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1I0 L’INITIATION l’autre dure, à l’instar du fort et du faible. Les doubles représentent des contraires. Le contraire de la vie, c’est‘la mort; le contraire de la paix, c’est le malheur; le contraire de la sagesse, c’est la sottise ; le contraire de la richesse, c’est la pauvreté; le contraire de la culture, c’est le désert; le contraire de la grâce, c’est la laideur; le contraire du pouvoir, c’est la servi tude. _ Quatrième paragraphe. —— Douze lettres simples : hé, vav, âayin, het, tet, yoa’, lamea’, nun, samekh, ayin, sadé, qof. Il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et permutées : comment les a«t-il multipliées? Deux pierres bâtissent deux maisons, trois bâtissent six maisons, quatre bâtissent vingt-quatre maisons, cinq bâtissent cent vingt maisons, six bâtissent sept cent vingt maisons, sept bâtissent cinq mille quarante maisons. A partir de là, va et compte ce que ta bouche ne peut exprimer, ce que ton oreille ne peut entendre. Cinquième paragraphe. -— Par lesquelles Yah, I’Éternel Sebaot, le Dieu d’Israël, Dieu vivant, Sei— gneur tout-puissant, élevé et sublime, habitant l’éter— nité et dont le nom est saint a tracé (le monde). YaH se compose de deux lettres, YHVH de quatre lettres. Sebaot : il est comme un signe dans son armée. Dieu d’Israè‘l: (Israël) est un prince devant Dieu. Dieu vivant : trois choses sont appelées vivantes : Dieu vivant, eau vive et arbre de la vie. El: fort. Sadday :' jusque—là il suffit. Élevé: car il réside dans la hauteur du monde, et est au-dessus de tous les êtres élevés. Sublime : car il porte et soutient le haut et le bas: «Ms-1n
2. ‘_—.r_ u...’:4&.t _—.- TEXTE DU SÉFER YESIRA Il tandis que les porteurs sont en bas et leur charge en haut, lui est en haut et il porte en bas; il porte et soutient le monde entier. Habztanti’e’ternité : car son règne est éternel et ininterrompu. Son nom est saint: car lui et ses serviteurs sont saints et ils lui disent chaque jour : Saint, saint, saint. Sixième paragraphe. ——- La preuve de la chose (est fournie par) des témoins dignes de foi: le monde. l’année, l’âme. Les douze sont en bas, les espt sont au—dessus d’eux et les trois au-dessus des sept. Des trois il a formé son sanctuaire, et tous sont attachés à l’Un: Signe de l'Un qui n’a pas de second, Roi unique dans son monde, qui est un et dont le nom est un. QUATRIÈME CHAPITRE Premier paragraphe. —— Dix nombres primordiaux. Premièrement : L’ prit du Dieu vivant, vie du monde, dont le trône est affermi de toute éternité. Son nom est loué et béni toujours et éternellement : c’est là l’esprit saint. Deuxième paragraphe. —— Deuxièmement : Il a tracé un air d’un autre air, il a taillé les quatrécôtés du ciel: l’Orient, l’Occident, le Nord et le Sud, et il y a un vent de chaque (côté). Troisième paragraphe. — Vingt-deux lettres fon— damentales : Trois principales, sept doubles et douze simples; lettres taillées dans l’air, tracées par la voix, fixées dans la bouche en cinq endroits: Alef, hé, het, ayin ; bet, vav, mem, pe’ ; guimel, yod, haf, qof
312 L’INXTIATION dalet, tel, lamed, mm, tau, çayz'n; samekh, sade', resch, schz'n. Les gutturales se prononcent avec la fin de la langue, les linguales vers le milieu de la langue, en se prononçant avec la voyelle, les sifflantes entre les dents et avec la langue inerte. Quatrième paragraphe. — Les vingt-deux lettres, il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et interver ties, et il en a formé toutes les créatures et tout ce qui sera créé. Et de quelle façon les a-t—il multipliées ? L’ale/ avec toutes et toutes avec l’alef, le bel avec toutes et toutes avec le bet, le guimel avec toutes et toutes avec le guimel; toutes tournent en cercle; il se trouve qu’elles sortent par deux centtrente et une portes;il se trouve que toutes les paroles sortent sous un même nom. Cinquième paragraphe. — Il a formé du néant le réel et il a fait exister ce qui n’était pas; il a taillé de grandes colonnes d’un air insaisissable. Sixième paragraphe. — Troisièmement: Il a créé l’eau de l’air ; il a tracé et taillé avec elle le tohu et le bohu, le limon et l’argile; il en a fait comme une sorte de parterre, il les a taillés en une sorte de mur, il les a couverts comme une sorte de toiture; il a fait couler l’eau dessus, et cela est devenu la terre, comme il est écrit : Car à la neige z'ldz't : sois de la terre. (Tohu, c’est la ligne verte qui entoure le monde entier; bohu, ce sont les pierres trouées et enfoncées dans l’Océan, d’où sort l’eau, comme il est dit: Il tendra sur elle la ligne de tohu et les pierres de bohu.) (1) V (n Cette dernière ex lication est probablement une interpo lation. L'auteur du se er Yesira paraît avoir expliqué mm mm par D"l:fl W51.