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16 L’INITIATION ,— Chicago, quand le président du nouveau Conseil des Rites (le plus haut officier du Grand-Orient) se pré senta à l’entrée des loges américaines, il fut mis à la porte comme un vulgaire profane qu’il était pour les vrais maçons. Voici la teneur de l’acte si grave commis en 1885 : Par décret promulgué le 9 novembre 1885,1e Grand Orient de France, conformément à la décision prise le 31 octobre précédent par l’Assemblée générale des Ate-' liers symboliques de l‘Obédience; Ordonne la dissolution du Grand Collège des Rites et charge le Conseil de l'Ordre de veiller à sa reconstitu non. Le grand chancelier protesta de la manière suivante, mais en vain: Vous m’avez fait parvenir une ampliation du décret de l’Assemblée générale des Ateliers symboliques en date du 31 octobre dernier (1885), prononçant la dissolution du Souverain Conseil des grands inspecteurs généraux du Rite Écossais ancien et accepté, qui, sous le titre de Grand Collège des Rites, constitue, au sein du Grand-' Orient de France, le Suprême Conseil pour la France et les possessions françaises. Cette décision, qui, sous prétexte de réorganisation, renverse tous les principes et toutes les traditions de la Franc-Maçonnerie uËRerselle, est absolument illégale par l’incompétence de ceux qui l’ont rendue. FERDEUIL. Grand Chancelier du Grand Conseil des Rites. On fait tous les efforts possibles, au Grand-Orient pour cacher aux frères qui entrent dans l’Ordre la manière dont les membres de ce Rite sonr jugés à
2MARTINISME ET FRANC-MAÇONNERIE 7 , tu».; avr“; zivt"-I’firMl‘4f_ Hui, ..V l’étranger et on se garde bien de leur dire qu’ils ne 1 seront reçus nulle part dès qu’ils sortiront de France — ou de quelques—unes deses colonies. — Les grands mots de raison, superstition écrasée, principes de la liberté, etc., etc., remplacent les traditions de la ma— ' _ ' çonnerie universelle, et ces grands niais sont encore bien flattés quand un maçon de marque étranger vient en yz'sz'teur se rendre compte si la séparation de la France et du reste du monde est toujours durable. On reçoit avec de, grands honneurs le visiteur, qui ' s’empressera, dans son pays, de mettre à la porte le vénérable de la loge, s’il ose se présenter,àson tour, à une tenue à l’étranger. N. q... :nv. 25..“ hiver: ‘,‘*—"4'-i«.:a. ,_ .,.a1l '‘ n 1 ty ; Aussi le Grand—Orient est-il destiné à disparaître, quelle que soit sa prospérité apparente, s'il ne revient : pas rapidement à une meilleure compréhension des l intérêts réels de la nation. il. : Nous terminerons cet exposé en citant ces quelques mots d’Albert Pike: Ê.‘ '1 . « Le Grand-Orient de France a toujours été entre :5; l les mains des trois I, des Ignorants, des Imbéciles et ; des lntrigants (t) ». ' ‘ ÉCOSSISME En 1786, le Rite Templier avait fusionné avec le ,: Grand-Orient. ïÏ Ce Rite Templier était alors composé de 2 5 grades; , il était réellement, en laissant de côté son but de ven— l geancç politique, un rite de perfection où les maçons (1) Lettre d'Albert Pike au vicomte de la Jonquière. I-L _IW“r'"*'#*"‘“‘ "‘ ‘“‘ " "'
38 L’INITIATION ordinaires étaient amenés à connaître certains ensei gnements concernant la tradition kabbalistique des Templiers. Or, en 1761, c‘est-à-dire avant la fusion avec le Grand-Orient, le Conseil des Empereurs d'Orient et d’0ccident avait donné à un juif nommé Morin les pouvoirs nécessaires à l’effet d’établir le système tem plier en Amérique, où se rendait ce Morin. Celui-ci, arrivé à destination, s‘empressa de donner le 25e degré à plusieurs de ses coreligionnaires qui, de concert avec lui, initièrent à leur tour plusieurs chrétiens en 1797. Quand les nouveaux initiés se sentirent assez forts, ils jetèrent leur initiateur à la porte et, se séparant delui, ils ajoutèrent 8grades hermétiques aux 25 déjà existants, ce qui porta le nombre des grades du système écossais à 33. C’est ainsi qu’ils fondèrentà Charleston, en 1801, un Suprême Conseil qui devait, par la suite, acquérir une grande influence. Pour— quoi ce chiffre de"33 degrés ? Un ancien maçon, pourvu de ce grade, M. Rosen, prétend que ce chiffre représente le degré de latitude de Charleston, c’est peut-être malicieusement vrai; car nous verrons que le nombre de grades importe peu, pourvu que le sys tème maçonnique soit réellement synthétique. Voici deux tableaux donnant les noms des frères qui ont présidé àla naissance du Rite Écossais en Amérique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
