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1PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. L'État de l'Homme après la mort SELON EMMANUEL SWEDENBORG I Parmi les êtres privilégiés devant qui s'est levé le voile de la mort, et qui ont su conserver le souvenir exact de leurs visions, Emmanuel Swedenborg, le célèbre voyant suédois, est un de ceux que l'on peut étudier avec fruit. Ce grand initié a vu très juste en ce qui concerne l'homme, et ses enseignements ont une grande portée ; ils sont identiques, pour les grandes lignes, aux enseignements de la tradition et viennent confirmer les visions de beaucoup d'autres extatiques. Non seulement ce qui se passe au moment de la mort lui fut expliqué, mais il en eut la preuve expérimen tale par lui-même. Pendant plus de quarante années, il fut journellement emmené en esprit dans les plans invisibles et mis à même d'étudier, d'observer la vie des êtres habitant les différents degrés du monde des Esprits. Swedenborg ne fut pas sans erreur ; la plus grande fut de voir partout des Hommes, de même que d'autres voyants virent seulement des anges et des démons. Mais cette erreur n'a d'importance que lors qu'il parle des anges ou qu'il fait manifestement allu
2io6 l'initiation sion à des esprits appartenant à une autre ligne d'évo lution que la nôtre. Ses ouvrages abondent en détails intéressants sur la séparation des différents principes de l'homme, sur l'action de l'astral, les différents états de l'homme d'après sa vie physique, etc. Sa langue n'est naturellement pas la même que celle des hermétistes ses contemporains ; mais on recon naît facilement les mêmes théories. Ainsi, il ne parle ni du corps astral ni du double, mais il enseigne que l'Etre humain a, après sa mort, une parfaite forme hu maine. Il partage l'univers invisible en trois parties : le ciel, le monde des esprits, l'enfer. Comme il ne paraît pas qu'il nous décrive le plan divin (i), nous pourrons y voir l'astral inférieur, moyen et supérieur. Dans les quelques pages qui suivent, c'est surtout le plan astral moyen ou « monde des esprits » qui est étudié. Je crois qu'elles pourront intéresser ceux d'entre vous, et ils sont nombreux, qui n'ont pu encore prendre conscience par eux-mêmes de l'invisible. II LE MONDE DES ESPRITS Comme tous les voyants, Swedenborg a eu la con naissance de la partie de l'astral qui lui était le plus particulièrement adéquate. Aussi faut-il, en étudiant les récits de ses visions, comme du reste toute œuvre mystique, ne pas les considérer comme générales et synthétiques mais comme particulières. (i) Swedenborg ne paraît en effet avoir eu connaissance que des êtres évolués appartenant à la race d'Adam.
3l'état de l'homme après la mort 107 Le point de vue auquel s'est placé le grand initié suédois est fort intéressant et nous fera connaître une région de l'astral bien particulière. Disons aussi que par le mot « Esprit » il entend parler d'un habitant du monde des esprits ou plan astral et par «Ange», il désigne un Être qui, pour lui, est un homme évolué. J'ai déjà dit que la grande erreur de Swedenborg a été de voir partout des hommes. Ce qu'il appelle le monde des esprits n'est, dit-il, ni le ciel ni l'enfer, mais est placé entre les deux. C'est donc dans les ré gions moyennes du plan astral qu'il convient de pla cer la scène des principaux récits dans lesquels j'ai puisé pour cette étude. C'est dans ce monde des esprits que l'homme entre aussitôt après sa mort, pour y passerun certain temps dont la durée est déterminée par la vie qu'il a menée sur terre. Naturellement, ce monde n'est pas un lieu, mais un état ; Swedenborg ne pouvait s'y tromper. L'homme, dit-il, par l'union de la bonté et de la vérité, a le ciel en lui-même ; par l'union de la méchanceté et du mensonge, il a l'enfer. Dans le monde des es prits, le mensonge s'écarte du bon et la vérité est atti rée vers eux, comme le mensonge s'harmonise avec le mauvais. Etant formé par les hommes qui vien nent de mourir, ce monde renferme naturellement une quantité d'esprits dont quelques-uns ne font que passer pour être immédiatement entraînés vers les plans supérieurs (1) ou précipités dans les bas-fonds. (1) Voyez Pistis Sophia. L'âme qui a reçu les mystères ne sera pas introduite dans le chaos autrement dit, elle traver sera le grand Serpent, car elle connaît le mot d'ordre.