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1ÉSOTÉRISME DU PATER NOSTER io3 attractives deux âmes qui seraient restées, peut-être des siècles, répulsives l’une à l’autre et qui auraient retardé la réintégration finale. Le Pardon volontaire est donc bien la méthode d’appel à la Providence la plus merveilleuse qui nous ait été révélée. De là l’importance capitale de ce mot au point de vue de la création consciente, par l’homme, de son Immortalité. Monde Physique Cette création de Péché, c’est-à-dire du mal pour nous-même, est en effet la clef de notre incarnation dans le monde de la Chair, dans ce monde de la Tentation Physique. C’est l’Adam spirituel qui, par son désir de s’unir à la Matière dans l’espoir d’être plus fort que Dieu, a créé en ses molécules, c’est-àdire en nous, la Tentation vers le monde d’en bas. Notre époque est gravement malade d’une erreur issue de même source. Entre deux puissances, l’idée nue et sans forces apparentes et l’Argent en apparence si puissant comme levier universel, le profane court à l’argent et ne tarde pas à s’apercevoir que cette puissance n’est qu'illusoire et que le tas d'or diminue à mesure qu’on veut en diffuser l’influence dans un plus grand nombre d’êtres. L’Idée, au contraire, se multiplie par le nombre d’êtres qui l’incarnent, s’accroît avec le Temps. Entre l’Esprit, idéal subtil, et la Matière, manifestation immédiate, Adam a choisi cette dernière ; de là le
2l’initiation 104 Mal, le Péché, l’incarnation que chacune des molé cules adamiques, c’est-à-dire chaque être humain, doit tuer en lui en faisant appel à l’Union avec l’Idée-Providence par le Sacrifice progressif de la Matière-Destin La clef de toute cette évolution, de cette union possible de Dieu et de l’Homme, est contenue dans un seul Principe : le Pardon. On peut terminer ici le « Pater » si l’on ne possède que les deux premiers degrés de l’initiation ; mais les « pneumatiques » vont aller plus loin et évoquer le grand mystère de la constitution divine. Nous lèverons le voile autant qu'il est possible de le faire sans danger par le parallèle suivant : Car Tu ES La Royauté La Règle La Force Les Æons Principe du Père. Principe du Fils. Principe de l’Esprit. dans Principes créateurs du Ciel, de l’homme et de la Terre, c’est-àdire des Trois-Mondes. Manifestations de la Volonté Divine (les Æons correspondant aux Ælohim de Moïse). Résumons tout ce que nous avons déterminé jusqu’à présent dans un tableau final et nous reESOTERISME DU PATER NOSTER io5 mettrons au prochain article l’étude si intéressante des adaptations du Pater. MONDE DIVIN Notre Père qui es dans les Cieux. Que ton Nom soit sanc tifié. Que ton Règne arrive. Père Verbe L'Esprit INVOE VOLUTI ON (Lien). Que ta Volonté soit faite \Passage du Divin sur la Terre > au comme au Ciel. ( Moral MONDE MORAL (L’Homme). ¡ Influence cons tante de la Provi dence sur NOUS Pardonne-nous nos offen- ( Auto-création ses Comme nous les ) de Notre Avenir pardonnons à ceux qui ) par nous ont offensés. ( Notre Présent MONDE PHYSIQUE Préserve-nous de la Ten tation Et Délivre-nous du Péché. . Destruction du MAL par notre alliance avec Dieu SYNTHÈSE Car Tu es la Royauté, Et la Règle, Et la Force en action dans les Æons (les cycles générateurs). Amen. ¡Partie ésotérique 'ciefde la Révéla tion. le Grand Arcane Papus.
