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1l’astrologie 99 invoquées comme une nouvelle preuve de mon igno rance. Nous les enseignions en récitant âmes disciples le chemin parcouru par l’âme humaine de la Terre aux Cieux; voici par quelles étapes. Vois cette âme détachée, à grand peine souvent, des entraves du corps terrestre; son premier pas la porte à la surface de la sphère d’action de la planète; là où celle-ci retient son satellite, sans pouvoir cependant l’attirer jusqu’à soi. Ici, sur la lune, à l’ombre des rayons solaires, l’âme, après un long repos, devient enfin capable d’affronter avec sa lumière les formi dables courants d’éther cosmique, qui, au-delà de l’es pace terrestre, transportent la vie dans l’univers; notre atmosphère sublunaire les amortit dans sa réfraction pour les transformer en nos agents physicobiologiques* chaleur, lumière, électricité. Avant de s’y livrer, l’âme apprend à les connaître, d’abord par la perception du centre auquel se rap portent les spirales de ce courant redoutable. Inca pable cependant encore de pénétrer jusqu’à lui, elle ne le connaît que par ses effets, en explorant les couches, ou sphères d’action qui la séparent de lui ; à savoir celles de Mercure et de Vénus. C’est assez pour qu’elle perçoive la subordination de ces planètes à leur centre commun qu’elle connaît mieux à présent. Elle pourra dès lors percevoir son action sur la Trinité des sphères supérieures ana logues à celles qu’elle vient d’étudier. Tu dois comprendre par là dans quel ordre j’ai dû considérer presque continuellement les astres errants •
2100 l’initiation dont s’occupe ma science. Au point de vue de l’âme humaine, cet ordre est : Il signifie : i° Sortie de la Terre par la Lune ; 20 Etude de la trinité des sphères : Mercure, Vénus Terre; et par elles, de son centre : le Soleil ; 3° Per ception complémentaire de la Trinité de sphères supé rieures : Mars, Jupiter, Saturne. Je n’ai pas le loisir de t’expliquer ici comment leurs conditions physiques justifient les caractères que j’at tribue à ces planètes; deux me suffisent à te les indiquer ; c’est l’enfant Mercure, livré aux ardeurs curieuses delà science, et le vieillard Saturne, qui, ins truit par une énorme suite de siècles, mesurant leurs cycles, élève du Destin, tourne, à l'abri de l’anneau qui l’isole de notre monde, ses sages et prudentes méditations vers les profondeurs de l’infini qu’il aborde. Tu sais assez si la cosmologie de tes astro nomes justifie ces deux âges. La considération des distances, des densités, et surtout des inclinaisons variées des axes, qui modi fient si profondément les conditions d’existence, te fourniront d’autres caractères ; je ne m’attacherai qu’à un seul qui intéresse l’ensemble ; c’est celui de la division de nos planètes en deux ternaires si nette ment partagés par l’espace qui sépare Mars de la Terre, exprimés précisément, du reste, par votre loi de Bode. Nous avons reconnu dans la variété de ces deux •
3L'ASTROLOGIE IOI ternaires l’analogie de leur série : et nous l’avons exprimée en les mêlant, comme ils le sont par la nature, dans les jours de la semaine dont tu connais assez l’ordre (le Soleil, centre commun, étant en tête) : 0, C C?, 7 9 C’est dans ce même ordre que l’âme humaine, quand elle s’élance enfin de la surface lunaire, par court notre monde, en revenant, à chaque bond, prendre pied pour ainsi dire vers le centre solaire auquel elle se trouve si fortement liée. Mais je te vois prêt à m’objecter comme une gros sière erreur encore, le nombre de mes astres errants, et par là, à ce que tu penses, à improuver tout l’en semble de mes assertions : Tes astronomes ne viennent-ils pas de découvrir Uranus et Neptune dont je n’ai point parlé ? Garde-toi, cependant, d’un jugement précipité ! Examine attentivement ces astres nouveaux. Tes maîtres en science positive ne t’ont-ils pas dit que les satellites d’Uranus et de Neptune, et très probable ment aussi ces planètes mêmes, ont un mouvement de rotation exactement inverse de celui de tout le système, démentant formellement les prévisions les plus accentuées de Laplace ? Tes maîtres n’en ont-ils pas conclu aussi que ces deux planètes se sont for mées aux dépens d’un anneau qui a entouré, sans le toucher le système des autres planètes, tandis que celles-ci n’ont cessé de faire un tout compact, solidaire où Mercure est le dernier né, et Saturne le premier ?