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. L'État de l'Homme après la mort SELON EMMANUEL SWEDENBORG I Parmi les êtres privilégiés devant qui s'est levé le voile de la mort, et qui ont su conserver le souvenir exact de leurs visions, Emmanuel Swedenborg, le célèbre voyant suédois, est un de ceux que l'on peut étudier avec fruit. Ce grand initié a vu très juste en ce qui concerne l'homme, et ses enseignements ont une grande portée ; ils sont identiques, pour les grandes lignes, aux enseignements de la tradition et viennent confirmer les visions de beaucoup d'autres extatiques. Non seulement ce qui se passe au moment de la mort lui fut expliqué, mais il en eut la preuve expérimen tale par lui-même. Pendant plus de quarante années, il fut journellement emmené en esprit dans les plans invisibles et mis à même d'étudier, d'observer la vie des êtres habitant les différents degrés du monde des Esprits. Swedenborg ne fut pas sans erreur ; la plus grande fut de voir partout des Hommes, de même que d'autres voyants virent seulement des anges et des démons. Mais cette erreur n'a d'importance que lors qu'il parle des anges ou qu'il fait manifestement allu
2io6 l'initiation sion à des esprits appartenant à une autre ligne d'évo lution que la nôtre. Ses ouvrages abondent en détails intéressants sur la séparation des différents principes de l'homme, sur l'action de l'astral, les différents états de l'homme d'après sa vie physique, etc. Sa langue n'est naturellement pas la même que celle des hermétistes ses contemporains ; mais on recon naît facilement les mêmes théories. Ainsi, il ne parle ni du corps astral ni du double, mais il enseigne que l'Etre humain a, après sa mort, une parfaite forme hu maine. Il partage l'univers invisible en trois parties : le ciel, le monde des esprits, l'enfer. Comme il ne paraît pas qu'il nous décrive le plan divin (i), nous pourrons y voir l'astral inférieur, moyen et supérieur. Dans les quelques pages qui suivent, c'est surtout le plan astral moyen ou « monde des esprits » qui est étudié. Je crois qu'elles pourront intéresser ceux d'entre vous, et ils sont nombreux, qui n'ont pu encore prendre conscience par eux-mêmes de l'invisible. II LE MONDE DES ESPRITS Comme tous les voyants, Swedenborg a eu la con naissance de la partie de l'astral qui lui était le plus particulièrement adéquate. Aussi faut-il, en étudiant les récits de ses visions, comme du reste toute œuvre mystique, ne pas les considérer comme générales et synthétiques mais comme particulières. (i) Swedenborg ne paraît en effet avoir eu connaissance que des êtres évolués appartenant à la race d'Adam.
3l'état de l'homme après la mort 107 Le point de vue auquel s'est placé le grand initié suédois est fort intéressant et nous fera connaître une région de l'astral bien particulière. Disons aussi que par le mot « Esprit » il entend parler d'un habitant du monde des esprits ou plan astral et par «Ange», il désigne un Être qui, pour lui, est un homme évolué. J'ai déjà dit que la grande erreur de Swedenborg a été de voir partout des hommes. Ce qu'il appelle le monde des esprits n'est, dit-il, ni le ciel ni l'enfer, mais est placé entre les deux. C'est donc dans les ré gions moyennes du plan astral qu'il convient de pla cer la scène des principaux récits dans lesquels j'ai puisé pour cette étude. C'est dans ce monde des esprits que l'homme entre aussitôt après sa mort, pour y passerun certain temps dont la durée est déterminée par la vie qu'il a menée sur terre. Naturellement, ce monde n'est pas un lieu, mais un état ; Swedenborg ne pouvait s'y tromper. L'homme, dit-il, par l'union de la bonté et de la vérité, a le ciel en lui-même ; par l'union de la méchanceté et du mensonge, il a l'enfer. Dans le monde des es prits, le mensonge s'écarte du bon et la vérité est atti rée vers eux, comme le mensonge s'harmonise avec le mauvais. Etant formé par les hommes qui vien nent de mourir, ce monde renferme naturellement une quantité d'esprits dont quelques-uns ne font que passer pour être immédiatement entraînés vers les plans supérieurs (1) ou précipités dans les bas-fonds. (1) Voyez Pistis Sophia. L'âme qui a reçu les mystères ne sera pas introduite dans le chaos autrement dit, elle traver sera le grand Serpent, car elle connaît le mot d'ordre.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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