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1102 L INITIATION Au delà se font sentir déjà d’autres influences (i). Or souviens-toi que. longtemps avant tes astro nomes, j’ai proclamé ces derniers détails, comme je n’ai pas attendu non plus leurs observations pour annoncer ce mouvement giratoire, spirale, des forces cosmiques, que les nébuleuses t’ont révélé. Depuis des siècles, je l’ai inscrit par le symbole du serpentaire dans ce groupement hiéroglyphique des constellations célestes que vous employez toujours. Que de choses encore je pourrais te faire lire dans ce livre céleste éternel, dont les légendes ont traversé les âges (2), mais je t’en ai dit assez pour te montrer ce que fut mon ignorance; je ne t’accablerai pas de plus de détails ; revenons au voyage de l’âme. Nous l’avons quittée dans la sphère de Saturne, sur la limite de notre système; nous la verrons de là parcourant les constellations dont le zodiaque mesure les coordonnées, en même temps que la marche du soleil. L’âme s’échappe ensuite de ce séjour par une porte, celle des dieux (3), que nous placions au sol stice d’hiver, à l’entrée du Capricorne (la porte des hommes, entrée des âmes descendantes, étant au point opposé, au commencement du Cancer). (1) Wolf. Les Hypothèses cosmogoniques, p. 55. Faye. Bulletin ¿’Association scientifique , tome VU I , 2' série, p. 3gi. On remarquera que les densités des planètes qui décroissent de Mars à Saturne, croissent à nouveau avec Uranus et Nep tune. (2) Voir VOrigine de tous les Cultes, par Dupuis ; notam ment les volumes I, II, VI, IX et X. (3) Voir Macrobe, Somnium Scipionis, lib. I, c. xii. — Voir le planisphère du P. Kircher qui place aux deux portes, Anubis et Hermanubis qui, selon Plutarque, caractérisent l’un l’ascension, l’autre la descente.
2L ASTROLOGIE io3 Tu peux reconnaître ici les voies combustes de l’ho roscope ; mais observe surtout que la porte des Dieux s’ouvre en face de cette constellation dTIercule vers laquelle tes maîtres t’enseignent que notre soleil dirige sa course. Nous avions coutume de dire que de là, l’âme se perd dans la voie lactée, qui joint le zodiaque à cette même porte, et que c’est seulement au sortir de cette voie lactée qu’elle arrivait enfin dans l’espace éthéré, son véritable séjour. Ainsi, bien des siècles avant vous, je savais la Terre séparée des immensités éthérées, et par les soleils voi sins du nôtre (le zodiaque), et par ceux qui, rassem blés dans la voie lactée, constituent la nébuleuse au sein de laquelle nous flottons dans les espaces. J’ai donc distingué dans mes travaux l’influence des pla nètes de celle du zodiaque et de celle des fixes, tout en ayant soin de les combiner. Mais il est temps que nous nous élevions de ces détails purement matériels à la considération de la Vie qui circule dans ce monde immense. C’est elle que nous enseigne Y Astrologie naturelle, d’où découle Y Horoscopie. Pour moi, rien d’inanimé dans l’Univers ; rien qui n’ait son âme, sa destinée, qui ne tende par une har monie progressive vers l’Unité, source et but désiré de toutes choses. Tes maîtres ès sciences doivent t’avoir préparé à de pareilles assertions; les redirai-je en leur langage ? Point de matière sans force, point de force sans mouvement: point de mouvement sans loi; point de
3l’initiation 104 loi qui ne se rapporte à d’autres plus compréhensives. Et, puisque tout accuse un incessant perfectionnement, il faut bien qu’une loi générale embrasse et régisse toutes les autres. Ouvre Spencer, Taine ou tel autre de tes philoso phes les plus positifs, ils te diront comme moi qu’il est une loi universelle. Relis ensuite Pythagore, Platon, Jamblique, Macrobe, Marc Aurèle, Virgile, Apulée..., et tu verras depuis quels temps reculés cette doctrine était ensei gnée dans mes sanctuaires répandus sur tout le globe, dans les Mystères de tous les peuples. L’âme universelle diffusée partout, que nous repré sentons au delà des fixes parce que là est sa mani festation principale, anime, dirige tous les êtres individuels, hommes, astres ou mondes. Ceux-ci, arrachés par la toute puissance de l’Amour aux pro fondeurs