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1La reproduction des articles inédits publiés par l'lnitiation est formellement interdite. à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE m l:As DE F“ ‘Œ@UÉD@N Spiritus flat ubi flult. La Providence, le troisième et le plus élevé des grands principes qui régissent l’Univers, ne peul pas attenter à la liberté qui forme l’essence de la Volonté humaine, le second de ces Principes. L’Homme, dans sa marche vers la conquête de la réintégration dans l’Héritage de Lumière, est semblable au voya geur qui suit une route coupée de fossés et bordée de précipices; cette route est celle que le Destin, dernier des Principes, met équitablement à la disposition de l’homme d’après la balance des ‘mérites et des démé rites. La Providence n’a pas le droit de soulever le voyageur qui, librement, va tomber dans un fossé : mais elle a le pouvoir d’éclairer la route et dedévoiler les périls, que l’homme pourra ainsi éviter. Elle pourra aussi faire crier au voyageur : « Casse—cou »! Mais, si le voyageur s’obstine à se mettre en route par une nuit sombre, en se bouchant les oreilles, il sera seul cause de sa perte, et c’est lui et non pas la Providence qu’il faudra accuser. 4
21 98 L’INITIATION _ Partout dans les traits de notre visage, dans les si gnes mystérieux de la main, dans les inflexions de la voix même, la Providence à placé les avertisse ments qui nous signalent tel fossé, c’est-à-dire telle mauvaise inclination,ou tel précipice, c’est-à-dire telle dévorante passion. Voilà pourl’individu. Partout dans la tradition populaire, dans la tradi tion religieuse et dans la tradition ésotérique, dans les signes du ciel, comme dansles signatures des êtres terrestres,la Providence a prodigué les avertissements qui signalent à une Nation tel fossé ou tel précipice. car la Nation est en somme le corps social dont les individus ne sont que les cellules. Mais pourquoi l’homme a-t-il préféré étudier le langage du Destin que celui de la Providence, pour quoi l’individu a-t-il considéré ces marques occultes comme des erreurs d’un autre âge, pourquoi l’Uni versité, c’est-à-dire le cerveau de l’Être Social, a-t-il anéanti les collèges des Prophètes et couvert de ridi— cule les survivants de ces serviteurs du Père céleste, de Sabaoth le bon ? Parce que le Destin triomphant a conduit les peuples au matérialisme, à l’athéisme, au malthusianisme et au militarisme par le moyen de l’antique Louve romaine et par l’effort que le Prin cipe Jules César a toujours fait pour détruire le Prin cipe Jésus-Christ. Mais dans les moments des grands dangers, alors que les épreuves appelées par le culte du Veau d’Or vont purifier encore une fois la Nation, alors l’Esprit de Vérité se révèle de nouveau, et les apparitions se multiplient, le plan de l’invisible s’illumine pour les Ma“‘M"‘H“"Ç"” -—-.c«-,.g. n’y. -æ.m
3LE CAS DE MADEMOISELLE COUÉDON I99 voyants, et les petites filles d’une école de village, la servante d’auberge de Tilly, voient apparaître la Vierge céleste, image astrale de l’Ame de la Nation; une jeune et humble fille de la bourgeoisie prophétise, alors que les orgueilleux évêques et les prétentieux membres de l’Académie des sciences cherchent dans les bouquins poudreux ce qu’ils trouveraient si facile— ment dans le ciel. C’est que, tout comme l’homme, l’Esprit de Vérité est libre de choisir ses moyens, et il dédaigne généralement les corps constitués poür le recevoir, sans doute par crainte des commentaires. SPIRITUS FLAT UBI VULT. C’est, exote’riquement, le fils d’un charpentier, un élève des esséniens, c’est-à—dire d’une secte de mystiques sans pouvoirs et sans honneurs, qui, il y a bientôt vingt siècles, flétrit de la belle manière les archevêques du temps, les pharisiens, qui répondirent en envoyant au gibet, après jugement régulier, le révélateur gênant, l’essénien Jésus. C’est exotériquement une servante de ferme, une jeune fille bébête et naïve : J eanne d’Arc, qui, se préten dantvisionnaire etmissionnée,etjugée par une réunion d'ecclésia’stiques, va être condamnée quand un message de Gerson vient la sauver et lui fait confier une armée (I). Elle ne perd du reste rien pour attendre, car, après ses victoires, elle tombe de nouveau sous la coupe des pharisiens de l’époque, qui l’envoient au bûcher pour la purger du « diable » qu’ils avaient déclaré l’infester. (1) Voir Saint—Yves d’Alveydre, Jeanne d’Arc victorieuse p. 298.