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One moment.
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1I06 L'INITIATION pensée émise est aussitôt contrebalancée par une pen sée analogue, mais contraire. Le futur royaume de paix sera construit en harmonisant les oppositions, en réconciliant les ennemis, en dévoilant aux hommes le bien plutôt que le mal qu’ils ont en eux, en décou rageant les commérages et les médisançes par des conversations plus profitables et plus agréables, et en prouvant par des exemples qu’il existe des lois géné— ralement méconnues qui procurent richesse, bon heur et fortune, sans nuire aucunement au prochain. Son défenseur donnera aux souffrants l’aumône de son amical sourire, et les plus malades sont toujours les plus grands pécheurs. La créature, homme ou femme, la plus antipathique, la plus hypocrite, la plus venimeuse, a besoin de votre pitié et du secours de tous, car, en émettant des pensées mauvaises, elle s’attire en même temps du chagrin et de la douleur. Celui qui nourrit de mauvais sentiments à l’égard d’une personne dont il a reçu une insulte, ou éprouvé une injustice ou un dommage, et qui les garde en soi pendant des heures et même des journées entières, finit par s’en fatiguer et pourtant ne peut plus les chas ser. Ces pensées l’ennuient, le fatiguent et l'affaiblis— sent, et il ne peut pas s’empêcher de les ressasser. Ils fatiguent l‘esprit ; et ce qui fatigue l’esprit fatigue aussi le corps. Ceci provient de ce qu’on a attiré sur soi la pensée hostile de l’autre personne. Elle pense de vous ce que vous‘pensez d’elle, et vous envoie une vague de pen sée hostile. C’est ainsi que l’un et l’autre vous donnez et recevez les coups d’une force invisible. Et, si cette
2L’ART D‘OUBLIER 107 guerre silencieuse se prolonge pendant plusieurs se maines, les deux adversaires s’en ressentent. Cette lutte de volontés et de forces opposées a lieu tout au tour de,nous. L’air en est rempli. Donc, s’efforcer d’oublier ses ennemis, ou ne diri ger vers eux que des pensées de paix, est un acte pro tecteur tout comme étendre la main pour parer un coup. La persistance d’une pensée bienveillante dé— tourne les mauvaises intentions, et les rend inof fensives. L’injonction du Christ de faire du bien à nos ennemis est basée sur une loi naturelle. Cela indiqueque la bienveillance l‘emporte sur la malveil lance et qu’elle en détourne et détruit les mauvais effets. Demandez l’oubli, lorsque vous ne pouvez vous empêcher de songer à une personne ou à une chose qui vous cause du chagrin, du tourment ou de la co lère. Car la demande est un acte de l’esprit qui met en mouvement des forces qui produiront le résultat désiré. La demande estlabase scientifique de la prière. Ne_suppliez point. Demandez avec persistance votre part de force dans les éléments environnants, par quoi vous pourrez régler votre imagination comme vous l’entendez. Nulles limites à la puissance acquise par la culture de la faculté pensante. Elle peut nous préserver de la ‘ douleur causée parle chagrin, par la perte de la for tune, par celle de nos amis,- ou par les Situations pénibles de l’existence. Cette faculté est l’élément même, l’attitude d’esprit la plus propre*à acquérir des amis et des biens. Un esprit puissant chasse loin de
3108 L'INITIATION lüi les pensées fastidieuses, fatigantes ou pénibles, les oublie, et s’intéresse à autre chose. Une intelligence débile demeure dans des pensées énervantcs et affai— blissantes et devient leur esclave. Quand on redoute un malheur (qui peut-être n’adviendra jamais), le corps s’affaiblit, l’énergie est paralysée. Mais on peut, par une demande constante, déterminer en soi une faculté qui chassera toute crainte, tout misérable état d’esprit. Cette faculté est le chemin suprême du succès. Sachez la demander, et elle croitra de jour en jour, jusqu’à ce qu’enfin vous ne connaissiez plus la peur. Un homme ou une femme intrépide peut accomplir des prodiges. Que nul n’ait acquis cette faculté, cela n’est pas une raison pour qu’on ne puisse pas l’acquérir. Chaque jour se révèlent dans le monde des choses nouvelles et merveilleuses. Celui qui eût affirmé il y a trente ans qu’une voix humaine pourrait se faire entendre de New-York à Philadelphie, eut passé pour un fou. Aujourd’hui la merveille du téléphone passe ina perçue. Les'facultés non reconnues encore de notre esprit laissent loin derrière elles le téléphone. Hommes et femmes, en cultivant et en utilisant cette faculté, accompliraient des prodiges que la fiction n’a pas osé ou bien n’ose pas encore révéler au monde. LA GÉNÉRATION DES PENSÉES Ainsi que la combinaison d’éléments chimiques produit des substances nouvelles, de même dela com binaison des substances pensantes qui émanent des
