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112 l'initiation alors on est ingénieur mécanicien, ou mécanicien après avoir été en apprentissage, et alors on est mécanicien. Il y a de même dans nos villages des ouvriers en magie qui produisent quelques phéno mènes curieux et opèrent des guérisons parce qu’ils ont appris à le faire en le voyant taire par celui qui les a enseignés. On les appelle généraient ni des « sor ciers » et on les craint, bien à tort, ma loi. A côté de ces ouvriers du magisme. il existe des cher cheurs connaissant la théorie des phénomènes pro duits: ce sont les ingénieurs en magie et c’est à eux sur tout que nous nous adressons dans le présent ouvrage. La magie, étant pratique, est une science d’appli cation. Qu est-ce que l’opérateur va donc appliquer? Sa volonté. C’est là le principe directeur, le cocher du système. Mais à quoi va-t-il l'appliquer, cette volonté ? A la matière, jamais. Car il se conduirait comme l'ignorant de tout à l’heure, comme le cocher qui vou drait. en s'agitant sur son siège et en hurlant, faire marcher sa voiture pendant que le cheval est encore à lecurie. Un cocher agit sur un cheval et pas sur une voiture. C’est peut-être la troisième fois que nous répétons cette vérité de La Palisse, et il nous faudra la répéter bien souvent encore dans le cours de notre exposition. Un des grands mérites de la science occulte est justement d’avoir déterminé et fixé ce point, que l’esprit ne peut agir sur la matière directement, il agit sur un intermédiaire, et c’est cet intermédiaire qui lui, réagit sur la matière.
2DÉFINITION DE LA MAGIE 13 L’opérateur devra donc appliquer sa volonté, non pas directement à la matière, mais bien à ce qui modi fie incessamment la matière, à ce qu'en science occulte on appelle le plan de formation du monde matériel, le plan astral. Dans l’antiquité on pouvait définir la magie : l'ap plication de la volonté aux forces de la nature, car les sciences physiques actuelles rentraient dans son cadre, et l’étudiant en magic apprenait le maniement de la chaleur, de la lumière et aussi, comme nous le mon tre l’histoire du rabbin Jcdechicl sous saint Louis, de l'électricité. Mais aujourd'hui cette définition est trop large et ne répond pas à l'idée qu’un occultiste doit se faire de la magie pratique. Ce sont bien des forces de la nature sur lesquelles l'opérateur va faire agir sa volonté. Mais quelles sont ces forces ? Ce ne sont pas des forces physiques, nous venons de le voir, car l'action sur ce genre de forces est le propre de l'ingénieur et non de l'occultiste pratiquant. Mais, en dehors de ces forces physiques, il y a des forces hyperphysiques qui ne différent des premières que parce qu’elles sont produites par des êtres vivants au lieu d'être produites par des machines. Et nous ne parlons pas des dégagements de chaleur, de lumière et même d’électricité produits par des êtres vivants Encore une fois ce sont là des forces toutes physiques. Reichembach a prouvé, dès 1854, que les êtres animés et certains corps magnétiques dégageaient
3L INITIATION H dans l'obscurité des effluves visibles pour les sen sitifs. Ces effluves constituaient pour Reichembach la manifestation d'une force inconnue qu’il appelle l'OD. Depuis, M. le Dr Luvs d'une part et M. le colo nel de Rochas d'autre part ont retrouve des manifes tations diverses de cette force. Mais un fait aujourd'hui constate par des centaines de témoins à diverses épo ques va nous mettre sur la trace de notre définition. Il y a dans l’Inde des êtres humains dressés pendant de longues années au maniement de ces forces hvperphysiques et qu’on appelle des fakirs. I ne expérience que font couramment ces fakirs, expérience qui m'a été personnellement rapportée à trois années d'inter valle par plusieurs personnes dignes de foi, et qui, de plus, a été très souvent décrite, est la suivante : On donne au fakir une graine quelconque qu’on a choisie soi-même. On apporte en meme temps un peu de terre qu'on a prise chez soi et l'on met la graine dans la terre, sur les dalles de la salle à manger par exemple. Le fakir, qui estabsolument nu, sauf un léger pagne, se place à un mètre environ du tas de terre, assis à l’orientale. 11 fixe son regard sur la terre et peu à peu il pâlit et devient immobile, les bras étendus vers la graine. Un hypnotiseur moderne dirait qu'il est en catalepsie. On constate de plus que son corps se refroidit légèrement. Le fakir reste dans cette posture pendant une heure ou deux. Après ce temps la plante a poussé d’un mètre ou d'un mètre et demi. Si l’on continue l’expérience, la plante, dans l’espace de trois ou quatre heures, se charge de fleurs, puis de fruits qu’on peut manger.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
