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1PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées FEUILLES MAÇONNIQUES Tout en remerciant M. Feder, voulez-vous me per mettre de corriger une faute d'impression (p. ioi)qui lui a fait faire erreur sur mes opinions actuelles. Il faut lire, au lieu de la date 177o, la date 167o. En ce moment existe en Angleterre une vieille brasserie-tabac ornée des plus vieux emblèmes maçonniques, les armes de Drummond avec un vieil haume de chevalier et J. 167o D. Dans ma copie originale cette date n'a au cun rapport avec la mort d'aucun des « Leaders » Jacobites. Je pense que D'Harnouester est probablement une mauvaise appellation (a wofull mispilling) de Derwentwater, que ses contemporains prononçaient Darrenwatter. Beaucoup de faits de Ramsay ont été colligés en 1761 par Von-Geusan, qui rapporte que Ramsay lui dit qu'alors il avait 4o ans. Le Journal de Geusan n'a pas été imprimé. M. Feder peut-il nous donner quel ques faits plus anciens concernant le Kadosh de Clermont. Lambert de Lintot conférait son rite à sept degrés à Londres au milieu du dix-huitième siècle. Ce système possédait les grades: Ecossais de l'Est, Rose-Croix et Templier. John Yarker.
2Les Pratiques Religieuses ont-elles une raison d'être scientifiques ? Maître des dieux et des hommes, le Destin fut toujours l'unique régulateur de l'univers, mais, telles les religions formant leur Dieu à l'image de l'homme, les penseurs désirant scruter les mystères de l'organi sation du monde s'imaginaient ce Destin tel que leur esprit pouvait le concevoir; lui, l'immuable, dut ainsi évoluer à la suite des transformations de l'idéal humain. Les premiers en date dans l'histoire de la pensée, connaissant mal les causes et peu les lois, avaient, pour expliquer l'infinie variété des phénomènes dont ils ne savaient raisonner .la succession souvent con tradictoire etl'apparente diversité, imaginé les dieux, personnifications symboliques des lois naturelles et dont les caprices plus souvent que la raison dirigeaient le monde. Ils les décrivaient pourtant maintenus dans la norme par un pouvoir plus haut, auquel tous devaient obéir, ce Destin puissant, inexplicable et dont l'on sentait les immuables décrets s'accomplir fatalement, malgré la lutte des désirs et des forces opposées.
3LES PRATIQUES RELIGIEUSES IQ7 On ne le priait point, le sachant inflexible; mais comme il ne gouvernait le monde que par l'intermé diaire des dieux de détail, pourrait-on dire, on implo rait ceux-ci mieux compris et plus accessibles. La science a changé tout cela, les dieux sont morts et le règne de leurs caprices est fini ; où les anciens ne voyaient que variété fantasque, des observations mé thodiques ont montré des relations rigoureuses des causes aux effets, et si nous sommes bien loin encore de connaître toutes causes ou les lois, nous en savons assez pour en déduire que tout effet procède logique ment d'une cause suivant une loi précise, non sui vant les fantaisies d'un caprice mal déterminé. Pourtant les phénomènes anormaux ou d'apparence contradictoire expliqués autrement que par les luttes ou les divisions de déités aux passions trop humaines, l'homme ni la nature n'en deviennent pour cela pas plus libres, nous n'avons fait que changer de maî tres et notre dépendance est plus étroite que jamais: « Les Divinités que l'imagination de l'homme avait créées étaient souvent vindicatives et cruelles, mais au moins elles étaient accessibles à la pitié, aux oflrandes et savaient écouter les supplications des mortels; le déterminisme nous enlève même cette consolation; quelles prières pourraient fléchir l'inexo rable destin qui mène les choses; troubler le cours des astres serait plus facile que de changer ses lois (1). » Cette constatation navrante d'un déterministe con- (1) Gustave Lebon, L'homme et les sociétés ( 1" partie, p. 76).
