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1LA SCIENCE TOTALE 103 Wæa«w« *‘ A jamais sans terreur, il connaît ces arts mystérieux qui ont permis à Shakespeare, à Balzac, à Gœthe, de voir clair dans l’âme humaine; c’est un défenseur de Paracelse et de Swedenborg; c’est un MYSTIQUE, horreur! Qu’il cache sa honte et qu’il meure de faim comme Wronski ! Après sa mort, on dira qu’il était fou et qu’il se grisait, chaque édition nouvelle de l’Encyclopédie s’augmentera d’une calomnie iné dite et si, cinquante ans après, ce cadavre se drésse encore à travers ses œuvres, comme c’est le cas pour Wronski, alors le secrétaire perpétuel de I’Académie des Sciences se lèvera lui-même pour s’efforcer de tuer à jamais ce cadavre récalcitrant, ne serait—ce que dans la Revue des Deux Mondes. . Mais ces réprouvés, ces pestiférés, ces maudits tra versent les générations, et leur nom rayonne encore alors que la poussière de leurs œuvres académiques re— couvre depuis longtemps le nom des Immortels de l’Institut. Par quel phénomène les tués ressuscitent ils d’âge en âge? Simplement parce que la Science vivante a ses servants comme la science morte et que ceux-là viennent à l’occulte.sans espoir de triomphe et seulement par amour de la vérité. Dans les réunions fraternelles, ils apprennent à connaître et à aimer leurs ancêtres et leurs maitres,et ils savent les défendre devant les profanes quand cela est nécessaire. La chaîne ne s’est jamais brisée depuis les premières réunions des alchimistes devant la porte droite de Notre-Dame de Paris jusqu’à nos jours, et cela conti nuera jusqu’au jour où les deux tronçons de la Science s’uniront en illuminant la race blanche, et où se fera __...<M,_.-..- .
2104 L’INITIATION le mariage mystique de la Science qui nie et de la F01 qui affirme, union de la Vierge et de l'Agneau, incar nation du Saint-Esprit dans l'humanité. Jusque-là la Mathèse n’existera que pour les mystiques et pour ceux qui voyant ce mot: Science occulte, ne reculer“ pas épouvantés. A ceux-là nous donnons une clef de la porte du jardin; qu’ils entrent et qu’ils cherchent par eux-mêmes dans les allées la clef d’or qui ouvre le pavillon des mystères, sur la porte duquel il est écrit: savoir souffrir, s’abstenir, mourir, aimer et par donner. PAPUS. PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE EÆ ‘SE‘ÀENQΑÆS‘REŒ‘ Pour bien comprendre ce qu’est le Saint-Esprit, il faut d‘abord se reporter au Tétragramme sacré mm, puis bien peser tout ce que les Evangiles disentà son sujet, sousles noms de Saint-Esprit, d’Esprit de vé rité, d’Esprit ou de Paraclet, consolateur. Étudions donc brièvement le Tétragramme : tous les occultistes savent que la première Iettrev repré sente le principe actifet correspond au Père; le .1 re présente le principe passifet correspond au Fils et à Sa Mère; le 1 représente le principe intermédiaire, le lien, et correspond au Saint—Esprit; enfin le n final représente la réalisation, le recommencement sur le plan intellectuel, puis sur le plan physique. Pour bien élucider cette question, je suis obligé d’analyser ces quatre conceptions, de les étudier sépa rément comme si elles étaient isolées les unes des autres, quitte à en faire la synthèse plus tard ; c’est du reste ce qu’on est obligé de faire dans toutes les re cherches, de quelque nature qu’elles soient. Les trois hypostases divines ne font qu‘un seul Dieu, et son royaume est éternel. Cependant nous pouvons dire que le Monde a d’abord été gouverné par le Père,
3106 L‘INITIATION ...»..'{5 J. :; \ H r , L:., _ .p -. - . - .-æ, \,.- 4 . ...a . - puis il l’a été par le Fils, et maintenant il va être di rigé par le Saint-Esprit. dont le règne est déjà presque commencé; nous sommes dans la période de trouble qui précède son avènement. \ Je laisse de côté, bien entendu, toute une longue période de l’histoire de l’humanité, celle qui a pré cédé ce qu’on appelle les temps historiques. En outre, pour ne pas compliquer inutilement cette étude, je ne tiens compte que des traditions bibliques. Le père s’est manifesté dans le monde par l’inter médiaire de certains êtres privilégiés : les Prophètes, les Inspirés, les Initiateurs en général. Sa parole était ' souvent obscure, imagée, menaçante; toujours adap tée à l’état intellectuel des populations de cette pé riode, elle s’adressait aux passions et aux intérêts matériels que seuls les peuples d’alors pouvaient comprendre : victoire dans les guerres, prospérité, ré coltes abondantes, etc., à la condition d’observer les préceptes religieux et moraux, et de conserver pré cieusement les documents initiatiques auxquels ils ne pouvaient rien comprendre, mais qui constituaient une réserve pour l'avenir : le Sepher de Moïse en est le plus important. Dans toute cette période, la force règne en maître, les hommes ne connaissent pas d’au tres moyens que la contrainte et la violence pour arriver à leurs fins. Aussi leur conception divine est terrible : Dieu exige et punit, il pardonne rarement. Sans doute, cette appréciation de l’antiquité est un peu trop absolue, on trouverait facilement des épi sodes en contradictton avec elle, mais telle était bien la note dominante. A--‘-"-'I---"-ä- , a'<gLAb.