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I06 L'INITIATION pensée émise est aussitôt contrebalancée par une pen sée analogue, mais contraire. Le futur royaume de paix sera construit en harmonisant les oppositions, en réconciliant les ennemis, en dévoilant aux hommes le bien plutôt que le mal qu’ils ont en eux, en décou rageant les commérages et les médisançes par des conversations plus profitables et plus agréables, et en prouvant par des exemples qu’il existe des lois géné— ralement méconnues qui procurent richesse, bon heur et fortune, sans nuire aucunement au prochain. Son défenseur donnera aux souffrants l’aumône de son amical sourire, et les plus malades sont toujours les plus grands pécheurs. La créature, homme ou femme, la plus antipathique, la plus hypocrite, la plus venimeuse, a besoin de votre pitié et du secours de tous, car, en émettant des pensées mauvaises, elle s’attire en même temps du chagrin et de la douleur. Celui qui nourrit de mauvais sentiments à l’égard d’une personne dont il a reçu une insulte, ou éprouvé une injustice ou un dommage, et qui les garde en soi pendant des heures et même des journées entières, finit par s’en fatiguer et pourtant ne peut plus les chas ser. Ces pensées l’ennuient, le fatiguent et l'affaiblis— sent, et il ne peut pas s’empêcher de les ressasser. Ils fatiguent l‘esprit ; et ce qui fatigue l’esprit fatigue aussi le corps. Ceci provient de ce qu’on a attiré sur soi la pensée hostile de l’autre personne. Elle pense de vous ce que vous‘pensez d’elle, et vous envoie une vague de pen sée hostile. C’est ainsi que l’un et l’autre vous donnez et recevez les coups d’une force invisible. Et, si cette
2L’ART D‘OUBLIER 107 guerre silencieuse se prolonge pendant plusieurs se maines, les deux adversaires s’en ressentent. Cette lutte de volontés et de forces opposées a lieu tout au tour de,nous. L’air en est rempli. Donc, s’efforcer d’oublier ses ennemis, ou ne diri ger vers eux que des pensées de paix, est un acte pro tecteur tout comme étendre la main pour parer un coup. La persistance d’une pensée bienveillante dé— tourne les mauvaises intentions, et les rend inof fensives. L’injonction du Christ de faire du bien à nos ennemis est basée sur une loi naturelle. Cela indiqueque la bienveillance l‘emporte sur la malveil lance et qu’elle en détourne et détruit les mauvais effets. Demandez l’oubli, lorsque vous ne pouvez vous empêcher de songer à une personne ou à une chose qui vous cause du chagrin, du tourment ou de la co lère. Car la demande est un acte de l’esprit qui met en mouvement des forces qui produiront le résultat désiré. La demande estlabase scientifique de la prière. Ne_suppliez point. Demandez avec persistance votre part de force dans les éléments environnants, par quoi vous pourrez régler votre imagination comme vous l’entendez. Nulles limites à la puissance acquise par la culture de la faculté pensante. Elle peut nous préserver de la ‘ douleur causée parle chagrin, par la perte de la for tune, par celle de nos amis,- ou par les Situations pénibles de l’existence. Cette faculté est l’élément même, l’attitude d’esprit la plus propre*à acquérir des amis et des biens. Un esprit puissant chasse loin de
3108 L'INITIATION lüi les pensées fastidieuses, fatigantes ou pénibles, les oublie, et s’intéresse à autre chose. Une intelligence débile demeure dans des pensées énervantcs et affai— blissantes et devient leur esclave. Quand on redoute un malheur (qui peut-être n’adviendra jamais), le corps s’affaiblit, l’énergie est paralysée. Mais on peut, par une demande constante, déterminer en soi une faculté qui chassera toute crainte, tout misérable état d’esprit. Cette faculté est le chemin suprême du succès. Sachez la demander, et elle croitra de jour en jour, jusqu’à ce qu’enfin vous ne connaissiez plus la peur. Un homme ou une femme intrépide peut accomplir des prodiges. Que nul n’ait acquis cette faculté, cela n’est pas une raison pour qu’on ne puisse pas l’acquérir. Chaque jour se révèlent dans le monde des choses nouvelles et merveilleuses. Celui qui eût affirmé il y a trente ans qu’une voix humaine pourrait se faire entendre de New-York à Philadelphie, eut passé pour un fou. Aujourd’hui la merveille du téléphone passe ina perçue. Les'facultés non reconnues encore de notre esprit laissent loin derrière elles le téléphone. Hommes et femmes, en cultivant et en utilisant cette faculté, accompliraient des prodiges que la fiction n’a pas osé ou bien n’ose pas encore révéler au monde. LA GÉNÉRATION DES PENSÉES Ainsi que la combinaison d’éléments chimiques produit des substances nouvelles, de même dela com binaison des substances pensantes qui émanent des
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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