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1P Voir l’article Division du ciel en maisons astrologiques (pp. 224 à 236). LES LARVES 199 un frère non humain, un frère rest éà l’état de « désir d’être », d’embryon, de larve. Certes, si vous cherchez ces propres termes dans la communication de M. Critzman, vous ne les trouverez point. Si, d’autre part, vous cherchez la définition d’une larve dans l’œuvre des théologiens du temps passé ou dans le dictionnaire moderne (Migne-Collin de Plancy) vous ne ferez qu’augmenter votre embarras. « Le nom de Larves se prend généralemeut pour tout spectre « de démon horrible qui apparaît aux hommes, en quelque « façon que ce soit, » ditLeloyer (t. III, ch. v, p. 202 ; éd. française, p. 1608), et « Spectre est une imagination d’une substance sans corps « qui se présente sensiblement aux hommes contre l’ordre de « la nature et leur donne frayeur. » (T. I, p. 3, ibid.~) Lavater, Del Rio, Bodin, parlent de même. Ces défi nitions, très savantes d’ailleurs et bien utiles à étudier» vous dérouteraient dans le cas présent par l’étroitesse du point de vue. Mais si, délaissant toute idée précon çue, vous lisez avec attention ce travail du Dr Critz man, si vous assistez à la formation de cette louche individualité, toute passive, toute féminine, toute masse s’agitant vers la forme, aspirant à une organi sation qu’elle a en puissance, mais que nul principe mâle et fécondateur n’est venu dynamiser, si vous voyez contre la vie normale la prolifération se faire, l’envahissement, les avortements multiples, conti nuels, les écroulements, les liquéfactions, les coagu lations se,heurter, se fondre en cette masse hétérogène, qui puise en l’organisme le soutien et la vie tempo200 l’initiation raire ; si vous observez avec M.
2Duval, avec Renaud de Lyon les nombreuses apparences, végétales, ani males, que prend cette tumeur; si parmi des cellules très humaines le microscope vous révèle de ces cel lules embryonnaires, caractéristiques de genres infé rieurs, reptiles, poissons, batraciens ; si vous songez que cette progressive et envahissante pénétration va bientôt, parasite fatal, tuer l’être qui la nourrit et ramener au chaos des formes et des forces cette con tradictoire et double existence, alors, mieux que dans les dictionnaires, mieux que dans les vieux spécialistes vous commencerez à entrevoir la larve. Apparence et fonction, la larve est double. Fille de l’être humain, qu’elle naisse du crime, de l’ignorance, de la perversité, elle conserve à jamais, dans sa course à travers l’astral, le signe de sa coupable et défec tueuse origine (voyez Eliphas Lévi, Clef des grands mystères; Stanislas de Guaïta, Au Seuil du mystères p. 90; Papus, Init., juillet 18g3). Mais la Providence, qui parmi les possibilités a permis leur existence, ne l’a permis que pour l’utiliser. La larve dans l’univers dissout le mal, use ses efforts, comme ces milliers d’imperceptibles destructeurs qui rendent à la terre les particules désagrégées des plantes et des animaux. Insaisissable d’habitude, elle œuvre silencieusement, effondrant les grands édifices moraux, intellectuels ou matériels que notre ignorante activité construisait ou rêvait. Invisible, inconnue le plus souvent, et gros sissant la foule des soi-disant hasards, mais visible parfois aux yeux des voyants, médiums ou adeptes, la larve se révèle : spectre, lémure, lamie, élémentaire
3LES LARVES 201 sous toutes ses formes, changeante, illogique, fantas tique, elle prend pour apparaître la première enve loppe trouvée : animal-humain, plante animée, toute écorce lui est bonne, et les Maziqin, les Telanaï, nais sent, éclatent, se transforment, fondent sur l’homme et s’évanouissent à son approche, troublent ses sens, inoffensifs tant que l’intelligence reste lucide et le vouloir pur, dangereux, mortels dès que l’effroi ou la souillure ont pénétré leur ancien maître désormais esclave. Telles sont l’origine, la fonction, la nature des larves, et cette étude ici ébauchée mériterait un volume entier : comme en toute matière, il importe en philo sophie occulte, de bien établir le sens des mots, de bien connaître avant de juger. Ce n’est pas au hasard que les magistes du moyen âge, les kabbalistes de la Renaissance employaient les termes variés de leur riche vocabulaire magique. Il est aisé de jouer avec ces sonores syllabes évocatrices, de les agiter sans en avoir distingué le sens, et cette méthode plus brillante que profonde est commune aujourd’hui ; mais ce n’est pas le but des travailleurs. La théorie du D1’ Critzman, en nous montrant une larve, dans ses œuvres, dans son corps nous aura permis d’aller plus loin que les mots et de faire peut être entrevoir à quelques-uns l’être de la larve derrière son nom. Un enseignement encore peut s’en déduire; je ne sais quel sera le sort de cette théorie et si son carac tère élevé, philosophique, risque beaucoup de lui con cilier la faveur des chirurgiens moderne : ce n’est pas, il est vrai parmi les souffleurs qu’il faut chercher les
