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1àammmflÊ Û. La reproduction des articles inédits publiés par l'lniliation est formellement interdite. à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Ij.e firancl flonseil du fipirilualisme Le 24 janvier 1894, le 21 février 1894, le 14 mars 1894, le 11 avril 1894, le 27 juin 1894., nous avons développé dans tous ses détails notre idée concernant le GRAND CONSEIL DU SPIRITUALISME dans notre journal hebdomadaire le Voile d’lsz's. Aujourd’hui, le moment est venu de créer définiti vement ce conseil. Pour ne pas republier tous les ar ticles parus jusqu’ici, nous allons les résumer dans les quelques lignes suivantes: LE GRAND CONSEIL DU SPIRITUALISME Tous les spiritualistes sont convaincus de la néces sité de réunir d’une façon quelconque les forces épar ses actuellement en action. ' Mais, dès qu’il s’agit de mettre en pratique ces excel lentes intentions, les difficultés naissent, et bientôt le projet semble irréalisable. Telle personnalité ne veut pas entendre parler de telle autre, telle école craint un nouveau piège d’une
22 L’INITIATION autre école, et ces mesquines rivalités empêchent toute réalisation sérieuse. Les idées, aussi élevées soient elles, sont représentées par des hommes, et nul n'a le droit de prétendre réformer en un jour la nature humaine; aussi faut-il tenir le plus grand compte de ces questions de personnalités et de ces oppositions d’écoles dans la solution du problème que nous aspi rons à résoudre. L’action commune que nous rêvons devient immé diatement impossible si une personnalité quelconque, même issue d’une majorité, est revêtue d’un pouvoir permanent. Toutes les personnalités, même les plus opposées entre elles dans la vie extérieure de réalisa tion, doivent trouver le respect commun qui est dû à leurs tendances,ce qui nous amène à poser tout d’abord le principe suivant : Il ne saurait y avoir aucun Président permanent du groupement que nous aspirons à réaliser. La Présidence des séances sera exercée à tour de rôle par les divers directeurs des sections. Voyons maintenant ce que seront ces sections. De même que toute personnalité a droit au respect de ses Opinions, toute collectivité a droit au respect absolu de l’idée qui a présidé à son groupement. C’est-à dire que le Conseil que nous tendonsà éta blir ne pourra avoir aucuneespèce de pouvoir efiectz‘f, car l’exercice d’un pouvoir entraînerait la nécessité d’une majorité violentant une minorité à propos de certaines idées. Cela peut exister dans une société, mais non pas dans le Conseil que nous concevons. Ce Conseil ne pourra donc que présenter DES vœux
3LE GRAND CONSEIL DU SPIRITUALISME 3 dont chaque individualité, dont chaque collectivité tiendra, après la séance, le compte qu’elle voudra, sans aucune espèce de sanction physique. C’est une Puissance morale que nous prétendons créer; elle ne peut donc avoir qu’un caractère étroitement moral. Ainsi se trouvera sauvegardé le respect absolu qui est dû à toute idée, fût—elle représentée par un seul membre contre cent professant l’idée contraire. Quant aux collectivités, leur caractère particulier est absolument conservé par la création de quatre sections: - Section A. — Occultisme; Section B. — Magnétisme; Section C. —— Spiritisme; Section D. —— Groupes spiritualistes et personna lités libres. . Si un groupe ou une personnalité ne veulent pas entrer dans la section Occultisme,Magnétisme ou Spi— ritisme, la section D leur sera ouverte et contiendra les groupes et les personnalités qui n’ont voulu faire partie d’aucun groupement antérieur. - Il n’y a plus à craindre pourles groupes spirites que les occultistes veuillent les absorber, puisque chaque groupe conserve une section distincte et une person— nalité absolument tranchée ( r). La question des individualités et celle des collec— tivités, dont il faut sauvegarder toutes les idées, nous semble ainsi loyalement résolue. (1) Ces pages ont été écrites à Lyon en juillet 1894, et les termes en ont été discutés avecnotre ami Vitte à cette époque.