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110 L’INITIATION \\._.-_.— ,—æ..... ...--r \ - Cleÿ'de la Magie noire, où tu les commentes; Problème du 'mal où tu devais les illuminer de la lumière divine, si la fatalité de la mort ne t’avait pas ravi sitôt à notre admiration croissante. Tu avais eu soin, cependant, de préparer cette har monieuse trilogie par cette belle introduction, le Seuil du mystère, amorce pleine de charme savam— ment apprêtée pour séduire et puiser dans la foule les âmes préparées pour la lumière! Quant au plan de ta démonstration elle-même, on n’en peut saisir la profondeur et la sagesse qu’en ré sumant la philosophie qui l’a dictée et que tu y laisses clairement transparaître. * «\‘u Un autre de nos amis doit dire ce qu’était pour toi la pratique de l’occultisme, àquel culte vraiment sacré, à peine connu de tes plus intimes, tu te livrais toutes portes closes; c’est de ta doctrine seule que je dois parler. Mais je ne puis me refuser à témoigner de sa pureté, à confondre en même temps la calomnie, en rappelant combien tu répugnais non seulement à toute œuvre ténébreuse, mais àtout ce qui n’était que phé nomène inutile et dangereux : « Les communications wæn‘sibies,di5ais-tü; révèlent presque ihfailliblement « la dangereuœ présence des larves Cl’ASI—lIAH, épaves « de vies'manquées. coagulations de lumière morte, ai « mantées souvent de perversités insconscientes (i). » Qu’on relise aussi, pour s’en convaincre, toute cette (1) Lettre inédite.
2STANISLAS DE GUAlTA 1! page du S‘em‘ldu mystère où,blâmantjusqu‘à l’exercice imprudent du magnétisme, tu nous rappelles toutes les victimes célèbres de l’Astral. Mais qu’ai-je faire de m’inquiéter pour ta mémoire d’une critique ignorante ou jalouse qui n’excitait que ta pitié? Hâtons-nous aux beautés de ta doctrine. Tu nous la définis comme la synthèse hz‘e'ratique où, selon l’expression de Spinosa. tous les objets sont envisagéssous un caractère d’éternité « où toutes les antinomies sont conciliées, toutes les connaissances classées, toutes les réalités contingentes débouchant dans l’absolue vérité, comme les fleuves finis dans l‘infini de la mer »(1). — «... où la Science et la Foi (d‘accord dans leur principe trois fois saint) se prêtent un mutuel appui: la religion consacrant les enseignements de la gnose; la gnose vérifiant les dogmes de la religion 1(2)» —— « Et comme cou— ronnement : \ _ « Une science: celle de l’Etre; une religion : celle de Dieu, fusionnant en un culte scientifique pu « gnose sacrée, par quoi les adeptes s’élevaient à la « connaissance de la Vérité divine » (1). Cette synthèse, par qui se trouvent rassemblés et dépassés, comme insuffisants, tous les systèmes où la philosophie se fragmente, cette Doctrine que tu nous dépeins ainsi, belle comme un beau rêve, se justifie par un seul principe fondamental, celui de laTrim‘te’ « qui distingue et proclame l'unité de l’Etre, remonte ftââî‘eûäîæ’x‘kâ a (i) Serpent de la Genèse, p. [4. (2)1bid., p. 13.
3I2 L’INITIATION « à sa cause essentielle et trouve la loi de ses harmo « nies dans l'antagonisme relativement équilibré des « forces contraires. » Toutefois, ce n’est pas toute Trinité indifféremment qu’il faut accepter pour cette base, mais seulement celle de l‘Initiation hermétique et kabbalistique, celle chrétienne. Tu écartes donc les doctrines hindoues, comme entachées de panthéisme ; tu condamnes les subtilités « contentieuses et quintessenciées dont elles entourent « l’absolue simplicité des vérités les plus radieuses. » Tu n’admets pas davantage les enseignements hété— rodoxes dont le XIX° siècle inonde notre Occident : « les « hiérophantes de l’erreur ypullulent depuis Fourier, « Saint-Simon, Louis de Toureil, Louis Michel,Allan « Kardec ou Roustaing, etc. (I) » Ce n’est pas, cependant, que tu réprouves leur étude et particulièrement celle de l’Inde et de la Chaldée, indispensables au contraireà l’adepte. Sans doute, dans toutes les écoles ésotériques on retrouve en effet, sous la diversité des vêtements symboliques, le même fonds de vérité primordiale qui constitue la pierre cubique de la science; dans les détails même nous sommes frappés des analogies les plus incroyables entre les écoles les plus distantes. Mais là s’arrête l’identité qui est toute relative, et plusieurs initiations sont foncièrement erronnées dans une part considérable de leurs enseignements. C’est dans le christianisme néo-Moïsiaque, expliqué par naaaaaaaaa (I) Lettre inédite. “'H
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