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1P Voir l’article Division du ciel en maisons astrologiques (pp. 224 à 236). LES LARVES 199 un frère non humain, un frère rest éà l’état de « désir d’être », d’embryon, de larve. Certes, si vous cherchez ces propres termes dans la communication de M. Critzman, vous ne les trouverez point. Si, d’autre part, vous cherchez la définition d’une larve dans l’œuvre des théologiens du temps passé ou dans le dictionnaire moderne (Migne-Collin de Plancy) vous ne ferez qu’augmenter votre embarras. « Le nom de Larves se prend généralemeut pour tout spectre « de démon horrible qui apparaît aux hommes, en quelque « façon que ce soit, » ditLeloyer (t. III, ch. v, p. 202 ; éd. française, p. 1608), et « Spectre est une imagination d’une substance sans corps « qui se présente sensiblement aux hommes contre l’ordre de « la nature et leur donne frayeur. » (T. I, p. 3, ibid.~) Lavater, Del Rio, Bodin, parlent de même. Ces défi nitions, très savantes d’ailleurs et bien utiles à étudier» vous dérouteraient dans le cas présent par l’étroitesse du point de vue. Mais si, délaissant toute idée précon çue, vous lisez avec attention ce travail du Dr Critz man, si vous assistez à la formation de cette louche individualité, toute passive, toute féminine, toute masse s’agitant vers la forme, aspirant à une organi sation qu’elle a en puissance, mais que nul principe mâle et fécondateur n’est venu dynamiser, si vous voyez contre la vie normale la prolifération se faire, l’envahissement, les avortements multiples, conti nuels, les écroulements, les liquéfactions, les coagu lations se,heurter, se fondre en cette masse hétérogène, qui puise en l’organisme le soutien et la vie tempo200 l’initiation raire ; si vous observez avec M.
2Duval, avec Renaud de Lyon les nombreuses apparences, végétales, ani males, que prend cette tumeur; si parmi des cellules très humaines le microscope vous révèle de ces cel lules embryonnaires, caractéristiques de genres infé rieurs, reptiles, poissons, batraciens ; si vous songez que cette progressive et envahissante pénétration va bientôt, parasite fatal, tuer l’être qui la nourrit et ramener au chaos des formes et des forces cette con tradictoire et double existence, alors, mieux que dans les dictionnaires, mieux que dans les vieux spécialistes vous commencerez à entrevoir la larve. Apparence et fonction, la larve est double. Fille de l’être humain, qu’elle naisse du crime, de l’ignorance, de la perversité, elle conserve à jamais, dans sa course à travers l’astral, le signe de sa coupable et défec tueuse origine (voyez Eliphas Lévi, Clef des grands mystères; Stanislas de Guaïta, Au Seuil du mystères p. 90; Papus, Init., juillet 18g3). Mais la Providence, qui parmi les possibilités a permis leur existence, ne l’a permis que pour l’utiliser. La larve dans l’univers dissout le mal, use ses efforts, comme ces milliers d’imperceptibles destructeurs qui rendent à la terre les particules désagrégées des plantes et des animaux. Insaisissable d’habitude, elle œuvre silencieusement, effondrant les grands édifices moraux, intellectuels ou matériels que notre ignorante activité construisait ou rêvait. Invisible, inconnue le plus souvent, et gros sissant la foule des soi-disant hasards, mais visible parfois aux yeux des voyants, médiums ou adeptes, la larve se révèle : spectre, lémure, lamie, élémentaire
3LES LARVES 201 sous toutes ses formes, changeante, illogique, fantas tique, elle prend pour apparaître la première enve loppe trouvée : animal-humain, plante animée, toute écorce lui est bonne, et les Maziqin, les Telanaï, nais sent, éclatent, se transforment, fondent sur l’homme et s’évanouissent à son approche, troublent ses sens, inoffensifs tant que l’intelligence reste lucide et le vouloir pur, dangereux, mortels dès que l’effroi ou la souillure ont pénétré leur ancien maître désormais esclave. Telles sont l’origine, la fonction, la nature des larves, et cette étude ici ébauchée mériterait un volume entier : comme en toute matière, il importe en philo sophie occulte, de bien établir le sens des mots, de bien connaître avant de juger. Ce n’est pas au hasard que les magistes du moyen âge, les kabbalistes de la Renaissance employaient les termes variés de leur riche vocabulaire magique. Il est aisé de jouer avec ces sonores syllabes évocatrices, de les agiter sans en avoir distingué le sens, et cette méthode plus brillante que profonde est commune aujourd’hui ; mais ce n’est pas le but des travailleurs. La théorie du D1’ Critzman, en nous montrant une larve, dans ses œuvres, dans son corps nous aura permis d’aller plus loin que les mots et de faire peut être entrevoir à quelques-uns l’être de la larve derrière son nom. Un enseignement encore peut s’en déduire; je ne sais quel sera le sort de cette théorie et si son carac tère élevé, philosophique, risque beaucoup de lui con cilier la faveur des chirurgiens moderne : ce n’est pas, il est vrai parmi les souffleurs qu’il faut chercher les
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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