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’astrologie 99 invoquées comme une nouvelle preuve de mon igno rance. Nous les enseignions en récitant âmes disciples le chemin parcouru par l’âme humaine de la Terre aux Cieux; voici par quelles étapes. Vois cette âme détachée, à grand peine souvent, des entraves du corps terrestre; son premier pas la porte à la surface de la sphère d’action de la planète; là où celle-ci retient son satellite, sans pouvoir cependant l’attirer jusqu’à soi. Ici, sur la lune, à l’ombre des rayons solaires, l’âme, après un long repos, devient enfin capable d’affronter avec sa lumière les formi dables courants d’éther cosmique, qui, au-delà de l’es pace terrestre, transportent la vie dans l’univers; notre atmosphère sublunaire les amortit dans sa réfraction pour les transformer en nos agents physicobiologiques* chaleur, lumière, électricité. Avant de s’y livrer, l’âme apprend à les connaître, d’abord par la perception du centre auquel se rap portent les spirales de ce courant redoutable. Inca pable cependant encore de pénétrer jusqu’à lui, elle ne le connaît que par ses effets, en explorant les couches, ou sphères d’action qui la séparent de lui ; à savoir celles de Mercure et de Vénus. C’est assez pour qu’elle perçoive la subordination de ces planètes à leur centre commun qu’elle connaît mieux à présent. Elle pourra dès lors percevoir son action sur la Trinité des sphères supérieures ana logues à celles qu’elle vient d’étudier. Tu dois comprendre par là dans quel ordre j’ai dû considérer presque continuellement les astres errants •
2100 l’initiation dont s’occupe ma science. Au point de vue de l’âme humaine, cet ordre est : Il signifie : i° Sortie de la Terre par la Lune ; 20 Etude de la trinité des sphères : Mercure, Vénus Terre; et par elles, de son centre : le Soleil ; 3° Per ception complémentaire de la Trinité de sphères supé rieures : Mars, Jupiter, Saturne. Je n’ai pas le loisir de t’expliquer ici comment leurs conditions physiques justifient les caractères que j’at tribue à ces planètes; deux me suffisent à te les indiquer ; c’est l’enfant Mercure, livré aux ardeurs curieuses delà science, et le vieillard Saturne, qui, ins truit par une énorme suite de siècles, mesurant leurs cycles, élève du Destin, tourne, à l'abri de l’anneau qui l’isole de notre monde, ses sages et prudentes méditations vers les profondeurs de l’infini qu’il aborde. Tu sais assez si la cosmologie de tes astro nomes justifie ces deux âges. La considération des distances, des densités, et surtout des inclinaisons variées des axes, qui modi fient si profondément les conditions d’existence, te fourniront d’autres caractères ; je ne m’attacherai qu’à un seul qui intéresse l’ensemble ; c’est celui de la division de nos planètes en deux ternaires si nette ment partagés par l’espace qui sépare Mars de la Terre, exprimés précisément, du reste, par votre loi de Bode. Nous avons reconnu dans la variété de ces deux •
3L'ASTROLOGIE IOI ternaires l’analogie de leur série : et nous l’avons exprimée en les mêlant, comme ils le sont par la nature, dans les jours de la semaine dont tu connais assez l’ordre (le Soleil, centre commun, étant en tête) : 0, C C?, 7 9 C’est dans ce même ordre que l’âme humaine, quand elle s’élance enfin de la surface lunaire, par court notre monde, en revenant, à chaque bond, prendre pied pour ainsi dire vers le centre solaire auquel elle se trouve si fortement liée. Mais je te vois prêt à m’objecter comme une gros sière erreur encore, le nombre de mes astres errants, et par là, à ce que tu penses, à improuver tout l’en semble de mes assertions : Tes astronomes ne viennent-ils pas de découvrir Uranus et Neptune dont je n’ai point parlé ? Garde-toi, cependant, d’un jugement précipité ! Examine attentivement ces astres nouveaux. Tes maîtres en science positive ne t’ont-ils pas dit que les satellites d’Uranus et de Neptune, et très probable ment aussi ces planètes mêmes, ont un mouvement de rotation exactement inverse de celui de tout le système, démentant formellement les prévisions les plus accentuées de Laplace ? Tes maîtres n’en ont-ils pas conclu aussi que ces deux planètes se sont for mées aux dépens d’un anneau qui a entouré, sans le toucher le système des autres planètes, tandis que celles-ci n’ont cessé de faire un tout compact, solidaire où Mercure est le dernier né, et Saturne le premier ?
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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