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1THE GREAT ART 7 , h_. . .‘_ .. . . . .. , r n -l générations futures; mais afin d’être débarrassés de la peine de chercher dans de vieux livres et des manus crits poussiéreux, et de reconstruire.4 mot à mot, cette science dans son intégrité entière, et afin d’éviter le travail ennuyeux de déchiffrer les pantacles hiéro glyphiques et de rendre le sens secret de ces traités mutilés des maîtres qui nous ont été conservés à tra vers les siècles, il ne nous est pas permis d’inventer un Hermétisme nouveau, del’agrandir, ou de lui attri buer une signification que, probablement, il n‘eut jamais. L’Hermétisme ne représente que ce qu’il est, et nous devons accepter ses renseignements pour ce qu’ils sont. sans essayer de le réconcilier avec les assertions de la science moderne et sans lui don ner quelque autre signification qui pourrait se pré senter. ‘ L’École a rejeté depuis longtemps la Philosophie hermétique, et les moyens d’investigation scientifique n’ont ici aucune valeur pratique. La chimie du XIX° siècle elle-même n’en ofTre aucune clé; parce que les idées de la spagirique sont les con— traires absolus de celles de la chimie officielle. L’étu— diant doit user d’autres moyens ; mais qu'il se garde surtout d’idée préconçue, de son choix, ardent de sacrifier ses suppositions propres dans les symboles obscurs des savants du moyen âge. Qu’il se rappelle que les symboles prouvent tout” et que les signes choisis pour défendre l’affirmation de quelque pro position peuvent être aussi em’ploye’s avec succès à démontrer la négation de la même proposition. Les symboles sont l'expression de l’Absolu, qui n’est ni _ _. .... .....-....«.«« -...-—.b....‘.
28 L’INITIATION .......ga.. «au—“han. ».-—s. m— x .—.‘. un -\r-‘ara—.1 .r.ans—1m positif, ni négatif, mais à la fois positif et négatif par rapport au point de vue duquel on juge. Ainsi un bon guide est indispensable afin de dis tinguer le bon chemin « qui mène aux Champs-Ely— sées, » de celui « qui longe le Tartare >5. Malheureusement ces guides sont rares, et si par hasard on en trouve un, l’étudiant, quatre-vingt-dix— neuf fois sur cent, bien loin de vouloir le suivre en silence, préfère choisir son propre chemin. Si l’étu diant ne dépend que de son bon vouloir supposé d’obéir à son initiateur, qu’il ferme ce livre, et renonce à son désir de lever le voile qui recouvre l’Arcane de la Philosophie hermétique, parce qu’il n’est pas encore préparé comme il doit l’être, il devra ou bien être victime d’un imposteur ou bien il omettra de reconnaître avec gratitude le don divin d’un mentor. Il n’y a qu’une seule méthode par laquelle on puisse réussir à reconstituer sans maître, et dans toute son étendue cette science perdue ; et cette méthode que nous prenons plaisir à réveiller aussi clairement que possible est infaillible dans son résultat. Elle constitue l’opération la plus puissante de l’Ars Magica : I'Evoca tian. Nous la décrirons sous ses aspects généraux, en renvoyant le lecteur pour les explications détaillées aux œuvres spéciales sur la magie transcendentale. L’Evocation consiste à forcer les esprits de mani fester leur présence devant celui qui les conjure. Mais comme les esprits ne peuvent apparaître que d’une manière immatérielle et comme influences plus que comme individus — cela va sans dire que ces êtres ne peuvent se manifester dans une forme tan Z‘""_'ä
3THE GREAT ART 9 gible (susceptibles d’être photographiés) à moins qu’un appel soit fait à notre principe, moitié matériel moitié spirituel : à notre corps astral. Mais comme ceci est la grande opération à laquelle il n’est ni nécessaire. ni bon d’avoir recours, d’autant plus que I’Evocation, comme nous la recommandons, diffère de la grande opération en ce qu’elle est d’une durée plus longue, ou plutôt permanente; tandis que la dernière dépend des pouvoirs de celui qui conjure ;d’autant plus que la grande opération n‘est possible qu’aux initiés en théurgie, tandis que l’Evocation simple, ainsi qu’elle est ici décrite, peut être effectuée avec succès par quiconque possède les mots d’ordre du premier degré d’initiation: de la Patience et de la Volonté. L’Evocation ou bien l’opération du premier mystère consiste à recréer l'atmosphère dans laquelle vécurent les morts lorsqu'ils étaient sur cette terre. Il est donc important que le choix d‘un maître invisible soit fait avec soin parmi la longue liste des philosophes hermétiques. L’opérateur doit connaître la biographie du maître, et obtenir une impression correcte de son apparence extérieure; il doit connaître l’histoire du temps auquel vécut le maître, la géographie de son pays, la topographie de sa ville natale, le plan de sa maison et la disposition de son laboratoire. S’ai dant de toutes les informations que les livres, les monuments ou la tradition peuvent lui fournir, le néophyte assemblera et classifiera chaque détail con cernant sa vie de famille, ses habitudes, ses occupa tions journalières, etc., afin de pouvoir reconstituer
