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1L ASTRAL 9 - . que les Hindous nomment Manas (inférieurs), les Chinois Thân (lumière et chaleur), la Kaballe, Nes clzamah, que les Egyptiens, sous le nom de Seb re— présentent comme l’âme ancestrale, c’est—à-dire le principe qui, ayant conservé le fruit des existences antérieures, donne la forme du corps au moment de la naissance. Swedénborg, le nomme I’Esprit ex térieur. v « Au-dessus de cette Ame humaine est celle supé— rieure, ou raison, âme proprement dite en qui les in— tuitions prennent la forme logique et les sentiments la forme idéale. Puis au-dessus encore, I'Esprit, qui perçoit directement le Divin par intuition et inspira tion, généralement avec la conscience très obscure sinon tout à fait nulle de cette perception (Voir le ta bleau qui suit). Ces deux trinités extrêmes du corps physique et de l‘Ame sont reliées par un dernier principe (décbmpo— sable lui-même en .trois parties), qui constitue en même temps l’élément moyen du corps astral spiri tuel. C’est l‘Ame animale ou principe magnétique que la Kaballe désigne sous le nom de Ruaclz, les Hin dous sous celui de Kama et les Chinois sous le nom de Khi , comme « souffle de vie ». D’après ces der ' niers philosophes le Khi a, par nature, une tendance \ continuelle a se répandre dans les deux éléments qui l’environnent(Than, le mouvement, vers le corps), et Thân (lumière et chaleur, vers l’âme), c’est-à—dire vers les deux autres parties du corps spirituel, pour leur donner un surcroît d’activité. Sa mobilité ex trême en fait ainsi comme l’âme du corps astral (dont
2I 0 L’INITIATION Than est le corps et Thân l’esprit) et, par suite, le pivot de tout l’organisme, parce que, par cette diffu sion même il transforme les actions physiques en actions psychiques et réciproquement. Il est d’ail leurs susceptible de s’échapper si quelque obstacle s’oppose à ses mouvements intérieurs, et peut em traîner l’un des deux autres éléments voisins ou tous les deux (I). A la mort Khi et Thân subsistent (l’âme humaine et l’âme animale) attachés aux principes supérieurs, tandis que Than (le fantôme) reste auprès du corps pour se dissoudre avec le temps. Rendons-nous compte, maintenant, du fonctionne ment de cet organisme. Physiologie psychologique de l’Homme. — Consi dérons d’abord un mouvement, une modification du corps matériel provoqués par une force extérieure. Il se répercute dans la chair comme force physico-chi mique; dans la force vitale (Prana, ou Man, ou Chaiini) comme irritabilité, et de là dans la partie inférieure du corps astral (Linga-Sarira, Than ou Nephesch comme sensation, excitation des nerfs sen— sibles. Voilà déjà ce mouvement animalisé par son pas sage à travers le corps; selon les expréssions de Lei (I) L’attention du lecteur doit être particulièrement appelée sur ces propriétés de l‘âme animale que la philosophie de Lao Tseu fait fort bien sortir, tandis que ni la Kaballe ni l’lnde ne s’y attachent, au moins dans ce que nous connaissons. Elles sont la clef de bien des phénomènes psychiques. (Voir le beau travail de Mogd dans les numéros de juin, juillet, août 1894 de l’/nitiation).
3L’ASTRAL I I ningen, ce_ mouvement d’abord concret est devenu particulier (comme perçu par un organisme spécial), puis général (comme préparé à être transmisàl’unité de l’organisme). Le corps astral ainsi atteint, achève la transfor mation du mouvement physique en mouvement psychique par son organe intermédiaire magnétique (Khi, Kama, Ranch), dont l’action est triple encore. La sensation reçue par Nephesch, ou matière astrale, devient d’abord ébranlement de cette matière éthérée, puis, au centre même, excitation du principe d’élas ticité de cette matière, de son ressort, et, enfin en sa partie supérieure. perception de ce mouvement d’ac— tion et de réaction qui signale l’introduction d’une force venue de l’extérieur et en rend pour ainsi dire le mode et le ton. C’est ce mode, c’est ce ton, ou, autrement dit, la qualité et la quantité de l’action que l’organe suivant, celui supérieur du corps astral, l’âme humaine, est chargé d’apprécier, de mesurer, pour traduire ainsi à l’âme proprement dite (au Buddhi, Tz‘nh, Chayah) la force qui est venu influencer l’organisme. Là elle se traduit en perception intellectuelle. et le principe su périeur peut alors en prendre conscience en la com parant dans son unité, dans son principe, à sa propre individualité. Inversement, qu’une activité de l’Universalité su périeure ambiante vienne à émouvoir l’Esprit, par l’inspiration d’une Pensée, l’organisme va tendre à la traduire en acte par l’intermédiaire du principe moyen transformateur comme voici : Cette pensée
