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1W—“_æe- à. , v> / ,g] , . _ . , Û æ : Mur/MM ’ \lf ’ La reproduction des articles inédits publiée par l‘Iniliation est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE à pmpas de jiniines de Êasqually MON VIEUX PAPUS (1), J’ai passé la nuit à dévorer ton livre qui m’a pro— duit une très vive impression. Connais-tu les Souvenirs de Ch.—Hénri Baron de Gleichen (avec notice de Paul Grimblot, Paris, L. Techener, 1868, pet. in—8°) P — Si tu n’as pas lu cet ouvrage posthume d’un contemporain de Saint Martin et de son maître, tu prendras un véritable plaisir à constater combien son témoignage vient cor— roborer et confirmer l’authenticité des choses non seu— lement nouvelles, mais contraires à l’opinion reçue, qui abondent dans ton beau livre. Qui était ce baron de Gleichen P Peu de chose, moralement. (i) A l’occasion de l’étude sur Martinez de Pasqually, notre ami de Guaita nous a écrit les curieux renseignements suivants dont il a bien voulu nous autoriser à faire part à nos lecteurs (Papus). 7
21 96 L’INITIATION Un curieux qui se faufilait partout, un grand seigneur exotique , mi-partie dilettante pour son propre compte, mi-partie espion (ou agent secret) pour le compte des autres; comme furent plusieurs personnages plus ou moins étranges de cet étrange XVIII° siècle. Toute sa vie, entêté des mystères de la magie, il a couru d‘un maître à l’autre; il a connu personnelle ment Saint—Martin, Cagliostro (dont il reste finalement le disciple), Lavater, le comte de Saint-Germain, Ca zotte, Duchanteau, Mme de Lacroix, M“ de Bourbon et tant d’autres, qu’il cite volontiers au cours de ses mémoires (publiés cent ans après lui). Quoi qu’il en soit de ce baron de Gleichen, Saint Martin ne l’estimait guère : — « Je connais beaucoup « la personne dont vous me parlez (écrit-il à son dis « ciple Liebistorff) ; c’est un homme qui a beaucoup « d’esprit, surtout de l’esprit de cour et de l’esprit du « monde; il afrappé à toutes les portes, il a entendu «parler de tout, il a tout lu... Avec cela, je ne pour « rois pas vous dire encore ce en quoi il est entré. Je «le crois encore trop dans l’historique de la chose « (sic), pour qu’il vous soit grandement utile; et « j’ignore s’il ira jamais plus loin dans ce bas « monde... « Enfin, c’est un homme, s’il faut vous le dire, tel « lement habitué à voir du faux et de l’erreur qu’il « ne recherche que cela dans les meilleures nourri— « turcs : ce qui me faisoit dire dans les temps que « c’étoit un homme qui donnerait trente vérités pour « un mensonge. Peut-être a-t—il changé depuis ;' je le
3A PROPOS DE MARTINES DE PASQUALLY x97 « souhaite... (Corresp., Lettre LI, datée d’Amboise, « 5 messidor [23 juin] an Il [I794],passim.) » Saint-Martin insiste ensuite pour que Liebistorff, s’il voit Gleichen, ne lui ouvre pas la bouche à son sujet à lui, le Phil.'. lues. Mais les mémoires de Gleichen, qui contiennent 72 pages spécialement sur l’occulte, sont infiniment précieux à consulter; car l’auteur raconte ce qu’il a vu : ses renseignements sont presque toujours de pre mière main. Ainsi, mille choses qu’il dit de Saint— Martin et surtout de son maître Martinez me sem blaient des rêveries, tellement elles sont en contradic tion avec les livres de Matter, Franck, Caro, Mo reau, etc... — Hé bien! voilà que tout ce qu’il avance se trouve être très exact, et confirmé par la correspon dance authentique de Martinez! Je vais transcrire pour toi quelques passages. Stanis. EXTRAIT DU CHAPITRE INTITULÉ : SAINT-MARTIN « Martinez Pasqualis a été le fondateur de l’ordre mystique des Martinistes, nommés ainsi à cause de la considération que Saint-Martin (l’un des sept maîtres que le chef avait désignés pour propager sa doctrine), avait obtenue au-dessus de ses collègues par son mé rite personnel et par son livre fameux des Erreurs et de la Vérité. « Pasqualis était originairement Espagnol, peut—être de race juive, puisque ses disciples ont hérité de lui un grand nombre de manuscrits judaïques (P) Sa “ V_, V“ ‘,___,_Y_m.