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One moment.
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1io8 l'initiation A noter ce détail intéressant : les parents, les amis ne peuvent rester ensemble que si leur etarestà peu près en harmonie. Je vis, dit Swedenborg, un père conver sant avec ses six enfants, mais, comme leur état était inharmonique, ils se séparèrent bientôt. L'explication de l'attraction qui pousse les méchants l'un vers l'autre, est aussi digne de remarque, parce qu'elle prouve, une fois de pi us, l'éternelle loi de misé ricorde, qui détermine notredevoir dans l'invisible. Le père n'a jamais frappé personne, telles sont les paroles que l'extase de tous les vrais voyants a perçues. «. Les anges qui surveillent chaque personne ressuscitée, dit Swedenborg, ne la quittent pas, car ils aiment tous les êtres, mais, dans le cas d'un esprit mauvais, cet esprit ne peut supporter la présence d'un ange céleste et a aussitôt ledésir de le quitter. Le malheureux est à l'ins tant environné par d'autres anges inférieurs qui lui rendent de bons offices, mais bientôt, ne pouvant en durer la société des bons, il a encore le désir de s'éloi gner et il arrive enfin dans la société d'esprits qui sont en parfaite harmonie avec son état intérieur. » Pour avoir une idée du cadre des principales vi sions de Swedenborg en ce qui intéresse notre sujet, voyons comment il décrit la région de l'astral qu'il lui a été permis de voir : «c Ce monde ressemble, ditil, à une vallée énorme entourée de montagnes. Les défilés et les portes du plan céleste ne sont visibles .qu'aux esprits préparés pour leciel. Les autres ne peu vent les trouver (i). Il en est de même pour les portes - (i) Pistis Sophia. Chacun des appartements du grand Ser pent a une porte caché* par un voile et une garde.
2l'état de l'homme après la mort 109 des régions inférieures. Elles paraissent ouvertes à ceux qui ne peuvent demeurer que dans les bas-fonds. Elles semblent à ces esprits de lugubres cavernes s'enfonçant obliquement à de grandes profondeurs. Des émanations fétides s'en échappent, et les mau vais esprits les respirent à l'aise. Ils ne pourraient sup porter les célestes parfums. J'entendis un jour un es prit qui avait été plongé une seconde dans l'émana tion des hauteurs, pousser un cri perçant et ne se calmer que lorsqu'il fut de nouveau dans les effluves empestées. » Comme on le voit, Swedenborg ne nous décrit que cercains côtés de l'Astral inférieur, moyen et supérieur, mais les détails qu'il nous donne sont hautement intéressants et initiatiques. III la mort. ce qui se produit immediatement apres. les trois états successifs par lesquels passe l'esprit. Pour savoir ce qu'il advient de l'Être humain après que la vie a cessé sa manifestation apparente, des facultés mystérieuses, niées par la science de la ma tière, sont indispensables. Alors que devant nous d'un côté de la toile, un corps gît rigide et glacé, de l'autre côté la vie se continue ; revêtu d'une matière plus subtile que l'éther, l'Être humain se réveille dans un monde inconnu. Pour le suivre alors dans son nouvel état, il faut que la conscience de l'observateur
3IIO L INITIATION se transporte dans ces mystérieuses régions ; il faut surtout qu'il se souvienne. En général, un maître visible ou invisible vient aider le voyant et lui révéler la Vie astrale. C'est ce qui est arrivé pour Sweden borg. «Non seulement, dit-il, on m'expliqua la façon dont la naissance sur le plan invisible s'accom plit, mais on me le fit voir sur moi-même. Mon corps physique fut un jour amené à un état d'insensibilité complète, pendant que la vie intérieure et la faculté de penser demeuraient "entières. De cette façon, il me fut possible de percevoir et de retenir ce que je vis et ce que voient en général les hommes au mo ment de leur mort. Je m'aperçus d'abord que la res piration physique n'avait presque plus lieu et que la respiration intérieure, qui est celle de l'esprit, fonc tionnait seule. La communication avec le céleste royaume fut alors ouverte, et je vis deux Anges (i) à quelque distance et deux près de ma tête. Toute sen sation particulière à moi me fut enlevée, sauf la faculté de perception et de pensée. Je demeurai quelques heures en cet état, les esprits qui étaient autour de moi s'éloignèrent supposant que j'étais mort. Je percevais aussi une odeur aromatique pareille à celle d'un corps embaumé. Ce parfum, dû à la pré sence des anges, éloigne les esprits. ' « Les anges, assis à mon chevet, gardaient le silence, mais me communiquaient leurs pensées. Lorsque cette communication est possible, l'esprit de l'homme est prêt à être entièrement séparé du corps. Je m'aper- {i)Pistis Sophia: Les Receveurs de lumière.