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1ESSAI DE CHIMIE SYNTHÉTIQUE 7 ments. et compliquer ainsi considérablement la com binaison (i). II Cependant, qu’était devenue la classification qu’on avait espéré trouver au moyen des équivalents? Berzélius n’avait pu la réussir d’après ses théories. Du mas se contenta de la demander au rapprochement des propriétés physiques et chimiques, et construisit ainsi une classification empirique peu instructive, mais à laquelle il faut toujours revenir comme à un contrôle, parce qu’elle est l’expression exacte de l’ob servation, du fait apparent. Les atomistes furent plus heureux, ils réussirent à faire la lumière dans le chaos des combinaisons or ganiques. Les types leur fournissent les ordres; Yatomicité donne la classe ; la structure moléculaire indique la série (alcool, aldéhyde, acide, etc.) et les familles se distribuent d’après les radicaux (Ex. : Y Ethylamine est du type ammoniaque, delà première classe, ou monoatomique, de la série des alcalis et de (i) On pourra remarquer que de ces trois sortes de réaction, la première correspond à un équilibre instable ; un déficit restant a combler appelait un autre corps. — Ici l'atomicité domine. La 2e correspond à un équilibre stable rompu par une éner gie étrangère. — Ici Vajfinité prévaut : elle s'explique et se complète par les lois de Berthollet ; c’est elle qui avait déter miné la théorie dualistique. La 3e nous montre encore un équilibre stable rompu par une énergie étrangère, mais à cause de l’atomicité : l’affinité et l’atomicité sont toutes deux en action.
28 l’initiation la famille éthylénique. — Wurtz : Dictionnaire, page lxvii). Mais cette classification n’a pu être géné ralisée en s’étendant aux corps inorganiques. Wurtz en le déclarant remarque lui-même que l'atomicité n’est pas une propriété absolue, elle varie pour un même corps selon celui auquel on le compare, en restant cependant toujours de même parité. Aussi la classification qu’il ébauche, et que l’on n’a guère per fectionnée depuis, nous montre-t-elle jusqu’à 6 séries d’atomicité (au lieu des 4 types) confondant, du reste, sans motifs suffisants, les métaux et les métal loïdes. Enfin, quelques années plus tard, Mendeleeff pro posa une classification aussi simple qu’ingénieuse des corps simples, au perfectionnement de laquelle les chimistes se sont fortement attachés depuis. (V. Revue Scient, du 5 août 1876, n° 6). Elle consiste, en subs tance, dans la liste des corps simples écrits suivant la série décroissante de leurs poids atomiques (soigneu sement établis par tous les travaux précédents), mais disposée en tableau d’après leur atomicité rapportée à l’hydrogène. Voici ce tableau : p'HfO' H’*'7 i' ^'/ |UII kw1 ^-/xl //I k^i I RH^ 1 1/ A H3 1/ JZ H*- “-HJ IHi RH' vili & Gr?c{] 4l^s?Z' be* • K . » <2/1 5c s it 4x5 T’A - ¡i !t Dr// 5rJ/ Ì C^i ’ Cesti ZnstHj ¡Jc-.-hf ^'■ít Wi 6ts/f l/-f/ Á¡.y ¿Vr/Í /Ulfyç Jstfo i 4c^M ^-'í ¿’ó/zf/k J» dii 7/ c My sê,in ^or<j¡ ' n T lût Isv fl ■Ci=H 1 Be-¿L ? 'M l“:/l Dp'-ifo 4’ ? lit ?z ! 7z at[ If-f >&Ô C 9 ,] r^’ 1 i A ,JS ?'!¿ Hartfifi T. Îi/Jl l 21/ tyfr) V^îcfl TL. B.%, ^/fl w-n. Irl/O IÁ ffîAÛ 1 «1^7 ^4
3io l’initiation Il lait apparaître des observations ignorées avant lui : L’hydrogène mis à part, le partage de la série en 12 lignes est justifié par une augmentation de la diffé rence entre les nombres qui les terminent et ceux consécutifs. Les corps inscrits dans chaque colonne verticale s’y trouvent sensiblement en concordance avec les familles empiriques de Dumas: ils ont la même ato micité, soit par rapport à l'oxygène, soit par rapport à l’hydrogène; celle-ci va en croissant jusqu’à la 4’ colonne et décroît ensuite symétriquement par rapport à cette colonne centrale. Ces analogies font des 7 corps de la ir° ligne 7 types chimiques qui se distinguent par leurs com binaisons comme par leurs propriétés à eux-mèmes. Cependant, dans chacune de ces colonnes, il y a plus d’analogie entre les corps de même parité qu’entre ceux qui se suivent immédiatement; par exemple dans le 20 groupe, Ca, Sr, Ba (qui sont sur les 4, 6e et 8e lignes) sont plus proches entre eux qu’avec Mg, Zn, Cd, etc., qui sont sur les 3e, 7°, 90, et réciproque ment. C’est pourquoi Mendeleeff a partagé chacun de ces groupes verticaux en deux parties : gauche et droite. Les corps de droite (ou pairs) n’ont que des mé taux ; ils se combinent difficilement avec l’H. Ils sont paramagnétiques ; ceux de gauche, qui sont de rang impair, sont diamagnétiques. Mendeleeff résumait les particularités de sa classifi cation en cette formule : « Les propriétés des corps
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ESSAI DE CHIMIE SYNTHÉTIQUE 7 ments. et compliquer ainsi considérablement la com binaison (i). II Cependant, qu’était devenue la classification qu’on avait espéré trouver au moyen des équivalents? Berzélius n’avait pu la réussir d’après ses théories. Du mas se contenta de la demander au rapprochement des propriétés physiques et chimiques, et construisit ainsi une classification empirique peu instructive, mais à laquelle il faut toujours revenir comme à un contrôle, parce qu’elle est l’expression exacte de l’ob servation, du fait apparent. Les atomistes furent plus heureux, ils réussirent à faire la lumière dans le chaos des combinaisons or ganiques. Les types leur fournissent les ordres; Yatomicité donne la classe ; la structure moléculaire indique la série (alcool, aldéhyde, acide, etc.) et les familles se distribuent d’après les radicaux (Ex. : Y Ethylamine est du type ammoniaque, delà première classe, ou monoatomique, de la série des alcalis et de (i) On pourra remarquer que de ces trois sortes de réaction, la première correspond à un équilibre instable ; un déficit restant a combler appelait un autre corps. — Ici l'atomicité domine. La 2e correspond à un équilibre stable rompu par une éner gie étrangère. — Ici Vajfinité prévaut : elle s'explique et se complète par les lois de Berthollet ; c’est elle qui avait déter miné la théorie dualistique. La 3e nous montre encore un équilibre stable rompu par une énergie étrangère, mais à cause de l’atomicité : l’affinité et l’atomicité sont toutes deux en action.
