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1LES PRATIQUES RELIGIEUSES 2o1 traire que la non existence de la Divinité implorée. Desobservations impartiales, des statistiques misesen regard des calculs de probabilités seraient nécessaires pour en faire la preuve absolue; contentons-nous de la croyance universelle et voyons comment la réalité de tels phénomènes pourrait s'expliquer : Les forces matérielles et contrôlées par nos instru ments sont-elles les seules existantes ? La suggestion, répondrons-nous, n'est pas mesurable, et pourtant n'est-elle pas, sous forme de persuasion entre per sonnes peu nombreuses, sous forme d'emballement dans les foules, l'un des plus puissants leviers pour la mise en action des forces psychiques, dont le pas sage en acte ne se fait souvent pas attendre. Et qu'est donc la suggestion, sinon le fait d'étager sur une foi invincible, en la rendant indiscutable, un désir, une volonté parfois conformes, souvent diffé rents de la volonté du sujet. Désir, volonté, foi en la réussite des événements désirés ou voulus, tel est le trépied sur lequel s'appuie la puissance de l'esprit humain ; le désir indique à l'esprit le but à atteindre, la volonté lui en fournit les moyens, mais l'un comme l'autre resteront stériles si la foi en la réussite ne vient les féconder, les dynamiser en quelque sorte. Mais la foi ne peut exister sans des appuis maté riels : pour prendre une comparaison, rappelonsnous que le liseur de pensées genre Pickmann ne nous demande pas seulement, pour trouver un objet, de penser à l'endroit où se trouve cet objet, mais nous prie de penser à la direction à prendre, aux mou vements, aux gestes qu'il faudra faire pour l'atteindre
22o2 L'INITIATION et le saisir ; c'est ainsi que la foi en la réussite d'un événement ne devra pas seulement, pour arriver au but, être une foi globale, mais que, la volonté nous indiquant les moyens nécessaires pour atteindre ce but, il nous faudra la confiance dans l'efficacité de chacun de ces moyens. L'homme puissant sera donc surtout celui qui se sentira sûr de lui, et souvent il pourra dominer les événements, mais à côté de lui d'autres sentant mieux l'influence des forces extérieures intelligentes qui tantôt viennent aider, tantôt briser les meilleures volontés les personnalisent et les prient pour se les rendre favorables. Ne pouvons-nous supposer que ces forces, dont l'ambiance autour de chacun fait sa chance ou sa malchance, ne sont que la résultante des forces psy chiques mystérieuses, sympathie ou antipathie qu'on fait naître autour de nous: dans l'esprit de nos sem blables comme dans les esprits moins évoqués des animaux ou des êtres inférieurs de la nature, notre manière d'agir vis-à-vis d'eux. Dans ces conditions tout acte Je notre part modifie cette ambiance en bien ou en mal, et particulièrement la confiance en nous-même, nettement formulée, aimante en quelque sorte les influences favorables qui nous mènent au succès. Peu importe en somme sur quoi cette confiance se trouve étayée pourvu qu'elle existe, et la prière est un moyen détourné de l'obtenir ; tel élève se présen tera à quelque examen avec la certitude du succès, basée sur de sérieuses connaissances ; tel autre, après
3LES PRATIQUES RELIGIEUSES 2o3 une prière à saint Joseph de Cupenino, se sentira la même foi dans un heureux résultat. Nous ne vou drions pas conseiller le second moyen au détriment du premier, mais n'est-il pas évident que l'un comme l'autre des candidats éviteront le trouble, le trac qui ne manquera pas de saisir un malheureux timide non confiant. La prière ne pourra-t-elle être suivie d'un résultat qui n'aurait pas eu lieu si elle n'avait pas été pro noncée, n"aura-t-elle pas été exaucée? Et point n'est besoin souvent que le candidat lui-même ait prié ; sa mère n'a-t-elle pu le faire pour lui et lui faire partager sa conviction. Est-il besoin, comme nous le disions plus haut, en général, que saint Joseph de Cupertino s'en mêle, ou que même il ait existé ? Non certes, pourvu que la prière ait été prononcée avec une foi suffisante pour déterminer la conviction de la réus site. L'Église, les Églises, en recommandant aux hommes la prière fervente, en leur apprenant à demander au Dieu qu'ils implorent les grâces qu'ils désirent, en leur inculquant surtout ce conseil sublime : « Aidetoi, le ciel t'aidera», contribuent à leur donner la foi dans le succès, dans la vie heureuse et à chasser ainsi la désespérance, qui ne peut manquer d'étreindre celui qui doute. Il faut avoir la foi dans le succès final, et aussi dans les moyens de l'obtenir; celui qui sait, raison nant l'efficacité de son effort mental, le ménageant pour ne l'employer qu'à propos, dynamisant sa vo lonté au moment de la projeter soit selon les rites
