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1_* ` ¢-.-- þÿ : - . * *Y 'I : T T PARTIE PHILOSUPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École. sans aucune duttäêtxon, et cha.:un'd'eux conserve la responsabilité exclusive de ses: es. Une Expérience de Psychométrie _ De PHANEG Je tiens à relater une curieuse étude psychométrique, faite par Phaneg, sur un objet historique. Elle est fort intéressante, a été exécutée avec tout le soin désirable; toute þÿ i nû u e n c e extérieure a été écartée. J'adressais à Phaneg, de la ville que j'habite (distante de x3o kilomètres de Paris), parla poste, sous pli fermé, par l'intermédiaire de Papus, un þÿ S i l l e t rouge séché avec une petite branche de fougère également séchée. Ces débris étaient accompagnés d'un simple mot indiquant qu'ils avaient été témoins d'un événement historique survenu depuis 1870. C`était tout. Il ne pouvait y avoir eu communication d`idées. J'étais au loin. Je me servais d'un tiers comme intermédiaire, lequel ignorait ce que contenait le pli à remettre. Envoyé vers le 26 décembre 1902, dès les premiers jours de janvier, je recevais de Phaneg la longue communication suivante, que je vais analyser en suivant l'ordre des divers paragraphes. 13
2194 IÎINITIATION [MARS Mais, tout d'abord, je vais indiquer ce qu'était le fameux bouquet, et, quoique obligé de parler politique malgré moi, rassurez-vous, je ne ferai pas de politique! Ces þÿû e u r s provenaient du bouquet qui fut remis par Gyp, le 1" janvier 1900, à Paul Déroulède, alors détenu au Luxembourg et passant en jugement devant la Haute-Cour, qui devait le condamner le 5 janvier. Après le départ du prisonnier, plusieurs personnes se partagèrent ces þÿû e u r s historiques et, en troisième main, à titre de curiosité, j`en eus un fragment, entouré d`une faveur tricolore. Je ne me doutais guère à quoi il servirait un jour! Les événements enregistrés vont être révélés par notre ami Phaneg, dans l'ordre inverse de leur enregistrement, les dernières d'abord. Il écrivit: 19 Endroit où est placé le bouquet. Sorte de boîte en verre mise dans une grande armoire et quelquefois sur une cheminée ou au moins le bouquet a touché une telle boîte en verre. Depuis près de trois années que i"ai ce bouquet, il est placé dans une vitrine horizontale, pleine de divers objets de collection. Sous la vitrine et la complétant est une armoire, également vitrée, aussi remplie de bibelots. Enfin, jusqu'en ces derniers temps ce bouquet reposait, dans la vitrine, sur une boîte d'origine chinoise, dont le couvercle est une plaque de verre. Donc Phaneg, qui n'est jamais venu chez moi, à, 130 kilomètres de distance, avait vu juste.
31903] UNE 1-zxpánisnce ne Psvcnomiãrait: 195 2° Une vente publique. Plusieurs hommes dans un large uestíbule dallé, encombré d'objets hétéroclites. Ce bouquet est parmi eux, je crois. Lorsque les cellules furent évacuées, tous les objets, vieux bouquets, cadeaux, meubles apportés pour meubler les cellules provisoires qui avaient été établies dans la bibliothèque du Sénat, durent être transportés dans une salle voisine, un vestibulc. Le bouquet dut s'y trouver et c'est là que les fidèlesdu nationalisme durent le prendre pour en disperser les reliques l 3° Une salle de lecture. Cartons. Rayons de livres. Tables. Tapis vert. Un monsieurfaisant des recherches dans devieux documents. Avant d'être porté aux débarras, le bouquet, peutêtre non encore þÿû é t r i , avait dû être placé dans un bureau, þÿ g r eû ` e , salon de lecture, d'autant plus que le matériel ordinaire de la bibliothèque du Sénat avait dû être mis dans une autre salle. 4° Une grande chambre. Rideaux sombres aux þÿû z n ê t r e s et au lit. Petits guéridons. Grands meubles peu confortables, une table en noyer ronde. Cages d`oz'seaux. Petits tapis cirés sous lesfauteuils. Style sévère. Aspect général: froid et même monacal. Un grand lit aufond, enface desfenêtres.Dans le lit est couchée unefemme encore jeune. Ceci nous peint assez la cellule du prisonnier. Mobilier sommaire et réglementaire. Ces cages d'oiseaux sont assez étranges, et si on veut consulter les documents de 'l`époque, on verra que les cellules construites dans la bibliothèque du Sénat avaient une ressemblance aux cages d'une ménagerie.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1_* ` ¢-.