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1t.o4 L'INITIATXON (Dans le texte, et’ëœlov est écrit en minuscule, je l’écris en majuscule pour le faire ressortir; cette réflexion s’applique aux vers suivants.) i ri p.or E’IAQAON 1:63’ äYuv’ñ Hepceq>o’vstu <Ë'rrpuv’, ô'çp’ 'ért p.äÀÀov ôäupo’yevoç crevay_iCw; « La bienveillante Proserpine m’a-t-elle envoyé cette Ombre. pour me faire gémir encore davantage ? » (Il s’agit de l‘ombre de sa mère.) Pendant le festin qui précède le massacre, par Ulysse, des parasites prétendants de Pénélope, Théo elymène voit la salle et mêmela cour pleines d’ombres qui se précipitent dans l’Érèbe; le motombre, en grec, est encore ei3wÀov. Quand il s’agit des âmes elles-mêmes, Homêre emploie le mot t}mxo_z‘t. ............................... .. ad 5’ äYE’POWO ‘FÏ'XA‘I 1‘nréE ’EpéÊsuç vexéwv xarareevntôrwv. « Les âmes des morts (les mêmes), s’élevant du fond de l’Erèbe, s’assemblèrent. » ' "H‘Me 8’ ê1r‘t ‘1’YXÈ @n6œiw Tszpeaioto, « Survint l’âme du Thébain Tirésias. » Comme on le voit, le mot ldolâtrie implique tout aussi bien le culte des fantômes et des idées que le culte des statues, pour lesquelles il y a du reste un autre mot : eixoiw image; le culte des statues et des images s’appellerait donc Iconolâtrie, et représente rait une sorte de fétichisme. Cependant ces deux mots ont été souvent confon
2L’IDOLATRIE I 05 dus, etles Iconoclastes (de eîxu’w et:0怜 briser) considé— raient bien les Iconophiles comme des idolâtres. Cette confusion dure encore aujourd’hui dans beau coup d’esprits. ' Je ne dirai que deux mots de la grande querelle des Images. Vous savez tous que les premiers chrétiens étaient hébreux ou instruits par des Hébreux. Ils par— tageaient tout naturellement l’horreur des Juifs pour les statues. Le premier commandement du Décalogue dit en effet : Non facz’es tibi seulptz‘le, neque omnem similitudz‘nem quæ est in cœlo desuper, et quæ in terra deorsum, nec eorum quæ sunl in aquz’s sub terre. Non adorabz‘s ea, neque cales. « Vous ne ferez point d’image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dansle ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. Vous ne les adorerez point, et vous ne leur rendrez point de culte. » Cette interdiction visait évidemment les représentations des dieux des autres nations; mais les Israélites l’ont toujours étendue à leur propre dieu lui même. Du reste ils n’étaient pas artistes et cette absten— tion n’avait rien qui pût leur déplaire. Aussi les premiers chrétiens n’avaient ni statues ni images, ils avaient seulement des symboles: ils gravaient volontiers‘sur les parois des catacombes des images représentant un poisson, en grec ”IX®TZ‘., parce que toutes les lettres de ce mot étaient les ini tiales de la phrase suivante : ’Inooî5ç Xptorôç ®eoü Tio’c 2on“rjp, Jésus-Christ, fils de Dieu, sauveur. Ils fabri
31 06 ' L’INITIATION quaient aussi des bijoux en forme de poisson,tels que celuici : Fig. 1. Le mot Eiäcouç écrit à l’intérieur veut dire Salva, sauve-nous; de sorte que le bijou tout entier signifiait: Jésus—Christ, fils de Dieu, sauveur, sauve-nous(1). Ils gravaient aussi le monogramme du Christ, un.X et un P (fig. a); c’est ce signe qui plus tard fut inscrit sur le Labarum de Constantin. Quelquefois on ajoutait à ce signe un A et un Q (fig. 12), qu’on lisait : Christ, le commencement et la fin. Quelque fois le X était chaviré de façon à former le ’1‘ xwh xi? Fig. a Fig. 1: Fig. c Fig. :1 latin ou plutôt la croix (fig. c) et l’A etl’œ étaient suspendus au croisillon, de façon à ce qu’on puisse ‘lireaussi T AP 1:). On retrouve, aussi le signedelafig.d pour Xpmèç Nom, Chrz‘stus rincit. Ce monogramme a subi encore d’autres variations. On représentait aussi un agneau, quelquefois même Ulysse attaché au mât de son vaisseau avec ses compagnons auxquels .(1) Voir: l’abbé Martigny, Diction. des Antiquités Chré— tiennes.