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA SCIENCE TOTALE 103 Wæa«w« *‘ A jamais sans terreur, il connaît ces arts mystérieux qui ont permis à Shakespeare, à Balzac, à Gœthe, de voir clair dans l’âme humaine; c’est un défenseur de Paracelse et de Swedenborg; c’est un MYSTIQUE, horreur! Qu’il cache sa honte et qu’il meure de faim comme Wronski ! Après sa mort, on dira qu’il était fou et qu’il se grisait, chaque édition nouvelle de l’Encyclopédie s’augmentera d’une calomnie iné dite et si, cinquante ans après, ce cadavre se drésse encore à travers ses œuvres, comme c’est le cas pour Wronski, alors le secrétaire perpétuel de I’Académie des Sciences se lèvera lui-même pour s’efforcer de tuer à jamais ce cadavre récalcitrant, ne serait—ce que dans la Revue des Deux Mondes. . Mais ces réprouvés, ces pestiférés, ces maudits tra versent les générations, et leur nom rayonne encore alors que la poussière de leurs œuvres académiques re— couvre depuis longtemps le nom des Immortels de l’Institut. Par quel phénomène les tués ressuscitent ils d’âge en âge? Simplement parce que la Science vivante a ses servants comme la science morte et que ceux-là viennent à l’occulte.sans espoir de triomphe et seulement par amour de la vérité. Dans les réunions fraternelles, ils apprennent à connaître et à aimer leurs ancêtres et leurs maitres,et ils savent les défendre devant les profanes quand cela est nécessaire. La chaîne ne s’est jamais brisée depuis les premières réunions des alchimistes devant la porte droite de Notre-Dame de Paris jusqu’à nos jours, et cela conti nuera jusqu’au jour où les deux tronçons de la Science s’uniront en illuminant la race blanche, et où se fera __...<M,_.-..- .
2104 L’INITIATION le mariage mystique de la Science qui nie et de la F01 qui affirme, union de la Vierge et de l'Agneau, incar nation du Saint-Esprit dans l'humanité. Jusque-là la Mathèse n’existera que pour les mystiques et pour ceux qui voyant ce mot: Science occulte, ne reculer“ pas épouvantés. A ceux-là nous donnons une clef de la porte du jardin; qu’ils entrent et qu’ils cherchent par eux-mêmes dans les allées la clef d’or qui ouvre le pavillon des mystères, sur la porte duquel il est écrit: savoir souffrir, s’abstenir, mourir, aimer et par donner. PAPUS. PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE EÆ ‘SE‘ÀENQΑÆS‘REŒ‘ Pour bien comprendre ce qu’est le Saint-Esprit, il faut d‘abord se reporter au Tétragramme sacré mm, puis bien peser tout ce que les Evangiles disentà son sujet, sousles noms de Saint-Esprit, d’Esprit de vé rité, d’Esprit ou de Paraclet, consolateur. Étudions donc brièvement le Tétragramme : tous les occultistes savent que la première Iettrev repré sente le principe actifet correspond au Père; le .1 re présente le principe passifet correspond au Fils et à Sa Mère; le 1 représente le principe intermédiaire, le lien, et correspond au Saint—Esprit; enfin le n final représente la réalisation, le recommencement sur le plan intellectuel, puis sur le plan physique. Pour bien élucider cette question, je suis obligé d’analyser ces quatre conceptions, de les étudier sépa rément comme si elles étaient isolées les unes des autres, quitte à en faire la synthèse plus tard ; c’est du reste ce qu’on est obligé de faire dans toutes les re cherches, de quelque nature qu’elles soient. Les trois hypostases divines ne font qu‘un seul Dieu, et son royaume est éternel. Cependant nous pouvons dire que le Monde a d’abord été gouverné par le Père,
3106 L‘INITIATION ...»..'{5 J. :; \ H r , L:., _ .p -. - . - .-æ, \,.- 4 . ...a . - puis il l’a été par le Fils, et maintenant il va être di rigé par le Saint-Esprit. dont le règne est déjà presque commencé; nous sommes dans la période de trouble qui précède son avènement. \ Je laisse de côté, bien entendu, toute une longue période de l’histoire de l’humanité, celle qui a pré cédé ce qu’on appelle les temps historiques. En outre, pour ne pas compliquer inutilement cette étude, je ne tiens compte que des traditions bibliques. Le père s’est manifesté dans le monde par l’inter médiaire de certains êtres privilégiés : les Prophètes, les Inspirés, les Initiateurs en général. Sa parole était ' souvent obscure, imagée, menaçante; toujours adap tée à l’état intellectuel des populations de cette pé riode, elle s’adressait aux passions et aux intérêts matériels que seuls les peuples d’alors pouvaient comprendre : victoire dans les guerres, prospérité, ré coltes abondantes, etc., à la condition d’observer les préceptes religieux et moraux, et de conserver pré cieusement les documents initiatiques auxquels ils ne pouvaient rien comprendre, mais qui constituaient une réserve pour l'avenir : le Sepher de Moïse en est le plus important. Dans toute cette période, la force règne en maître, les hommes ne connaissent pas d’au tres moyens que la contrainte et la violence pour arriver à leurs fins. Aussi leur conception divine est terrible : Dieu exige et punit, il pardonne rarement. Sans doute, cette appréciation de l’antiquité est un peu trop absolue, on trouverait facilement des épi sodes en contradictton avec elle, mais telle était bien la note dominante. A--‘-"-'I---"-ä- , a'<gLAb.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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