3io6 l’initiation CHAPITRE III I L’artiste désireux de la perfection adresse à la cri tique trois questions principales : Quelles qualités lui manquent ? Quelle direction doit-il adopter pour les acquérir? Et par quel travail plus particulier? Pour déduire leur solution de notre théorie, ras semblons d’abord tous les principes quelle nous a fournis. L’Art, incorporation du Verbe dans la Forme, par une création propre de l’homme, doit dominer le sen timent public pour le régir, tout en en suivant les fluctuations, parce que l’œuvre artistique agit sur l’âme humaine comme un stimulant d’activité des plus puissants. Le domaine esthétique se trouve réparti en quatre régions principales tellement naturelles qu’elles se partagent et expliquent à la fois les diverses formes de l’Art, les écoles qui s’y disputent la suprématie; le goût, le style, la manière de chaque artiste, les iml’art et l’ésotérisme 107 pressions du public et jusqu’aux décisions de la cri tique. Nous avons reconnu que ces quatre ordres esthé tiques qui, par leurs combinaisons, embrassent toutes les variétés secondaires, correspondent à autant de systèmes fondamentaux de philosophie parce qu'ils représentent les aspects principaux de l’idée au point de vue humain. En Art, ils proviennent des propor tions de la Forme à l’idée dans la combinaison d'où naît la création artistique. Deux de ces ordres sont de caractère absolu, comme se rapprochant le plus de la Forme pure ou de l’idée pure : les deux autres sont relatifs à l’homme : ils viennent : l’un du Sentiment, plus voisin de la Forme, l’autre de ¡’Assentiment, plus voisin de l’idée. Aucun d’eux n’est parfait; tous sont défectueux: mais cepen dant tous sont estimables ; nous n’en devons con damner aucun au nom des autres, parce que, loin qu’ils- soient inconciliables, chacun d’eux, comme chacune de leurs combinaisons, est un acheminement vers la perfection qui doit les embrasser tous. Cette perfection nous l’avons trouvée non dans le mélange éclectique, ou dans une moyenne de médio crité, mais dans la création de la Forme exactement adéquate à l’idée, dans l’idéalisation de la Forme; non dans un équilibre fixe des ordres ou des écoles, mais dans un but infiniment éloigné dont l’histoire de l’Art trace le devenir indéfini. Si nous pouvions développer ici cette histoire, nous verrions apparaître successivement, dans un ordre constant, nos quatre systèmes naturels couronnés par
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ÉSOTÉRISME DU PATER NOSTER io3 attractives deux âmes qui seraient restées, peut-être des siècles, répulsives l’une à l’autre et qui auraient retardé la réintégration finale. Le Pardon volontaire est donc bien la méthode d’appel à la Providence la plus merveilleuse qui nous ait été révélée. De là l’importance capitale de ce mot au point de vue de la création consciente, par l’homme, de son Immortalité. Monde Physique Cette création de Péché, c’est-à-dire du mal pour nous-même, est en effet la clef de notre incarnation dans le monde de la Chair, dans ce monde de la Tentation Physique. C’est l’Adam spirituel qui, par son désir de s’unir à la Matière dans l’espoir d’être plus fort que Dieu, a créé en ses molécules, c’est-àdire en nous, la Tentation vers le monde d’en bas. Notre époque est gravement malade d’une erreur issue de même source. Entre deux puissances, l’idée nue et sans forces apparentes et l’Argent en apparence si puissant comme levier universel, le profane court à l’argent et ne tarde pas à s’apercevoir que cette puissance n’est qu'illusoire et que le tas d'or diminue à mesure qu’on veut en diffuser l’influence dans un plus grand nombre d’êtres. L’Idée, au contraire, se multiplie par le nombre d’êtres qui l’incarnent, s’accroît avec le Temps. Entre l’Esprit, idéal subtil, et la Matière, manifestation immédiate, Adam a choisi cette dernière ; de là le
