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1■6 L'INITIATION versel de Dieu dans l’Homme et dans le Monde, une évolution, un processus del’Absolu. Le Premier Prin cipe, l’Etre Pur, l’Abîme, le Père, est une essence in déterminée qui se détermine, qui se déploie dans la multiplicité des êtres et des choses, lesquels deviennent de moins en moins parfaits, à mesure qu’ils s’éloignent de leur source. C’est l’Evoiution. Un second processus se produit ensuite : le Fini gravite vers l’Absolu. L’Etre se ressaisit lui-même. C’est l’Involution. La Gnose nous enseigne comment s’accomplissent cette évolution et cette involution. Au faîte du monde supérieur se trouve l’Abîme pur, inaccessible, insondable, océan sans bornes, abîme sans fond. Il n’est pas seul. lia une compagne éternelle : le SILENCE. Ils forment la première 5y- %ygie ou le premier couple divin. Dieu ( l’Abîme-Silence ) est amour : or Valentin nous a dit, dans son langage magnifique, que l’amour n’existe qu’à la condition d’avoir un objet. — ’Aqà-r, 7jv ôÀoç, 7] os ává~7) oùx sœtiv ávcónj, sàv ¡xt¡ r¡ tÔ áYazwjxevov. — C’est pourquoi de l’Abîme et du Silence, éternel Masculin et Féminin éternel, émanent par couples ou syzygies successifs les Eons qui composent le Très Saint Plérôme. La Catéchèse donnera cette mysté rieuse et profonde Eogonie. Au-dessous du Plérôme est le monde Intelligible ou intermédiaire qui sépare le Plérôme du troisième monde : le monde des formes et de la matière, le Kènôme, le Vide, les Ténèbres que l’Eon Jésus appelait dans l’Evangile les Ténèbres extérieures.
2MANDEMÈNT DE SA GRACE LE PATRIARCHE 7 A un point à nous inconnu du Temps sans limite, l’harmonie du Plérôme fut troublée. Le dernier des Eons, Sophia, dans son immense amour pour le Père. voulut s’unir à lui en franchissant tous les degrés qui la séparaient de Lui. Elle se sépara violemment de son époux divin, brisa la syzygie, et, sans le concours de l’Eon masculin qui lui est attaché, voulut émaner seule, à l’imitation de I’Un, de 1’Abîme. De là sa chute. Elle se trouva séparée par une bar rière (la Limite) de l’infini dont elle émanait. Elle en ressentit une inénarrable tristesse, origine de toutes les tristesses et de toutes les douleurs de l’âme. De cet effort était né un avorton : l’Extrôma Achamot, qui dépara la beauté et troubla la divine Harmonie du Plérôme. Pour sauver Sophia, deux Eons, le Nous et l’Alètheia, enfantèrent le Christos d’En-haut et le Paraclet (nveùtxa-Wrtov). Ils chassèrent Achamoth du monde divin et rétablirent l’harmonie première. Les Eons émanèrent alors le dernier Eon, le Sauveur Jésus, qui, en s'unissant à Sophia exilée, la racheta et la ramena dans le sein du Plérôme. Restait Sophia Terrestre ou Achamoth. Dans sa détresse et son abaissement, elle avait conservé le souvenir de la Lumière et du Monde Divin dont elle sortait par sa mère Sophia ; mais la Limite lui inter disait l'accès de ce monde éternellement heureux et pacifié. Le poète a dit : Notre âme est un rayon de lumière et d'amour Qui du foyer divin détaché pour un jour, De désirs dévorants loin de lui consumée. Brûle de remonter à sa source enflammée.
