Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1l’initiation 2 Toute substance qui, introduite dans le corps hu main, n’a pas une fonction nutritive et. généralement, une fonction excitative de la vie par la circulation du sang, est un poison. Et tels sont la plupart des médi caments : tous, endose excédante, deviennent con traires à l'équilibre entre l’excitation de la vie par la circulation, et l’excitation réciproque du tissu ou de l’organisme par la respiration ; et. alors, dans cette dose trop grande ou excédante, ils dv viennent des poisons, c’est-à-dire des instruments de la destruction de la vie. Mais, par lámeme que, dans une dose excé dante. ils peuvent porter atteinte au susdit équilibre qui constitue la santé, les médicaments exercent ma nifestement une influence ou une action sur cet équi libre vital ; et. par conséquent, en diminuant leur dose jusqu’au degré où leur influence cesse d'ètre nuisible, cette action peut alors s'identifier avec la permanente tendance vitale, cette espèce supérieure ou primitive du nisas formations de Blumenbach, qui, dans la moelle vertébrale, résulte delà réaction fondamentale constitutive de la vie, entre la réaction du cerveau et des reins (entre le savoir et l'être constituant la vie). Et c’est ainsi que les médicaments atténués indéfi niment, en devenant les moyens de communication entre les deux susdits équilibres, entre l'équilibre excitatif et l’équilibre constitutif de la vie, reçoivent, cha cun dans son genre, sui generis, lorsque l’équilibre excitatif est dérangé, c’est-à-dire lorsqu'il y a maladie suis generis. une efficacité thérapeutique que l'on nomme faussement homéopathique. Vous dites, cher Monsieur, que c’est une découverte
2sur l'homéopathie U J récente. Malheureusement oui, malgré l'exemple que les médecins voyaient tous les jours dans l'action salu taire. en petitedose, des substances reconnues comme poisonstels que l'opium, l’arsenic, la belladone. l’émé tique ci mille autres, meme le tabac, dont l’essence est un des puisons les plus violents, et dont l'usage aliène ■ indéfiniment, dans l'emploi journalier du tabac, est salutaire. Adieu, cher Monsieur ; lorsque j’aurai publié les principes messianiques ou absolus de la vraie philo sophie de la vie. vous comprendrez mieux les quel ques mots que j'ai pu vous dire ici par anticipation. Signé : H. Wronski. Au même : 11 avril i853. Par un singulier hasard, au moment où je vous écrivais sur l'homéopathie, M. de Montferrier me demandait quelques explications sur ce mode médi cal. Je me suis borné à lui envoyer copie de la lettre que je vous ai écrite. Il me demanda alors des expli cations ultérieures que jelui ai données dans une lettre dont vous trouverez ci-après un extrait que je desti nais à vous être envoyé aujourd’hui même, lorsque je reçois à l’instant votre lettre d’hier. Quant à votre young doctor, s’il ne connaît des principes de l'homéopathie que « a certain force acquiredand move and more developed by their mode of operation », ce qui est une généralité qui ne dit rien, et peut s’appliquer à toute action quelconque, il serait inutile de lui faire part des explications cil’initiation 4 jointes, parce qu'il ne se doute pas encore du pro blème homéopathique. Signé : 11. Wronski. A M. de Montferrier, Vous me demandez des explications sur l'homéo pathie ; je ne saurais mieux y répondre qu’en vous envoyant copie de ma lettre à 1\I. Léonard. En effet, il y est dit que le médicament, atténué au degré requis pour perdre son action toxicologique sur l’équilibre excitatif de la vie. peut s’identifier avec la permanente tendance vitale de l’équilibre constitutif de la vie. Or ce mot peut ou pouvoir suppose nécessairement une condition. Et cette condition consiste dans le caractère universel de cette permanente tendance vitale, c’est-à-dire dans son aptitude à reproduire la vie par toutes les conditions spécifiques, et, par con séquent, dans son affinité vitale à s’identifier avec l’action spécifique du médicament ; avec cette action spécifique que le médicament manifeste dans son action toxicologique par la production des symptômes caractéristiques d’une maladie. C'est cette action spécifique du médicament qui est signalée dans la lettre à M. Léonard par la répétition du mot sui generis. Et c'est ainsi que se trouve résolu le difficile problème de la transformation de l’action toxicolo gique du médicament, dans son application à l’équi libre excitatif de la vie (la réaction de la circulation et de la respiration), en une action thérapeutique, dans son idcntificat.on avec l’équilibre constitutif de
3DÉFINITION DE LA MAGIE •> la vie (la réaction du cerveau et des reins dans la moelle épinière), transformation pathologique qui est précisément le grand problème de la doctrine ho méopathique. Quant au nom d’homéopathie. il est d'abord con traire au principe que Hahncmann, en s’occupant de la matière médicale de Cullen. a posé à sa doctrine : savoir au principe qu'une affection psychologique, ne suivant pas des lois physiques, ne saurait être recon nue et distinguée que par ses symptômes, principe qui demanderait le nom de homéosymptomalhie. De plus, le nom de homéopathie est contraire à la sus dite solution du grand problème de cette doctrine, solution qui demanderait à son tour le nom d’/zeïeropathie. Signé : Wronski, Vous connaissez, n’est-ce pas, l'histoire de l’œuf de Christophe Colomb ? Je ne vous la raconterai donc pas. Cette histoire prouve que généralement il n'y a rien de plus difficile à trouver que les choses simples. Or, si la magie semble si obscure et si difficile à com- (i)Chap. Ier du Traité élémentaire de Magie pratique, qui paraîtra du 3o avril au i5 mai.