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1I 94 L’INITIATION vers I839, nous voudrions mettre au jour la valeur scientifique d’un passage de la Kabbale disant qu’en l’homme il existe trois organes agissant identiquement en des centres différents: le foie, le cœur et le cer veau. Supposant que nous ignorons absolument les en— seignements de l’occultisme à ce sujet, nous devons retrouver, rien que dans l’homme physique, toutes les lois qui sont mises en avant pour expliquer le jeu de l’homme astral ou de l’homme psychique. Les données les plus élémentaires de l’anatomie et de la physiologie devront seuls être employées dans notre ' étude. Voyons donc comment il nous faut considérer le corps de l’être humain. Q ara Lorsque les physiciens se sont trouvés aux prises avec l’énorme quantité des phénomènes produits par cette force qu’ils nomment : La Nature, les plus grands efforts ont été consacrés à l’élimination des lois accessoires pour arriver à poser des lois de plus en plus générales. L’étude des couleurs, pour prendre un exemple, a amené les observateurs à constater l’existence des trois couleurs qui peuvent composer les autres, mais dont on n’a pu établir la genèse par aucune autre teinte; ce sont le Rouge, le Jaune et le Bleu. Les chimistes ont agi de même dans les anav lyses successives qui les ont amenés à établir l’exis tence d’une quantité, encore très considérable, mais enfin relativement peu élevée, de corps dits simples.
2NOTES D’ANATOMIE PHILOSOPHIQUE 195 Voyons si dans le corps humain il n’y aurait pas de même des parties accessoires et des parties essen tielles. Cela simplifiera d’autant nos recherches. Nous savons tous qu’on peut couper certaines por tions de ce corps humain sans causer la mort de l’être, les bras et les jambes sont dans ce cas, de même que le maxillaire inférieur. Cela revient à dire qu’on peut couper les membres sans cauSer fata» lement la mort de l’individu. Il n’en est pas de même du reste du corps humain. Les membres nous apparaissent donc comme des organes fort utiles, sans doute, mais accessoires en somme, insérés à des centres qui, eux, sont bien es senti els. Notre étude se divise naturellement en deux points : I° Étude des membres, 2° Étude des centres. LES MEMBRES Par rapport aux centres, les membres ont pour ca— ractère spécial la mobilité. C’est même de cette mobi‘ lité que l’organisme tire son plus grand profit. Chacun des membres est composé de trois parties, bras, avant-bras, et main ; ou cuisse, jambe et pied. A ceux qui veulent voir un même nombre dans tous les phénomènes de la Nature nous ferons remarquer que les os du carpe ou du tarse, ainsi que les doigts necorrespondent pas du tout à la loi du ternaire. Le bras ou la jambe ne sont qu’un même organe modifié très légèrement selon le centre d’attache. Ceci a été signalé souvent et définitivement démon tré par Foltz, l’un des fondateurs, après Gœthe et
3196 L'INITIATION Malfatti. de l’anatomie philosophique, branche bien connue de la Science occulte. La jambe s’insère sur le bassin qui répond au ventre de l’individu, le bras s’insère à l’épaule qui répond à la poitrine. Que nous reste-t-il donc à consi dérer : la tête. Nous avons dit que le caractère spécial des mem bres était la mobilité. Ce caractère nous permet de suite de voir que s’il existe un membre (ou une paire de membres) inséré sur la tête, cet organe doit être fort mobile. Or un seul organe répond à cette condition : le maxillaire inférieur. Dans unetbrt intéressante étude parue dernièrement ici même, M. Vurgey parle des rapports du maxillaire avec les membres, mais sans aller aussi loin dans son analyse que le D' Malfatti qui, dès 1839, avait parfaitement mis au jour cette question, à laquelle Gœthe attacha si glorieusement son nom. Le bras se compose de trois parties: bras, avant bras, main; la main est caractérisée par le nombre des petits os qui entrent dans sa composition, nombre relativement considérable. Or, la portion verticale du maxillaire inférieur répond au bras ; la portion horizontale de ce maxil laire à l’avant-bras, enfin les doigts soudés les uns aux autres sont représentés par les gencives, et les ongles par les dents. Le maxillaire inférieur dans son ensemble reproduit donc pour la tête ce que les deux bras représentent pour la poitrine. Chacun des centres qui nous intéressent, tête, poi— trine et ventre, est donc pourvu de ses membres,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I 