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1100 L’INITIATION tinople aux mains des Musulmans et l’apport des Arabes répandaient en Occident. Du xv° au xvn° siècle, une partie des écoles de science s’attachèrent surtout à la partie physique des études; . “ car cela semblait plus commode et surtout moins Ion". C’est alors que la scission commença dans toutes les branches du savoir humain entre la partie idéale qui se réfugia d’abord dans les écoles de théologie et la partie matérielle qui devint l’apanage des jeunes universités médicales et des maîtres ès arts. Avec le temps, tout l’ensemble des connaissances élevées, des véritables hautes études, fut rejeté dans - l’ombre sous le nom de sciences occultes. ' ‘ Les sciences occultes renferment donc toute la phi— losophie et tous les vrais principes des sciences dites exactes, et chaque fois, que les dites sciences exactes (qui ne sont que des morceaux de science) voudront se compléter, elles seront obligées de revenir chercher leur principe dans l’occultisme. — Cela est si vrai que lorsqu’il s’est agi de fonder la philosophie de la chimie et qu'on a été amené à poser l’Unité de la Force et l’Unité de la matière, M. Berthelot a avoué franchement qu'on revenait aux enseignements des l alchimistes qui ont toujours soutenu cette théorie. Qu’on change les noms donnés par les sciences occultes, peu importe, l’idée reste toujours identique. t Quand la scission entre les deux sections des scien- ‘ ces eut été consommée, il se trouvatoujours, à côté de l'enseignement officiel, un enseignement secret donné de génération en génération par des assemblées ou fraternités d’initiés qui s’efforçaient de reconstituer
2LA SCIENCE TOTALE 101 7.— a. > a.. , ... q pgr mw-{1h m»":« ""57 1-s—m- .ær,.y .-=.‘-ut:ufll:îW—I_JÇ""-’C‘Wflflwwæzÿ_.—Üÿî ,3 . tout ou partie de l’ancienne Mathèse — ou Science totale. Cette Mathèse ayant été cachée dans les sanctuaires, ayant trait à la partie cachée de chaque science et usant couramment des signes et des hiéroglyphes destinés à cacher ses principes, nous l’avons appelée la science occulte, que nous avons définie : scientia occulta, scientia occultati, scz’entz‘a occultans. On comprendra maintenant ce qui différencie les Sciences Occultes de la Science Occulte, et l’on verra que l’occultisme vient compléter et non rem placer les sciences dites exactes. On saura de plus que tout occultiste digne de ce nom est rattaché à un centre d’enseignementquelcon— que et traditionnel, à une fraternité initiatique. Tout individu qui se pose dans les salons et dans les jour— naux comme occultiste et qui ignore les signes de rattachement aux centres secrets (même à la fin du XIX" siècle) est un ambitieux qu’il faut plaindre ou un ignorant qu’il faut éviter. Qu’il insulte les véritables frères,cela n’a pas d’importance,et son châtiment nai tra de l’excès même de sa fatuité. C’est ce qui expli quera pourquoi nousavons tenu, dans cette édition, à faire suivre notre nom des noms des centres auquel il est rattaché, non pas pour nous parer d’une sotte et prétentieuse liste de titres; mais par déférence vis—à vis de ceux qui nous ont transmis la lourde tâche de parler d'un sujet sur lequel on a dit etl’on dira encore tant d'erreur/s. Un autre point à mettre encore en lumière, c’est que les détenteurs de la seule section matérialiste des m‘a—a. "‘"“'“ *M‘ ' '<" “-‘
3102 L’INITIATION sciences ayant acquis tous les sièges des cOrps savants officiels et des académies, ayant créé à leur usage des encyclopédies et des dictionnaires de toute espèce établis d'après leurs catégories mentales, et par suite ayant formé, d’après leurs idées, la plupart des intelli gences qui vivent de « pâtée intellectuelle toute di gérée » ont accablé de sarcasmes et de saillies, dans leurs dictionnaires, les représentants, bien rares du reste, de la science vivante et totale. C’est ainsi qu’Ar nauld de Villeneuve, Raymond Lullc, Paracclse, les deux Van Helmont, Swedenborg, Martinès de Pas qually, Claude de Saint-Martin , Wronslti, Fabre d’Olivet, Louis Lucas, Lacuria, Eliphas Lévi et tutti quantz’ sont considérés comme des rêveurs ou des aliénés quand 'on daigne condescendre jusqu’à les nommer dans ces ouvrages prétendus « sérieux ». Aussi comprend-on pourquoi celui qui veut devenir un disciple de la Science