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14 L’INITIATION l’occasion d’étudier les médiums ou les sujets et qui ont publié le résultat de leurs études. Tel est le plan de ce travail que nous livrons en toute sincérité à l’appréciation de tous nos lecteurs. PAPUS. “Tilt sueur AR’I’”“’ PRÉFACE Sous les auspices de l’Université libre des Hautes Études de Paris dont une branche vient d’être recem ment établie en Amérique, nous publions le premier volume d’une série d’œuvres classiques dont l’étude constitue le fondement de l’enseignement de. la Faculté des sciences hermétiques. Ce n’est pas sans raison que nous avons choisi Pernety afin d’inaugurer ces séries. Des trois mille volumes qui constituent la bibliographie del’alchimie , ceux de Dom Antoine—Joseph Pernety sont les seuls qui exposent avec méthode les théories des Artistes : Il est le seul et premier écrivain qui ait tâché de pré senter un système complet, court et concis du Magum opus. Les vaillants défenseurs de la Foi angélique aux (1) Trealise on the Great Art, by Dom ANTOINE-JOSEPH PERNETY. Edited by EDOUARD BLITZ. M. D. Boston, U. S. A. Occult publishing O 1898. —4,- J
2THE GREAT ART 5 quels nous devons le réveil présent de l’Idéalisme n’ont pas manqué de reconnaître le rôle important que jouaient les philosOphes hermétiques dans la conserva tion et la transmission de la tradition sacrée concer nant les rapports qui existent entre Dieu, l’homme et la nature. Malheureusement ils se sont trouvés face à face avec le sphinx, incapables de résoudre l’énigme; ils perdirent le chemin dans ce labyrinthe inextricable dessignes et symboles apparemment contradictoires, et dans les ténèbres de leur ignorance, ils ont été inca pables de distinguer le vrai du faux qu‘il entourait, ainsi que de séparer les faits purement physiques des spéculations purement mystiques. Ayant une intui tion vague que l’Hermétisme ne s’occupait pas seule ment de la transmutation des métaux, mais aussi de l’évolution (émancipation) spirituelle de l’homme, ils ont profité de quelques analogies, qui s’étaient pré sentées, créèrent une alchimie mystique dont l'homme intérieur est le sujet exclusif. Bien que les interpré— tations de ce genre peuvent, dans plusieurs cas, être appliquées au symbolisme alchimique, et que nous croirons suivre ainsi les traditions des Rose Croix qui fondèrent un système unissant indissolublement l’al chimie et la kabbale, des commentateurs modernes, empruntant un jargon des alchimistes —qui ne sont jamais plus obscurs que lorsqu’ils paraissent s’ex primer clairement (I) — en ont tiré des analogies que (I) Le Thesaurus Pilosophiæ démontre que le langage clair des philœophes est complètement illusoire, et ce n’est que dans les profondeurs incompréhensibles que nous devons ' ...-,.\ ,Wj .,. 'æ.
36 L’INITIATION la moindre connaissance des principes fondamenta ux de l’Alchimie physique suffirait à faire rejeter comme complètement dénués d’à-propos. Les Rose-Croix étaient certainement des mystiques, mais leurs études étaient d’un caractère avant tout expérimental et purement physique ; l’association qu’ils professaient du mysticisme et de la chimie était fondée sur des analogies, dont la vérité pouvait être démontrée dans le laboratoire et vérifiée par les Sens physiques. Aucune proposition métaphysique n’était acceptée par eux sans qu’elle pût être complètement confirmée par des démonstrations scientifiques, selon la pratique de Roger Bacon, le père de la méthode expérimentale. Les alchimistes acquirent la science des opérations divines par l’étude des arts humains et l’observation des phénomènes actu'els. L’hermétisme commence par l’étude des forces de la nature pour aboutir à la con— naissance duprincipe divin. Néanmoins personne ne ‘ doit espérer pouvoir contempler le Soleil secret de cet Art royal tant qu’il est encore dans les ténèbres tou— chant les principes fondamentaux de jl’Hermétisme ou Alchimie physiques. L’art spagirique est une science morte; il y a longtemps qu’il a dit son dernier mot; il n’en reste rien sauf quelques traités, comme un fragment de ses vêtements extérieurs, et une mul— titude d’éluc'ubrations sans valeur des pseudo-adeptes. Le Secret en est perdu, pour être retrouvé par les chercher la lumière d’Hermès. Lives ofAlchemistical Philo sophers, par BARRET. Édité par ARTHUR-EDWARD WAITE, Londres 1898, page 93. -v-“w .....—.....—. .,_.À_
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
