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One moment.
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1196 i.`|Nn'umoN En ce qui concerne la femme couchée, c`est plus délicat, c'est peut-être une des pensées pour ainsi dire objectivée, de celui qui habitait ces lieux. 5° Une grande salle sévère, hautes fenêtres donnant sur un jardin. C'est pendant l`hii'er. A ux murs, dwérentes cartes géographiques, des panoplies. Table ovale, recouverte d`un tapis vert. Je vois entrer dans la salle un à un une dígaine d'hommes en habit, un seul est en uni/'orme (peut-être un uni/orme allemand). Il semble commander, une discussion s'engage. L'homme en uniforme est impassible. De temps en temps une personne présente se lève etlit un papier. A la þÿû n , des signatures sont données en double. Je vois des parchem ins à grands cachets rouges. Cest bien en hiver, puisque ça se passe en janvier igoo. Le Sénat ouvre bien ses hautes fenêtres sur le jardin du Luxembourg. C`est, ou une scène d`une commission de la HauteCour, ou une réunion de partisans de Déroulède qui rédigent quelque chose qui va lui être adressé. Si on consulte les journaux d'alors, on se rendra compte de toutes les lettres, listes couvertes de signatures, bouquets qui lui furent adressés. L`homme en uniforme est ou un garde, ou un commissaire, ou un fonctionnaire chargé d'assurer l'ordre. Jusqu`ici. avec une suite très logique, les images évoquées se rapportent donc bien å ce qu'a dû voir le bouquet en xgoo. Mais la suite est aussi curieuse, car nous n`a=ons
2um: r¿:xi>Én11:Nc1: nr: 1>sYc1~1oMÉTR1r: 197 plus l'impression de scènes objectivées, mais bien celle de simples idées, de mobiles, de faits se rattachant à ce qui se passe en 1900, mais bien antérieurs et ayant existé avant le bouquet, ce sont de simples idées subjectives, et cependant ces idées sans corps ont laissé une trace matérielle. 6° Des tombes, un cimetière assez vaste. Le cimetière est occupé par des troupes en uniforme sombre et un peu fantaisiste. Des soldats sontà cheval sur les murs et tirent. D`autres se glissent entre les tombes. Une lutte très vive aux portes. Ceci, c`est l`enterrement de Félix Faure, le 23 février 1899. Le cimetière gardé. Les uniformes fantaisistes sont peut-être ceux des centaines de Sociétés sportives qui prirent part au cortège. La lutte, c'est le retour, la tentative de Reuilly,1'arrestation, la prison de la santé. Le procès de la Haute-Cour roulait sur la tentative dembauchage de l'armée au retour des obsèques de Félix Faure, forcément que des idées de souvenirs - ayant corps - et se rapportant aux faits énoncés. circulaient en foule dans cette cellule. Elles étaient une sorte de prolongement du prisonnier. 7° Un homme d'un certain âge, encore solide, aun: allures þÿ c f oû i c í e r , entre dans un cimetière. Il se dirige vers une tombe sur laquelle sefanent des _/leurs. Il sort un revolver de sa poche et se tue. Des oiseaux noirs voltigent au-dessus de la tombe. Tout le monde a reconnu le général Boulanger et son suicide au cimetière d`lxelles en Belgique. Or, le nationalisme de Déroulède était en somme la
