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16 L’INITIATION un précieux manuscrit signé Joseph Gilbcrt. 'Or ce Joseph Gilbert est en même temps un élève oral de Saint—Martin qui lui a laissé tous ses manuscrits et de Fabre d'Olivet qui lui communiqua ses vues les plus élevées. L’œuvre de Gilbert est une synthèse de l’enseignement de ces deux maîtres et cela suffit à en faire deviner toute l’importance. Et je suis bien “heu reux d’apprendre à Guaita que, seul, il a retrouvé beaucoup des mystères cosmogononiques que nous révèle Gil‘bert. La conclusion de l’Avant-Propos de la Clef de la Magie Noire va nous préciser le caractère du livre tout entier. »« On pourrait expliquer ce pentacle par cette légende: le Sage s’appuie sur la crainte du vrai Dieu, [insen— se’ est écrasé par la peur d’un faux dieufait à son image. C‘est là le sensnaturel et exotérique de l’em blème; mais .en le méditant dans son ensemble et dans chacune de ses parties, les adeptes y trouveront le dernier mot de la Kabbale, la formule indicible du ’Grand Arcane: la distinction entre les miracles et les prodiges, le secret des apparitions, la théorie univer selle du magnétisme et la science de tous les mys tères » Sans ouvrir à nos lecteurs d’aussi gigantesques aperçus ni flatter personne d’illécébrants espoirs, ne balançons point à faire l’aveu, que, dansl’intelligence du pentacle de Trithème,«il peut être donné à plu sieurs de saisir sur le Vif la penséemère qui présida constamment à la genèse du présent livre. '» (I) Éliphas Lévi, Histoire de la Magie, p. 345-346.
2LA CLÉ DE LA MAGIE NOIRE 7 n . au" Entrons maintenant dans le corps du volume. Le chapitre premier, intitulé L’ÉQUILIBRE ET SON AGENT, est.consacré à la Lumière astrale. Signalons dès le début l’explication très étendue de la Table d’Emeraua‘e d’Hermès. Avec beaucoup de ‘ raison, l’auteur ne donne qu’un seul des trois sens de cette haute révélation : le sens cosmogonique, laissant I’éclaircissement du mystère ontologique et du mys— tère théurgique.pour son prochain ouvrage. Il se con tente de faire deviner ces diverses adaptations dans la. suite de son exposé et notamment page 112. Dans aucun livre encore on ne trouve,à notre con naissance d.u moins, un exposé si lumineux des mys tères de la Lumière astrale, tels que les fait pres sentir. Fabre d’Olivet. dans sa Langue hébraïque. Ce travail de Guaita aurait assuré, à lui seul, le succès. très grand qu’aura son livre. Les Kabbalistes et les. initiés comprendront quelles difficultés il fallait sur monter. pour retrouver ce que d.’Olivet avait caché et pour développer les. idées qu’il avait à peineefileurées. Dans la Lumière astrale « Grand Agent, exprès. sion temporelle. d’Adamah », nous retrouvons un souffle. de. vie animateur Nephesh-ha-Chaîalz, deux forces polarisées Horeb et [ana/z, celle—ci symbolisée par la colombe de l’arche et dilatante,. celle-là sym bolisée par le corbeau et constr‘ictive. On retrouve encore ces lois mystérieuses dans les deux modalités Add. et Ao_b équilibrées par Aôr. Enfin l’étude se ter mine par une analyse du rôle du désir que ces trois forces analysent. sibien. swaw._fi«.__.æ.ahh _,._ A k 7 _A ‘ _ m .._uflgÂuc .L:a- ‘r , r _
38 L’INITIATION « Le Désir est plus spécialement la puissance ma gique d’évocation aux mirages de l’existence objective, sensible. 11 s’affirme créateur, comme la Volonté, dont iln’estpeut-être qu’uneforme obscure, rudimentaire ou dégradée. Le Désir apparaît donc à la base de toute manifes tation objective. Le Feu secret constitue le bien, l’ins trument médiateur entre le désir etl’objet désiré; enfin la matière marque le terme, la limite. l’aboutissement infime du Désir réalisé (p. 142). L'auteur aeu ici l’intuition très claire de cette ques tion du désir qui intéressait tant Claude de Saint-Mar— tin et que son élève Gilbert a fort exactement dévelop pée. Ce dernier divise, en effet, les facultés de l’Esprit en Cognition, Imagination et Volition et, parlant de celle-ci, il dit: « La Volition a deux formes : 1° le Désir qui cherche encore; 2” la Volonté qui signale le but et l’atteint. » Et Gilbert continue en disant: « Le Désir, selon Bœheme, est la première forme de la nature qui cherche à se compléter. C’est le premier stimulant (dela 1“’ forme) des énergies qui vont se déve— lopper pour amener l’être à sa perfection. La Nature en un mot n’est qu’un désir, un besoin universel d‘être ce qu’elle n’est pas. Lespropriétés essentielles inséparables constitutives du désir sont au nombre de trois et ne peuvent êtreni plus ni moins; ce sont; l’attraction, la résistance et le mouvement, qui résulte de la réaction de l’une sur l’autre. C’est ce qui forme la Triunz‘té de la nature et dont l’analyse est dans tous les ordres. » (i). (i) GILBERT, m5s, passim.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