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1io8 l'initiation A noter ce détail intéressant : les parents, les amis ne peuvent rester ensemble que si leur etarestà peu près en harmonie. Je vis, dit Swedenborg, un père conver sant avec ses six enfants, mais, comme leur état était inharmonique, ils se séparèrent bientôt. L'explication de l'attraction qui pousse les méchants l'un vers l'autre, est aussi digne de remarque, parce qu'elle prouve, une fois de pi us, l'éternelle loi de misé ricorde, qui détermine notredevoir dans l'invisible. Le père n'a jamais frappé personne, telles sont les paroles que l'extase de tous les vrais voyants a perçues. «. Les anges qui surveillent chaque personne ressuscitée, dit Swedenborg, ne la quittent pas, car ils aiment tous les êtres, mais, dans le cas d'un esprit mauvais, cet esprit ne peut supporter la présence d'un ange céleste et a aussitôt ledésir de le quitter. Le malheureux est à l'ins tant environné par d'autres anges inférieurs qui lui rendent de bons offices, mais bientôt, ne pouvant en durer la société des bons, il a encore le désir de s'éloi gner et il arrive enfin dans la société d'esprits qui sont en parfaite harmonie avec son état intérieur. » Pour avoir une idée du cadre des principales vi sions de Swedenborg en ce qui intéresse notre sujet, voyons comment il décrit la région de l'astral qu'il lui a été permis de voir : «c Ce monde ressemble, ditil, à une vallée énorme entourée de montagnes. Les défilés et les portes du plan céleste ne sont visibles .qu'aux esprits préparés pour leciel. Les autres ne peu vent les trouver (i). Il en est de même pour les portes - (i) Pistis Sophia. Chacun des appartements du grand Ser pent a une porte caché* par un voile et une garde.
2l'état de l'homme après la mort 109 des régions inférieures. Elles paraissent ouvertes à ceux qui ne peuvent demeurer que dans les bas-fonds. Elles semblent à ces esprits de lugubres cavernes s'enfonçant obliquement à de grandes profondeurs. Des émanations fétides s'en échappent, et les mau vais esprits les respirent à l'aise. Ils ne pourraient sup porter les célestes parfums. J'entendis un jour un es prit qui avait été plongé une seconde dans l'émana tion des hauteurs, pousser un cri perçant et ne se calmer que lorsqu'il fut de nouveau dans les effluves empestées. » Comme on le voit, Swedenborg ne nous décrit que cercains côtés de l'Astral inférieur, moyen et supérieur, mais les détails qu'il nous donne sont hautement intéressants et initiatiques. III la mort. ce qui se produit immediatement apres. les trois états successifs par lesquels passe l'esprit. Pour savoir ce qu'il advient de l'Être humain après que la vie a cessé sa manifestation apparente, des facultés mystérieuses, niées par la science de la ma tière, sont indispensables. Alors que devant nous d'un côté de la toile, un corps gît rigide et glacé, de l'autre côté la vie se continue ; revêtu d'une matière plus subtile que l'éther, l'Être humain se réveille dans un monde inconnu. Pour le suivre alors dans son nouvel état, il faut que la conscience de l'observateur
3IIO L INITIATION se transporte dans ces mystérieuses régions ; il faut surtout qu'il se souvienne. En général, un maître visible ou invisible vient aider le voyant et lui révéler la Vie astrale. C'est ce qui est arrivé pour Sweden borg. «Non seulement, dit-il, on m'expliqua la façon dont la naissance sur le plan invisible s'accom plit, mais on me le fit voir sur moi-même. Mon corps physique fut un jour amené à un état d'insensibilité complète, pendant que la vie intérieure et la faculté de penser demeuraient "entières. De cette façon, il me fut possible de percevoir et de retenir ce que je vis et ce que voient en général les hommes au mo ment de leur mort. Je m'aperçus d'abord que la res piration physique n'avait presque plus lieu et que la respiration intérieure, qui est celle de l'esprit, fonc tionnait seule. La communication avec le céleste royaume fut alors ouverte, et je vis deux Anges (i) à quelque distance et deux près de ma tête. Toute sen sation particulière à moi me fut enlevée, sauf la faculté de perception et de pensée. Je demeurai quelques heures en cet état, les esprits qui étaient autour de moi s'éloignèrent supposant que j'étais mort. Je percevais aussi une odeur aromatique pareille à celle d'un corps embaumé. Ce parfum, dû à la pré sence des anges, éloigne les esprits. ' « Les anges, assis à mon chevet, gardaient le silence, mais me communiquaient leurs pensées. Lorsque cette communication est possible, l'esprit de l'homme est prêt à être entièrement séparé du corps. Je m'aper- {i)Pistis Sophia: Les Receveurs de lumière.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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