3198 LÎNITIATION suite du boulangisme. ll avait été mêlé au premier mouvement. Ses partisans de même. En grande partie les meneurs, ceux qui dirigeaient dans l'ombre dans les deux périodes avaient mêmes noms. Voyant l'échec de sa tentative, qui ne dit que Dãroulède n'eut pas des idées noires et que souvent la fin tragique du général ne hanta pas ses veillées ? Encore une idée qui prend corps et þÿû o t t e . 8° Un duel dans un salon dont on a oté les meubles. Un des combattants est vieux. ses cheveux sont blancs. Ceci est plus difficile à préciser. Cette époque fut fertile en duels. Déroulède en eut plusieurs. A cause des cheveux blancs on pourrait peut-être citer le duel Floquet-Boulanger. 9° Ces þÿû e u r s sont très aimantées, elles sont entourées d`un halo lumineux. Deux personnages passent en se tenant par la main. (Impression d'un autre sujet qui voi! « objectivement ».) Rien d`étonnant ces þÿû e u r s ont assisté à une période très active de notre histoire. Les divers partis politiques étaient très surexcités. La guerre civile faillit peut-être éclater ou au moins Pémeute. (Champ de courses d'Auteuil.)Aussi on comprend qu'elles soient aimantées. Les esprits étaient sous l'empire d'une haute tension. _ q Les deux personnages qui se tiennent par la main gagneraient à être mieux précisés. En effet, si on admet que l'un est Déroulède, on peut dire: « Cherchez l`autre »..., et alors on arriverait peut-être à résoudre un problème historique, qui ne l`a pas été et qui est le pendant du fameux : « D'où vient l'arþÿ $ $ ! - - u S ¢ ' - : a n . 1 . - . v : ; ¼ : - . » . . . . . - . . - __.....,.. _ UNE EXPÉRIENCE DE PSYCHOMÉTRIE 199 gent? » bien célèbre à un autre moment de l`histoire de nos jours. Courage donc, la psychométrie nous réserve encore bien des surprises. L'histoire, après avoir subi à dessein bien des accrocs, pourra peut-être þÿ e nû n être l`objet de judicieuses reprises. - PHANEG et TIDIANEUQ. PENSEE Les vérités fécondes et lumineuses existeraien moins pour le bonheur de l`homme que pour son tourment, si l'al1raz`t qu'il se sent pour elles était un penchant qu'il ne pûtjamais satzsfaire. (LOUIS-CLAUDE DE SMNT-MARTIN, Tableau naturel des rapports qui existent enlre Dieu, l'Homme et l'Unívers.) ` %°
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1196 i.`|Nn'umoN En ce qui concerne la femme couchée, c`est plus délicat, c'est peut-être une des pensées pour ainsi dire objectivée, de celui qui habitait ces lieux. 5° Une grande salle sévère, hautes fenêtres donnant sur un jardin. C'est pendant l`hii'er. A ux murs, dwérentes cartes géographiques, des panoplies. Table ovale, recouverte d`un tapis vert. Je vois entrer dans la salle un à un une dígaine d'hommes en habit, un seul est en uni/'orme (peut-être un uni/orme allemand). Il semble commander, une discussion s'engage. L'homme en uniforme est impassible. De temps en temps une personne présente se lève etlit un papier. A la þÿû n , des signatures sont données en double. Je vois des parchem ins à grands cachets rouges. Cest bien en hiver, puisque ça se passe en janvier igoo. Le Sénat ouvre bien ses hautes fenêtres sur le jardin du Luxembourg. C`est, ou une scène d`une commission de la HauteCour, ou une réunion de partisans de Déroulède qui rédigent quelque chose qui va lui être adressé. Si on consulte les journaux d'alors, on se rendra compte de toutes les lettres, listes couvertes de signatures, bouquets qui lui furent adressés. L`homme en uniforme est ou un garde, ou un commissaire, ou un fonctionnaire chargé d'assurer l'ordre. Jusqu`ici. avec une suite très logique, les images évoquées se rapportent donc bien å ce qu'a dû voir le bouquet en xgoo. Mais la suite est aussi curieuse, car nous n`a=ons