16 L’INITIATION ,— Chicago, quand le président du nouveau Conseil des Rites (le plus haut officier du Grand-Orient) se pré senta à l’entrée des loges américaines, il fut mis à la porte comme un vulgaire profane qu’il était pour les vrais maçons. Voici la teneur de l’acte si grave commis en 1885 : Par décret promulgué le 9 novembre 1885,1e Grand Orient de France, conformément à la décision prise le 31 octobre précédent par l’Assemblée générale des Ate-' liers symboliques de l‘Obédience; Ordonne la dissolution du Grand Collège des Rites et charge le Conseil de l'Ordre de veiller à sa reconstitu non. Le grand chancelier protesta de la manière suivante, mais en vain: Vous m’avez fait parvenir une ampliation du décret de l’Assemblée générale des Ateliers symboliques en date du 31 octobre dernier (1885), prononçant la dissolution du Souverain Conseil des grands inspecteurs généraux du Rite Écossais ancien et accepté, qui, sous le titre de Grand Collège des Rites, constitue, au sein du Grand-' Orient de France, le Suprême Conseil pour la France et les possessions françaises. Cette décision, qui, sous prétexte de réorganisation, renverse tous les principes et toutes les traditions de la Franc-Maçonnerie uËRerselle, est absolument illégale par l’incompétence de ceux qui l’ont rendue. FERDEUIL. Grand Chancelier du Grand Conseil des Rites. On fait tous les efforts possibles, au Grand-Orient pour cacher aux frères qui entrent dans l’Ordre la manière dont les membres de ce Rite sonr jugés à
2MARTINISME ET FRANC-MAÇONNERIE 7 , tu».; avr“; zivt"-I’firMl‘4f_ Hui, ..V l’étranger et on se garde bien de leur dire qu’ils ne 1 seront reçus nulle part dès qu’ils sortiront de France — ou de quelques—unes deses colonies. — Les grands mots de raison, superstition écrasée, principes de la liberté, etc., etc., remplacent les traditions de la ma— ' _ ' çonnerie universelle, et ces grands niais sont encore bien flattés quand un maçon de marque étranger vient en yz'sz'teur se rendre compte si la séparation de la France et du reste du monde est toujours durable. On reçoit avec de, grands honneurs le visiteur, qui ' s’empressera, dans son pays, de mettre à la porte le vénérable de la loge, s’il ose se présenter,àson tour, à une tenue à l’étranger. N. q... :nv. 25..“ hiver: ‘,‘*—"4'-i«.:a. ,_ .,.a1l '‘ n 1 ty ; Aussi le Grand—Orient est-il destiné à disparaître, quelle que soit sa prospérité apparente, s'il ne revient : pas rapidement à une meilleure compréhension des l intérêts réels de la nation. il. : Nous terminerons cet exposé en citant ces quelques mots d’Albert Pike: Ê.‘ '1 . « Le Grand-Orient de France a toujours été entre :5; l les mains des trois I, des Ignorants, des Imbéciles et ; des lntrigants (t) ». ' ‘ ÉCOSSISME En 1786, le Rite Templier avait fusionné avec le ,: Grand-Orient. ïÏ Ce Rite Templier était alors composé de 2 5 grades; , il était réellement, en laissant de côté son but de ven— l geancç politique, un rite de perfection où les maçons (1) Lettre d'Albert Pike au vicomte de la Jonquière. I-L _IW“r'"*'#*"‘“‘ "‘ ‘“‘ " "'
38 L’INITIATION ordinaires étaient amenés à connaître certains ensei gnements concernant la tradition kabbalistique des Templiers. Or, en 1761, c‘est-à-dire avant la fusion avec le Grand-Orient, le Conseil des Empereurs d'Orient et d’0ccident avait donné à un juif nommé Morin les pouvoirs nécessaires à l’effet d’établir le système tem plier en Amérique, où se rendait ce Morin. Celui-ci, arrivé à destination, s‘empressa de donner le 25e degré à plusieurs de ses coreligionnaires qui, de concert avec lui, initièrent à leur tour plusieurs chrétiens en 1797. Quand les nouveaux initiés se sentirent assez forts, ils jetèrent leur initiateur à la porte et, se séparant delui, ils ajoutèrent 8grades hermétiques aux 25 déjà existants, ce qui porta le nombre des grades du système écossais à 33. C’est ainsi qu’ils fondèrentà Charleston, en 1801, un Suprême Conseil qui devait, par la suite, acquérir une grande influence. Pour— quoi ce chiffre de"33 degrés ? Un ancien maçon, pourvu de ce grade, M. Rosen, prétend que ce chiffre représente le degré de latitude de Charleston, c’est peut-être malicieusement vrai; car nous verrons que le nombre de grades importe peu, pourvu que le sys tème maçonnique soit réellement synthétique. Voici deux tableaux donnant les noms des frères qui ont présidé àla naissance du Rite Écossais en Amérique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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