16 L’INITIATION un précieux manuscrit signé Joseph Gilbcrt. 'Or ce Joseph Gilbert est en même temps un élève oral de Saint—Martin qui lui a laissé tous ses manuscrits et de Fabre d'Olivet qui lui communiqua ses vues les plus élevées. L’œuvre de Gilbert est une synthèse de l’enseignement de ces deux maîtres et cela suffit à en faire deviner toute l’importance. Et je suis bien “heu reux d’apprendre à Guaita que, seul, il a retrouvé beaucoup des mystères cosmogononiques que nous révèle Gil‘bert. La conclusion de l’Avant-Propos de la Clef de la Magie Noire va nous préciser le caractère du livre tout entier. »« On pourrait expliquer ce pentacle par cette légende: le Sage s’appuie sur la crainte du vrai Dieu, [insen— se’ est écrasé par la peur d’un faux dieufait à son image. C‘est là le sensnaturel et exotérique de l’em blème; mais .en le méditant dans son ensemble et dans chacune de ses parties, les adeptes y trouveront le dernier mot de la Kabbale, la formule indicible du ’Grand Arcane: la distinction entre les miracles et les prodiges, le secret des apparitions, la théorie univer selle du magnétisme et la science de tous les mys tères » Sans ouvrir à nos lecteurs d’aussi gigantesques aperçus ni flatter personne d’illécébrants espoirs, ne balançons point à faire l’aveu, que, dansl’intelligence du pentacle de Trithème,«il peut être donné à plu sieurs de saisir sur le Vif la penséemère qui présida constamment à la genèse du présent livre. '» (I) Éliphas Lévi, Histoire de la Magie, p. 345-346.
2LA CLÉ DE LA MAGIE NOIRE 7 n . au" Entrons maintenant dans le corps du volume. Le chapitre premier, intitulé L’ÉQUILIBRE ET SON AGENT, est.consacré à la Lumière astrale. Signalons dès le début l’explication très étendue de la Table d’Emeraua‘e d’Hermès. Avec beaucoup de ‘ raison, l’auteur ne donne qu’un seul des trois sens de cette haute révélation : le sens cosmogonique, laissant I’éclaircissement du mystère ontologique et du mys— tère théurgique.pour son prochain ouvrage. Il se con tente de faire deviner ces diverses adaptations dans la. suite de son exposé et notamment page 112. Dans aucun livre encore on ne trouve,à notre con naissance d.u moins, un exposé si lumineux des mys tères de la Lumière astrale, tels que les fait pres sentir. Fabre d’Olivet. dans sa Langue hébraïque. Ce travail de Guaita aurait assuré, à lui seul, le succès. très grand qu’aura son livre. Les Kabbalistes et les. initiés comprendront quelles difficultés il fallait sur monter. pour retrouver ce que d.’Olivet avait caché et pour développer les. idées qu’il avait à peineefileurées. Dans la Lumière astrale « Grand Agent, exprès. sion temporelle. d’Adamah », nous retrouvons un souffle. de. vie animateur Nephesh-ha-Chaîalz, deux forces polarisées Horeb et [ana/z, celle—ci symbolisée par la colombe de l’arche et dilatante,. celle-là sym bolisée par le corbeau et constr‘ictive. On retrouve encore ces lois mystérieuses dans les deux modalités Add. et Ao_b équilibrées par Aôr. Enfin l’étude se ter mine par une analyse du rôle du désir que ces trois forces analysent. sibien. swaw._fi«.__.æ.ahh _,._ A k 7 _A ‘ _ m .._uflgÂuc .L:a- ‘r , r _
38 L’INITIATION « Le Désir est plus spécialement la puissance ma gique d’évocation aux mirages de l’existence objective, sensible. 11 s’affirme créateur, comme la Volonté, dont iln’estpeut-être qu’uneforme obscure, rudimentaire ou dégradée. Le Désir apparaît donc à la base de toute manifes tation objective. Le Feu secret constitue le bien, l’ins trument médiateur entre le désir etl’objet désiré; enfin la matière marque le terme, la limite. l’aboutissement infime du Désir réalisé (p. 142). L'auteur aeu ici l’intuition très claire de cette ques tion du désir qui intéressait tant Claude de Saint-Mar— tin et que son élève Gilbert a fort exactement dévelop pée. Ce dernier divise, en effet, les facultés de l’Esprit en Cognition, Imagination et Volition et, parlant de celle-ci, il dit: « La Volition a deux formes : 1° le Désir qui cherche encore; 2” la Volonté qui signale le but et l’atteint. » Et Gilbert continue en disant: « Le Désir, selon Bœheme, est la première forme de la nature qui cherche à se compléter. C’est le premier stimulant (dela 1“’ forme) des énergies qui vont se déve— lopper pour amener l’être à sa perfection. La Nature en un mot n’est qu’un désir, un besoin universel d‘être ce qu’elle n’est pas. Lespropriétés essentielles inséparables constitutives du désir sont au nombre de trois et ne peuvent êtreni plus ni moins; ce sont; l’attraction, la résistance et le mouvement, qui résulte de la réaction de l’une sur l’autre. C’est ce qui forme la Triunz‘té de la nature et dont l’analyse est dans tous les ordres. » (i). (i) GILBERT, m5s, passim.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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