2um: r¿:xi>Én11:Nc1: nr: 1>sYc1~1oMÉTR1r: 197 plus l'impression de scènes objectivées, mais bien celle de simples idées, de mobiles, de faits se rattachant à ce qui se passe en 1900, mais bien antérieurs et ayant existé avant le bouquet, ce sont de simples idées subjectives, et cependant ces idées sans corps ont laissé une trace matérielle. 6° Des tombes, un cimetière assez vaste. Le cimetière est occupé par des troupes en uniforme sombre et un peu fantaisiste. Des soldats sontà cheval sur les murs et tirent. D`autres se glissent entre les tombes. Une lutte très vive aux portes. Ceci, c`est l`enterrement de Félix Faure, le 23 février 1899. Le cimetière gardé. Les uniformes fantaisistes sont peut-être ceux des centaines de Sociétés sportives qui prirent part au cortège. La lutte, c'est le retour, la tentative de Reuilly,1'arrestation, la prison de la santé. Le procès de la Haute-Cour roulait sur la tentative dembauchage de l'armée au retour des obsèques de Félix Faure, forcément que des idées de souvenirs - ayant corps - et se rapportant aux faits énoncés. circulaient en foule dans cette cellule. Elles étaient une sorte de prolongement du prisonnier. 7° Un homme d'un certain âge, encore solide, aun: allures þÿ c f oû i c í e r , entre dans un cimetière. Il se dirige vers une tombe sur laquelle sefanent des _/leurs. Il sort un revolver de sa poche et se tue. Des oiseaux noirs voltigent au-dessus de la tombe. Tout le monde a reconnu le général Boulanger et son suicide au cimetière d`lxelles en Belgique. Or, le nationalisme de Déroulède était en somme la
3198 LÎNITIATION suite du boulangisme. ll avait été mêlé au premier mouvement. Ses partisans de même. En grande partie les meneurs, ceux qui dirigeaient dans l'ombre dans les deux périodes avaient mêmes noms. Voyant l'échec de sa tentative, qui ne dit que Dãroulède n'eut pas des idées noires et que souvent la fin tragique du général ne hanta pas ses veillées ? Encore une idée qui prend corps et þÿû o t t e . 8° Un duel dans un salon dont on a oté les meubles. Un des combattants est vieux. ses cheveux sont blancs. Ceci est plus difficile à préciser. Cette époque fut fertile en duels. Déroulède en eut plusieurs. A cause des cheveux blancs on pourrait peut-être citer le duel Floquet-Boulanger. 9° Ces þÿû e u r s sont très aimantées, elles sont entourées d`un halo lumineux. Deux personnages passent en se tenant par la main. (Impression d'un autre sujet qui voi! « objectivement ».) Rien d`étonnant ces þÿû e u r s ont assisté à une période très active de notre histoire. Les divers partis politiques étaient très surexcités. La guerre civile faillit peut-être éclater ou au moins Pémeute. (Champ de courses d'Auteuil.)Aussi on comprend qu'elles soient aimantées. Les esprits étaient sous l'empire d'une haute tension. _ q Les deux personnages qui se tiennent par la main gagneraient à être mieux précisés. En effet, si on admet que l'un est Déroulède, on peut dire: « Cherchez l`autre »..., et alors on arriverait peut-être à résoudre un problème historique, qui ne l`a pas été et qui est le pendant du fameux : « D'où vient l'arþÿ $ $ ! - - u S ¢ ' - : a n . 1 . - . v : ; ¼ : - . » . . . . . - . . - __.....,.. _ UNE EXPÉRIENCE DE PSYCHOMÉTRIE 199 gent? » bien célèbre à un autre moment de l`histoire de nos jours. Courage donc, la psychométrie nous réserve encore bien des surprises. L'histoire, après avoir subi à dessein bien des accrocs, pourra peut-être þÿ e nû n être l`objet de judicieuses reprises. - PHANEG et TIDIANEUQ. PENSEE Les vérités fécondes et lumineuses existeraien moins pour le bonheur de l`homme que pour son tourment, si l'al1raz`t qu'il se sent pour elles était un penchant qu'il ne pûtjamais satzsfaire. (LOUIS-CLAUDE DE SMNT-MARTIN, Tableau naturel des rapports qui existent enlre Dieu, l'Homme et l'Unívers.) ` %°
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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