Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
11898) PROPHÈTES ET PROPHÉTIES 195 de la prophétie. La valeur d’une prophétie dépendra du nombre des conditions, parmi les cinq que nous avons énumérées, que réalisera le voyant. Dans l’invisible, les images relatives au passé et celles relatives à l’avenir sont étroitement mêlées. De plus, la confusion est augmentée par l’intimité des images concernant la Nation tout entière, ou seule ment ses grands corps constitués, ou seulement chaque individu en particulier; car, de même qu’une Planète ou une Nati0n, noustraînons chacun autour de nous notre cortège de clichés passés ou futurs, et notre jugement est écrit sur notre front, pour le maître auquel rien ne peut être caché. Celui qui est appelé à voir, pour la première fois, avec les yeux de l’Esprit, ne sachant faire aucune distinction, récite à tort et à travers les visions qui se présentent à lui et mélange passé et futur, individuel et collectif en une étrange salade. S’il veut poursuivre sa route sans terrasser l’orgueil que fait naître en lui sa nouvelle faculté, il est définitivement livré aux êtres de l’erreur, et son évolution est terminée. Mais si, gardant pour lui seul ses visions et faisant avec humilité appel aux forces d’en haut, d’où vient la seule lumière de l’Esprit, il redouble d’efforts, alors ses invisibles guides se montrent à lui et il prend peu à peu conscience dela langue symbolique qu’il perçoit, sans pouvoir encore bien l’expliquer. Tel est l’état où furent amenés Nostradamus et Swe— denborg. ‘ Nostradamus a fait, dans son discours en prose imprimé dans toutes les éditions, une prophétie claire Wm-W.flqfiq,4 L . .. . ....
2. _M.....—.—...‘_—.fi _. _ u ‘1. _- .. .__u-_.a——A_ -....a..‘.. . —.J—..‘. îm—.;5 -N -I.-; ‘ 7 196 L lNl NATION courte et strictement exacte à plusieurs siècles d’é— chéance. Elle doit toujours être présentée aux positi— vistes, nés malins. qui, ignorant un des côtés de la Natdre, croient tout savoir en mettant en avant leur Raison, qu’ils veulent voir indemne des dangereuses herbes du mysticisme. La Raison, ainsi éloignée de sa véritable source de vie, est comme un cadavre psy— chique et n’enfante que des images de putréfaction de haine et de division. Aussi il faut voir lamine navrée d’un matérialiste auquel vous faites lire, dans une édition de 1590 de Nostradamus, la phrase suivante : En mi! 86’}?! cent nouante deux, les Français persé cuteront l’Église et détruz’ront la royauté. Je cite de mémoire, car j’écris à la campagne, sans , aucun livre; mais j‘ai fait l’expérience assez souvent pour être sûr de mon fait. Voilà une question à poser par Gaston Mery à Francisque Sarcey. Une autre source d’erreur, bien difficile à éviter, même pour les voyants les plus exercés, c’est d’abord la distinction des images du passé d’avec celles de l’avenir; puis le sentiment que ces visions peuvent être très retardées dans leur échéance. Les événements de 1793. puis ceux de la guerre de 1870 et de la commune de 1871 se sont très forte mentinscrits dans l’astral de la France. Il suit de là que neuf voyants sur dix, apercevant ces images, les décrivent comme des événements futurs, d’autant plus que les clichés, en circulation dans l'invisible depuis plusieurs années, sont aussi terribles, sinon plus, que ceux—là, quoique de très grandes victoires doivent brusquement terminer une grande période d’épreuves. . _.-.._—' '—_..._..« .» .. _...,«....» _%, a»L... 4vævOH—> À_,_«ITI '
3PROPHÈTES ET PROPHÉTIES 197 Mais peut—on assigner une date à la réalisation de ces images? C’est ici que la difficulté redouble. Dans l’invisible, la date est indiq uée de deux façons : d’abord dans le plan astral, par les signes astronomiques des saisons; ensuite dans le plan divin (partie la plus as trale) ; par des caractères qu’on peut appeler hiérogly— phiques. Le voyant se rend compte que c’est pendant la moisson, ou pendant les vendanges que le fait va se produire ; mais il faut une très grande pratique pour assigner une année. C’est là l’erreur que j’ai commise jadis en assignant une date (1895) à la guerre dont le cliché était alors visible en même temps que celui de graves troubles intérieurs en France. Presque tous les voyants d’alors tombèrent dans le même piège en fixant une date, et M‘le Couëdon n’évita pas la ten tation et détermina aussi une date à certains événe ments non encore réalisés et dont les clichés sont toujours dans le plan astral à la disposition de ceux qui sont assez avancés pour aller les voir. Et puisque je parle de M“6 Couëdon, qu’il me soit permis de redire quelques mots de son cas. Les scep tiques, qu’elle a d’abord fortement émus, se rattrap pent aujourd’hui et l’accablent d’épigrammes parce que ses facultés se sont, en partie, éteintes. Or cela indique, au contraire, que cette jeune fille était mis sionnée pour un certain but qui était de décrire les clichés alors imminents et qui sont reculés en ce mo— ment, pour peu de temps et au prix de grands efforts. —Ce but, M'le Couëdon l’a rempli avec le plus grand courage et le plus profond désintéressement. — Si son entourage s’est peu à peu peuplé d’ambitieux et