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I0 L’INITIATION l’autre dure, à l’instar du fort et du faible. Les doubles représentent des contraires. Le contraire de la vie, c’est‘la mort; le contraire de la paix, c’est le malheur; le contraire de la sagesse, c’est la sottise ; le contraire de la richesse, c’est la pauvreté; le contraire de la culture, c’est le désert; le contraire de la grâce, c’est la laideur; le contraire du pouvoir, c’est la servi tude. _ Quatrième paragraphe. —— Douze lettres simples : hé, vav, âayin, het, tet, yoa’, lamea’, nun, samekh, ayin, sadé, qof. Il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et permutées : comment les a«t-il multipliées? Deux pierres bâtissent deux maisons, trois bâtissent six maisons, quatre bâtissent vingt-quatre maisons, cinq bâtissent cent vingt maisons, six bâtissent sept cent vingt maisons, sept bâtissent cinq mille quarante maisons. A partir de là, va et compte ce que ta bouche ne peut exprimer, ce que ton oreille ne peut entendre. Cinquième paragraphe. -— Par lesquelles Yah, I’Éternel Sebaot, le Dieu d’Israël, Dieu vivant, Sei— gneur tout-puissant, élevé et sublime, habitant l’éter— nité et dont le nom est saint a tracé (le monde). YaH se compose de deux lettres, YHVH de quatre lettres. Sebaot : il est comme un signe dans son armée. Dieu d’Israè‘l: (Israël) est un prince devant Dieu. Dieu vivant : trois choses sont appelées vivantes : Dieu vivant, eau vive et arbre de la vie. El: fort. Sadday :' jusque—là il suffit. Élevé: car il réside dans la hauteur du monde, et est au-dessus de tous les êtres élevés. Sublime : car il porte et soutient le haut et le bas: «Ms-1n
2. ‘_—.r_ u...’:4&.t _—.- TEXTE DU SÉFER YESIRA Il tandis que les porteurs sont en bas et leur charge en haut, lui est en haut et il porte en bas; il porte et soutient le monde entier. Habztanti’e’ternité : car son règne est éternel et ininterrompu. Son nom est saint: car lui et ses serviteurs sont saints et ils lui disent chaque jour : Saint, saint, saint. Sixième paragraphe. ——- La preuve de la chose (est fournie par) des témoins dignes de foi: le monde. l’année, l’âme. Les douze sont en bas, les espt sont au—dessus d’eux et les trois au-dessus des sept. Des trois il a formé son sanctuaire, et tous sont attachés à l’Un: Signe de l'Un qui n’a pas de second, Roi unique dans son monde, qui est un et dont le nom est un. QUATRIÈME CHAPITRE Premier paragraphe. —— Dix nombres primordiaux. Premièrement : L’ prit du Dieu vivant, vie du monde, dont le trône est affermi de toute éternité. Son nom est loué et béni toujours et éternellement : c’est là l’esprit saint. Deuxième paragraphe. —— Deuxièmement : Il a tracé un air d’un autre air, il a taillé les quatrécôtés du ciel: l’Orient, l’Occident, le Nord et le Sud, et il y a un vent de chaque (côté). Troisième paragraphe. — Vingt-deux lettres fon— damentales : Trois principales, sept doubles et douze simples; lettres taillées dans l’air, tracées par la voix, fixées dans la bouche en cinq endroits: Alef, hé, het, ayin ; bet, vav, mem, pe’ ; guimel, yod, haf, qof
312 L’INXTIATION dalet, tel, lamed, mm, tau, çayz'n; samekh, sade', resch, schz'n. Les gutturales se prononcent avec la fin de la langue, les linguales vers le milieu de la langue, en se prononçant avec la voyelle, les sifflantes entre les dents et avec la langue inerte. Quatrième paragraphe. — Les vingt-deux lettres, il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et interver ties, et il en a formé toutes les créatures et tout ce qui sera créé. Et de quelle façon les a-t—il multipliées ? L’ale/ avec toutes et toutes avec l’alef, le bel avec toutes et toutes avec le bet, le guimel avec toutes et toutes avec le guimel; toutes tournent en cercle; il se trouve qu’elles sortent par deux centtrente et une portes;il se trouve que toutes les paroles sortent sous un même nom. Cinquième paragraphe. — Il a formé du néant le réel et il a fait exister ce qui n’était pas; il a taillé de grandes colonnes d’un air insaisissable. Sixième paragraphe. — Troisièmement: Il a créé l’eau de l’air ; il a tracé et taillé avec elle le tohu et le bohu, le limon et l’argile; il en a fait comme une sorte de parterre, il les a taillés en une sorte de mur, il les a couverts comme une sorte de toiture; il a fait couler l’eau dessus, et cela est devenu la terre, comme il est écrit : Car à la neige z'ldz't : sois de la terre. (Tohu, c’est la ligne verte qui entoure le monde entier; bohu, ce sont les pierres trouées et enfoncées dans l’Océan, d’où sort l’eau, comme il est dit: Il tendra sur elle la ligne de tohu et les pierres de bohu.) (1) V (n Cette dernière ex lication est probablement une interpo lation. L'auteur du se er Yesira paraît avoir expliqué mm mm par D"l:fl W51.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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