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110 L’INITIATION men astral. La conscience de l’humanité, considérée eh masse, est localisée dans son ventre. Ce sont les besoins du ventre qui ont donné naissance à nos civilisations d’0ccident, et ensuite les besoins occa sionnés par la température. Supposez les hommes ayant des vivres, des vête ments et des habitations en sigrande abondance qu’il ne faudrait aucun travail pour s’en procurer, mais au contraire ne pouvant respirer qu’en fabriquant l’air nécessaire au fonctionnement de leurs poumons, ce qui serait le cas des habitants de la Lune, au dire des savants, si la Lune avait des habitants ; les caracü têtes et les produits de notre civilisation change raient aussitôt. Pourquoi n’y aurait—il pas une étape du développement humain où le besoin de respirer serait le grand moteur de la vie au plan physique ? Un pareil besoin développerait des faces de l’intel— ligence autres que celles dont nous avons à nous ser— vir aujourd’hui, la respiration étant liée plus directe— ment que le ventre à l’exercice des fonctions intellec— tuelles. A cette étape de son établissement la con science de l’humanité serait (ou fut) localisée dans la poitrine. Le besoin est une forme de la douleur et c’est le besoin qui rend l’humanité active 'et intelligente parce qu’elle ne peut agir qu’avec son intelligence. On étouffe dans votre air disait Musset sentant le besoin de la respiration as trale s’éveiller en lui. La poitrine 21 des rapports si étroits avec l’intelli
2PROGRÈS ET BESOINS 1 x \ gence qu’il serait impossible a un homme cultivé de vivre comme les travailleurs manuels des villes dans l’air empesté des usines, et c’est à peine si les ou< vriers s’en aperçoivent. Quand le besoin de respiration astrale sera déve loppé dans les hommes 4— le physique ne se développe qu'après l’astral, contrairement à l'opinion du matéria— lisme sur l’évolution —— la terre pourrait bien devenir un séjour où le besoin de respirer serait le principal et ne pourrait être satisfait qu’au moyen du travail intelligent ; alors pour vivre les hommes seront obli gés de fabriquer leur air qui n’aura pas la même com position que celui d’aujourd’hui, car, cette composi— tion restantla même, ses effets surl’organisme humain ne pourraient pas être différents de ce qu’ils sont au jourd’hui et il faudra qu’ils soient différents pour que l’homme parvienne à se procurer l’air dont il aura besoin pour vivre. Nous parlons déjà des funestes effets de l’égoïsme développé par les exigences du ventre; que dira-t-on alors de l’égoïsme futur développé par les exigences des poumons, la poitrine étantle siège d’ahankara, le sentiment du moi P Pauvres rêveurs qui croient que le progrès mène les hommes au séjour de la Fraternité et qui sont con vaincus que ce séjour est situé immédiatement der— rière la ligne bleue de l’horizon. Comme les enfants, ils ne savent pas que l’horizon ne peut jamais être atteint et qu’il s’éloigne de nous avec la vitesse que nous employons pour le rejoindre. Il est quelque part le séjour de la Fraternité, mais
31;2 L'INITIATION pas sur terre, et l’humanité dont nous faisons partie n’y établira point sa demeure ici-bas. . Le progrès va en spirale et non en perpendiculaire et chaque tour est analogue au précédent: et la ligne de la spirale n’est pas troublée dans sa direction par les erreurs homocentriques qui s’établissentà demeure dans l’imagination humaine. GUYMIOT. LA VOIE "’ u _ Avoir le culte du Réel, ne pas se laisser séduire par les apparences. _ Chercher à sentir ce qui est. Dieu, c'est le Centre, l‘Unité. La Raison, c’est la Vibration, la Causalité. ’ Ne pas jouer sur les mots. Dans l’Univers, recon— naître la LOI unique de l’effet et de la cause. Au-dessus de l’Univers, du Manifesté, du Diffé rencié, chercher l’Unité pure qui est le Divin par excellence d’où rayonne, où aboutit la parfaite Har— monie, l’éternelle Mélodie. _ L’Amour nous oriente vers le Divin, la Raison dirige nos pas. ' A La Religion, fondée sur l'Amour, se préoccupe de l’Unité. ' La Science, fondée sur la Raison, se préoccupe de la CauSalité. (1) Notre cher ami Amoa bien voulu nous autoriser à repro— duire intégralement cette étude parue dans la Paix universelle.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
