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1_.._. «w. 1899] MARTINXSME ET FRANC—MAÇONNERIE 3 =.,.-.«.._. me des Rose—Croix désireux de constituer un centre de propagande et de recrutement pour leur ordre. La Franc-Maçonnerie anglaise ne comprenait que trois grades : apprenti, compagnon, maître A cet exemple, la Franc-Maçonnerie française et le Grand-Orient qui en était l’émanation principale étaient formés de membres pourvus seulement de ces trois grades. Mais bientôt certains hommes prétendirent avoir reçu une . initiation supérieure, plus conforme aux mystères de la Fraternité des Rose-Croix, et des rites se créèrent décernant des grades] supérieurs à celui de maître, appelés hauts grades. L’esprit des rites à grades supérieurs ainsi créés était, bien entendu. différent de celui de la maçonnerie proprement dite. C’est ainsi que RAMSAY avait institué en 1728 le Systèmeécossaz‘s dont la base était politique et dont l’enseignement tendait à faire de chaque frère un vengeur de l’Ordre du Temple. De là, le nom de rite Templier que nous avons donné à. cette création de Ramsay. Les réunions des frères pourvus de hauts grades prirent le nom, non plus de Loges, mais bien de Chapitres. Les principaux chapitres établis en France furent : 1° Le Chapitre de Clermont(Paris 1752) d’où sortit le baron de Hundt, créateur de la haute maçonnerie allemande ou illuminisme allemand; 2° Après le Chapitre de Clermont parut le Conseil des Empereurs d’0rz‘enl et d’0ccz’denl (Paris 1758), dont certains membres se séparant de leurs frères formèrent : ‘ 3° Les Chevaliers d’Orient (Paris 1763), chacune - .« 4>.._'. : A ‘ 5.....w i;y. ;'-;-Æ-;;. ..;..7 “ ' ,v... 0 1 .“;,«*..T‘ "..v 5r 1' ' ;71'-' ::*:<- .' g
24 L'INITIATION de ces puissances délivrait des chartes de Loges et même les principaux frères (Tshoudy, Boileau, etc.), créèrent en Province des rites spéciaux. En 1782, le Conseil des Empereurs et les Chevaliers d’Orient se réunirent pour former le Grand Chapitre général de France, dont les principaux membres avaient aidé à la constitution du Grand-Orient par leurs intrigues. Aussi voyons-nous, en 1786. ces frères amener la fusion du Grand Chapitre général de France. Que résulta-t-il de cette fusion ? Les membres du Grand Chapitre, tous bien disci plinés, poursuivant tous un but précis et possédant l’intelligence, se trouvaient disposer du nombre fourni par le Grand-Orient. — On comprend maintenant la genèse maçonnique de la Révolution française. La plupart des historiens confondent ces membres du rite Templier, véritables inspirateurs de la Révo lution (l), avec les martinistes. LA FRANC-MAÇONNERIE DE 1789 A 1898 Historique Nous avons précédemment suivil’histoireduGrand Orient et celle du Rite Templier jusqu’en 1789 ; pour« suivons—la jusqu'à nos jours. 1° GRAND-ORIENT. — Le Grand-Orient possédait la (1) Certains auteurs prétendent même que l‘internement de Louis XVI au Temple fut le résultat de la décision des frères du rite Templier.
3MARTINISME ET FRANC-MAÇONNERIE 5 tradition à peu près intégrale des trois premiers degrés et, depuis 1786, la tradition des grades templiers et autres formant la Maçonnerie de perfectibn en 2 5 degrés ‘ et que nous analyserons par la suite. Un Grand Col A-w lège des Rites était chargé de conserver cette tradi tion quipermettaitde relier les maçons issus du Grand- ; Orient avec ceux du reste de l’univers. 3; En 1804, un concordat fut même établi, pendant quelques mois, qui donnait au Grand-Orient le pou -‘ voir de conférer les grades des 31°, 32° et 33° degrés ".2 _1_ par l’entremise du Rite Écossais dont nous parlerons "t. bientôt. ' fig; Mais, sous prétexte de purger la F ranc-Maçonnerie * des superstitions et des restes du passé, les membres 51 du Grand-Orient, poussés par les députés des loges de ” province, tous plus ignorants de la valeur des sym- ,.:ï boles les uns que les autres, transformèrent au goût de la multitude électorale le dépôt qui leur avait été " confié et devinrent un centre de politique active, pro fessant ouvertement le matérialisme et l’athéisme. ‘ En 1885, la transformation s’étendit jusqu’au 1. . Collège des Rites, dépositaire d’un reste de tradi- | I" tions, et le lien qui rattachait la majorité des ma- ' . çons français au reste de l’Univers 'fut définitive— "Ï ment rompu. ' .% Au moment où elle avait le plus besoin d’étendre le Ë son influence au dehors, au moment où il était néces- . é saire d’exercer une surveillance effective sur l’action de l’étranger dans les centres maçonniques des autres pays, la France était, parla faute du Grand—Orient, mise à l’index, et, lors de l’Exposition universelle de -.Wg..æffi ;.»...v»—««.4æ...ww. .-....—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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3MARTINISME ET FRANC-MAÇONNERIE 5 tradition à peu près intégrale des trois premiers degrés et, depuis 1786, la tradition des grades templiers et autres formant la Maçonnerie de perfectibn en 2 5 degrés ‘ et que nous analyserons par la suite. Un Grand Col A-w lège des Rites était chargé de conserver cette tradi tion quipermettaitde relier les maçons issus du Grand- ; Orient avec ceux du reste de l’univers. 3; En 1804, un concordat fut même établi, pendant quelques mois, qui donnait au Grand-Orient le pou -‘ voir de conférer les grades des 31°, 32° et 33° degrés ".2 _1_ par l’entremise du Rite Écossais dont nous parlerons "t. bientôt. ' fig; Mais, sous prétexte de purger la F ranc-Maçonnerie * des superstitions et des restes du passé, les membres 51 du Grand-Orient, poussés par les députés des loges de ” province, tous plus ignorants de la valeur des sym- ,.:ï boles les uns que les autres, transformèrent au goût de la multitude électorale le dépôt qui leur avait été " confié et devinrent un centre de politique active, pro fessant ouvertement le matérialisme et l’athéisme. ‘ En 1885, la transformation s’étendit jusqu’au 1. . Collège des Rites, dépositaire d’un reste de tradi- | I" tions, et le lien qui rattachait la majorité des ma- ' . çons français au reste de l’Univers 'fut définitive— "Ï ment rompu. ' .% Au moment où elle avait le plus besoin d’étendre le Ë son influence au dehors, au moment où il était néces- . é saire d’exercer une surveillance effective sur l’action de l’étranger dans les centres maçonniques des autres pays, la France était, parla faute du Grand—Orient, mise à l’index, et, lors de l’Exposition universelle de -.Wg..æffi ;.»...v»—««.4æ...ww. .-....—
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