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La reproduction des articles inédits publiés par l'lnitiation est formellement interdite. à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE m l:As DE F“ ‘Œ@UÉD@N Spiritus flat ubi flult. La Providence, le troisième et le plus élevé des grands principes qui régissent l’Univers, ne peul pas attenter à la liberté qui forme l’essence de la Volonté humaine, le second de ces Principes. L’Homme, dans sa marche vers la conquête de la réintégration dans l’Héritage de Lumière, est semblable au voya geur qui suit une route coupée de fossés et bordée de précipices; cette route est celle que le Destin, dernier des Principes, met équitablement à la disposition de l’homme d’après la balance des ‘mérites et des démé rites. La Providence n’a pas le droit de soulever le voyageur qui, librement, va tomber dans un fossé : mais elle a le pouvoir d’éclairer la route et dedévoiler les périls, que l’homme pourra ainsi éviter. Elle pourra aussi faire crier au voyageur : « Casse—cou »! Mais, si le voyageur s’obstine à se mettre en route par une nuit sombre, en se bouchant les oreilles, il sera seul cause de sa perte, et c’est lui et non pas la Providence qu’il faudra accuser. 4
21 98 L’INITIATION _ Partout dans les traits de notre visage, dans les si gnes mystérieux de la main, dans les inflexions de la voix même, la Providence à placé les avertisse ments qui nous signalent tel fossé, c’est-à-dire telle mauvaise inclination,ou tel précipice, c’est-à-dire telle dévorante passion. Voilà pourl’individu. Partout dans la tradition populaire, dans la tradi tion religieuse et dans la tradition ésotérique, dans les signes du ciel, comme dansles signatures des êtres terrestres,la Providence a prodigué les avertissements qui signalent à une Nation tel fossé ou tel précipice. car la Nation est en somme le corps social dont les individus ne sont que les cellules. Mais pourquoi l’homme a-t-il préféré étudier le langage du Destin que celui de la Providence, pour quoi l’individu a-t-il considéré ces marques occultes comme des erreurs d’un autre âge, pourquoi l’Uni versité, c’est-à-dire le cerveau de l’Être Social, a-t-il anéanti les collèges des Prophètes et couvert de ridi— cule les survivants de ces serviteurs du Père céleste, de Sabaoth le bon ? Parce que le Destin triomphant a conduit les peuples au matérialisme, à l’athéisme, au malthusianisme et au militarisme par le moyen de l’antique Louve romaine et par l’effort que le Prin cipe Jules César a toujours fait pour détruire le Prin cipe Jésus-Christ. Mais dans les moments des grands dangers, alors que les épreuves appelées par le culte du Veau d’Or vont purifier encore une fois la Nation, alors l’Esprit de Vérité se révèle de nouveau, et les apparitions se multiplient, le plan de l’invisible s’illumine pour les Ma“‘M"‘H“"Ç"” -—-.c«-,.g. n’y. -æ.m
3LE CAS DE MADEMOISELLE COUÉDON I99 voyants, et les petites filles d’une école de village, la servante d’auberge de Tilly, voient apparaître la Vierge céleste, image astrale de l’Ame de la Nation; une jeune et humble fille de la bourgeoisie prophétise, alors que les orgueilleux évêques et les prétentieux membres de l’Académie des sciences cherchent dans les bouquins poudreux ce qu’ils trouveraient si facile— ment dans le ciel. C’est que, tout comme l’homme, l’Esprit de Vérité est libre de choisir ses moyens, et il dédaigne généralement les corps constitués poür le recevoir, sans doute par crainte des commentaires. SPIRITUS FLAT UBI VULT. C’est, exote’riquement, le fils d’un charpentier, un élève des esséniens, c’est-à—dire d’une secte de mystiques sans pouvoirs et sans honneurs, qui, il y a bientôt vingt siècles, flétrit de la belle manière les archevêques du temps, les pharisiens, qui répondirent en envoyant au gibet, après jugement régulier, le révélateur gênant, l’essénien Jésus. C’est exotériquement une servante de ferme, une jeune fille bébête et naïve : J eanne d’Arc, qui, se préten dantvisionnaire etmissionnée,etjugée par une réunion d'ecclésia’stiques, va être condamnée quand un message de Gerson vient la sauver et lui fait confier une armée (I). Elle ne perd du reste rien pour attendre, car, après ses victoires, elle tombe de nouveau sous la coupe des pharisiens de l’époque, qui l’envoient au bûcher pour la purger du « diable » qu’ils avaient déclaré l’infester. (1) Voir Saint—Yves d’Alveydre, Jeanne d’Arc victorieuse p. 298.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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