai publié, dans le numéro de mars 19oo, la copie de lettres inédites de Fabre d'Olivet trouvées à la bibliothèque de Laon et adressées à un M. Noizet de Soissons. Je faisais suivre les lettres de notes diverses. Une entre autres demandait ce que pouvait bien être ce M. Noizet, qui s'intitulait lui-même, comme le dit Fabre d'Olivet, d'allégoriste. Les années se passèrent et malgré quelques recher ches (les familles Noizet sont nombreuses dans l'Aisne), je désespérais de trouver la moindre solution à la question, lorsque le dieu appelé — hasard — par certains a-Providence, par d'autres, en partie un jour me tira de mon embarras. On parle beaucoup, en ce moment, de phénomènes d'apport, de transport, de soulèvement. C'est en effet captivant comme étude, mais il se passe aussi parfois des faits étranges, d'allure plus modeste, qui méritent aussi d'être approfondis. Tels sont les phénomènes de la brusque découverte d'objets ou ceux ayant trait à l'action de retrouver les choses que l'on considère comme irrévocablement perdues. On peut y rattacher
32oÔ l'initiation le curieux cas qui consiste à voir juste à propos, la solution depuis longtemps cherchée à une question, à l'endroit et au moment où on s'y attend le moins. Ou entendre un mot vous venir inopinément à l'oreille ; motquivous donne la clef nécessaire pour comprendre une énigme. Puis c'est le souvenir brusque d'une an cienne et vague personne de connaissance, ou d'un ami oublié. Les relations reprises, leur concours est cause de la réussite d'une cause désespérée. Un analyste sec vous démontrera que tout cela est de la pure logique. Je le crois aussi, tout dans ce bas monde étant logique et rationnel malgré parfois des apparences trompeuses. Il vous prouvera que si vous trouvez un objet, une solution, un mot, une issue heureuse, c'est que votre esprit, préoccupé de la chose, découvre facilement, en raison de la tension dans laquelle il se trouve, ce qui est indifférent pour un autre. Que, si un nom utile vous revient, c'est que votre cerveau a tellement sondé la question, qu'à votre insu, il a jeté les rameaux de ses investigations partout où le moindre espoir de réussite pouvait se trouver, etc., etc. Cela s'applique au quatre-vingt-dix-neuf pour cent des faits, même en y faisant entrer ceux qualifiés de miraculeux par les dévots, tels que les découvertes attribuées à l'intercession du grand saint Antoine de Padoue, qui en son temps fut un homme de bien, mais ne crut jamais avoir le don de faire retrouver la moindre chose; il sauva ses concitoyens de la famine en trouvant quantités d'aumônes, et c'est déjà beau coup I
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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