28 l’initiation la famille éthylénique. — Wurtz : Dictionnaire, page lxvii). Mais cette classification n’a pu être géné ralisée en s’étendant aux corps inorganiques. Wurtz en le déclarant remarque lui-même que l'atomicité n’est pas une propriété absolue, elle varie pour un même corps selon celui auquel on le compare, en restant cependant toujours de même parité. Aussi la classification qu’il ébauche, et que l’on n’a guère per fectionnée depuis, nous montre-t-elle jusqu’à 6 séries d’atomicité (au lieu des 4 types) confondant, du reste, sans motifs suffisants, les métaux et les métal loïdes. Enfin, quelques années plus tard, Mendeleeff pro posa une classification aussi simple qu’ingénieuse des corps simples, au perfectionnement de laquelle les chimistes se sont fortement attachés depuis. (V. Revue Scient, du 5 août 1876, n° 6). Elle consiste, en subs tance, dans la liste des corps simples écrits suivant la série décroissante de leurs poids atomiques (soigneu sement établis par tous les travaux précédents), mais disposée en tableau d’après leur atomicité rapportée à l’hydrogène. Voici ce tableau : p'HfO' H’*'7 i' ^'/ |UII kw1 ^-/xl //I k^i I RH^ 1 1/ A H3 1/ JZ H*- “-HJ IHi RH' vili & Gr?c{] 4l^s?Z' be* • K . » <2/1 5c s it 4x5 T’A - ¡i !t Dr// 5rJ/ Ì C^i ’ Cesti ZnstHj ¡Jc-.-hf ^'■ít Wi 6ts/f l/-f/ Á¡.y ¿Vr/Í /Ulfyç Jstfo i 4c^M ^-'í ¿’ó/zf/k J» dii 7/ c My sê,in ^or<j¡ ' n T lût Isv fl ■Ci=H 1 Be-¿L ? 'M l“:/l Dp'-ifo 4’ ? lit ?z ! 7z at[ If-f >&Ô C 9 ,] r^’ 1 i A ,JS ?'!¿ Hartfifi T. Îi/Jl l 21/ tyfr) V^îcfl TL. B.%, ^/fl w-n. Irl/O IÁ ffîAÛ 1 «1^7 ^4
3io l’initiation Il lait apparaître des observations ignorées avant lui : L’hydrogène mis à part, le partage de la série en 12 lignes est justifié par une augmentation de la diffé rence entre les nombres qui les terminent et ceux consécutifs. Les corps inscrits dans chaque colonne verticale s’y trouvent sensiblement en concordance avec les familles empiriques de Dumas: ils ont la même ato micité, soit par rapport à l'oxygène, soit par rapport à l’hydrogène; celle-ci va en croissant jusqu’à la 4’ colonne et décroît ensuite symétriquement par rapport à cette colonne centrale. Ces analogies font des 7 corps de la ir° ligne 7 types chimiques qui se distinguent par leurs com binaisons comme par leurs propriétés à eux-mèmes. Cependant, dans chacune de ces colonnes, il y a plus d’analogie entre les corps de même parité qu’entre ceux qui se suivent immédiatement; par exemple dans le 20 groupe, Ca, Sr, Ba (qui sont sur les 4, 6e et 8e lignes) sont plus proches entre eux qu’avec Mg, Zn, Cd, etc., qui sont sur les 3e, 7°, 90, et réciproque ment. C’est pourquoi Mendeleeff a partagé chacun de ces groupes verticaux en deux parties : gauche et droite. Les corps de droite (ou pairs) n’ont que des mé taux ; ils se combinent difficilement avec l’H. Ils sont paramagnétiques ; ceux de gauche, qui sont de rang impair, sont diamagnétiques. Mendeleeff résumait les particularités de sa classifi cation en cette formule : « Les propriétés des corps
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