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1PROGRÈS ET BESOINS 7 W1:IW”«W'W!'Ï‘M“M:H' A".'7'."flrä x”Ï'.”'."“'" ‘ w >" Tel nous apparaît le corps astral pendant la vie. Nous verrons plus tard quel est son rôle après la mort. PAPUS. sans en iËESIINS L'homme ignore le fonctionnement de ses organes nutritifs; ceux-ci fonctionnent sous la direction d’une conscience à eux particulière qui est suiette à l’erreur, puisque parfois elle cherche à faire absorber au corps des éléments qui ne peuvent pas entrer dans sa constitution. Mais l’homme fournit consciemment des aliments aux organes nutritifs de son Corps; la conscience directrice de ces organes n’est pas apte à leur fournir directement des aliments; c’est la conscience de l’homme qui est chargée de ce soin, lequel est l’occa sion du déploiement de l’activité consciente de la grande masse des humains. Si les masses avaientles aliments à leur disposition sans avoir besoin de penser pour se les procurer, il est probable qu’elles ne feraient pas de grands efforts d’in telligence et qu’elles se contenteraient de vivre dans la presque inconscience qui est l’apanage des ani maux. ‘ A quoi penser, si l’aiguillon du besoin n’y obligeait pas pour le maintien de la vie ?
28 L’INITIATION On dit couramment de nos jours que le progrès résulte d'une tendance naturelle à l’humanité; c’est là une opinion très fausse, ce qui ne l’empêche pas d’avoir grand cours. La tendance naturelle de l’huma nité considérée en masse est l‘inertie, le repos com plet, et, sans les piqûres de la souffrance, elle Obéi rait à cette tendance. _ Donnez aux Masses des vivres en abondance, ôtez leur tout souci pour leurs moyens d’existence et vous les verrez ne s’occup’er que de la satisfaction passive de leurs instincts. Sans le besoin de se nourrir qui ne peut être satis— fait que par l'activité de l’intelligence, les masses resteraient dans l’inconscience animale, parce que chez elles le besoin de savoir n’est pas encore éveillé. Pour que l’humanité progresse en intelligence, il lui faut des besoins ne pouvant être satisfaits que par son industrie. Lorsque le besoin de savoir sera éveillé dans tous les hommes, au moins dans la grande ma jorité du genre humain, il n’y aura plus aucun incon— vénient à ce que les hommes puissent se nourrir sans peine ; le besoin nouveau assurera le progrès. Le besoin de savoir est la faim intellectuelle, comme le besoin de manger est la faim corporelle. Dans les masses, l’estomac intellectuel n’est pas encore établi ; quand il commence à s’organiser, il est rudimentaire et avale sans distinction tout ce qui se trouve à sa portée. Quand l’organisation de ce viscère sera complète, les hommes pourront être soustraits à l’aiguillon de la faim corporelle, pas avant. C’est la peur de la faim qui fait travailler les *<‘-—<’And
3PROGRÈS ET BESOINS 9 hommes; c’est là le grand moteur de leur activité: La peur d‘avoir faim, voilà le ressort du progrès} industriel dont nous sommes si fiers; on travaille avec acharnement, non seulement parce qu’on a peur d’avoir faim aujourd’hui ou demain, mais pour se' prémunir 'contre la faim qu’on éprouvera peut—être dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans et contre la faim qui pourrait menacer un jour ses enfants et ses petits-enfants. Détendez ce ressort et l’activité fiévreuse de l’Occident se calme aussitôt. Le centre directeur de l’activité des masses Humaines, c’est le ventre. On parle du veau d’or comme le dieu de l’humanité; on se trompe, ce dieu c’est son ventre. L’homme n’a pas seulement un organisme phy sique; il a aussi un organisme astral qui est le proto type du physique, car l’homme est de sa nature plus aStral que physique; l’habitation dans un corps maté riel est simplement un incident dans son existence. ' L’organisme astral a aussi un ventre et c’est parce que ce viscère dirige aussi l’activité de l’homme astral qu’au plan physique l’homme travaille surtout au bénéfice de son ventre. ' Le ventre astral de l’homme est encore plus accapa reur que son ventre physique; sa faim s’appelle la vanité. Si l’on ôtait aux hommes la faim physique et la vanité, le tumulte de la vie cesserait aussitôt. Le ventre astral s’emplit au moyen des idées et des sentiments auxquels le milieu physique donne l’occa— sion de naître; c’est pourquoi nous recherchons tous ces idées et ces sentiments pour remplir notre abdo
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1PROGRÈS ET BESOINS 7 W1:IW”«W'W!'Ï‘M“M:H' A".'7'."flrä x”Ï'.”'."“'" ‘ w >" Tel nous apparaît le corps astral pendant la vie. Nous verrons plus tard quel est son rôle après la mort. PAPUS. sans en iËESIINS L'homme ignore le fonctionnement de ses organes nutritifs; ceux-ci fonctionnent sous la direction d’une conscience à eux particulière qui est suiette à l’erreur, puisque parfois elle cherche à faire absorber au corps des éléments qui ne peuvent pas entrer dans sa constitution. Mais l’homme fournit consciemment des aliments aux organes nutritifs de son Corps; la conscience directrice de ces organes n’est pas apte à leur fournir directement des aliments; c’est la conscience de l’homme qui est chargée de ce soin, lequel est l’occa sion du déploiement de l’activité consciente de la grande masse des humains. Si les masses avaientles aliments à leur disposition sans avoir besoin de penser pour se les procurer, il est probable qu’elles ne feraient pas de grands efforts d’in telligence et qu’elles se contenteraient de vivre dans la presque inconscience qui est l’apanage des ani maux. ‘ A quoi penser, si l’aiguillon du besoin n’y obligeait pas pour le maintien de la vie ?
