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1. "“"Æ'““" F. " ”’ - <1. La reproduction des articles inédits publiés par l'lniliation est - formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Œa Somme @©TALE "’ _ Nous sommes en général très fiers de nos décou vertes contemporaines, et les vrais savants ont beau nous dire sur tous les tous que l'acquis n'est rien à côté del’immense inconnu qu’il faut encore explorer, nous écoutons de préférence les hâbleurs et les mar chands de feuilletons scientifiques qui affirment avec audace que nous savons tout et que la science actuelle permet de tout comprendre et de tout expliquer. il est difficile d’imaginer le mal qu’ont causé ces êtres superficiellement instruits et qui, de dictionnaire en dictionnaire, répètent depuis deux siècles de tradi tionnelles âneries, acceptées et répandues avec em— pressement par les journaux, qui, eux du moins, ont l’excuse de la hâte de leur composition pour rester en { dehors du débat. Ainsi, dire que l’Alchimie constitue le premier bal butiement de la Chimie, que la Magie est le composé (1) Introduction à une réédition duTraz‘té méthodique de 1 Sciences Occultes. 4. ‘Wmîsr ne:
298 L’INITIATION [MAI des fables absurdes qui ont permis la naissance de notre Physique, que l’Astrologie est la synthèse des erreurs parmi lesquelles de vrais savants (oh ! com bien) ont sélecté de quoi faire la saine astronomie... n’est—ce pas là le pain quotidien fourni à leurs lecteurs par les marchands de science à l’aune ? Eh bien ! nous ne craignons pas d’affirmer en tête de cette nouvelle édition d’Un volume consacré aux sciences occultes. que tous ceux qui soutiennent de telles idées sont ou des ignorants, ou des ambitieux de mauvaise foi. Il est impossible, si l’on se donne la peine de lire le T/zeatrum chemz‘cum, de ne pas voir que l‘Alchimie est une science complète par elle-même et autrement profonde dans sa partie philosophique que la Chimie. Mais voilà! on ne lit plus les alchimistes dans le texte, et cependant ce n’est écrit qu’en mauvais latin! Lorsque quelque vieux membre de l’Institut a l'audace de nier l’authenticité des œuvres les plus éle vées des maîtres hermétiques, on l’écoute bouche bée sans s’apercevoir des énormités présentées à l’appui d’une pareille thèse. La même remarque est à faire à propos de l’astrologie, de la magie et de toutes les sciences dites occultes. il est temps, à notre avis, de faire cesser une telle erreur, et nous allons nous efl"orcer, dans cette intro duction, de préciser certains points dont on trouvera le développement au cours de ce volume. Nous affirmons donc que tout chercheur sincère qui voudra bien prendre sur lui de remonter aux sour— ces sans écouter les dictionnaires plus ou moins ency— clopédiques découvrira ceci : —-‘.l m;W*"z‘g“ä‘"W* J*
3[1897] LA SCIENCE TOTALE 99 Les premières civilisations qui sont nées sur la Terretet, pour prendre une des plus rapprochées. la civilisation égyptienne, considéraient dans chaque ' science : 1° une partie matérielle se rapportant aux faits; 2° une partie idéale se rapportant aux principes, et 3" entre les deux et comme passage de l’une à l’au. tre une partie numérale se rapportant aux lois. Chaque science avait donc une section physique, une section métaphysique et uhesection mathémati— que. Sans la section métaphysique, la science était une énumération de choses mortes, la métaphysique étant l’âme vivante de toute science; mais sans la section physique, à son tour la section idéale devenait nua geuse et vague comme un fantôme sans corps. ' Or, la Science Totale, la Synthèse, clef de toutes les sciences de détail, existait et avait les mêmes trois grandes sections qui se retrouvaient partout. Cette science totale, formée par la réunion de la Thèse (phy sique), de l’Antz‘the‘sç (métaphysique) et de la Syn— thèse (mathématique) prenait le nom de MATHÈSE. Mais le maniement des deux courants physique et métaphysique destinés, par leur union, à produire l’étincelle synthétique demandait une étude longue et ardue et exigeait une tension cérébrale pour laquelle ‘ les entraînements mystiques du sanctuaire étaient presque indispensables. Plus tard, après l’invasion des Barbares, la lente évolution de l’intellectualité occidentale à travers la mystique du moyen âge vint se buter tout à coup à ces vieilles synthèses scientifiques qui examinaient chaque problème de trois côtés, et que la chute de Constan A \ 1 w___‘ . ..._ >\_.>_A'_‘Lm..—Nær>æ—"_‘—‘và -- * '