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1t.o4 L'INITIATXON (Dans le texte, et’ëœlov est écrit en minuscule, je l’écris en majuscule pour le faire ressortir; cette réflexion s’applique aux vers suivants.) i ri p.or E’IAQAON 1:63’ äYuv’ñ Hepceq>o’vstu <Ë'rrpuv’, ô'çp’ 'ért p.äÀÀov ôäupo’yevoç crevay_iCw; « La bienveillante Proserpine m’a-t-elle envoyé cette Ombre. pour me faire gémir encore davantage ? » (Il s’agit de l‘ombre de sa mère.) Pendant le festin qui précède le massacre, par Ulysse, des parasites prétendants de Pénélope, Théo elymène voit la salle et mêmela cour pleines d’ombres qui se précipitent dans l’Érèbe; le motombre, en grec, est encore ei3wÀov. Quand il s’agit des âmes elles-mêmes, Homêre emploie le mot t}mxo_z‘t. ............................... .. ad 5’ äYE’POWO ‘FÏ'XA‘I 1‘nréE ’EpéÊsuç vexéwv xarareevntôrwv. « Les âmes des morts (les mêmes), s’élevant du fond de l’Erèbe, s’assemblèrent. » ' "H‘Me 8’ ê1r‘t ‘1’YXÈ @n6œiw Tszpeaioto, « Survint l’âme du Thébain Tirésias. » Comme on le voit, le mot ldolâtrie implique tout aussi bien le culte des fantômes et des idées que le culte des statues, pour lesquelles il y a du reste un autre mot : eixoiw image; le culte des statues et des images s’appellerait donc Iconolâtrie, et représente rait une sorte de fétichisme. Cependant ces deux mots ont été souvent confon
2L’IDOLATRIE I 05 dus, etles Iconoclastes (de eîxu’w et:0怜 briser) considé— raient bien les Iconophiles comme des idolâtres. Cette confusion dure encore aujourd’hui dans beau coup d’esprits. ' Je ne dirai que deux mots de la grande querelle des Images. Vous savez tous que les premiers chrétiens étaient hébreux ou instruits par des Hébreux. Ils par— tageaient tout naturellement l’horreur des Juifs pour les statues. Le premier commandement du Décalogue dit en effet : Non facz’es tibi seulptz‘le, neque omnem similitudz‘nem quæ est in cœlo desuper, et quæ in terra deorsum, nec eorum quæ sunl in aquz’s sub terre. Non adorabz‘s ea, neque cales. « Vous ne ferez point d’image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dansle ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. Vous ne les adorerez point, et vous ne leur rendrez point de culte. » Cette interdiction visait évidemment les représentations des dieux des autres nations; mais les Israélites l’ont toujours étendue à leur propre dieu lui même. Du reste ils n’étaient pas artistes et cette absten— tion n’avait rien qui pût leur déplaire. Aussi les premiers chrétiens n’avaient ni statues ni images, ils avaient seulement des symboles: ils gravaient volontiers‘sur les parois des catacombes des images représentant un poisson, en grec ”IX®TZ‘., parce que toutes les lettres de ce mot étaient les ini tiales de la phrase suivante : ’Inooî5ç Xptorôç ®eoü Tio’c 2on“rjp, Jésus-Christ, fils de Dieu, sauveur. Ils fabri
31 06 ' L’INITIATION quaient aussi des bijoux en forme de poisson,tels que celuici : Fig. 1. Le mot Eiäcouç écrit à l’intérieur veut dire Salva, sauve-nous; de sorte que le bijou tout entier signifiait: Jésus—Christ, fils de Dieu, sauveur, sauve-nous(1). Ils gravaient aussi le monogramme du Christ, un.X et un P (fig. a); c’est ce signe qui plus tard fut inscrit sur le Labarum de Constantin. Quelquefois on ajoutait à ce signe un A et un Q (fig. 12), qu’on lisait : Christ, le commencement et la fin. Quelque fois le X était chaviré de façon à former le ’1‘ xwh xi? Fig. a Fig. 1: Fig. c Fig. :1 latin ou plutôt la croix (fig. c) et l’A etl’œ étaient suspendus au croisillon, de façon à ce qu’on puisse ‘lireaussi T AP 1:). On retrouve, aussi le signedelafig.d pour Xpmèç Nom, Chrz‘stus rincit. Ce monogramme a subi encore d’autres variations. On représentait aussi un agneau, quelquefois même Ulysse attaché au mât de son vaisseau avec ses compagnons auxquels .(1) Voir: l’abbé Martigny, Diction. des Antiquités Chré— tiennes.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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