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1ñ È ÿ_-v‘—,—‘_u—,__N_... _ I “ 7 . h"k TAITÉ D’ASTROLOGIE GÉNÉTHLIAQUE 205 sont prises en considération — par une combinaison de lettres et de nombres avec un symbolisme planétaire e sidéral. V Ici nous laisserons cette dernière classe, qui com— prend les systèmes astro-Onomantiques et kabbalisti ques, complètement de côté. La première classe peut se subdiviser en deux sys tèmes: l’astrologie judiciaire et l’astrologie horaire. L’astrologie judiciaire traite des nativités d’indi— vidus ou de collectivités ; celle horaire s’emploie pour prédire, à un moment déterminé de la vie, l’issue d’une entreprise ou la nature et les circonstances d’un événement. Nous nous proposons de ne traiter ici que de la science des nativités d’individus, dite Astrologie géné thliaque. INTRODUCTION Si, trompant peut-être l’attente du lecteur, nous ne plaçons pas en tête de notre oùvrage la justification du fondement de l’Astrologie, c’est que théorique ment l’influence astrale ne peut se démontrer que par les enseignements de la science occulte (I). Or leur exposé sortirait du plan que nous avons choisi. D’ailleurs le lecteur initié les connaît déjà; et, pour celui qui ne l’est pas, cet exposé ne servirait à rien, puisqu’il n’en comprendrait pas les raisons ou ne les ‘L -A (I) Voir le très remarquable article sur I’Astrologie, écrit par Charles Barlet dans le Lotus, numéro I7, août I888.
2206 L’lNl1‘IATION ..-‘— .- . admettrait pas, la science officielle ne les ayant pas encore reconnues. Pratiquement, l’astrologie se justifie par les résul— tats, pourvu qu’on la pratique correctement et selon ses vrais principes, qui sont des principes naturels. Là se trouve cependant le véritable écueil. Combien de fois la science ,n’a-t-elle pas été mise en échec et expo sée ainsi aux attaques et au mépris par une pratique superficielle ou par le charlatanisme (1)? Cependant les erreurs ou l’incapacité d’un prétendu savant ne prouvent pas l’inanité de la science même qu’il croit posséder. Parce qu’un médecin se tromperait dans un dia gnostic, nierait-on pour cela toute la médecine ? Si cependant on voulait seulement faire admettre la possibilité d’une influence astrale, on aurait des raisons connues et acceptées, en nombre et de force suffisants. La gravitation universelle par exemple, indiquée d’ailleurs par une certaine analogie, pourrait servir de point de départ pour cette démonstration. La gravitation universelle est—elle démontrée ? (1) Morin de Villefranche exp05e, p. 1v, Praefatio de son Astrologia gallica, les raisons pour lesquelles l’astrologie rencontre si peu de croyance. Les voici : « Prima : quod hujus doctrinæ nulla fuer1nt hactenus tradita principia vel fundamenta manifesta aut genuina. Secunda :quod astrologi celebriores, compu151 .re_ddere rationem suarum regularum, sententiarum tet præd1ct10nüm, nihil respondent quod viris doctis satisfaciat; sed hos pro ratione suprema fere semper relegant ad suas. et veterum ex erientias, non minus quam ipsæ regulæ dub1aS. fl‘e_rt1a :quo ipsi etiam famosiores astro— logi . in suis prædict1on1bus sæpe fallant homines, vcl -’i‘allan tur lpsimet. Quarta : _ uod mamma pars eorum qui Astrolo giam profitentur_vel 51 1 astrologi nomen arrogant, sit gens vilis et prorsus ignara non solum ipsius Astrologiæ, sed Phi losophiæ omnisque libèmhs disciplinæ, »
3TRAITÉ D’ASTROLOGIE GÉNÉTHLIAQUE 207 . i"__" L’astronomie l’admet et la réclame comme base de tout système planétaire. L’observation des phéno mènes célestes n’a, jusqu’ici, révélé rien qui soit con traire à l’admission de cette théorie. Mais cela prouve— t-il que, dans les phénomènes attribués àla gravitation universelle, cette puissance soit la seule en action, et ‘ qu’il n’y ait aucune autre force en jeu qui concoure à leur production ? — Et que sait—on jusqu’ici des lois et des agents de production et de transmission de la gravitation, du pourquoi et du comment de son action ? Rien, ou à peu près rien. Cependant on ne la nie pas ; parce que l’observation prouve constam mentla possibilité de son existence (r). SELVA. (A suivre.) ‘ (1) Ch. Delaunay, Cours d’Astronomie, 7e édition, . 563. «... les choses se passent comme si le soleil attirait les p anètes, parce qu’il nous est impossible d‘arriver à une connaissance complète de la nature intime de la force à laquelle chaque planète est soumise. Cette force ne se manifeste à nous que par les effets qui résultent de son action sur la planète, et tout ce que nous pouvons conclure de l’examen, attentif de ces effets, c’est la connaissance de la grandeur et de la direction de la force à chaque instant. Nous ne pouvons en aucune manière décider si le soleil attire réellement les planètes, ou bien si la tendance des planètes à se rapprocher du soleil est due à une cause toute différente de ce que nous entendons par une attraction émanant de cet astre. Newton, en parlant de l’attraction,s’exprimait ainsi : « quam ego attractionezn appello. »
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ñ È ÿ_-v‘—,—‘_u—,__N_... _ I “ 7 . h"k TAITÉ D’ASTROLOGIE GÉNÉTHLIAQUE 205 sont prises en considération — par une combinaison de lettres et de nombres avec un symbolisme planétaire e sidéral. V Ici nous laisserons cette dernière classe, qui com— prend les systèmes astro-Onomantiques et kabbalisti ques, complètement de côté. La première classe peut se subdiviser en deux sys tèmes: l’astrologie judiciaire et l’astrologie horaire. L’astrologie judiciaire traite des nativités d’indi— vidus ou de collectivités ; celle horaire s’emploie pour prédire, à un moment déterminé de la vie, l’issue d’une entreprise ou la nature et les circonstances d’un événement. Nous nous proposons de ne traiter ici que de la science des nativités d’individus, dite Astrologie géné thliaque. INTRODUCTION Si, trompant peut-être l’attente du lecteur, nous ne plaçons pas en tête de notre oùvrage la justification du fondement de l’Astrologie, c’est que théorique ment l’influence astrale ne peut se démontrer que par les enseignements de la science occulte (I). Or leur exposé sortirait du plan que nous avons choisi. D’ailleurs le lecteur initié les connaît déjà; et, pour celui qui ne l’est pas, cet exposé ne servirait à rien, puisqu’il n’en comprendrait pas les raisons ou ne les ‘L -A (I) Voir le très remarquable article sur I’Astrologie, écrit par Charles Barlet dans le Lotus, numéro I7, août I888.