38 L INITIATION Le Plérôme eut pitié de Sophia Terrestre (Achamoth). Jésus se manifesta pour la racheter. Il lui en leva tour à tour la crainte, la tristesse, le désespoir. Sa Tristesse forma la matière ; Sa Crainte forma l’élé ment psych ique ; son Désespoir forma l’essence démo" niaque (Satan). Le Démiurge apparut alors. Il était le fils d’Achamoth. C’est lui qui forma la terre et les hommes. Leurs corps furent pris dans les molécules de la ma tière; leurs âmes furent prises dans l’élément psy chique. Achamoth communiqua à quelques-uns des Hom mes une étincelle de cette flamme divine qu’elle tenait de sa mère Sophia-Céleste. Ces élus sont les Pneuma tiques. élite de l’Humanité, adeptes nés de la Gnose. Les Psychiques sont les sujets du Démiurge. Enfin une troisième classe d’hommes, les Hyliques, sont les hommes vulgaires, matériels, asservis à la bestialité. Le Démiurge, qui ne connaît pas le Plérôme, se crut le Dieu suprême. Il se révéla aux Juifs sous le nom de Jéhovah. II La Hiérarchie et la Liturgie L’intervention surnaturelle des Éons, ayant produit dès l’année vulgaire 1890 la restauration de la Très Sainte Gnose Valentinienne, et treize Evêques ayant été successivement sacrés ou élus, il parut nécessaire de rétablir la Hiérarchie et de constituer des églises dont l’ensemble forme Y Assemblée gnostique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1■6 L'INITIATION versel de Dieu dans l’Homme et dans le Monde, une évolution, un processus del’Absolu. Le Premier Prin cipe, l’Etre Pur, l’Abîme, le Père, est une essence in déterminée qui se détermine, qui se déploie dans la multiplicité des êtres et des choses, lesquels deviennent de moins en moins parfaits, à mesure qu’ils s’éloignent de leur source. C’est l’Evoiution. Un second processus se produit ensuite : le Fini gravite vers l’Absolu. L’Etre se ressaisit lui-même. C’est l’Involution. La Gnose nous enseigne comment s’accomplissent cette évolution et cette involution. Au faîte du monde supérieur se trouve l’Abîme pur, inaccessible, insondable, océan sans bornes, abîme sans fond. Il n’est pas seul. lia une compagne éternelle : le SILENCE. Ils forment la première 5y- %ygie ou le premier couple divin. Dieu ( l’Abîme-Silence ) est amour : or Valentin nous a dit, dans son langage magnifique, que l’amour n’existe qu’à la condition d’avoir un objet. — ’Aqà-r, 7jv ôÀoç, 7] os ává~7) oùx sœtiv ávcónj, sàv ¡xt¡ r¡ tÔ áYazwjxevov. — C’est pourquoi de l’Abîme et du Silence, éternel Masculin et Féminin éternel, émanent par couples ou syzygies successifs les Eons qui composent le Très Saint Plérôme. La Catéchèse donnera cette mysté rieuse et profonde Eogonie. Au-dessous du Plérôme est le monde Intelligible ou intermédiaire qui sépare le Plérôme du troisième monde : le monde des formes et de la matière, le Kènôme, le Vide, les Ténèbres que l’Eon Jésus appelait dans l’Evangile les Ténèbres extérieures.
2MANDEMÈNT DE SA GRACE LE PATRIARCHE 7 A un point à nous inconnu du Temps sans limite, l’harmonie du Plérôme fut troublée. Le dernier des Eons, Sophia, dans son immense amour pour le Père. voulut s’unir à lui en franchissant tous les degrés qui la séparaient de Lui. Elle se sépara violemment de son époux divin, brisa la syzygie, et, sans le concours de l’Eon masculin qui lui est attaché, voulut émaner seule, à l’imitation de I’Un, de 1’Abîme. De là sa chute. Elle se trouva séparée par une bar rière (la Limite) de l’infini dont elle émanait. Elle en ressentit une inénarrable tristesse, origine de toutes les tristesses et de toutes les douleurs de l’âme. De cet effort était né un avorton : l’Extrôma Achamot, qui dépara la beauté et troubla la divine Harmonie du Plérôme. Pour sauver Sophia, deux Eons, le Nous et l’Alètheia, enfantèrent le Christos d’En-haut et le Paraclet (nveùtxa-Wrtov). Ils chassèrent Achamoth du monde divin et rétablirent l’harmonie première. Les Eons émanèrent alors le dernier Eon, le Sauveur Jésus, qui, en s'unissant à Sophia exilée, la racheta et la ramena dans le sein du Plérôme. Restait Sophia Terrestre ou Achamoth. Dans sa détresse et son abaissement, elle avait conservé le souvenir de la Lumière et du Monde Divin dont elle sortait par sa mère Sophia ; mais la Limite lui inter disait l'accès de ce monde éternellement heureux et pacifié. Le poète a dit : Notre âme est un rayon de lumière et d'amour Qui du foyer divin détaché pour un jour, De désirs dévorants loin de lui consumée. Brûle de remonter à sa source enflammée.
38 L INITIATION Le Plérôme eut pitié de Sophia Terrestre (Achamoth). Jésus se manifesta pour la racheter. Il lui en leva tour à tour la crainte, la tristesse, le désespoir. Sa Tristesse forma la matière ; Sa Crainte forma l’élé ment psych ique ; son Désespoir forma l’essence démo" niaque (Satan). Le Démiurge apparut alors. Il était le fils d’Achamoth. C’est lui qui forma la terre et les hommes. Leurs corps furent pris dans les molécules de la ma tière; leurs âmes furent prises dans l’élément psy chique. Achamoth communiqua à quelques-uns des Hom mes une étincelle de cette flamme divine qu’elle tenait de sa mère Sophia-Céleste. Ces élus sont les Pneuma tiques. élite de l’Humanité, adeptes nés de la Gnose. Les Psychiques sont les sujets du Démiurge. Enfin une troisième classe d’hommes, les Hyliques, sont les hommes vulgaires, matériels, asservis à la bestialité. Le Démiurge, qui ne connaît pas le Plérôme, se crut le Dieu suprême. Il se révéla aux Juifs sous le nom de Jéhovah. II La Hiérarchie et la Liturgie L’intervention surnaturelle des Éons, ayant produit dès l’année vulgaire 1890 la restauration de la Très Sainte Gnose Valentinienne, et treize Evêques ayant été successivement sacrés ou élus, il parut nécessaire de rétablir la Hiérarchie et de constituer des églises dont l’ensemble forme Y Assemblée gnostique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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