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1La reproduction des articles inédits publiés par l’initiation est formel! cm eut interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE LA MAGIE SOCIALE La matière eclairéç par un peu d’esprit, voilà l’homme. Paracelse . Quel joug imposerait-on à l'homme qui na besoin de rien? J.-J. Rousseau. I S’il était prouvé que, depuis les temps historiques, l’homme a toujours marché dans la fausse voie, que ¡’Hercule de la Légende, hésitant au carrefour, a choisi le mauvais chemin; si en un mot il était établi que la société a été construite à l’envers, comme serait une maison reposant sur son toit ou une pyramide sur sa pointe, le devoir de tout homme ne serait-il pas. cette conviction acquise, d’employer son énergie à replacer l’édifice social dans l’équilibre scientifique et normal ? Pour parvenir à cette notion, il faut, comme en tout examen. s’abstraire de toute idée préconçue, de tout préjugé, de toute indulgence à la routine et accepter la vérité, dût-elle se trouver en désaccord-absolu avec
2194 l’initiation la prétendue Sagesse Universelle, dût-elle être en contradiction flagrante avec les axiomes les plus in discutés de la Science officielle. Pour ce, enfin, il faut redescendre au substratum des choses, remonter un à un., et non en les franchis sant par bonds, les échelons trop vite parcourus, et ne passer au stade supérieur que lorsque le plan inférieur fournit à l’ascension un terrain d’une indiscutable solidité. • Nul ne nie que, dans l’évolution humaine, le déve loppement matériel soit antérieur au développement intellectuel. Il faudrait n’avoîr jamais observé un enfant pour en douter. D’où ces conclusions : a. L’homme a un corps physique, instrument de la vie et base de son développement; b. Le corps physique a des besoins matériels dont la non-satisfaction entraîne la mort; c. La non-satisfaction des besoins matériels est un obstacle invincible au développement des facultés intellectuelles. Donc : d. Pour que l’évolution intellectuelle puisse nor malement s’accomplir, il faut en premier lieu que les besoins physiques soient satisfaits. Il y a plus de vingt siècles que Socrate disait, dans la République de Platon : « Jetons par la pensée les fondements d’un État. Ces fondements seront indiscutablement nos besoins. Le
3VENTRE ET CERVEAU ig5 premier et le plus grand de tous, c’est la nourriture, d’où dépend la conservation de notre être et de notre vie. Le second besoin est celui du logement, le troi sième celui du vêtement et de toutes les choses qui s’y rapportent. » Cette constatation, banale à force de logique, se retrouve dans les monuments les plus anciens de la société, ainsi que l’a prouvé P. Lacour dans son étude sur le livre V de la Genèse, Il établit péremp toirement que le crime de l’homme fut la méconnais sance de ces vérités et, que l’organisation primordiale de la Société généra la misère. Est-il besoin d'ailleurs de multiplier les citations et les arguments à l’appui d’une thèse qui apparaît si simple ? La Société a pour but la satisfaction des besoins dans l’ordre où ils se manifestent. Tout va de la Matière à l’Esprit, donc la Société doit être basée sur la satisfaction : T des besoins matériels; 20 des besoins spirituels. En a-t-il été ainsi ? En est-il ainsi ? Les aspirations même des nouvelles écoles évolutionnaires se dirigentelles dans ce sens ? Il faut répondre péremptoirement par la négative. Les sociétés n’ont eu et n’ont encore aujourd’hui en vue que la satisfaction des besoins moraux. C’est là leur pre mière ligne d’opération : Liberté, Égalité, Instruction, Développement des facultés intellectuelles et morales. Où se trouve la Constitution qui ait inscrit en tête de ses dispositions cette formule : Le but de la Société est : « iû D’assurer l’existence de tous ses membres... »
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La reproduction des articles inédits publiés par l’initiation est formel! cm eut interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE LA MAGIE SOCIALE La matière eclairéç par un peu d’esprit, voilà l’homme. Paracelse . Quel joug imposerait-on à l'homme qui na besoin de rien? J.-J. Rousseau. I S’il était prouvé que, depuis les temps historiques, l’homme a toujours marché dans la fausse voie, que ¡’Hercule de la Légende, hésitant au carrefour, a choisi le mauvais chemin; si en un mot il était établi que la société a été construite à l’envers, comme serait une maison reposant sur son toit ou une pyramide sur sa pointe, le devoir de tout homme ne serait-il pas. cette conviction acquise, d’employer son énergie à replacer l’édifice social dans l’équilibre scientifique et normal ? Pour parvenir à cette notion, il faut, comme en tout examen. s’abstraire de toute idée préconçue, de tout préjugé, de toute indulgence à la routine et accepter la vérité, dût-elle se trouver en désaccord-absolu avec
2194 l’initiation la prétendue Sagesse Universelle, dût-elle être en contradiction flagrante avec les axiomes les plus in discutés de la Science officielle. Pour ce, enfin, il faut redescendre au substratum des choses, remonter un à un., et non en les franchis sant par bonds, les échelons trop vite parcourus, et ne passer au stade supérieur que lorsque le plan inférieur fournit à l’ascension un terrain d’une indiscutable solidité. • Nul ne nie que, dans l’évolution humaine, le déve loppement matériel soit antérieur au développement intellectuel. Il faudrait n’avoîr jamais observé un enfant pour en douter. D’où ces conclusions : a. L’homme a un corps physique, instrument de la vie et base de son développement; b. Le corps physique a des besoins matériels dont la non-satisfaction entraîne la mort; c. La non-satisfaction des besoins matériels est un obstacle invincible au développement des facultés intellectuelles. Donc : d. Pour que l’évolution intellectuelle puisse nor malement s’accomplir, il faut en premier lieu que les besoins physiques soient satisfaits. Il y a plus de vingt siècles que Socrate disait, dans la République de Platon : « Jetons par la pensée les fondements d’un État. Ces fondements seront indiscutablement nos besoins. Le
3VENTRE ET CERVEAU ig5 premier et le plus grand de tous, c’est la nourriture, d’où dépend la conservation de notre être et de notre vie. Le second besoin est celui du logement, le troi sième celui du vêtement et de toutes les choses qui s’y rapportent. » Cette constatation, banale à force de logique, se retrouve dans les monuments les plus anciens de la société, ainsi que l’a prouvé P. Lacour dans son étude sur le livre V de la Genèse, Il établit péremp toirement que le crime de l’homme fut la méconnais sance de ces vérités et, que l’organisation primordiale de la Société généra la misère. Est-il besoin d'ailleurs de multiplier les citations et les arguments à l’appui d’une thèse qui apparaît si simple ? La Société a pour but la satisfaction des besoins dans l’ordre où ils se manifestent. Tout va de la Matière à l’Esprit, donc la Société doit être basée sur la satisfaction : T des besoins matériels; 20 des besoins spirituels. En a-t-il été ainsi ? En est-il ainsi ? Les aspirations même des nouvelles écoles évolutionnaires se dirigentelles dans ce sens ? Il faut répondre péremptoirement par la négative. Les sociétés n’ont eu et n’ont encore aujourd’hui en vue que la satisfaction des besoins moraux. C’est là leur pre mière ligne d’opération : Liberté, Égalité, Instruction, Développement des facultés intellectuelles et morales. Où se trouve la Constitution qui ait inscrit en tête de ses dispositions cette formule : Le but de la Société est : « iû D’assurer l’existence de tous ses membres... »
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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