14 L’INITIATION l’occasion d’étudier les médiums ou les sujets et qui ont publié le résultat de leurs études. Tel est le plan de ce travail que nous livrons en toute sincérité à l’appréciation de tous nos lecteurs. PAPUS. “Tilt sueur AR’I’”“’ PRÉFACE Sous les auspices de l’Université libre des Hautes Études de Paris dont une branche vient d’être recem ment établie en Amérique, nous publions le premier volume d’une série d’œuvres classiques dont l’étude constitue le fondement de l’enseignement de. la Faculté des sciences hermétiques. Ce n’est pas sans raison que nous avons choisi Pernety afin d’inaugurer ces séries. Des trois mille volumes qui constituent la bibliographie del’alchimie , ceux de Dom Antoine—Joseph Pernety sont les seuls qui exposent avec méthode les théories des Artistes : Il est le seul et premier écrivain qui ait tâché de pré senter un système complet, court et concis du Magum opus. Les vaillants défenseurs de la Foi angélique aux (1) Trealise on the Great Art, by Dom ANTOINE-JOSEPH PERNETY. Edited by EDOUARD BLITZ. M. D. Boston, U. S. A. Occult publishing O 1898. —4,- J
2THE GREAT ART 5 quels nous devons le réveil présent de l’Idéalisme n’ont pas manqué de reconnaître le rôle important que jouaient les philosOphes hermétiques dans la conserva tion et la transmission de la tradition sacrée concer nant les rapports qui existent entre Dieu, l’homme et la nature. Malheureusement ils se sont trouvés face à face avec le sphinx, incapables de résoudre l’énigme; ils perdirent le chemin dans ce labyrinthe inextricable dessignes et symboles apparemment contradictoires, et dans les ténèbres de leur ignorance, ils ont été inca pables de distinguer le vrai du faux qu‘il entourait, ainsi que de séparer les faits purement physiques des spéculations purement mystiques. Ayant une intui tion vague que l’Hermétisme ne s’occupait pas seule ment de la transmutation des métaux, mais aussi de l’évolution (émancipation) spirituelle de l’homme, ils ont profité de quelques analogies, qui s’étaient pré sentées, créèrent une alchimie mystique dont l'homme intérieur est le sujet exclusif. Bien que les interpré— tations de ce genre peuvent, dans plusieurs cas, être appliquées au symbolisme alchimique, et que nous croirons suivre ainsi les traditions des Rose Croix qui fondèrent un système unissant indissolublement l’al chimie et la kabbale, des commentateurs modernes, empruntant un jargon des alchimistes —qui ne sont jamais plus obscurs que lorsqu’ils paraissent s’ex primer clairement (I) — en ont tiré des analogies que (I) Le Thesaurus Pilosophiæ démontre que le langage clair des philœophes est complètement illusoire, et ce n’est que dans les profondeurs incompréhensibles que nous devons ' ...-,.\ ,Wj .,. 'æ.
36 L’INITIATION la moindre connaissance des principes fondamenta ux de l’Alchimie physique suffirait à faire rejeter comme complètement dénués d’à-propos. Les Rose-Croix étaient certainement des mystiques, mais leurs études étaient d’un caractère avant tout expérimental et purement physique ; l’association qu’ils professaient du mysticisme et de la chimie était fondée sur des analogies, dont la vérité pouvait être démontrée dans le laboratoire et vérifiée par les Sens physiques. Aucune proposition métaphysique n’était acceptée par eux sans qu’elle pût être complètement confirmée par des démonstrations scientifiques, selon la pratique de Roger Bacon, le père de la méthode expérimentale. Les alchimistes acquirent la science des opérations divines par l’étude des arts humains et l’observation des phénomènes actu'els. L’hermétisme commence par l’étude des forces de la nature pour aboutir à la con— naissance duprincipe divin. Néanmoins personne ne ‘ doit espérer pouvoir contempler le Soleil secret de cet Art royal tant qu’il est encore dans les ténèbres tou— chant les principes fondamentaux de jl’Hermétisme ou Alchimie physiques. L’art spagirique est une science morte; il y a longtemps qu’il a dit son dernier mot; il n’en reste rien sauf quelques traités, comme un fragment de ses vêtements extérieurs, et une mul— titude d’éluc'ubrations sans valeur des pseudo-adeptes. Le Secret en est perdu, pour être retrouvé par les chercher la lumière d’Hermès. Lives ofAlchemistical Philo sophers, par BARRET. Édité par ARTHUR-EDWARD WAITE, Londres 1898, page 93. -v-“w .....—.....—. .,_.À_
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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