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1W—“_æe- à. , v> / ,g] , . _ . , Û æ : Mur/MM ’ \lf ’ La reproduction des articles inédits publiée par l‘Iniliation est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE à pmpas de jiniines de Êasqually MON VIEUX PAPUS (1), J’ai passé la nuit à dévorer ton livre qui m’a pro— duit une très vive impression. Connais-tu les Souvenirs de Ch.—Hénri Baron de Gleichen (avec notice de Paul Grimblot, Paris, L. Techener, 1868, pet. in—8°) P — Si tu n’as pas lu cet ouvrage posthume d’un contemporain de Saint Martin et de son maître, tu prendras un véritable plaisir à constater combien son témoignage vient cor— roborer et confirmer l’authenticité des choses non seu— lement nouvelles, mais contraires à l’opinion reçue, qui abondent dans ton beau livre. Qui était ce baron de Gleichen P Peu de chose, moralement. (i) A l’occasion de l’étude sur Martinez de Pasqually, notre ami de Guaita nous a écrit les curieux renseignements suivants dont il a bien voulu nous autoriser à faire part à nos lecteurs (Papus). 7
21 96 L’INITIATION Un curieux qui se faufilait partout, un grand seigneur exotique , mi-partie dilettante pour son propre compte, mi-partie espion (ou agent secret) pour le compte des autres; comme furent plusieurs personnages plus ou moins étranges de cet étrange XVIII° siècle. Toute sa vie, entêté des mystères de la magie, il a couru d‘un maître à l’autre; il a connu personnelle ment Saint—Martin, Cagliostro (dont il reste finalement le disciple), Lavater, le comte de Saint-Germain, Ca zotte, Duchanteau, Mme de Lacroix, M“ de Bourbon et tant d’autres, qu’il cite volontiers au cours de ses mémoires (publiés cent ans après lui). Quoi qu’il en soit de ce baron de Gleichen, Saint Martin ne l’estimait guère : — « Je connais beaucoup « la personne dont vous me parlez (écrit-il à son dis « ciple Liebistorff) ; c’est un homme qui a beaucoup « d’esprit, surtout de l’esprit de cour et de l’esprit du « monde; il afrappé à toutes les portes, il a entendu «parler de tout, il a tout lu... Avec cela, je ne pour « rois pas vous dire encore ce en quoi il est entré. Je «le crois encore trop dans l’historique de la chose « (sic), pour qu’il vous soit grandement utile; et « j’ignore s’il ira jamais plus loin dans ce bas « monde... « Enfin, c’est un homme, s’il faut vous le dire, tel « lement habitué à voir du faux et de l’erreur qu’il « ne recherche que cela dans les meilleures nourri— « turcs : ce qui me faisoit dire dans les temps que « c’étoit un homme qui donnerait trente vérités pour « un mensonge. Peut-être a-t—il changé depuis ;' je le
3A PROPOS DE MARTINES DE PASQUALLY x97 « souhaite... (Corresp., Lettre LI, datée d’Amboise, « 5 messidor [23 juin] an Il [I794],passim.) » Saint-Martin insiste ensuite pour que Liebistorff, s’il voit Gleichen, ne lui ouvre pas la bouche à son sujet à lui, le Phil.'. lues. Mais les mémoires de Gleichen, qui contiennent 72 pages spécialement sur l’occulte, sont infiniment précieux à consulter; car l’auteur raconte ce qu’il a vu : ses renseignements sont presque toujours de pre mière main. Ainsi, mille choses qu’il dit de Saint— Martin et surtout de son maître Martinez me sem blaient des rêveries, tellement elles sont en contradic tion avec les livres de Matter, Franck, Caro, Mo reau, etc... — Hé bien! voilà que tout ce qu’il avance se trouve être très exact, et confirmé par la correspon dance authentique de Martinez! Je vais transcrire pour toi quelques passages. Stanis. EXTRAIT DU CHAPITRE INTITULÉ : SAINT-MARTIN « Martinez Pasqualis a été le fondateur de l’ordre mystique des Martinistes, nommés ainsi à cause de la considération que Saint-Martin (l’un des sept maîtres que le chef avait désignés pour propager sa doctrine), avait obtenue au-dessus de ses collègues par son mé rite personnel et par son livre fameux des Erreurs et de la Vérité. « Pasqualis était originairement Espagnol, peut—être de race juive, puisque ses disciples ont hérité de lui un grand nombre de manuscrits judaïques (P) Sa “ V_, V“ ‘,___,_Y_m.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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