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1100 L’INITIATION ouvrages. Il publia d’abord la Lettre sur les prodiges de la nature et de l’art, de Roger Bacon,puis les Cinq traités d’alchz‘nu‘e, les Théories et Symboles des alchi mistes, enfin en dernier lieu, Nicolas Flamel et l’al— chimie au xrva siècle, la traduction du Livre desfeux de Marcus Grœcus, études sérieuses, où pas un mot n’est mis à la légère et qui, toutes, révèlent la somme énorme de connaissances chimiques, historiques et hermétiques que Poisson, dès sa jeunesse, avait su acquérir. De ce qu‘un de ses ouvrages fut couronné par l’Académie et présenté par le P' Gantier à cette illustre société, je ne veux pas conclure qu’ilfut meil leur qu’un autre; mais cet hommage rendu par l'al— chimisteà la science officielle en lui soumettant son œuvre est la marque d’un esprit où l'orgueil n’avait pas pénétré et qui respectait la vérité etla science par tout où elles se manifestent. L'idée dominante de ces œuvres, ce qui en ressort pour tout lecteur attentif c'est : toQue les grimoires réputés fantaisistes et mystifi catoires des anciens alchimistes sont des livressérieux, compréhensibles, et dont le langage pour être mys térieux n’en est pas moins très précis au même titre que les hexagones de Kekale et les équations chi miques dont un ignorant pourrait rire comme d‘in compréhensibles mystifications; 2° Que dans ces symboles déchifl’rés et traduits — hiéroglyphes d’un temps plus moderne — en langage scientifique du jour, des notions vraies 'sur la ma tière, sur sa vie, sur son évolution, des lumières inat tendues sur l’harmonie des sphères d’en haut avec :':»;t;:æeæmæ. - . .....;,,' _....-,...»... M‘a...” ....' m.—.«‘m—d ÿ , ‘, v I r' ' ' 'v' --*vw—
2ALBERT POISSON IO I les atomes d’en-bas, une philosophie scientifique universelle apparaissent,toutes notions que lascience avait délaissées, qu’elle ignore, et qui cependant doi vent servir de base à son progrès, à un nouvel essor de découvertes. Ce courageux défrichement de terres réputées im— pénétrables, arides, et même quelque peu hantées de démons redoutables au cerveau humain, ce fut l’œuvre d’Albert Poisson, et devant son œuvre tous les chi mistes, tous les occultistes se sont inclinés; nul n’a contredit à son travail tant on y sentait de force, de vérité, de sincérité. Il voulait ajouter à ces premiers ouvrages de nom breuses pages encore : il avait dressé le plan d’une encyclopédie alchimique,histoire, pratique, théorie et bibliographie. Mais la mortle guettait : il alla, plein de santé, faire à Sens une année de service militaire, ou le surmenage stérile de la caserne le coucha, typhique, dans un lit d’hôpital. Il ne se releva que pour retomber, les poumons atteints. Sans espoir de guérison, le sachant, il prit son sort en sage, et ne s’arrêta dans son labeur sans trêve que la veille de sa mort. Nous avons publié quelques lettres adressées à M. R...‘_par Albert Poisson et qui figurent dans ses notes parmi sa correspondance alchimique avec différents hermétistes de France ou de l’étranger. Ces lettres seront précieuses aux débutants, elles contien nent beaucoup de renseignements pratiques et si gnalent bien des écueils à' éviter. Nous espérons pou— voir continuer cette publication et donner ainsi au -\W 1 02 L'lNITlATION public, peu à.peu, et sans retouche, les. derniers ma nuscrits qu’Albert Poisson et laissés inachevés, en nousquittant. Puissent ces. pages lui susciter des dis— ciples, des amis. de plus, et, si le Ciel leveut, un suc— cesseur. 1 Dr M. HAVEN.