-- þÿ : - . * *Y 'I : T T PARTIE PHILOSUPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École. sans aucune duttäêtxon, et cha.:un'd'eux conserve la responsabilité exclusive de ses: es. Une Expérience de Psychométrie _ De PHANEG Je tiens à relater une curieuse étude psychométrique, faite par Phaneg, sur un objet historique. Elle est fort intéressante, a été exécutée avec tout le soin désirable; toute þÿ i nû u e n c e extérieure a été écartée. J'adressais à Phaneg, de la ville que j'habite (distante de x3o kilomètres de Paris), parla poste, sous pli fermé, par l'intermédiaire de Papus, un þÿ S i l l e t rouge séché avec une petite branche de fougère également séchée. Ces débris étaient accompagnés d'un simple mot indiquant qu'ils avaient été témoins d'un événement historique survenu depuis 1870. C`était tout. Il ne pouvait y avoir eu communication d`idées. J'étais au loin. Je me servais d'un tiers comme intermédiaire, lequel ignorait ce que contenait le pli à remettre. Envoyé vers le 26 décembre 1902, dès les premiers jours de janvier, je recevais de Phaneg la longue communication suivante, que je vais analyser en suivant l'ordre des divers paragraphes. 13
2194 IÎINITIATION [MARS Mais, tout d'abord, je vais indiquer ce qu'était le fameux bouquet, et, quoique obligé de parler politique malgré moi, rassurez-vous, je ne ferai pas de politique! Ces þÿû e u r s provenaient du bouquet qui fut remis par Gyp, le 1" janvier 1900, à Paul Déroulède, alors détenu au Luxembourg et passant en jugement devant la Haute-Cour, qui devait le condamner le 5 janvier. Après le départ du prisonnier, plusieurs personnes se partagèrent ces þÿû e u r s historiques et, en troisième main, à titre de curiosité, j`en eus un fragment, entouré d`une faveur tricolore. Je ne me doutais guère à quoi il servirait un jour! Les événements enregistrés vont être révélés par notre ami Phaneg, dans l'ordre inverse de leur enregistrement, les dernières d'abord. Il écrivit: 19 Endroit où est placé le bouquet. Sorte de boîte en verre mise dans une grande armoire et quelquefois sur une cheminée ou au moins le bouquet a touché une telle boîte en verre. Depuis près de trois années que i"ai ce bouquet, il est placé dans une vitrine horizontale, pleine de divers objets de collection. Sous la vitrine et la complétant est une armoire, également vitrée, aussi remplie de bibelots. Enfin, jusqu'en ces derniers temps ce bouquet reposait, dans la vitrine, sur une boîte d'origine chinoise, dont le couvercle est une plaque de verre. Donc Phaneg, qui n'est jamais venu chez moi, à, 130 kilomètres de distance, avait vu juste.
31903] UNE 1-zxpánisnce ne Psvcnomiãrait: 195 2° Une vente publique. Plusieurs hommes dans un large uestíbule dallé, encombré d'objets hétéroclites. Ce bouquet est parmi eux, je crois. Lorsque les cellules furent évacuées, tous les objets, vieux bouquets, cadeaux, meubles apportés pour meubler les cellules provisoires qui avaient été établies dans la bibliothèque du Sénat, durent être transportés dans une salle voisine, un vestibulc. Le bouquet dut s'y trouver et c'est là que les fidèlesdu nationalisme durent le prendre pour en disperser les reliques l 3° Une salle de lecture. Cartons. Rayons de livres. Tables. Tapis vert. Un monsieurfaisant des recherches dans devieux documents. Avant d'être porté aux débarras, le bouquet, peutêtre non encore þÿû é t r i , avait dû être placé dans un bureau, þÿ g r eû ` e , salon de lecture, d'autant plus que le matériel ordinaire de la bibliothèque du Sénat avait dû être mis dans une autre salle. 4° Une grande chambre. Rideaux sombres aux þÿû z n ê t r e s et au lit. Petits guéridons. Grands meubles peu confortables, une table en noyer ronde. Cages d`oz'seaux. Petits tapis cirés sous lesfauteuils. Style sévère. Aspect général: froid et même monacal. Un grand lit aufond, enface desfenêtres.Dans le lit est couchée unefemme encore jeune. Ceci nous peint assez la cellule du prisonnier. Mobilier sommaire et réglementaire. Ces cages d'oiseaux sont assez étranges, et si on veut consulter les documents de 'l`époque, on verra que les cellules construites dans la bibliothèque du Sénat avaient une ressemblance aux cages d'une ménagerie.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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