2206 L’lNl1‘IATION ..-‘— .- . admettrait pas, la science officielle ne les ayant pas encore reconnues. Pratiquement, l’astrologie se justifie par les résul— tats, pourvu qu’on la pratique correctement et selon ses vrais principes, qui sont des principes naturels. Là se trouve cependant le véritable écueil. Combien de fois la science ,n’a-t-elle pas été mise en échec et expo sée ainsi aux attaques et au mépris par une pratique superficielle ou par le charlatanisme (1)? Cependant les erreurs ou l’incapacité d’un prétendu savant ne prouvent pas l’inanité de la science même qu’il croit posséder. Parce qu’un médecin se tromperait dans un dia gnostic, nierait-on pour cela toute la médecine ? Si cependant on voulait seulement faire admettre la possibilité d’une influence astrale, on aurait des raisons connues et acceptées, en nombre et de force suffisants. La gravitation universelle par exemple, indiquée d’ailleurs par une certaine analogie, pourrait servir de point de départ pour cette démonstration. La gravitation universelle est—elle démontrée ? (1) Morin de Villefranche exp05e, p. 1v, Praefatio de son Astrologia gallica, les raisons pour lesquelles l’astrologie rencontre si peu de croyance. Les voici : « Prima : quod hujus doctrinæ nulla fuer1nt hactenus tradita principia vel fundamenta manifesta aut genuina. Secunda :quod astrologi celebriores, compu151 .re_ddere rationem suarum regularum, sententiarum tet præd1ct10nüm, nihil respondent quod viris doctis satisfaciat; sed hos pro ratione suprema fere semper relegant ad suas. et veterum ex erientias, non minus quam ipsæ regulæ dub1aS. fl‘e_rt1a :quo ipsi etiam famosiores astro— logi . in suis prædict1on1bus sæpe fallant homines, vcl -’i‘allan tur lpsimet. Quarta : _ uod mamma pars eorum qui Astrolo giam profitentur_vel 51 1 astrologi nomen arrogant, sit gens vilis et prorsus ignara non solum ipsius Astrologiæ, sed Phi losophiæ omnisque libèmhs disciplinæ, »
3TRAITÉ D’ASTROLOGIE GÉNÉTHLIAQUE 207 . i"__" L’astronomie l’admet et la réclame comme base de tout système planétaire. L’observation des phéno mènes célestes n’a, jusqu’ici, révélé rien qui soit con traire à l’admission de cette théorie. Mais cela prouve— t-il que, dans les phénomènes attribués àla gravitation universelle, cette puissance soit la seule en action, et ‘ qu’il n’y ait aucune autre force en jeu qui concoure à leur production ? — Et que sait—on jusqu’ici des lois et des agents de production et de transmission de la gravitation, du pourquoi et du comment de son action ? Rien, ou à peu près rien. Cependant on ne la nie pas ; parce que l’observation prouve constam mentla possibilité de son existence (r). SELVA. (A suivre.) ‘ (1) Ch. Delaunay, Cours d’Astronomie, 7e édition, . 563. «... les choses se passent comme si le soleil attirait les p anètes, parce qu’il nous est impossible d‘arriver à une connaissance complète de la nature intime de la force à laquelle chaque planète est soumise. Cette force ne se manifeste à nous que par les effets qui résultent de son action sur la planète, et tout ce que nous pouvons conclure de l’examen, attentif de ces effets, c’est la connaissance de la grandeur et de la direction de la force à chaque instant. Nous ne pouvons en aucune manière décider si le soleil attire réellement les planètes, ou bien si la tendance des planètes à se rapprocher du soleil est due à une cause toute différente de ce que nous entendons par une attraction émanant de cet astre. Newton, en parlant de l’attraction,s’exprimait ainsi : « quam ego attractionezn appello. »
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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