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1. "“"Æ'““" F. " ”’ - <1. La reproduction des articles inédits publiés par l'lniliation est - formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Œa Somme @©TALE "’ _ Nous sommes en général très fiers de nos décou vertes contemporaines, et les vrais savants ont beau nous dire sur tous les tous que l'acquis n'est rien à côté del’immense inconnu qu’il faut encore explorer, nous écoutons de préférence les hâbleurs et les mar chands de feuilletons scientifiques qui affirment avec audace que nous savons tout et que la science actuelle permet de tout comprendre et de tout expliquer. il est difficile d’imaginer le mal qu’ont causé ces êtres superficiellement instruits et qui, de dictionnaire en dictionnaire, répètent depuis deux siècles de tradi tionnelles âneries, acceptées et répandues avec em— pressement par les journaux, qui, eux du moins, ont l’excuse de la hâte de leur composition pour rester en { dehors du débat. Ainsi, dire que l’Alchimie constitue le premier bal butiement de la Chimie, que la Magie est le composé (1) Introduction à une réédition duTraz‘té méthodique de 1 Sciences Occultes. 4. ‘Wmîsr ne:
298 L’INITIATION [MAI des fables absurdes qui ont permis la naissance de notre Physique, que l’Astrologie est la synthèse des erreurs parmi lesquelles de vrais savants (oh ! com bien) ont sélecté de quoi faire la saine astronomie... n’est—ce pas là le pain quotidien fourni à leurs lecteurs par les marchands de science à l’aune ? Eh bien ! nous ne craignons pas d’affirmer en tête de cette nouvelle édition d’Un volume consacré aux sciences occultes. que tous ceux qui soutiennent de telles idées sont ou des ignorants, ou des ambitieux de mauvaise foi. Il est impossible, si l’on se donne la peine de lire le T/zeatrum chemz‘cum, de ne pas voir que l‘Alchimie est une science complète par elle-même et autrement profonde dans sa partie philosophique que la Chimie. Mais voilà! on ne lit plus les alchimistes dans le texte, et cependant ce n’est écrit qu’en mauvais latin! Lorsque quelque vieux membre de l’Institut a l'audace de nier l’authenticité des œuvres les plus éle vées des maîtres hermétiques, on l’écoute bouche bée sans s’apercevoir des énormités présentées à l’appui d’une pareille thèse. La même remarque est à faire à propos de l’astrologie, de la magie et de toutes les sciences dites occultes. il est temps, à notre avis, de faire cesser une telle erreur, et nous allons nous efl"orcer, dans cette intro duction, de préciser certains points dont on trouvera le développement au cours de ce volume. Nous affirmons donc que tout chercheur sincère qui voudra bien prendre sur lui de remonter aux sour— ces sans écouter les dictionnaires plus ou moins ency— clopédiques découvrira ceci : —-‘.l m;W*"z‘g“ä‘"W* J*
3[1897] LA SCIENCE TOTALE 99 Les premières civilisations qui sont nées sur la Terretet, pour prendre une des plus rapprochées. la civilisation égyptienne, considéraient dans chaque ' science : 1° une partie matérielle se rapportant aux faits; 2° une partie idéale se rapportant aux principes, et 3" entre les deux et comme passage de l’une à l’au. tre une partie numérale se rapportant aux lois. Chaque science avait donc une section physique, une section métaphysique et uhesection mathémati— que. Sans la section métaphysique, la science était une énumération de choses mortes, la métaphysique étant l’âme vivante de toute science; mais sans la section physique, à son tour la section idéale devenait nua geuse et vague comme un fantôme sans corps. ' Or, la Science Totale, la Synthèse, clef de toutes les sciences de détail, existait et avait les mêmes trois grandes sections qui se retrouvaient partout. Cette science totale, formée par la réunion de la Thèse (phy sique), de l’Antz‘the‘sç (métaphysique) et de la Syn— thèse (mathématique) prenait le nom de MATHÈSE. Mais le maniement des deux courants physique et métaphysique destinés, par leur union, à produire l’étincelle synthétique demandait une étude longue et ardue et exigeait une tension cérébrale pour laquelle ‘ les entraînements mystiques du sanctuaire étaient presque indispensables. Plus tard, après l’invasion des Barbares, la lente évolution de l’intellectualité occidentale à travers la mystique du moyen âge vint se buter tout à coup à ces vieilles synthèses scientifiques qui examinaient chaque problème de trois côtés, et que la chute de Constan A \ 1 w___‘ . ..._ >\_.>_A'_‘Lm..—Nær>æ—"_‘—‘và -- * '
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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