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LES PRATIQUES RELIGIEUSES 2o1 traire que la non existence de la Divinité implorée. Desobservations impartiales, des statistiques misesen regard des calculs de probabilités seraient nécessaires pour en faire la preuve absolue; contentons-nous de la croyance universelle et voyons comment la réalité de tels phénomènes pourrait s'expliquer : Les forces matérielles et contrôlées par nos instru ments sont-elles les seules existantes ? La suggestion, répondrons-nous, n'est pas mesurable, et pourtant n'est-elle pas, sous forme de persuasion entre per sonnes peu nombreuses, sous forme d'emballement dans les foules, l'un des plus puissants leviers pour la mise en action des forces psychiques, dont le pas sage en acte ne se fait souvent pas attendre. Et qu'est donc la suggestion, sinon le fait d'étager sur une foi invincible, en la rendant indiscutable, un désir, une volonté parfois conformes, souvent diffé rents de la volonté du sujet. Désir, volonté, foi en la réussite des événements désirés ou voulus, tel est le trépied sur lequel s'appuie la puissance de l'esprit humain ; le désir indique à l'esprit le but à atteindre, la volonté lui en fournit les moyens, mais l'un comme l'autre resteront stériles si la foi en la réussite ne vient les féconder, les dynamiser en quelque sorte. Mais la foi ne peut exister sans des appuis maté riels : pour prendre une comparaison, rappelonsnous que le liseur de pensées genre Pickmann ne nous demande pas seulement, pour trouver un objet, de penser à l'endroit où se trouve cet objet, mais nous prie de penser à la direction à prendre, aux mou vements, aux gestes qu'il faudra faire pour l'atteindre
22o2 L'INITIATION et le saisir ; c'est ainsi que la foi en la réussite d'un événement ne devra pas seulement, pour arriver au but, être une foi globale, mais que, la volonté nous indiquant les moyens nécessaires pour atteindre ce but, il nous faudra la confiance dans l'efficacité de chacun de ces moyens. L'homme puissant sera donc surtout celui qui se sentira sûr de lui, et souvent il pourra dominer les événements, mais à côté de lui d'autres sentant mieux l'influence des forces extérieures intelligentes qui tantôt viennent aider, tantôt briser les meilleures volontés les personnalisent et les prient pour se les rendre favorables. Ne pouvons-nous supposer que ces forces, dont l'ambiance autour de chacun fait sa chance ou sa malchance, ne sont que la résultante des forces psy chiques mystérieuses, sympathie ou antipathie qu'on fait naître autour de nous: dans l'esprit de nos sem blables comme dans les esprits moins évoqués des animaux ou des êtres inférieurs de la nature, notre manière d'agir vis-à-vis d'eux. Dans ces conditions tout acte Je notre part modifie cette ambiance en bien ou en mal, et particulièrement la confiance en nous-même, nettement formulée, aimante en quelque sorte les influences favorables qui nous mènent au succès. Peu importe en somme sur quoi cette confiance se trouve étayée pourvu qu'elle existe, et la prière est un moyen détourné de l'obtenir ; tel élève se présen tera à quelque examen avec la certitude du succès, basée sur de sérieuses connaissances ; tel autre, après
3LES PRATIQUES RELIGIEUSES 2o3 une prière à saint Joseph de Cupenino, se sentira la même foi dans un heureux résultat. Nous ne vou drions pas conseiller le second moyen au détriment du premier, mais n'est-il pas évident que l'un comme l'autre des candidats éviteront le trouble, le trac qui ne manquera pas de saisir un malheureux timide non confiant. La prière ne pourra-t-elle être suivie d'un résultat qui n'aurait pas eu lieu si elle n'avait pas été pro noncée, n"aura-t-elle pas été exaucée? Et point n'est besoin souvent que le candidat lui-même ait prié ; sa mère n'a-t-elle pu le faire pour lui et lui faire partager sa conviction. Est-il besoin, comme nous le disions plus haut, en général, que saint Joseph de Cupertino s'en mêle, ou que même il ait existé ? Non certes, pourvu que la prière ait été prononcée avec une foi suffisante pour déterminer la conviction de la réus site. L'Église, les Églises, en recommandant aux hommes la prière fervente, en leur apprenant à demander au Dieu qu'ils implorent les grâces qu'ils désirent, en leur inculquant surtout ce conseil sublime : « Aidetoi, le ciel t'aidera», contribuent à leur donner la foi dans le succès, dans la vie heureuse et à chasser ainsi la désespérance, qui ne peut manquer d'étreindre celui qui doute. Il faut avoir la foi dans le succès final, et aussi dans les moyens de l'obtenir; celui qui sait, raison nant l'efficacité de son effort mental, le ménageant pour ne l'employer qu'à propos, dynamisant sa vo lonté au moment de la projeter soit selon les rites
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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