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11 00 L'INITIATION cœur. Etc’estlà qu’il faut chercherl’explication de cette tranquillité d’âme avec laquelle Saint-Martin, deuxfois prisonnier au moment le plus aigu de la Révolution, s’occupait seulement de discuter l’importance de l’action de la Vierge céleste dans la génération du Verbe vivant en nous. Le « Philosophe Inconnu » s’inquiétait aussi peu de sa vie physique que de celle d’une poule; car il vivait tout entier dans l’autre vie. C’était un « participant des deux plans », un deux fois né, un Dwidja. On comprend comment de telles discussions dans un moment pareil étonnent les critiques, comment de telles facultés les déroutent et les déconcertent. Et notre vieux maître écrivit le Crocodile à leur inten— tion, car il a su enfermer sa pensée sous le triple voile initiatique chaque fois qu’il l’a voulu. Et dans aucun de ses ouvrages cette habileté n’éclate plus finement que dans ce Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’Homme et l’Univers,composé sur les clefs secrètes des vingt-deux arcanes de l’alphabet primordial et du Tarot. Un des plus grands maîtres intellectuels contem— porains, Saint-Yves d’Alveydre, a reconstitué, par l’assistance incessante d’un ange de l’invisible, toutes les clefs de cet Arche’0mêtre qui fut le THEBA ou, en lisant de droite à gauche 1’A Be Th (l‘Aleph—Beth Thau) de toute la Science vivante dans l'antiquité. Bientôt, sans doute, ce travail paraîtra, à titre de glose d’une vie de Notre—SeigneurJésus-Christ, etalors seront dissipées bien des obscurités et seront détruites bien des erreurs. .
2RÉÉDITION DU TABLEAU NATUREL dŒî Que chacun des frères de l’Ordre Martiniste médite ces commentaires des vingt-deux arcanes écrits par Saint-Martin, en attendant l’apparition prochaine des autres ouvrages du célèbre réalisateur de notre Ordre, que d‘autres frères dévoués se préparent à remettre au jour. Salut en flitÜfl’ à tous les membres de l’ordre ré pandus dans l’Univers, qu’ils travaillent tous à la Gloire du Philosophe Inconnu, notre Vénérable Maître. PAPUS, P22: 5::: C:j: 2 tu LEfl I N Le lys est mieux vêtu que ne l’était Salomon dans toute sa gloire. c u » L’Autenr des choses a enveloppé l’univers de son nom;; il a posé à chaque région un extrait de ce nom puissant, pour y demeurer et les balancer l’une par l‘autre. Ainsi l'univers plane au-dessus des abîmes, parce qu’il est suspendu aux rayons du nom du Seigneur, et que tous les rayons du nom du Seigneur sont vivants, comme lui par eux—mêmes. Voilà pourquoi ils peuvent servir de guides au voyageur égaré, puisqu’il n’y a point un point de l’espace où il ne puisse trouver une lumière vivante, comme la parole. CLAUDE DE SAINT-MARTIN. (Cette partie 'est ouverte aux L‘criuains de tout: école, sans aucune distinction. et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées.) L’ID@LATRIË CONFÉRENCE FAITE A LA SOCIÉTÉ DES CONFÉRENCES SPIRITUALISTES, LE 28 JUILLET 1899 Le sujet que je me propose de traiter est très vaste et demanderait plusieurs séances pour être étudié comme il le mérite. Disposant de très peu de temps, je vais être obligé d’abréger beaucoup et de ne m’atta— cher qu’à un seul côté de la question. Je vous prierai doncd’emporter d'ici la conviction que le sujet, loin d'être épuisé, aura été à peine effleuré. '
3L' IDOLATRiE I 03 PREMIÈRE PARTIE DÉFINXTIONS Et d’abord, qu’est-ce que l’ldolâtrie? Le mot vient du grec eiôwlov image, fantôme, représentation d’un objet de la pensée. et Âocrpeiot adoration, d’où le mot culte de Latrie, auquel Dieu seul a droit, en opposi tion avec le culte de Dulie (ôoü>mç serviteur), réservé aux saints et aux anges; entre les deux, il yaencore le culte d’Hyperdu‘lie, plus que Dulie, qui appartient à la. sainte Vierge. L’Idolâtrie est donc le Culte des idoles. Ce mot a été employé pour la première fois par les chrétiens, pour signifier le culte des faux dieux. Avant eux, le mot Et”8wkm, que les Latins traduisaient par Simulacrum, était pris plus particulièrement pour fantôme, apparence; cela ressort clairement des vers suivants tirés de l’Odyssée : Tèv 8è p.ar’ eiaevéqcra {3iry ‘Hpaxleiv;v, E’IAQAONabrèç 8è p.er' oî0avci‘toct Osoïaw Tép7‘cerou ëv OctÀi*_qç xzxl Ë-É)(2I xaÀÀiacpupov "HG-m. cc Ensuite parut le puissant Hercule (mot à mot la force Herculienne), du moins son Fantôme; «car lui mème, parmi les dieux immortels, se réjouit dans un festin, auprès d’llébe’ aux beaux pieds. » r. a . .. -s -..._Ï.—\._._. ..-c__—..._.,_,. _‘ wmac _ . ....._...... ...._.«-.\.. ,- . ÿ., w.‘\ _ D _J«——«——&—* '**
