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1L’ASTRAL 3 d’une polarisation momentanée et, en quelque sorte, défectueuse, quoique périodique, de l’Absolu. Pour le Judéo—Christîanisme, l’Ineffable est à la fois et éternellement Être et Néant, mais il n'est jamais dualistique; l’Être n‘est en lutte ni perpé tuelle ni temporaire avec le Néant; l’Absolu est trinitaire et vivant; le Néant y devient perpétuel— lement Être par la vie invo-évolùtive de la créa tion. Un Univers est un instant de cette vie inénarrable; une création n’est qu’un grain fini de ce chapelet in défini, expression d’un Amour sans limites et sans fin, inépuisable et toujours satisfait. A ne considérer qu’un de ces univers, fruits inces sants de ces noces inexprimables ; à voir la succession de ses jours et de ses nuits, les saisons de sa révolu tion indéfinie, on peut tomber dans les pénibles illu sions du panthéisme et, avec elles, dans le pessi misme qui en est la conséquence logique, mais l’es pérance et l’admiration renaissent à mesure qu’on arrive à se pénétrer de la tradition occidentale ; à la contemplation de son infinie grandeur l’intelli- , . gence s’illumine autant que le cœur s’enflamme. L’Esprit n’est plus ici le prisonnier de la matière; l’Être n’est plus la victime du Néant; ilen est l’époux heureux de se livrer à ses étreintes en d’éternelles noces d’une inépuisable fécondité, l’époux uni d’un éternel amour sans cesse apaisé et renaissant sans cesse. La monade, étincelle réduite à. l’infini du Néant, au point mathématique, par le mouvement de laquelle noùs avons vu naître l’atome éonz‘en, que .. . w.v.,....d...;,._.
24 L'INITIATION [JANVIER nous avons vue, dans sa course involutive, se concré ter par l’éther et le protyle jusqu’à la matière solide, ne songe pas à s’échapper, par l’évolution, du Néant qu’elle anime, loin de là ; elle s’enferme toujours davantage en son sein, afin d’élever la Matière elle même des profondeurs de l’inerte multiplicité aux béatitudes conscientes de l’Unité parfaite ; de l’infinie Nullité à la Totalité infinie! Elle n’avait fait que préparer ses noces; elle cher che à les accomplir pour l’éternité. Jusque—là l’Être n’avait donné que la moindre parcelle de soi-même ; son mouvement. Désormais il va donner le meilleur, le plus essentiel, sa Conscience, jusqu’à ce qu’il puisse livrer sa spontanéité même; il va laisser sa volonté suprême s’effacer devant celle de la créature née de son ineffable conjonction, en mettant cette créature à même de s’élever avec une liberté croissante, et à travers la redoutable responsabilité de ses erreurs, jusqu’à sa source première, l’Absolu! L’Union divine n’est point la fornication égoïste Où. l’amant s’enfuit satisfait et honteux du sein de sa maîtresse ; c’est la noce légitime et sacrée où les époux heureux de leur mutuel abandon s’oublient pour l’en faut qui doit naître, et se disputeront bientôt le soin de l'élever jusqu’à la perfection dans laquelle ils l’ont conçu. Ainsi, après que se livrant tout entier aux aspira tions de l’Astringeance, l’Êtte a donné son Activité au Néant, loin de périr au sein de l’inertie, parla force même de son amour il la relève et l‘entraîne jusqu’à la vie intégrale à travers les vies de la créature. Telle
31897] L'ASTRAL 5 _ est la naissance du Fils au sein de la Vierge par la puissance du Saint-Esprit. C’est d’après ces principes qu’il faut lire la série des Choses et des Êtres, si l’on veut bien saisir la nature et le rôle de chacun d’eux. Quand du protyle est née la matière, la chaîne des êtres vivants s’en déroule petit à petit, non pour abandonner la matière comme une prison, mais pour la spiritualiser toujours davantage. En grandissant, l’Enfant ne renie pas sa Mère; il l’Unit au Père tou jours plus intimement dans l’Unité trinitaire de sa vie nouvelle. Cette suite évolutive des êtres qui repose sur la substance matérielle reproduit, mais en sens inverse, la triplicité du Protyle, de l’Ether et de l’Eon, de telle façon qu’à mesure qu’on s’y élève, l’être individuel possède ces trois éléments en proportion de sa hau teur, c’est-à-dire, soit plus ou moins actif, plus ou moins spiritualisé selon son rang, sans jamais cesser d’être matériel. La créature s’élèvera jusqu’au sein de Dieu, mais toujours créature l Traçons largement l‘esquisse de cette série ascen dante dont nous avons déjà donné plus haut une pre mière idée. Selon la loi sublime de l’Unité que tra duit pour nous l’analogie, nous savons que les détails seront trinitaires comme l'ensemble, mais nous nous arrêterons aux premières subdivisions, réglées comme les autres sur la triplicité : Protyle, Ether, Eon. Le tableau suivant suffira sans plus de commentaires à les faire ressortir.