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1L INITIATION 4 (acide nitrique, l’oxygène, le soufre, acquit l’impor tance d’une loi générale. On en conclut que la com binaison se fait toujours d’atome à atome simple, un atome pouvant sesubstituer à un autre dans une com binaison précédente. —Les substitutions s’effectuaient ainsi autour d’un corps primitif, qu’on nomma noyau ou radical, et qui pouvait être simple ou com posé. Ainsi s’expliquaient les innombrables métamor phoses de la chimie organique avec ses séries homo logues. Cette théorie unitaire, appuyée notamment de la découverte de quelques radicauxremarquables, comme le cacodyle, le cyanogène et l'ammonium, se com plétait par la démonstration de la polyatomicité de certains corps. En admettant sa réalité, Wurtz avait trouvé un alcool intermédiaire entre deux autres mono et triatonique, le Glycol, rattaché au gaz oléfiant et confirmé par la préparation de la série des alcools et des acides correspondants. Ainsi, après des péripéties qu’il serait superflu de rappeler ici, la théorie atomique est parvenue à se formuler à peu près comme il suit (i), gagnant à sa cause la majorité des chimistes: Uatome est la plus petite masse d’un corps qui puisse entrer en combinaison. — La molécule, réu nion d’atomes, est la plus petite masse capable d’exis ter à l’état libre, d’entrer dans une réaction ou d’en sortir. (i) Notamment d’après Wurtz, Dictionnaire de Chimie, (préface, affinités, atomicité, etc.), et Berthelot, Revue scienti fique du 6 novembre 1875, n“ ig.
2ESSAI DE CHIMIE SYNTHÉTIQUE 5 A l’état gazeux les molécules sonttoujours en même nombre, quel que soit le corps, simple ou composé, pour les mêmes conditions physiques ; mais elles ont des poids différents, des masses distinctes selon les corps. Les atomes diffèrent d’un corps à l’autre par trois éléments : i° Leur poids— \e. poids atomique ; 2° Leur affinité, c’est-à-dire l’intensité de leur ten dance à s’unir à l’atome de tel ou tel autre corps (ce que l’on pourrait nommer leur tension de combinai son) ; 3° La faculté de dépenser cette énergie en accapa rant un nombre plus ou moins grand d’autres atomes, ou Yatomicité (qui est comme la quantité de combi naison. La masse se mesure par poids atomique, qui est l’équivalent, pour la détermination duquel on a tenu compte des volumes combinés. L’affinité est mesurée par la chaleur que déve loppe la combinaison ou qu’exige la décomposition, puisque cette chaleur est le produit de l’énergie déve loppée. L’atomicité résulte d’une observation directe et s’obtient par divers procédés chimiques ou physiques inutiles à rappeler ici. On s’accorde à la rapporter à quatre types : i° Monoatomicité, type emprunté à l’acide chlorhy drique (i vol. de chaque gaz); 2° Biatomicité, type emprunté à l’eau (2 vol. d’H. contre 1 d’O.) ;
36 l’initiation 3° Triatomicité, type emprunté à l’ammoniaque (3 vol. d’H. contre i d’Az.) ; 4° Tetraatomicité, type emprunté au gaz des marais (4 vol. d’H. contre 1 de C.). On admet d’ailleurs qu’un atome d’un corps polya tomique peut être uni à un nombre d’autres atomes du même corps suffisant pour satisfaire son atomicité; ainsi la molécule de Carbone serait composée de quatre atomes de Carbone dont chacun peut être remplacé par quelque autre atome étranger. La molécule peut donc être constituée ou par l’union d’atomes simi laires ou par celle d’atomes dissemblables, en partie substitués aux premiers. 11 se peut aussi que l’atomicité ne soit pas complè tement satisfaite ; on a alors un radical qui appelle d'autres atomes ou d’autres molécules pour achever de satisfaire ses appétits chimiques. Les réactions peuvent être dues à trois causes ; i° Addition d'atomes ou de molécules à des molé cules dont l’atomicité n’est pas entièrement saturée (Ex. : Laldéhyde donnera un acide ou un alcool par l’addition d’O. ou d’H.) ; 20 Dédoublement de molécules complexes en molé cules plus simples, ou soustraction de molécules ou d’atomes, avec ou sans combinaison nouvelle. (Ex. : double décomposition des sels) 3° Substitution d’un atome ou d’une molécule à l’un des atomes de la combinaison précédente (Ex. : les composés organiques chlorés). Si le nouvel élément est lui-même polyatomique, il peut entraîner à sa suite, pour satisfaire toutes ses atomicités, de nouveaux élé