3PARTIE PHILOSOPHIQUE l‘Ïl SCIENTlFlQU‘E (Cette pa_rlie est Ouverte aux écrivains de doute école, sans.aucune distinction, et chacun d’eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées.) l A LA RADIANCE DES CEL’UÆSI A LA MÉMOIRE DE MORÈSI ‘ RËVÉLATION L’AUTOR‘ITÉ TESTIM ONIALE au sens de la réalisation de catholicité ET DE L’OCTAVE D’HARMONIE MONDIALE PRÉFACE -< Les hommes seront toujours ce qu’il plaira aux femmes, si vous voulez qu’ils deviennent grands et vertueux, apprenez aux femmes ce qu’est grandeur et vertu. » (J.-J. ROUSSEAU, Émile, liv. V). « Écrire un roman spécialisé en temps, en lieu et personnages, ce peut être bien, mais comprendre, vivre, sentir, croire, soutenir, expliquer, justifier, harmoni ser, arbitrer la grande épopée de la Femme, de la Patrie et de l’Humanité, c’est mienne. » (Note de l‘écri vain. Toulon, Hôtel de France, 29 décembre 1896, iné dit.) -v-. M, ..,,,,.. ,-—,rw.,._, , fi .— -«_,....,.. _ __«,‘.. 4..., .,_., .._., . I- -"f ‘1“"‘" " . . ,. J, ,. \
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1100 L’INITIATION ouvrages. Il publia d’abord la Lettre sur les prodiges de la nature et de l’art, de Roger Bacon,puis les Cinq traités d’alchz‘nu‘e, les Théories et Symboles des alchi mistes, enfin en dernier lieu, Nicolas Flamel et l’al— chimie au xrva siècle, la traduction du Livre desfeux de Marcus Grœcus, études sérieuses, où pas un mot n’est mis à la légère et qui, toutes, révèlent la somme énorme de connaissances chimiques, historiques et hermétiques que Poisson, dès sa jeunesse, avait su acquérir. De ce qu‘un de ses ouvrages fut couronné par l’Académie et présenté par le P' Gantier à cette illustre société, je ne veux pas conclure qu’ilfut meil leur qu’un autre; mais cet hommage rendu par l'al— chimisteà la science officielle en lui soumettant son œuvre est la marque d’un esprit où l'orgueil n’avait pas pénétré et qui respectait la vérité etla science par tout où elles se manifestent. L'idée dominante de ces œuvres, ce qui en ressort pour tout lecteur attentif c'est : toQue les grimoires réputés fantaisistes et mystifi catoires des anciens alchimistes sont des livressérieux, compréhensibles, et dont le langage pour être mys térieux n’en est pas moins très précis au même titre que les hexagones de Kekale et les équations chi miques dont un ignorant pourrait rire comme d‘in compréhensibles mystifications; 2° Que dans ces symboles déchifl’rés et traduits — hiéroglyphes d’un temps plus moderne — en langage scientifique du jour, des notions vraies 'sur la ma tière, sur sa vie, sur son évolution, des lumières inat tendues sur l’harmonie des sphères d’en haut avec :':»;t;:æeæmæ. - . .....;,,' _....-,...»... M‘a...” ....' m.—.«‘m—d ÿ , ‘, v I r' ' ' 'v' --*vw—
2ALBERT POISSON IO I les atomes d’en-bas, une philosophie scientifique universelle apparaissent,toutes notions que lascience avait délaissées, qu’elle ignore, et qui cependant doi vent servir de base à son progrès, à un nouvel essor de découvertes. Ce courageux défrichement de terres réputées im— pénétrables, arides, et même quelque peu hantées de démons redoutables au cerveau humain, ce fut l’œuvre d’Albert Poisson, et devant son œuvre tous les chi mistes, tous les occultistes se sont inclinés; nul n’a contredit à son travail tant on y sentait de force, de vérité, de sincérité. Il voulait ajouter à ces premiers ouvrages de nom breuses pages encore : il avait dressé le plan d’une encyclopédie alchimique,histoire, pratique, théorie et bibliographie. Mais la mortle guettait : il alla, plein de santé, faire à Sens une année de service militaire, ou le surmenage stérile de la caserne le coucha, typhique, dans un lit d’hôpital. Il ne se releva que pour retomber, les poumons atteints. Sans espoir de guérison, le sachant, il prit son sort en sage, et ne s’arrêta dans son labeur sans trêve que la veille de sa mort. Nous avons publié quelques lettres adressées à M. R...‘_par Albert Poisson et qui figurent dans ses notes parmi sa correspondance alchimique avec différents hermétistes de France ou de l’étranger. Ces lettres seront précieuses aux débutants, elles contien nent beaucoup de renseignements pratiques et si gnalent bien des écueils à' éviter. Nous espérons pou— voir continuer cette publication et donner ainsi au -\W 1 02 L'lNITlATION public, peu à.peu, et sans retouche, les. derniers ma nuscrits qu’Albert Poisson et laissés inachevés, en nousquittant. Puissent ces. pages lui susciter des dis— ciples, des amis. de plus, et, si le Ciel leveut, un suc— cesseur. 1 Dr M. HAVEN.
3PARTIE PHILOSOPHIQUE l‘Ïl SCIENTlFlQU‘E (Cette pa_rlie est Ouverte aux écrivains de doute école, sans.aucune distinction, et chacun d’eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées.) l A LA RADIANCE DES CEL’UÆSI A LA MÉMOIRE DE MORÈSI ‘ RËVÉLATION L’AUTOR‘ITÉ TESTIM ONIALE au sens de la réalisation de catholicité ET DE L’OCTAVE D’HARMONIE MONDIALE PRÉFACE -< Les hommes seront toujours ce qu’il plaira aux femmes, si vous voulez qu’ils deviennent grands et vertueux, apprenez aux femmes ce qu’est grandeur et vertu. » (J.-J. ROUSSEAU, Émile, liv. V). « Écrire un roman spécialisé en temps, en lieu et personnages, ce peut être bien, mais comprendre, vivre, sentir, croire, soutenir, expliquer, justifier, harmoni ser, arbitrer la grande épopée de la Femme, de la Patrie et de l’Humanité, c’est mienne. » (Note de l‘écri vain. Toulon, Hôtel de France, 29 décembre 1896, iné dit.) -v-. M, ..,,,,.. ,-—,rw.,._, , fi .— -«_,....,.. _ __«,‘.. 4..., .,_., .._., . I- -"f ‘1“"‘" " . . ,. J, ,. \
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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