28 L’INITIATION On dit couramment de nos jours que le progrès résulte d'une tendance naturelle à l’humanité; c’est là une opinion très fausse, ce qui ne l’empêche pas d’avoir grand cours. La tendance naturelle de l’huma nité considérée en masse est l‘inertie, le repos com plet, et, sans les piqûres de la souffrance, elle Obéi rait à cette tendance. _ Donnez aux Masses des vivres en abondance, ôtez leur tout souci pour leurs moyens d’existence et vous les verrez ne s’occup’er que de la satisfaction passive de leurs instincts. Sans le besoin de se nourrir qui ne peut être satis— fait que par l'activité de l’intelligence, les masses resteraient dans l’inconscience animale, parce que chez elles le besoin de savoir n’est pas encore éveillé. Pour que l’humanité progresse en intelligence, il lui faut des besoins ne pouvant être satisfaits que par son industrie. Lorsque le besoin de savoir sera éveillé dans tous les hommes, au moins dans la grande ma jorité du genre humain, il n’y aura plus aucun incon— vénient à ce que les hommes puissent se nourrir sans peine ; le besoin nouveau assurera le progrès. Le besoin de savoir est la faim intellectuelle, comme le besoin de manger est la faim corporelle. Dans les masses, l’estomac intellectuel n’est pas encore établi ; quand il commence à s’organiser, il est rudimentaire et avale sans distinction tout ce qui se trouve à sa portée. Quand l’organisation de ce viscère sera complète, les hommes pourront être soustraits à l’aiguillon de la faim corporelle, pas avant. C’est la peur de la faim qui fait travailler les *<‘-—<’And
3PROGRÈS ET BESOINS 9 hommes; c’est là le grand moteur de leur activité: La peur d‘avoir faim, voilà le ressort du progrès} industriel dont nous sommes si fiers; on travaille avec acharnement, non seulement parce qu’on a peur d’avoir faim aujourd’hui ou demain, mais pour se' prémunir 'contre la faim qu’on éprouvera peut—être dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans et contre la faim qui pourrait menacer un jour ses enfants et ses petits-enfants. Détendez ce ressort et l’activité fiévreuse de l’Occident se calme aussitôt. Le centre directeur de l’activité des masses Humaines, c’est le ventre. On parle du veau d’or comme le dieu de l’humanité; on se trompe, ce dieu c’est son ventre. L’homme n’a pas seulement un organisme phy sique; il a aussi un organisme astral qui est le proto type du physique, car l’homme est de sa nature plus aStral que physique; l’habitation dans un corps maté riel est simplement un incident dans son existence. ' L’organisme astral a aussi un ventre et c’est parce que ce viscère dirige aussi l’activité de l’homme astral qu’au plan physique l’homme travaille surtout au bénéfice de son ventre. ' Le ventre astral de l’homme est encore plus accapa reur que son ventre physique; sa faim s’appelle la vanité. Si l’on ôtait aux hommes la faim physique et la vanité, le tumulte de la vie cesserait aussitôt. Le ventre astral s’emplit au moyen des idées et des sentiments auxquels le milieu physique donne l’occa— sion de naître; c’est pourquoi nous recherchons tous ces idées et ces sentiments pour remplir notre abdo
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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