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L INITIATION 4 (acide nitrique, l’oxygène, le soufre, acquit l’impor tance d’une loi générale. On en conclut que la com binaison se fait toujours d’atome à atome simple, un atome pouvant sesubstituer à un autre dans une com binaison précédente. —Les substitutions s’effectuaient ainsi autour d’un corps primitif, qu’on nomma noyau ou radical, et qui pouvait être simple ou com posé. Ainsi s’expliquaient les innombrables métamor phoses de la chimie organique avec ses séries homo logues. Cette théorie unitaire, appuyée notamment de la découverte de quelques radicauxremarquables, comme le cacodyle, le cyanogène et l'ammonium, se com plétait par la démonstration de la polyatomicité de certains corps. En admettant sa réalité, Wurtz avait trouvé un alcool intermédiaire entre deux autres mono et triatonique, le Glycol, rattaché au gaz oléfiant et confirmé par la préparation de la série des alcools et des acides correspondants. Ainsi, après des péripéties qu’il serait superflu de rappeler ici, la théorie atomique est parvenue à se formuler à peu près comme il suit (i), gagnant à sa cause la majorité des chimistes: Uatome est la plus petite masse d’un corps qui puisse entrer en combinaison. — La molécule, réu nion d’atomes, est la plus petite masse capable d’exis ter à l’état libre, d’entrer dans une réaction ou d’en sortir. (i) Notamment d’après Wurtz, Dictionnaire de Chimie, (préface, affinités, atomicité, etc.), et Berthelot, Revue scienti fique du 6 novembre 1875, n“ ig.
2ESSAI DE CHIMIE SYNTHÉTIQUE 5 A l’état gazeux les molécules sonttoujours en même nombre, quel que soit le corps, simple ou composé, pour les mêmes conditions physiques ; mais elles ont des poids différents, des masses distinctes selon les corps. Les atomes diffèrent d’un corps à l’autre par trois éléments : i° Leur poids— \e. poids atomique ; 2° Leur affinité, c’est-à-dire l’intensité de leur ten dance à s’unir à l’atome de tel ou tel autre corps (ce que l’on pourrait nommer leur tension de combinai son) ; 3° La faculté de dépenser cette énergie en accapa rant un nombre plus ou moins grand d’autres atomes, ou Yatomicité (qui est comme la quantité de combi naison. La masse se mesure par poids atomique, qui est l’équivalent, pour la détermination duquel on a tenu compte des volumes combinés. L’affinité est mesurée par la chaleur que déve loppe la combinaison ou qu’exige la décomposition, puisque cette chaleur est le produit de l’énergie déve loppée. L’atomicité résulte d’une observation directe et s’obtient par divers procédés chimiques ou physiques inutiles à rappeler ici. On s’accorde à la rapporter à quatre types : i° Monoatomicité, type emprunté à l’acide chlorhy drique (i vol. de chaque gaz); 2° Biatomicité, type emprunté à l’eau (2 vol. d’H. contre 1 d’O.) ;
36 l’initiation 3° Triatomicité, type emprunté à l’ammoniaque (3 vol. d’H. contre i d’Az.) ; 4° Tetraatomicité, type emprunté au gaz des marais (4 vol. d’H. contre 1 de C.). On admet d’ailleurs qu’un atome d’un corps polya tomique peut être uni à un nombre d’autres atomes du même corps suffisant pour satisfaire son atomicité; ainsi la molécule de Carbone serait composée de quatre atomes de Carbone dont chacun peut être remplacé par quelque autre atome étranger. La molécule peut donc être constituée ou par l’union d’atomes simi laires ou par celle d’atomes dissemblables, en partie substitués aux premiers. 11 se peut aussi que l’atomicité ne soit pas complè tement satisfaite ; on a alors un radical qui appelle d'autres atomes ou d’autres molécules pour achever de satisfaire ses appétits chimiques. Les réactions peuvent être dues à trois causes ; i° Addition d'atomes ou de molécules à des molé cules dont l’atomicité n’est pas entièrement saturée (Ex. : Laldéhyde donnera un acide ou un alcool par l’addition d’O. ou d’H.) ; 20 Dédoublement de molécules complexes en molé cules plus simples, ou soustraction de molécules ou d’atomes, avec ou sans combinaison nouvelle. (Ex. : double décomposition des sels) 3° Substitution d’un atome ou d’une molécule à l’un des atomes de la combinaison précédente (Ex. : les composés organiques chlorés). Si le nouvel élément est lui-même polyatomique, il peut entraîner à sa suite, pour satisfaire toutes ses atomicités, de nouveaux élé
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