2l’initiation 104 Mal, le Péché, l’incarnation que chacune des molé cules adamiques, c’est-à-dire chaque être humain, doit tuer en lui en faisant appel à l’Union avec l’Idée-Providence par le Sacrifice progressif de la Matière-Destin La clef de toute cette évolution, de cette union possible de Dieu et de l’Homme, est contenue dans un seul Principe : le Pardon. On peut terminer ici le « Pater » si l’on ne possède que les deux premiers degrés de l’initiation ; mais les « pneumatiques » vont aller plus loin et évoquer le grand mystère de la constitution divine. Nous lèverons le voile autant qu'il est possible de le faire sans danger par le parallèle suivant : Car Tu ES La Royauté La Règle La Force Les Æons Principe du Père. Principe du Fils. Principe de l’Esprit. dans Principes créateurs du Ciel, de l’homme et de la Terre, c’est-àdire des Trois-Mondes. Manifestations de la Volonté Divine (les Æons correspondant aux Ælohim de Moïse). Résumons tout ce que nous avons déterminé jusqu’à présent dans un tableau final et nous reESOTERISME DU PATER NOSTER io5 mettrons au prochain article l’étude si intéressante des adaptations du Pater. MONDE DIVIN Notre Père qui es dans les Cieux. Que ton Nom soit sanc tifié. Que ton Règne arrive. Père Verbe L'Esprit INVOE VOLUTI ON (Lien). Que ta Volonté soit faite \Passage du Divin sur la Terre > au comme au Ciel. ( Moral MONDE MORAL (L’Homme). ¡ Influence cons tante de la Provi dence sur NOUS Pardonne-nous nos offen- ( Auto-création ses Comme nous les ) de Notre Avenir pardonnons à ceux qui ) par nous ont offensés. ( Notre Présent MONDE PHYSIQUE Préserve-nous de la Ten tation Et Délivre-nous du Péché. . Destruction du MAL par notre alliance avec Dieu SYNTHÈSE Car Tu es la Royauté, Et la Règle, Et la Force en action dans les Æons (les cycles générateurs). Amen. ¡Partie ésotérique 'ciefde la Révéla tion. le Grand Arcane Papus.
3io6 l’initiation CHAPITRE III I L’artiste désireux de la perfection adresse à la cri tique trois questions principales : Quelles qualités lui manquent ? Quelle direction doit-il adopter pour les acquérir? Et par quel travail plus particulier? Pour déduire leur solution de notre théorie, ras semblons d’abord tous les principes quelle nous a fournis. L’Art, incorporation du Verbe dans la Forme, par une création propre de l’homme, doit dominer le sen timent public pour le régir, tout en en suivant les fluctuations, parce que l’œuvre artistique agit sur l’âme humaine comme un stimulant d’activité des plus puissants. Le domaine esthétique se trouve réparti en quatre régions principales tellement naturelles qu’elles se partagent et expliquent à la fois les diverses formes de l’Art, les écoles qui s’y disputent la suprématie; le goût, le style, la manière de chaque artiste, les iml’art et l’ésotérisme 107 pressions du public et jusqu’aux décisions de la cri tique. Nous avons reconnu que ces quatre ordres esthé tiques qui, par leurs combinaisons, embrassent toutes les variétés secondaires, correspondent à autant de systèmes fondamentaux de philosophie parce qu'ils représentent les aspects principaux de l’idée au point de vue humain. En Art, ils proviennent des propor tions de la Forme à l’idée dans la combinaison d'où naît la création artistique. Deux de ces ordres sont de caractère absolu, comme se rapprochant le plus de la Forme pure ou de l’idée pure : les deux autres sont relatifs à l’homme : ils viennent : l’un du Sentiment, plus voisin de la Forme, l’autre de ¡’Assentiment, plus voisin de l’idée. Aucun d’eux n’est parfait; tous sont défectueux: mais cepen dant tous sont estimables ; nous n’en devons con damner aucun au nom des autres, parce que, loin qu’ils- soient inconciliables, chacun d’eux, comme chacune de leurs combinaisons, est un acheminement vers la perfection qui doit les embrasser tous. Cette perfection nous l’avons trouvée non dans le mélange éclectique, ou dans une moyenne de médio crité, mais dans la création de la Forme exactement adéquate à l’idée, dans l’idéalisation de la Forme; non dans un équilibre fixe des ordres ou des écoles, mais dans un but infiniment éloigné dont l’histoire de l’Art trace le devenir indéfini. Si nous pouvions développer ici cette histoire, nous verrions apparaître successivement, dans un ordre constant, nos quatre systèmes naturels couronnés par
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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