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L ASTRAL 9 - . que les Hindous nomment Manas (inférieurs), les Chinois Thân (lumière et chaleur), la Kaballe, Nes clzamah, que les Egyptiens, sous le nom de Seb re— présentent comme l’âme ancestrale, c’est—à-dire le principe qui, ayant conservé le fruit des existences antérieures, donne la forme du corps au moment de la naissance. Swedénborg, le nomme I’Esprit ex térieur. v « Au-dessus de cette Ame humaine est celle supé— rieure, ou raison, âme proprement dite en qui les in— tuitions prennent la forme logique et les sentiments la forme idéale. Puis au-dessus encore, I'Esprit, qui perçoit directement le Divin par intuition et inspira tion, généralement avec la conscience très obscure sinon tout à fait nulle de cette perception (Voir le ta bleau qui suit). Ces deux trinités extrêmes du corps physique et de l‘Ame sont reliées par un dernier principe (décbmpo— sable lui-même en .trois parties), qui constitue en même temps l’élément moyen du corps astral spiri tuel. C’est l‘Ame animale ou principe magnétique que la Kaballe désigne sous le nom de Ruaclz, les Hin dous sous celui de Kama et les Chinois sous le nom de Khi , comme « souffle de vie ». D’après ces der ' niers philosophes le Khi a, par nature, une tendance \ continuelle a se répandre dans les deux éléments qui l’environnent(Than, le mouvement, vers le corps), et Thân (lumière et chaleur, vers l’âme), c’est-à—dire vers les deux autres parties du corps spirituel, pour leur donner un surcroît d’activité. Sa mobilité ex trême en fait ainsi comme l’âme du corps astral (dont
2I 0 L’INITIATION Than est le corps et Thân l’esprit) et, par suite, le pivot de tout l’organisme, parce que, par cette diffu sion même il transforme les actions physiques en actions psychiques et réciproquement. Il est d’ail leurs susceptible de s’échapper si quelque obstacle s’oppose à ses mouvements intérieurs, et peut em traîner l’un des deux autres éléments voisins ou tous les deux (I). A la mort Khi et Thân subsistent (l’âme humaine et l’âme animale) attachés aux principes supérieurs, tandis que Than (le fantôme) reste auprès du corps pour se dissoudre avec le temps. Rendons-nous compte, maintenant, du fonctionne ment de cet organisme. Physiologie psychologique de l’Homme. — Consi dérons d’abord un mouvement, une modification du corps matériel provoqués par une force extérieure. Il se répercute dans la chair comme force physico-chi mique; dans la force vitale (Prana, ou Man, ou Chaiini) comme irritabilité, et de là dans la partie inférieure du corps astral (Linga-Sarira, Than ou Nephesch comme sensation, excitation des nerfs sen— sibles. Voilà déjà ce mouvement animalisé par son pas sage à travers le corps; selon les expréssions de Lei (I) L’attention du lecteur doit être particulièrement appelée sur ces propriétés de l‘âme animale que la philosophie de Lao Tseu fait fort bien sortir, tandis que ni la Kaballe ni l’lnde ne s’y attachent, au moins dans ce que nous connaissons. Elles sont la clef de bien des phénomènes psychiques. (Voir le beau travail de Mogd dans les numéros de juin, juillet, août 1894 de l’/nitiation).
3L’ASTRAL I I ningen, ce_ mouvement d’abord concret est devenu particulier (comme perçu par un organisme spécial), puis général (comme préparé à être transmisàl’unité de l’organisme). Le corps astral ainsi atteint, achève la transfor mation du mouvement physique en mouvement psychique par son organe intermédiaire magnétique (Khi, Kama, Ranch), dont l’action est triple encore. La sensation reçue par Nephesch, ou matière astrale, devient d’abord ébranlement de cette matière éthérée, puis, au centre même, excitation du principe d’élas ticité de cette matière, de son ressort, et, enfin en sa partie supérieure. perception de ce mouvement d’ac— tion et de réaction qui signale l’introduction d’une force venue de l’extérieur et en rend pour ainsi dire le mode et le ton. C’est ce mode, c’est ce ton, ou, autrement dit, la qualité et la quantité de l’action que l’organe suivant, celui supérieur du corps astral, l’âme humaine, est chargé d’apprécier, de mesurer, pour traduire ainsi à l’âme proprement dite (au Buddhi, Tz‘nh, Chayah) la force qui est venu influencer l’organisme. Là elle se traduit en perception intellectuelle. et le principe su périeur peut alors en prendre conscience en la com parant dans son unité, dans son principe, à sa propre individualité. Inversement, qu’une activité de l’Universalité su périeure ambiante vienne à émouvoir l’Esprit, par l’inspiration d’une Pensée, l’organisme va tendre à la traduire en acte par l’intermédiaire du principe moyen transformateur comme voici : Cette pensée
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