94 L’INITIATION vers I839, nous voudrions mettre au jour la valeur scientifique d’un passage de la Kabbale disant qu’en l’homme il existe trois organes agissant identiquement en des centres différents: le foie, le cœur et le cer veau. Supposant que nous ignorons absolument les en— seignements de l’occultisme à ce sujet, nous devons retrouver, rien que dans l’homme physique, toutes les lois qui sont mises en avant pour expliquer le jeu de l’homme astral ou de l’homme psychique. Les données les plus élémentaires de l’anatomie et de la physiologie devront seuls être employées dans notre ' étude. Voyons donc comment il nous faut considérer le corps de l’être humain. Q ara Lorsque les physiciens se sont trouvés aux prises avec l’énorme quantité des phénomènes produits par cette force qu’ils nomment : La Nature, les plus grands efforts ont été consacrés à l’élimination des lois accessoires pour arriver à poser des lois de plus en plus générales. L’étude des couleurs, pour prendre un exemple, a amené les observateurs à constater l’existence des trois couleurs qui peuvent composer les autres, mais dont on n’a pu établir la genèse par aucune autre teinte; ce sont le Rouge, le Jaune et le Bleu. Les chimistes ont agi de même dans les anav lyses successives qui les ont amenés à établir l’exis tence d’une quantité, encore très considérable, mais enfin relativement peu élevée, de corps dits simples.
2NOTES D’ANATOMIE PHILOSOPHIQUE 195 Voyons si dans le corps humain il n’y aurait pas de même des parties accessoires et des parties essen tielles. Cela simplifiera d’autant nos recherches. Nous savons tous qu’on peut couper certaines por tions de ce corps humain sans causer la mort de l’être, les bras et les jambes sont dans ce cas, de même que le maxillaire inférieur. Cela revient à dire qu’on peut couper les membres sans cauSer fata» lement la mort de l’individu. Il n’en est pas de même du reste du corps humain. Les membres nous apparaissent donc comme des organes fort utiles, sans doute, mais accessoires en somme, insérés à des centres qui, eux, sont bien es senti els. Notre étude se divise naturellement en deux points : I° Étude des membres, 2° Étude des centres. LES MEMBRES Par rapport aux centres, les membres ont pour ca— ractère spécial la mobilité. C’est même de cette mobi‘ lité que l’organisme tire son plus grand profit. Chacun des membres est composé de trois parties, bras, avant-bras, et main ; ou cuisse, jambe et pied. A ceux qui veulent voir un même nombre dans tous les phénomènes de la Nature nous ferons remarquer que les os du carpe ou du tarse, ainsi que les doigts necorrespondent pas du tout à la loi du ternaire. Le bras ou la jambe ne sont qu’un même organe modifié très légèrement selon le centre d’attache. Ceci a été signalé souvent et définitivement démon tré par Foltz, l’un des fondateurs, après Gœthe et
3196 L'INITIATION Malfatti. de l’anatomie philosophique, branche bien connue de la Science occulte. La jambe s’insère sur le bassin qui répond au ventre de l’individu, le bras s’insère à l’épaule qui répond à la poitrine. Que nous reste-t-il donc à consi dérer : la tête. Nous avons dit que le caractère spécial des mem bres était la mobilité. Ce caractère nous permet de suite de voir que s’il existe un membre (ou une paire de membres) inséré sur la tête, cet organe doit être fort mobile. Or un seul organe répond à cette condition : le maxillaire inférieur. Dans unetbrt intéressante étude parue dernièrement ici même, M. Vurgey parle des rapports du maxillaire avec les membres, mais sans aller aussi loin dans son analyse que le D' Malfatti qui, dès 1839, avait parfaitement mis au jour cette question, à laquelle Gœthe attacha si glorieusement son nom. Le bras se compose de trois parties: bras, avant bras, main; la main est caractérisée par le nombre des petits os qui entrent dans sa composition, nombre relativement considérable. Or, la portion verticale du maxillaire inférieur répond au bras ; la portion horizontale de ce maxil laire à l’avant-bras, enfin les doigts soudés les uns aux autres sont représentés par les gencives, et les ongles par les dents. Le maxillaire inférieur dans son ensemble reproduit donc pour la tête ce que les deux bras représentent pour la poitrine. Chacun des centres qui nous intéressent, tête, poi— trine et ventre, est donc pourvu de ses membres,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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