112 l'initiation alors on est ingénieur mécanicien, ou mécanicien après avoir été en apprentissage, et alors on est mécanicien. Il y a de même dans nos villages des ouvriers en magie qui produisent quelques phéno mènes curieux et opèrent des guérisons parce qu’ils ont appris à le faire en le voyant taire par celui qui les a enseignés. On les appelle généraient ni des « sor ciers » et on les craint, bien à tort, ma loi. A côté de ces ouvriers du magisme. il existe des cher cheurs connaissant la théorie des phénomènes pro duits: ce sont les ingénieurs en magie et c’est à eux sur tout que nous nous adressons dans le présent ouvrage. La magie, étant pratique, est une science d’appli cation. Qu est-ce que l’opérateur va donc appliquer? Sa volonté. C’est là le principe directeur, le cocher du système. Mais à quoi va-t-il l'appliquer, cette volonté ? A la matière, jamais. Car il se conduirait comme l'ignorant de tout à l’heure, comme le cocher qui vou drait. en s'agitant sur son siège et en hurlant, faire marcher sa voiture pendant que le cheval est encore à lecurie. Un cocher agit sur un cheval et pas sur une voiture. C’est peut-être la troisième fois que nous répétons cette vérité de La Palisse, et il nous faudra la répéter bien souvent encore dans le cours de notre exposition. Un des grands mérites de la science occulte est justement d’avoir déterminé et fixé ce point, que l’esprit ne peut agir sur la matière directement, il agit sur un intermédiaire, et c’est cet intermédiaire qui lui, réagit sur la matière.
2DÉFINITION DE LA MAGIE 13 L’opérateur devra donc appliquer sa volonté, non pas directement à la matière, mais bien à ce qui modi fie incessamment la matière, à ce qu'en science occulte on appelle le plan de formation du monde matériel, le plan astral. Dans l’antiquité on pouvait définir la magie : l'ap plication de la volonté aux forces de la nature, car les sciences physiques actuelles rentraient dans son cadre, et l’étudiant en magic apprenait le maniement de la chaleur, de la lumière et aussi, comme nous le mon tre l’histoire du rabbin Jcdechicl sous saint Louis, de l'électricité. Mais aujourd'hui cette définition est trop large et ne répond pas à l'idée qu’un occultiste doit se faire de la magie pratique. Ce sont bien des forces de la nature sur lesquelles l'opérateur va faire agir sa volonté. Mais quelles sont ces forces ? Ce ne sont pas des forces physiques, nous venons de le voir, car l'action sur ce genre de forces est le propre de l'ingénieur et non de l'occultiste pratiquant. Mais, en dehors de ces forces physiques, il y a des forces hyperphysiques qui ne différent des premières que parce qu’elles sont produites par des êtres vivants au lieu d'être produites par des machines. Et nous ne parlons pas des dégagements de chaleur, de lumière et même d’électricité produits par des êtres vivants Encore une fois ce sont là des forces toutes physiques. Reichembach a prouvé, dès 1854, que les êtres animés et certains corps magnétiques dégageaient
3L INITIATION H dans l'obscurité des effluves visibles pour les sen sitifs. Ces effluves constituaient pour Reichembach la manifestation d'une force inconnue qu’il appelle l'OD. Depuis, M. le Dr Luvs d'une part et M. le colo nel de Rochas d'autre part ont retrouve des manifes tations diverses de cette force. Mais un fait aujourd'hui constate par des centaines de témoins à diverses épo ques va nous mettre sur la trace de notre définition. Il y a dans l’Inde des êtres humains dressés pendant de longues années au maniement de ces forces hvperphysiques et qu’on appelle des fakirs. I ne expérience que font couramment ces fakirs, expérience qui m'a été personnellement rapportée à trois années d'inter valle par plusieurs personnes dignes de foi, et qui, de plus, a été très souvent décrite, est la suivante : On donne au fakir une graine quelconque qu’on a choisie soi-même. On apporte en meme temps un peu de terre qu'on a prise chez soi et l'on met la graine dans la terre, sur les dalles de la salle à manger par exemple. Le fakir, qui estabsolument nu, sauf un léger pagne, se place à un mètre environ du tas de terre, assis à l’orientale. 11 fixe son regard sur la terre et peu à peu il pâlit et devient immobile, les bras étendus vers la graine. Un hypnotiseur moderne dirait qu'il est en catalepsie. On constate de plus que son corps se refroidit légèrement. Le fakir reste dans cette posture pendant une heure ou deux. Après ce temps la plante a poussé d’un mètre ou d'un mètre et demi. Si l’on continue l’expérience, la plante, dans l’espace de trois ou quatre heures, se charge de fleurs, puis de fruits qu’on peut manger.
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