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1àammmflÊ Û. La reproduction des articles inédits publiés par l'lniliation est formellement interdite. à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Ij.e firancl flonseil du fipirilualisme Le 24 janvier 1894, le 21 février 1894, le 14 mars 1894, le 11 avril 1894, le 27 juin 1894., nous avons développé dans tous ses détails notre idée concernant le GRAND CONSEIL DU SPIRITUALISME dans notre journal hebdomadaire le Voile d’lsz's. Aujourd’hui, le moment est venu de créer définiti vement ce conseil. Pour ne pas republier tous les ar ticles parus jusqu’ici, nous allons les résumer dans les quelques lignes suivantes: LE GRAND CONSEIL DU SPIRITUALISME Tous les spiritualistes sont convaincus de la néces sité de réunir d’une façon quelconque les forces épar ses actuellement en action. ' Mais, dès qu’il s’agit de mettre en pratique ces excel lentes intentions, les difficultés naissent, et bientôt le projet semble irréalisable. Telle personnalité ne veut pas entendre parler de telle autre, telle école craint un nouveau piège d’une
22 L’INITIATION autre école, et ces mesquines rivalités empêchent toute réalisation sérieuse. Les idées, aussi élevées soient elles, sont représentées par des hommes, et nul n'a le droit de prétendre réformer en un jour la nature humaine; aussi faut-il tenir le plus grand compte de ces questions de personnalités et de ces oppositions d’écoles dans la solution du problème que nous aspi rons à résoudre. L’action commune que nous rêvons devient immé diatement impossible si une personnalité quelconque, même issue d’une majorité, est revêtue d’un pouvoir permanent. Toutes les personnalités, même les plus opposées entre elles dans la vie extérieure de réalisa tion, doivent trouver le respect commun qui est dû à leurs tendances,ce qui nous amène à poser tout d’abord le principe suivant : Il ne saurait y avoir aucun Président permanent du groupement que nous aspirons à réaliser. La Présidence des séances sera exercée à tour de rôle par les divers directeurs des sections. Voyons maintenant ce que seront ces sections. De même que toute personnalité a droit au respect de ses Opinions, toute collectivité a droit au respect absolu de l’idée qui a présidé à son groupement. C’est-à dire que le Conseil que nous tendonsà éta blir ne pourra avoir aucuneespèce de pouvoir efiectz‘f, car l’exercice d’un pouvoir entraînerait la nécessité d’une majorité violentant une minorité à propos de certaines idées. Cela peut exister dans une société, mais non pas dans le Conseil que nous concevons. Ce Conseil ne pourra donc que présenter DES vœux
3LE GRAND CONSEIL DU SPIRITUALISME 3 dont chaque individualité, dont chaque collectivité tiendra, après la séance, le compte qu’elle voudra, sans aucune espèce de sanction physique. C’est une Puissance morale que nous prétendons créer; elle ne peut donc avoir qu’un caractère étroitement moral. Ainsi se trouvera sauvegardé le respect absolu qui est dû à toute idée, fût—elle représentée par un seul membre contre cent professant l’idée contraire. Quant aux collectivités, leur caractère particulier est absolument conservé par la création de quatre sections: - Section A. — Occultisme; Section B. — Magnétisme; Section C. —— Spiritisme; Section D. —— Groupes spiritualistes et personna lités libres. . Si un groupe ou une personnalité ne veulent pas entrer dans la section Occultisme,Magnétisme ou Spi— ritisme, la section D leur sera ouverte et contiendra les groupes et les personnalités qui n’ont voulu faire partie d’aucun groupement antérieur. - Il n’y a plus à craindre pourles groupes spirites que les occultistes veuillent les absorber, puisque chaque groupe conserve une section distincte et une person— nalité absolument tranchée ( r). La question des individualités et celle des collec— tivités, dont il faut sauvegarder toutes les idées, nous semble ainsi loyalement résolue. (1) Ces pages ont été écrites à Lyon en juillet 1894, et les termes en ont été discutés avecnotre ami Vitte à cette époque.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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