110 L’INITIATION men astral. La conscience de l’humanité, considérée eh masse, est localisée dans son ventre. Ce sont les besoins du ventre qui ont donné naissance à nos civilisations d’0ccident, et ensuite les besoins occa sionnés par la température. Supposez les hommes ayant des vivres, des vête ments et des habitations en sigrande abondance qu’il ne faudrait aucun travail pour s’en procurer, mais au contraire ne pouvant respirer qu’en fabriquant l’air nécessaire au fonctionnement de leurs poumons, ce qui serait le cas des habitants de la Lune, au dire des savants, si la Lune avait des habitants ; les caracü têtes et les produits de notre civilisation change raient aussitôt. Pourquoi n’y aurait—il pas une étape du développement humain où le besoin de respirer serait le grand moteur de la vie au plan physique ? Un pareil besoin développerait des faces de l’intel— ligence autres que celles dont nous avons à nous ser— vir aujourd’hui, la respiration étant liée plus directe— ment que le ventre à l’exercice des fonctions intellec— tuelles. A cette étape de son établissement la con science de l’humanité serait (ou fut) localisée dans la poitrine. Le besoin est une forme de la douleur et c’est le besoin qui rend l’humanité active 'et intelligente parce qu’elle ne peut agir qu’avec son intelligence. On étouffe dans votre air disait Musset sentant le besoin de la respiration as trale s’éveiller en lui. La poitrine 21 des rapports si étroits avec l’intelli
2PROGRÈS ET BESOINS 1 x \ gence qu’il serait impossible a un homme cultivé de vivre comme les travailleurs manuels des villes dans l’air empesté des usines, et c’est à peine si les ou< vriers s’en aperçoivent. Quand le besoin de respiration astrale sera déve loppé dans les hommes 4— le physique ne se développe qu'après l’astral, contrairement à l'opinion du matéria— lisme sur l’évolution —— la terre pourrait bien devenir un séjour où le besoin de respirer serait le principal et ne pourrait être satisfait qu’au moyen du travail intelligent ; alors pour vivre les hommes seront obli gés de fabriquer leur air qui n’aura pas la même com position que celui d’aujourd’hui, car, cette composi— tion restantla même, ses effets surl’organisme humain ne pourraient pas être différents de ce qu’ils sont au jourd’hui et il faudra qu’ils soient différents pour que l’homme parvienne à se procurer l’air dont il aura besoin pour vivre. Nous parlons déjà des funestes effets de l’égoïsme développé par les exigences du ventre; que dira-t-on alors de l’égoïsme futur développé par les exigences des poumons, la poitrine étantle siège d’ahankara, le sentiment du moi P Pauvres rêveurs qui croient que le progrès mène les hommes au séjour de la Fraternité et qui sont con vaincus que ce séjour est situé immédiatement der— rière la ligne bleue de l’horizon. Comme les enfants, ils ne savent pas que l’horizon ne peut jamais être atteint et qu’il s’éloigne de nous avec la vitesse que nous employons pour le rejoindre. Il est quelque part le séjour de la Fraternité, mais
31;2 L'INITIATION pas sur terre, et l’humanité dont nous faisons partie n’y établira point sa demeure ici-bas. . Le progrès va en spirale et non en perpendiculaire et chaque tour est analogue au précédent: et la ligne de la spirale n’est pas troublée dans sa direction par les erreurs homocentriques qui s’établissentà demeure dans l’imagination humaine. GUYMIOT. LA VOIE "’ u _ Avoir le culte du Réel, ne pas se laisser séduire par les apparences. _ Chercher à sentir ce qui est. Dieu, c'est le Centre, l‘Unité. La Raison, c’est la Vibration, la Causalité. ’ Ne pas jouer sur les mots. Dans l’Univers, recon— naître la LOI unique de l’effet et de la cause. Au-dessus de l’Univers, du Manifesté, du Diffé rencié, chercher l’Unité pure qui est le Divin par excellence d’où rayonne, où aboutit la parfaite Har— monie, l’éternelle Mélodie. _ L’Amour nous oriente vers le Divin, la Raison dirige nos pas. ' A La Religion, fondée sur l'Amour, se préoccupe de l’Unité. ' La Science, fondée sur la Raison, se préoccupe de la CauSalité. (1) Notre cher ami Amoa bien voulu nous autoriser à repro— duire intégralement cette étude parue dans la Paix universelle.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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