ténébreuses de l’inertie, du non-être, mon tent lentement par la matière et la vie vers l’Unité qui les sollicite. Mais ce n’est pas sans d’énormes efforts, sans rechute incessante, toujours secondés cependant par l’Ame Universelle, qui, tantôt les secourt comme Providence, tantôt les corrige par la répression du Destin. Chaque être a donc son âme, émanation del’âme uni verselle ; chaque âme a sa place assignée avec une éten due de puissance mesurée sur son élévation dans cette hiérarchie infinie. C’est pourquoi l’âme des hommes est assujettie à l’âme des astres qui lui estsupérieure(i). (1) Enéide, livre VI, v. 728 et suivants; Géorgiques, I, iv, v. 220. Platon (le Timée). Les gnostiques peignaient la puisl’astrologie io5 Si ce langage t’étonne, réfléchis que tout progrès autour de toi se fait à travers les phases de la vie mortelle, que tout est périodique dans le monde des formes périssables! Songe que le temps est mesuré par le mouvement des astres, et vois avec quelle puissance fatale il te modifie, toi et tout le monde ambiant, à travers les saisons, les mois, les jours et les heures. Redis-toi encore tout ce que tu sais déjà par la science pourtant toute nouvelle du magnétisme; la puissance sur toi, parla seule force de son expansion animique, de chacun des êtres qui t’environnent. Combien plus considérable doit être le rayonnement de l’âme qui habite un corps céleste. Ta science ne dit-elle pas que toute vie qui s’étale sur notre globe nous vient du Soleil ? Combien plus puissante sur nos âmes et plus vivifiante doit être l’activité de ses rayons animiques ! Représente-toi encore chaque âme céleste avec sa sphère concentrique à celle du soleil qui les embrasse toutes en les reliant aux sphères des soleils voisins ; figure-toi, dans cette sphère, ce qui doit être concen tré d’énergie magnétique en ce point mobile d’attrac tion assez actif pour avoir rassemblé si près de lui, en une planète, la matière de son anneau. Combine les unes avec les autres ces influences qui se reflètent sur notre globe, tantôt en harmonie, tantôt en dissance la plus rapprochée du séjour des âmes comme un dragon qui dévore les âmes et les précipite de nouveau dans le monde, jusqu’à ce qu’elles puissent remonter vers le lieu de son séjour. Voir S‘ Epiphane(zl¿j’ersus Hœres.)— (Contra Gnost.), c. 40.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1102 L INITIATION Au delà se font sentir déjà d’autres influences (i). Or souviens-toi que. longtemps avant tes astro nomes, j’ai proclamé ces derniers détails, comme je n’ai pas attendu non plus leurs observations pour annoncer ce mouvement giratoire, spirale, des forces cosmiques, que les nébuleuses t’ont révélé. Depuis des siècles, je l’ai inscrit par le symbole du serpentaire dans ce groupement hiéroglyphique des constellations célestes que vous employez toujours. Que de choses encore je pourrais te faire lire dans ce livre céleste éternel, dont les légendes ont traversé les âges (2), mais je t’en ai dit assez pour te montrer ce que fut mon ignorance; je ne t’accablerai pas de plus de détails ; revenons au voyage de l’âme. Nous l’avons quittée dans la sphère de Saturne, sur la limite de notre système; nous la verrons de là parcourant les constellations dont le zodiaque mesure les coordonnées, en même temps que la marche du soleil. L’âme s’échappe ensuite de ce séjour par une porte, celle des dieux (3), que nous placions au sol stice d’hiver, à l’entrée du Capricorne (la porte des hommes, entrée des âmes descendantes, étant au point opposé, au commencement du Cancer). (1) Wolf. Les Hypothèses cosmogoniques, p. 55. Faye. Bulletin ¿’Association scientifique , tome VU I , 2' série, p. 3gi. On remarquera que les densités des planètes qui décroissent de Mars à Saturne, croissent à nouveau avec Uranus et Nep tune. (2) Voir VOrigine de tous les Cultes, par Dupuis ; notam ment les volumes I, II, VI, IX et X. (3) Voir Macrobe, Somnium Scipionis, lib. I, c. xii. — Voir le planisphère du P. Kircher qui place aux deux portes, Anubis et Hermanubis qui, selon Plutarque, caractérisent l’un l’ascension, l’autre la descente.