110 L’INITIATION \\._.-_.— ,—æ..... ...--r \ - Cleÿ'de la Magie noire, où tu les commentes; Problème du 'mal où tu devais les illuminer de la lumière divine, si la fatalité de la mort ne t’avait pas ravi sitôt à notre admiration croissante. Tu avais eu soin, cependant, de préparer cette har monieuse trilogie par cette belle introduction, le Seuil du mystère, amorce pleine de charme savam— ment apprêtée pour séduire et puiser dans la foule les âmes préparées pour la lumière! Quant au plan de ta démonstration elle-même, on n’en peut saisir la profondeur et la sagesse qu’en ré sumant la philosophie qui l’a dictée et que tu y laisses clairement transparaître. * «\‘u Un autre de nos amis doit dire ce qu’était pour toi la pratique de l’occultisme, àquel culte vraiment sacré, à peine connu de tes plus intimes, tu te livrais toutes portes closes; c’est de ta doctrine seule que je dois parler. Mais je ne puis me refuser à témoigner de sa pureté, à confondre en même temps la calomnie, en rappelant combien tu répugnais non seulement à toute œuvre ténébreuse, mais àtout ce qui n’était que phé nomène inutile et dangereux : « Les communications wæn‘sibies,di5ais-tü; révèlent presque ihfailliblement « la dangereuœ présence des larves Cl’ASI—lIAH, épaves « de vies'manquées. coagulations de lumière morte, ai « mantées souvent de perversités insconscientes (i). » Qu’on relise aussi, pour s’en convaincre, toute cette (1) Lettre inédite.
2STANISLAS DE GUAlTA 1! page du S‘em‘ldu mystère où,blâmantjusqu‘à l’exercice imprudent du magnétisme, tu nous rappelles toutes les victimes célèbres de l’Astral. Mais qu’ai-je faire de m’inquiéter pour ta mémoire d’une critique ignorante ou jalouse qui n’excitait que ta pitié? Hâtons-nous aux beautés de ta doctrine. Tu nous la définis comme la synthèse hz‘e'ratique où, selon l’expression de Spinosa. tous les objets sont envisagéssous un caractère d’éternité « où toutes les antinomies sont conciliées, toutes les connaissances classées, toutes les réalités contingentes débouchant dans l’absolue vérité, comme les fleuves finis dans l‘infini de la mer »(1). — «... où la Science et la Foi (d‘accord dans leur principe trois fois saint) se prêtent un mutuel appui: la religion consacrant les enseignements de la gnose; la gnose vérifiant les dogmes de la religion 1(2)» —— « Et comme cou— ronnement : \ _ « Une science: celle de l’Etre; une religion : celle de Dieu, fusionnant en un culte scientifique pu « gnose sacrée, par quoi les adeptes s’élevaient à la « connaissance de la Vérité divine » (1). Cette synthèse, par qui se trouvent rassemblés et dépassés, comme insuffisants, tous les systèmes où la philosophie se fragmente, cette Doctrine que tu nous dépeins ainsi, belle comme un beau rêve, se justifie par un seul principe fondamental, celui de laTrim‘te’ « qui distingue et proclame l'unité de l’Etre, remonte ftââî‘eûäîæ’x‘kâ a (i) Serpent de la Genèse, p. [4. (2)1bid., p. 13.
3I2 L’INITIATION « à sa cause essentielle et trouve la loi de ses harmo « nies dans l'antagonisme relativement équilibré des « forces contraires. » Toutefois, ce n’est pas toute Trinité indifféremment qu’il faut accepter pour cette base, mais seulement celle de l‘Initiation hermétique et kabbalistique, celle chrétienne. Tu écartes donc les doctrines hindoues, comme entachées de panthéisme ; tu condamnes les subtilités « contentieuses et quintessenciées dont elles entourent « l’absolue simplicité des vérités les plus radieuses. » Tu n’admets pas davantage les enseignements hété— rodoxes dont le XIX° siècle inonde notre Occident : « les « hiérophantes de l’erreur ypullulent depuis Fourier, « Saint-Simon, Louis de Toureil, Louis Michel,Allan « Kardec ou Roustaing, etc. (I) » Ce n’est pas, cependant, que tu réprouves leur étude et particulièrement celle de l’Inde et de la Chaldée, indispensables au contraireà l’adepte. Sans doute, dans toutes les écoles ésotériques on retrouve en effet, sous la diversité des vêtements symboliques, le même fonds de vérité primordiale qui constitue la pierre cubique de la science; dans les détails même nous sommes frappés des analogies les plus incroyables entre les écoles les plus distantes. Mais là s’arrête l’identité qui est toute relative, et plusieurs initiations sont foncièrement erronnées dans une part considérable de leurs enseignements. C’est dans le christianisme néo-Moïsiaque, expliqué par naaaaaaaaa (I) Lettre inédite. “'H
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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