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1THE GREAT ART 7 , h_. . .‘_ .. . . . .. , r n -l générations futures; mais afin d’être débarrassés de la peine de chercher dans de vieux livres et des manus crits poussiéreux, et de reconstruire.4 mot à mot, cette science dans son intégrité entière, et afin d’éviter le travail ennuyeux de déchiffrer les pantacles hiéro glyphiques et de rendre le sens secret de ces traités mutilés des maîtres qui nous ont été conservés à tra vers les siècles, il ne nous est pas permis d’inventer un Hermétisme nouveau, del’agrandir, ou de lui attri buer une signification que, probablement, il n‘eut jamais. L’Hermétisme ne représente que ce qu’il est, et nous devons accepter ses renseignements pour ce qu’ils sont. sans essayer de le réconcilier avec les assertions de la science moderne et sans lui don ner quelque autre signification qui pourrait se pré senter. ‘ L’École a rejeté depuis longtemps la Philosophie hermétique, et les moyens d’investigation scientifique n’ont ici aucune valeur pratique. La chimie du XIX° siècle elle-même n’en ofTre aucune clé; parce que les idées de la spagirique sont les con— traires absolus de celles de la chimie officielle. L’étu— diant doit user d’autres moyens ; mais qu'il se garde surtout d’idée préconçue, de son choix, ardent de sacrifier ses suppositions propres dans les symboles obscurs des savants du moyen âge. Qu’il se rappelle que les symboles prouvent tout” et que les signes choisis pour défendre l’affirmation de quelque pro position peuvent être aussi em’ploye’s avec succès à démontrer la négation de la même proposition. Les symboles sont l'expression de l’Absolu, qui n’est ni _ _. .... .....-....«.«« -...-—.b....‘.
28 L’INITIATION .......ga.. «au—“han. ».-—s. m— x .—.‘. un -\r-‘ara—.1 .r.ans—1m positif, ni négatif, mais à la fois positif et négatif par rapport au point de vue duquel on juge. Ainsi un bon guide est indispensable afin de dis tinguer le bon chemin « qui mène aux Champs-Ely— sées, » de celui « qui longe le Tartare >5. Malheureusement ces guides sont rares, et si par hasard on en trouve un, l’étudiant, quatre-vingt-dix— neuf fois sur cent, bien loin de vouloir le suivre en silence, préfère choisir son propre chemin. Si l’étu diant ne dépend que de son bon vouloir supposé d’obéir à son initiateur, qu’il ferme ce livre, et renonce à son désir de lever le voile qui recouvre l’Arcane de la Philosophie hermétique, parce qu’il n’est pas encore préparé comme il doit l’être, il devra ou bien être victime d’un imposteur ou bien il omettra de reconnaître avec gratitude le don divin d’un mentor. Il n’y a qu’une seule méthode par laquelle on puisse réussir à reconstituer sans maître, et dans toute son étendue cette science perdue ; et cette méthode que nous prenons plaisir à réveiller aussi clairement que possible est infaillible dans son résultat. Elle constitue l’opération la plus puissante de l’Ars Magica : I'Evoca tian. Nous la décrirons sous ses aspects généraux, en renvoyant le lecteur pour les explications détaillées aux œuvres spéciales sur la magie transcendentale. L’Evocation consiste à forcer les esprits de mani fester leur présence devant celui qui les conjure. Mais comme les esprits ne peuvent apparaître que d’une manière immatérielle et comme influences plus que comme individus — cela va sans dire que ces êtres ne peuvent se manifester dans une forme tan Z‘""_'ä
3THE GREAT ART 9 gible (susceptibles d’être photographiés) à moins qu’un appel soit fait à notre principe, moitié matériel moitié spirituel : à notre corps astral. Mais comme ceci est la grande opération à laquelle il n’est ni nécessaire. ni bon d’avoir recours, d’autant plus que I’Evocation, comme nous la recommandons, diffère de la grande opération en ce qu’elle est d’une durée plus longue, ou plutôt permanente; tandis que la dernière dépend des pouvoirs de celui qui conjure ;d’autant plus que la grande opération n‘est possible qu’aux initiés en théurgie, tandis que l’Evocation simple, ainsi qu’elle est ici décrite, peut être effectuée avec succès par quiconque possède les mots d’ordre du premier degré d’initiation: de la Patience et de la Volonté. L’Evocation ou bien l’opération du premier mystère consiste à recréer l'atmosphère dans laquelle vécurent les morts lorsqu'ils étaient sur cette terre. Il est donc important que le choix d‘un maître invisible soit fait avec soin parmi la longue liste des philosophes hermétiques. L’opérateur doit connaître la biographie du maître, et obtenir une impression correcte de son apparence extérieure; il doit connaître l’histoire du temps auquel vécut le maître, la géographie de son pays, la topographie de sa ville natale, le plan de sa maison et la disposition de son laboratoire. S’ai dant de toutes les informations que les livres, les monuments ou la tradition peuvent lui fournir, le néophyte assemblera et classifiera chaque détail con cernant sa vie de famille, ses habitudes, ses occupa tions journalières, etc., afin de pouvoir reconstituer
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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