vivante doit être prêt à subir tous les outrages intellectuels et à supporter toutes les calomnies après la mort. Durant la vie, il doit se ré. soudre à ne jamais occuper une situation officielle, quels que soient ses mérites. Songez donc, un aliéne’ ou tout au moins un demi—fou qui étudie l’hébreu et lit le grec encore à trente ans, alors qu'il est de bon ton de l'oublier après le baccalauréat I Et le doux rê— veur verra de joyeux drilles s’ériger en juges de ses idées et s’efforcer de le ramener aux sains principes de la pipe et de la brasserie. Mais, si l’enthousiaste s’entête dans son rêve, malheuràlui I Il sait ce que les autres ignorent, il parle au nom de ces mystères dela Naissance et de la Mort auxquels les autres ne pensent Ax... »——mm, ' ’ i
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1100 L’INITIATION tinople aux mains des Musulmans et l’apport des Arabes répandaient en Occident. Du xv° au xvn° siècle, une partie des écoles de science s’attachèrent surtout à la partie physique des études; . “ car cela semblait plus commode et surtout moins Ion". C’est alors que la scission commença dans toutes les branches du savoir humain entre la partie idéale qui se réfugia d’abord dans les écoles de théologie et la partie matérielle qui devint l’apanage des jeunes universités médicales et des maîtres ès arts. Avec le temps, tout l’ensemble des connaissances élevées, des véritables hautes études, fut rejeté dans - l’ombre sous le nom de sciences occultes. ' ‘ Les sciences occultes renferment donc toute la phi— losophie et tous les vrais principes des sciences dites exactes, et chaque fois, que les dites sciences exactes (qui ne sont que des morceaux de science) voudront se compléter, elles seront obligées de revenir chercher leur principe dans l’occultisme. — Cela est si vrai que lorsqu’il s’est agi de fonder la philosophie de la chimie et qu'on a été amené à poser l’Unité de la Force et l’Unité de la matière, M. Berthelot a avoué franchement qu'on revenait aux enseignements des l alchimistes qui ont toujours soutenu cette théorie. Qu’on change les noms donnés par les sciences occultes, peu importe, l’idée reste toujours identique. t Quand la scission entre les deux sections des scien- ‘ ces eut été consommée, il se trouvatoujours, à côté de l'enseignement officiel, un enseignement secret donné de génération en génération par des assemblées ou fraternités d’initiés qui s’efforçaient de reconstituer
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3102 L’INITIATION sciences ayant acquis tous les sièges des cOrps savants officiels et des académies, ayant créé à leur usage des encyclopédies et des dictionnaires de toute espèce établis d'après leurs catégories mentales, et par suite ayant formé, d’après leurs idées, la plupart des intelli gences qui vivent de « pâtée intellectuelle toute di gérée » ont accablé de sarcasmes et de saillies, dans leurs dictionnaires, les représentants, bien rares du reste, de la science vivante et totale. C’est ainsi qu’Ar nauld de Villeneuve, Raymond Lullc, Paracclse, les deux Van Helmont, Swedenborg, Martinès de Pas qually, Claude de Saint-Martin , Wronslti, Fabre d’Olivet, Louis Lucas, Lacuria, Eliphas Lévi et tutti quantz’ sont considérés comme des rêveurs ou des aliénés quand 'on daigne condescendre jusqu’à les nommer dans ces ouvrages prétendus « sérieux ». Aussi comprend-on pourquoi celui qui veut devenir un disciple de la Science vivante doit être prêt à subir tous les outrages intellectuels et à supporter toutes les calomnies après la mort. Durant la vie, il doit se ré. soudre à ne jamais occuper une situation officielle, quels que soient ses mérites. Songez donc, un aliéne’ ou tout au moins un demi—fou qui étudie l’hébreu et lit le grec encore à trente ans, alors qu'il est de bon ton de l'oublier après le baccalauréat I Et le doux rê— veur verra de joyeux drilles s’ériger en juges de ses idées et s’efforcer de le ramener aux sains principes de la pipe et de la brasserie. Mais, si l’enthousiaste s’entête dans son rêve, malheuràlui I Il sait ce que les autres ignorent, il parle au nom de ces mystères dela Naissance et de la Mort auxquels les autres ne pensent Ax... »——mm, ' ’ i
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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