2L ASTROLOGIE io3 Tu peux reconnaître ici les voies combustes de l’ho roscope ; mais observe surtout que la porte des Dieux s’ouvre en face de cette constellation dTIercule vers laquelle tes maîtres t’enseignent que notre soleil dirige sa course. Nous avions coutume de dire que de là, l’âme se perd dans la voie lactée, qui joint le zodiaque à cette même porte, et que c’est seulement au sortir de cette voie lactée qu’elle arrivait enfin dans l’espace éthéré, son véritable séjour. Ainsi, bien des siècles avant vous, je savais la Terre séparée des immensités éthérées, et par les soleils voi sins du nôtre (le zodiaque), et par ceux qui, rassem blés dans la voie lactée, constituent la nébuleuse au sein de laquelle nous flottons dans les espaces. J’ai donc distingué dans mes travaux l’influence des pla nètes de celle du zodiaque et de celle des fixes, tout en ayant soin de les combiner. Mais il est temps que nous nous élevions de ces détails purement matériels à la considération de la Vie qui circule dans ce monde immense. C’est elle que nous enseigne Y Astrologie naturelle, d’où découle Y Horoscopie. Pour moi, rien d’inanimé dans l’Univers ; rien qui n’ait son âme, sa destinée, qui ne tende par une har monie progressive vers l’Unité, source et but désiré de toutes choses. Tes maîtres ès sciences doivent t’avoir préparé à de pareilles assertions; les redirai-je en leur langage ? Point de matière sans force, point de force sans mouvement: point de mouvement sans loi; point de
3l’initiation 104 loi qui ne se rapporte à d’autres plus compréhensives. Et, puisque tout accuse un incessant perfectionnement, il faut bien qu’une loi générale embrasse et régisse toutes les autres. Ouvre Spencer, Taine ou tel autre de tes philoso phes les plus positifs, ils te diront comme moi qu’il est une loi universelle. Relis ensuite Pythagore, Platon, Jamblique, Macrobe, Marc Aurèle, Virgile, Apulée..., et tu verras depuis quels temps reculés cette doctrine était ensei gnée dans mes sanctuaires répandus sur tout le globe, dans les Mystères de tous les peuples. L’âme universelle diffusée partout, que nous repré sentons au delà des fixes parce que là est sa mani festation principale, anime, dirige tous les êtres individuels, hommes, astres ou mondes. Ceux-ci, arrachés par la toute puissance de l’Amour aux pro fondeurs ténébreuses de l’inertie, du non-être, mon tent lentement par la matière et la vie vers l’Unité qui les sollicite. Mais ce n’est pas sans d’énormes efforts, sans rechute incessante, toujours secondés cependant par l’Ame Universelle, qui, tantôt les secourt comme Providence, tantôt les corrige par la répression du Destin. Chaque être a donc son âme, émanation del’âme uni verselle ; chaque âme a sa place assignée avec une éten due de puissance mesurée sur son élévation dans cette hiérarchie infinie. C’est pourquoi l’âme des hommes est assujettie à l’âme des astres qui lui estsupérieure(i). (1) Enéide, livre VI, v. 728 et suivants; Géorgiques, I, iv, v. 220. Platon (le Timée). Les gnostiques peignaient la puisl’astrologie io5 Si ce langage t’étonne, réfléchis que tout progrès autour de toi se fait à travers les phases de la vie mortelle, que tout est périodique dans le monde des formes périssables! Songe que le temps est mesuré par le mouvement des astres, et vois avec quelle puissance fatale il te modifie, toi et tout le monde ambiant, à travers les saisons, les mois, les jours et les heures. Redis-toi encore tout ce que tu sais déjà par la science pourtant toute nouvelle du magnétisme; la puissance sur toi, parla seule force de son expansion animique, de chacun des êtres qui t’environnent. Combien plus considérable doit être le rayonnement de l’âme qui habite un corps céleste. Ta science ne dit-elle pas que toute vie qui s’étale sur notre globe nous vient du Soleil ? Combien plus puissante sur nos âmes et plus vivifiante doit être l’activité de ses rayons animiques ! Représente-toi encore chaque âme céleste avec sa sphère concentrique à celle du soleil qui les embrasse toutes en les reliant aux sphères des soleils voisins ; figure-toi, dans cette sphère, ce qui doit être concen tré d’énergie magnétique en ce point mobile d’attrac tion assez actif pour avoir rassemblé si près de lui, en une planète, la matière de son anneau. Combine les unes avec les autres ces influences qui se reflètent sur notre globe, tantôt en harmonie, tantôt en dissance la plus rapprochée du séjour des âmes comme un dragon qui dévore les âmes et les précipite de nouveau dans le monde, jusqu’à ce qu’elles puissent remonter vers le lieu de son séjour. Voir S‘ Epiphane(zl¿j’ersus Hœres.)— (Contra Gnost.), c. 40.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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