d’in—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11898) PROPHÈTES ET PROPHÉTIES 195 de la prophétie. La valeur d’une prophétie dépendra du nombre des conditions, parmi les cinq que nous avons énumérées, que réalisera le voyant. Dans l’invisible, les images relatives au passé et celles relatives à l’avenir sont étroitement mêlées. De plus, la confusion est augmentée par l’intimité des images concernant la Nation tout entière, ou seule ment ses grands corps constitués, ou seulement chaque individu en particulier; car, de même qu’une Planète ou une Nati0n, noustraînons chacun autour de nous notre cortège de clichés passés ou futurs, et notre jugement est écrit sur notre front, pour le maître auquel rien ne peut être caché. Celui qui est appelé à voir, pour la première fois, avec les yeux de l’Esprit, ne sachant faire aucune distinction, récite à tort et à travers les visions qui se présentent à lui et mélange passé et futur, individuel et collectif en une étrange salade. S’il veut poursuivre sa route sans terrasser l’orgueil que fait naître en lui sa nouvelle faculté, il est définitivement livré aux êtres de l’erreur, et son évolution est terminée. Mais si, gardant pour lui seul ses visions et faisant avec humilité appel aux forces d’en haut, d’où vient la seule lumière de l’Esprit, il redouble d’efforts, alors ses invisibles guides se montrent à lui et il prend peu à peu conscience dela langue symbolique qu’il perçoit, sans pouvoir encore bien l’expliquer. Tel est l’état où furent amenés Nostradamus et Swe— denborg. ‘ Nostradamus a fait, dans son discours en prose imprimé dans toutes les éditions, une prophétie claire Wm-W.flqfiq,4 L . .. . ....
2. _M.....—.—...‘_—.fi _. _ u ‘1. _- .. .__u-_.a——A_ -....a..‘.. . —.J—..‘. îm—.;5 -N -I.-; ‘ 7 196 L lNl NATION courte et strictement exacte à plusieurs siècles d’é— chéance. Elle doit toujours être présentée aux positi— vistes, nés malins. qui, ignorant un des côtés de la Natdre, croient tout savoir en mettant en avant leur Raison, qu’ils veulent voir indemne des dangereuses herbes du mysticisme. La Raison, ainsi éloignée de sa véritable source de vie, est comme un cadavre psy— chique et n’enfante que des images de putréfaction de haine et de division. Aussi il faut voir lamine navrée d’un matérialiste auquel vous faites lire, dans une édition de 1590 de Nostradamus, la phrase suivante : En mi! 86’}?! cent nouante deux, les Français persé cuteront l’Église et détruz’ront la royauté. Je cite de mémoire, car j’écris à la campagne, sans , aucun livre; mais j‘ai fait l’expérience assez souvent pour être sûr de mon fait. Voilà une question à poser par Gaston Mery à Francisque Sarcey. Une autre source d’erreur, bien difficile à éviter, même pour les voyants les plus exercés, c’est d’abord la distinction des images du passé d’avec celles de l’avenir; puis le sentiment que ces visions peuvent être très retardées dans leur échéance. Les événements de 1793. puis ceux de la guerre de 1870 et de la commune de 1871 se sont très forte mentinscrits dans l’astral de la France. Il suit de là que neuf voyants sur dix, apercevant ces images, les décrivent comme des événements futurs, d’autant plus que les clichés, en circulation dans l'invisible depuis plusieurs années, sont aussi terribles, sinon plus, que ceux—là, quoique de très grandes victoires doivent brusquement terminer une grande période d’épreuves. . _.-.._—' '—_..._..« .» .. _...,«....» _%, a»L... 4vævOH—> À_,_«ITI '
3PROPHÈTES ET PROPHÉTIES 197 Mais peut—on assigner une date à la réalisation de ces images? C’est ici que la difficulté redouble. Dans l’invisible, la date est indiq uée de deux façons : d’abord dans le plan astral, par les signes astronomiques des saisons; ensuite dans le plan divin (partie la plus as trale) ; par des caractères qu’on peut appeler hiérogly— phiques. Le voyant se rend compte que c’est pendant la moisson, ou pendant les vendanges que le fait va se produire ; mais il faut une très grande pratique pour assigner une année. C’est là l’erreur que j’ai commise jadis en assignant une date (1895) à la guerre dont le cliché était alors visible en même temps que celui de graves troubles intérieurs en France. Presque tous les voyants d’alors tombèrent dans le même piège en fixant une date, et M‘le Couëdon n’évita pas la ten tation et détermina aussi une date à certains événe ments non encore réalisés et dont les clichés sont toujours dans le plan astral à la disposition de ceux qui sont assez avancés pour aller les voir. Et puisque je parle de M“6 Couëdon, qu’il me soit permis de redire quelques mots de son cas. Les scep tiques, qu’elle a d’abord fortement émus, se rattrap pent aujourd’hui et l’accablent d’épigrammes parce que ses facultés se sont, en partie, éteintes. Or cela indique, au contraire, que cette jeune fille était mis sionnée pour un certain but qui était de décrire les clichés alors imminents et qui sont reculés en ce mo— ment, pour peu de temps et au prix de grands efforts. —Ce but, M'le Couëdon l’a rempli avec le plus grand courage et le plus profond désintéressement. — Si son entourage s’est peu à peu peuplé d’ambitieux et d’in—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.