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées FEUILLES MAÇONNIQUES Tout en remerciant M. Feder, voulez-vous me per mettre de corriger une faute d'impression (p. ioi)qui lui a fait faire erreur sur mes opinions actuelles. Il faut lire, au lieu de la date 177o, la date 167o. En ce moment existe en Angleterre une vieille brasserie-tabac ornée des plus vieux emblèmes maçonniques, les armes de Drummond avec un vieil haume de chevalier et J. 167o D. Dans ma copie originale cette date n'a au cun rapport avec la mort d'aucun des « Leaders » Jacobites. Je pense que D'Harnouester est probablement une mauvaise appellation (a wofull mispilling) de Derwentwater, que ses contemporains prononçaient Darrenwatter. Beaucoup de faits de Ramsay ont été colligés en 1761 par Von-Geusan, qui rapporte que Ramsay lui dit qu'alors il avait 4o ans. Le Journal de Geusan n'a pas été imprimé. M. Feder peut-il nous donner quel ques faits plus anciens concernant le Kadosh de Clermont. Lambert de Lintot conférait son rite à sept degrés à Londres au milieu du dix-huitième siècle. Ce système possédait les grades: Ecossais de l'Est, Rose-Croix et Templier. John Yarker.
2Les Pratiques Religieuses ont-elles une raison d'être scientifiques ? Maître des dieux et des hommes, le Destin fut toujours l'unique régulateur de l'univers, mais, telles les religions formant leur Dieu à l'image de l'homme, les penseurs désirant scruter les mystères de l'organi sation du monde s'imaginaient ce Destin tel que leur esprit pouvait le concevoir; lui, l'immuable, dut ainsi évoluer à la suite des transformations de l'idéal humain. Les premiers en date dans l'histoire de la pensée, connaissant mal les causes et peu les lois, avaient, pour expliquer l'infinie variété des phénomènes dont ils ne savaient raisonner .la succession souvent con tradictoire etl'apparente diversité, imaginé les dieux, personnifications symboliques des lois naturelles et dont les caprices plus souvent que la raison dirigeaient le monde. Ils les décrivaient pourtant maintenus dans la norme par un pouvoir plus haut, auquel tous devaient obéir, ce Destin puissant, inexplicable et dont l'on sentait les immuables décrets s'accomplir fatalement, malgré la lutte des désirs et des forces opposées.
3LES PRATIQUES RELIGIEUSES IQ7 On ne le priait point, le sachant inflexible; mais comme il ne gouvernait le monde que par l'intermé diaire des dieux de détail, pourrait-on dire, on implo rait ceux-ci mieux compris et plus accessibles. La science a changé tout cela, les dieux sont morts et le règne de leurs caprices est fini ; où les anciens ne voyaient que variété fantasque, des observations mé thodiques ont montré des relations rigoureuses des causes aux effets, et si nous sommes bien loin encore de connaître toutes causes ou les lois, nous en savons assez pour en déduire que tout effet procède logique ment d'une cause suivant une loi précise, non sui vant les fantaisies d'un caprice mal déterminé. Pourtant les phénomènes anormaux ou d'apparence contradictoire expliqués autrement que par les luttes ou les divisions de déités aux passions trop humaines, l'homme ni la nature n'en deviennent pour cela pas plus libres, nous n'avons fait que changer de maî tres et notre dépendance est plus étroite que jamais: « Les Divinités que l'imagination de l'homme avait créées étaient souvent vindicatives et cruelles, mais au moins elles étaient accessibles à la pitié, aux oflrandes et savaient écouter les supplications des mortels; le déterminisme nous enlève même cette consolation; quelles prières pourraient fléchir l'inexo rable destin qui mène les choses; troubler le cours des astres serait plus facile que de changer ses lois (1). » Cette constatation navrante d'un déterministe con- (1) Gustave Lebon, L'homme et les sociétés ( 1" partie, p. 76).
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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