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’ASTRAL 3 d’une polarisation momentanée et, en quelque sorte, défectueuse, quoique périodique, de l’Absolu. Pour le Judéo—Christîanisme, l’Ineffable est à la fois et éternellement Être et Néant, mais il n'est jamais dualistique; l’Être n‘est en lutte ni perpé tuelle ni temporaire avec le Néant; l’Absolu est trinitaire et vivant; le Néant y devient perpétuel— lement Être par la vie invo-évolùtive de la créa tion. Un Univers est un instant de cette vie inénarrable; une création n’est qu’un grain fini de ce chapelet in défini, expression d’un Amour sans limites et sans fin, inépuisable et toujours satisfait. A ne considérer qu’un de ces univers, fruits inces sants de ces noces inexprimables ; à voir la succession de ses jours et de ses nuits, les saisons de sa révolu tion indéfinie, on peut tomber dans les pénibles illu sions du panthéisme et, avec elles, dans le pessi misme qui en est la conséquence logique, mais l’es pérance et l’admiration renaissent à mesure qu’on arrive à se pénétrer de la tradition occidentale ; à la contemplation de son infinie grandeur l’intelli- , . gence s’illumine autant que le cœur s’enflamme. L’Esprit n’est plus ici le prisonnier de la matière; l’Être n’est plus la victime du Néant; ilen est l’époux heureux de se livrer à ses étreintes en d’éternelles noces d’une inépuisable fécondité, l’époux uni d’un éternel amour sans cesse apaisé et renaissant sans cesse. La monade, étincelle réduite à. l’infini du Néant, au point mathématique, par le mouvement de laquelle noùs avons vu naître l’atome éonz‘en, que .. . w.v.,....d...;,._.
24 L'INITIATION [JANVIER nous avons vue, dans sa course involutive, se concré ter par l’éther et le protyle jusqu’à la matière solide, ne songe pas à s’échapper, par l’évolution, du Néant qu’elle anime, loin de là ; elle s’enferme toujours davantage en son sein, afin d’élever la Matière elle même des profondeurs de l’inerte multiplicité aux béatitudes conscientes de l’Unité parfaite ; de l’infinie Nullité à la Totalité infinie! Elle n’avait fait que préparer ses noces; elle cher che à les accomplir pour l’éternité. Jusque—là l’Être n’avait donné que la moindre parcelle de soi-même ; son mouvement. Désormais il va donner le meilleur, le plus essentiel, sa Conscience, jusqu’à ce qu’il puisse livrer sa spontanéité même; il va laisser sa volonté suprême s’effacer devant celle de la créature née de son ineffable conjonction, en mettant cette créature à même de s’élever avec une liberté croissante, et à travers la redoutable responsabilité de ses erreurs, jusqu’à sa source première, l’Absolu! L’Union divine n’est point la fornication égoïste Où. l’amant s’enfuit satisfait et honteux du sein de sa maîtresse ; c’est la noce légitime et sacrée où les époux heureux de leur mutuel abandon s’oublient pour l’en faut qui doit naître, et se disputeront bientôt le soin de l'élever jusqu’à la perfection dans laquelle ils l’ont conçu. Ainsi, après que se livrant tout entier aux aspira tions de l’Astringeance, l’Êtte a donné son Activité au Néant, loin de périr au sein de l’inertie, parla force même de son amour il la relève et l‘entraîne jusqu’à la vie intégrale à travers les vies de la créature. Telle
31897] L'ASTRAL 5 _ est la naissance du Fils au sein de la Vierge par la puissance du Saint-Esprit. C’est d’après ces principes qu’il faut lire la série des Choses et des Êtres, si l’on veut bien saisir la nature et le rôle de chacun d’eux. Quand du protyle est née la matière, la chaîne des êtres vivants s’en déroule petit à petit, non pour abandonner la matière comme une prison, mais pour la spiritualiser toujours davantage. En grandissant, l’Enfant ne renie pas sa Mère; il l’Unit au Père tou jours plus intimement dans l’Unité trinitaire de sa vie nouvelle. Cette suite évolutive des êtres qui repose sur la substance matérielle reproduit, mais en sens inverse, la triplicité du Protyle, de l’Ether et de l’Eon, de telle façon qu’à mesure qu’on s’y élève, l’être individuel possède ces trois éléments en proportion de sa hau teur, c’est-à-dire, soit plus ou moins actif, plus ou moins spiritualisé selon son rang, sans jamais cesser d’être matériel. La créature s’élèvera jusqu’au sein de Dieu, mais toujours créature l Traçons largement l‘esquisse de cette série ascen dante dont nous avons déjà donné plus haut une pre mière idée. Selon la loi sublime de l’Unité que tra duit pour nous l’analogie, nous savons que les détails seront trinitaires comme l'ensemble, mais nous nous arrêterons aux premières subdivisions, réglées comme les autres sur la triplicité : Protyle, Ether, Eon. Le tableau suivant suffira sans plus de commentaires à les faire ressortir.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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