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiation 2 Toute substance qui, introduite dans le corps hu main, n’a pas une fonction nutritive et. généralement, une fonction excitative de la vie par la circulation du sang, est un poison. Et tels sont la plupart des médi caments : tous, endose excédante, deviennent con traires à l'équilibre entre l’excitation de la vie par la circulation, et l’excitation réciproque du tissu ou de l’organisme par la respiration ; et. alors, dans cette dose trop grande ou excédante, ils dv viennent des poisons, c’est-à-dire des instruments de la destruction de la vie. Mais, par lámeme que, dans une dose excé dante. ils peuvent porter atteinte au susdit équilibre qui constitue la santé, les médicaments exercent ma nifestement une influence ou une action sur cet équi libre vital ; et. par conséquent, en diminuant leur dose jusqu’au degré où leur influence cesse d'ètre nuisible, cette action peut alors s'identifier avec la permanente tendance vitale, cette espèce supérieure ou primitive du nisas formations de Blumenbach, qui, dans la moelle vertébrale, résulte delà réaction fondamentale constitutive de la vie, entre la réaction du cerveau et des reins (entre le savoir et l'être constituant la vie). Et c’est ainsi que les médicaments atténués indéfi niment, en devenant les moyens de communication entre les deux susdits équilibres, entre l'équilibre excitatif et l’équilibre constitutif de la vie, reçoivent, cha cun dans son genre, sui generis, lorsque l’équilibre excitatif est dérangé, c’est-à-dire lorsqu'il y a maladie suis generis. une efficacité thérapeutique que l'on nomme faussement homéopathique. Vous dites, cher Monsieur, que c’est une découverte
2sur l'homéopathie U J récente. Malheureusement oui, malgré l'exemple que les médecins voyaient tous les jours dans l'action salu taire. en petitedose, des substances reconnues comme poisonstels que l'opium, l’arsenic, la belladone. l’émé tique ci mille autres, meme le tabac, dont l’essence est un des puisons les plus violents, et dont l'usage aliène ■ indéfiniment, dans l'emploi journalier du tabac, est salutaire. Adieu, cher Monsieur ; lorsque j’aurai publié les principes messianiques ou absolus de la vraie philo sophie de la vie. vous comprendrez mieux les quel ques mots que j'ai pu vous dire ici par anticipation. Signé : H. Wronski. Au même : 11 avril i853. Par un singulier hasard, au moment où je vous écrivais sur l'homéopathie, M. de Montferrier me demandait quelques explications sur ce mode médi cal. Je me suis borné à lui envoyer copie de la lettre que je vous ai écrite. Il me demanda alors des expli cations ultérieures que jelui ai données dans une lettre dont vous trouverez ci-après un extrait que je desti nais à vous être envoyé aujourd’hui même, lorsque je reçois à l’instant votre lettre d’hier. Quant à votre young doctor, s’il ne connaît des principes de l'homéopathie que « a certain force acquiredand move and more developed by their mode of operation », ce qui est une généralité qui ne dit rien, et peut s’appliquer à toute action quelconque, il serait inutile de lui faire part des explications cil’initiation 4 jointes, parce qu'il ne se doute pas encore du pro blème homéopathique. Signé : 11. Wronski. A M. de Montferrier, Vous me demandez des explications sur l'homéo pathie ; je ne saurais mieux y répondre qu’en vous envoyant copie de ma lettre à 1\I. Léonard. En effet, il y est dit que le médicament, atténué au degré requis pour perdre son action toxicologique sur l’équilibre excitatif de la vie. peut s’identifier avec la permanente tendance vitale de l’équilibre constitutif de la vie. Or ce mot peut ou pouvoir suppose nécessairement une condition. Et cette condition consiste dans le caractère universel de cette permanente tendance vitale, c’est-à-dire dans son aptitude à reproduire la vie par toutes les conditions spécifiques, et, par con séquent, dans son affinité vitale à s’identifier avec l’action spécifique du médicament ; avec cette action spécifique que le médicament manifeste dans son action toxicologique par la production des symptômes caractéristiques d’une maladie. C'est cette action spécifique du médicament qui est signalée dans la lettre à M. Léonard par la répétition du mot sui generis. Et c'est ainsi que se trouve résolu le difficile problème de la transformation de l’action toxicolo gique du médicament, dans son application à l’équi libre excitatif de la vie (la réaction de la circulation et de la respiration), en une action thérapeutique, dans son idcntificat.on avec l’équilibre constitutif de
3DÉFINITION DE LA MAGIE •> la vie (la réaction du cerveau et des reins dans la moelle épinière), transformation pathologique qui est précisément le grand problème de la doctrine ho méopathique. Quant au nom d’homéopathie. il est d'abord con traire au principe que Hahncmann, en s’occupant de la matière médicale de Cullen. a posé à sa doctrine : savoir au principe qu'une affection psychologique, ne suivant pas des lois physiques, ne saurait être recon nue et distinguée que par ses symptômes, principe qui demanderait le nom de homéosymptomalhie. De plus, le nom de homéopathie est contraire à la sus dite solution du grand problème de cette doctrine, solution qui demanderait à son tour le nom d’/zeïeropathie. Signé : Wronski, Vous connaissez, n’est-ce pas, l'histoire de l’œuf de Christophe Colomb ? Je ne vous la raconterai donc pas. Cette histoire prouve que généralement il n'y a rien de plus difficile à trouver que les choses simples. Or, si la magie semble si obscure et si difficile à com- (i)Chap. Ier du Traité élémentaire de Magie pratique, qui paraîtra du 3o avril au i5 mai.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.