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11 00 L'INITIATION cœur. Etc’estlà qu’il faut chercherl’explication de cette tranquillité d’âme avec laquelle Saint-Martin, deuxfois prisonnier au moment le plus aigu de la Révolution, s’occupait seulement de discuter l’importance de l’action de la Vierge céleste dans la génération du Verbe vivant en nous. Le « Philosophe Inconnu » s’inquiétait aussi peu de sa vie physique que de celle d’une poule; car il vivait tout entier dans l’autre vie. C’était un « participant des deux plans », un deux fois né, un Dwidja. On comprend comment de telles discussions dans un moment pareil étonnent les critiques, comment de telles facultés les déroutent et les déconcertent. Et notre vieux maître écrivit le Crocodile à leur inten— tion, car il a su enfermer sa pensée sous le triple voile initiatique chaque fois qu’il l’a voulu. Et dans aucun de ses ouvrages cette habileté n’éclate plus finement que dans ce Tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’Homme et l’Univers,composé sur les clefs secrètes des vingt-deux arcanes de l’alphabet primordial et du Tarot. Un des plus grands maîtres intellectuels contem— porains, Saint-Yves d’Alveydre, a reconstitué, par l’assistance incessante d’un ange de l’invisible, toutes les clefs de cet Arche’0mêtre qui fut le THEBA ou, en lisant de droite à gauche 1’A Be Th (l‘Aleph—Beth Thau) de toute la Science vivante dans l'antiquité. Bientôt, sans doute, ce travail paraîtra, à titre de glose d’une vie de Notre—SeigneurJésus-Christ, etalors seront dissipées bien des obscurités et seront détruites bien des erreurs. .
2RÉÉDITION DU TABLEAU NATUREL dŒî Que chacun des frères de l’Ordre Martiniste médite ces commentaires des vingt-deux arcanes écrits par Saint-Martin, en attendant l’apparition prochaine des autres ouvrages du célèbre réalisateur de notre Ordre, que d‘autres frères dévoués se préparent à remettre au jour. Salut en flitÜfl’ à tous les membres de l’ordre ré pandus dans l’Univers, qu’ils travaillent tous à la Gloire du Philosophe Inconnu, notre Vénérable Maître. PAPUS, P22: 5::: C:j: 2 tu LEfl I N Le lys est mieux vêtu que ne l’était Salomon dans toute sa gloire. c u » L’Autenr des choses a enveloppé l’univers de son nom;; il a posé à chaque région un extrait de ce nom puissant, pour y demeurer et les balancer l’une par l‘autre. Ainsi l'univers plane au-dessus des abîmes, parce qu’il est suspendu aux rayons du nom du Seigneur, et que tous les rayons du nom du Seigneur sont vivants, comme lui par eux—mêmes. Voilà pourquoi ils peuvent servir de guides au voyageur égaré, puisqu’il n’y a point un point de l’espace où il ne puisse trouver une lumière vivante, comme la parole. CLAUDE DE SAINT-MARTIN. (Cette partie 'est ouverte aux L‘criuains de tout: école, sans aucune distinction. et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées.) L’ID@LATRIË CONFÉRENCE FAITE A LA SOCIÉTÉ DES CONFÉRENCES SPIRITUALISTES, LE 28 JUILLET 1899 Le sujet que je me propose de traiter est très vaste et demanderait plusieurs séances pour être étudié comme il le mérite. Disposant de très peu de temps, je vais être obligé d’abréger beaucoup et de ne m’atta— cher qu’à un seul côté de la question. Je vous prierai doncd’emporter d'ici la conviction que le sujet, loin d'être épuisé, aura été à peine effleuré. '
3L' IDOLATRiE I 03 PREMIÈRE PARTIE DÉFINXTIONS Et d’abord, qu’est-ce que l’ldolâtrie? Le mot vient du grec eiôwlov image, fantôme, représentation d’un objet de la pensée. et Âocrpeiot adoration, d’où le mot culte de Latrie, auquel Dieu seul a droit, en opposi tion avec le culte de Dulie (ôoü>mç serviteur), réservé aux saints et aux anges; entre les deux, il yaencore le culte d’Hyperdu‘lie, plus que Dulie, qui appartient à la. sainte Vierge. L’Idolâtrie est donc le Culte des idoles. Ce mot a été employé pour la première fois par les chrétiens, pour signifier le culte des faux dieux. Avant eux, le mot Et”8wkm, que les Latins traduisaient par Simulacrum, était pris plus particulièrement pour fantôme, apparence; cela ressort clairement des vers suivants tirés de l’Odyssée : Tèv 8è p.ar’ eiaevéqcra {3iry ‘Hpaxleiv;v, E’IAQAONabrèç 8è p.er' oî0avci‘toct Osoïaw Tép7‘cerou ëv OctÀi*_qç xzxl Ë-É)(2I xaÀÀiacpupov "HG-m. cc Ensuite parut le puissant Hercule (mot à mot la force Herculienne), du moins son Fantôme; «car lui mème, parmi les dieux immortels, se réjouit dans un festin, auprès d’llébe’ aux beaux pieds. » r. a . .. -s -..._Ï.—\._._. ..-c__—..._.,_,. _‘ wmac _ . ....._...... ...._.«-.\.. ,- . ÿ., w.‘\ _ D _J«——«——&—* '**
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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