Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1LA LUMIÈRE ASTRALE ET L’on 487 S’est—On assez moqué des alchimistes et de leurs rêveries ? Quatre éléments! Quelle naïveté. La chimie a pris naissance, montrantque les quatre éléments étaient des corps composés. De progrès en progrès on est parvenu à créer quatre types généraux constituant la tête de quatre séries générales : l’Hydrogène monoatomique, l’Oxygène di-atomique, l’Azote tri-atomique et le Carbone tétratomique. On a repris depuis les livres des alchimistes et l’on a constaté ceci : Les quatre éléments sont considérés par eux comme des êtres. Les propriétés de ces éléments sont les fonc— tions de ces êtres. On a pris un de ces êtres, l’eau, on l’a disséqué, on a montré ces organes constituants : l’Oxygène et l’Hydrogène, qu’on a mis dans des bocaux séparés. On a fait l’anatomie du règne minéral, chose que les hermétistes n’avaient pas fait. Mais quand, sous le nom de « Philosophie de la Chimie » on a voulu faire la physiologie de ce règne minéral... on a découvert que les alchimistes con naissaient parfaitement cette physiologie, qu’elle avait été la seule préoccupation de leurs grands maîtres. Qui a fait surtout cette découverte P M. Berthelot, un de nos plus prodigieux savants. Il est ainsi pour tout. Il serait naïf de dénier à la Science actuelle ses progrès considérables dans l’ana lyse, dans le perfectionnement des appareils. Les Chi nois connaissaient depuis de longs siècles la poudre, la boussole, mais ils n’ont rien perfectionné. La Science actuelle peut être considérée vis-à-vis de la v**w-M-——Nævw-——xfl_‘,‘wæem W\Wm’ . | . > \.
2,.\. . . . - c—“—17 -——.‘,. ’.'| fLW;. 488 L’INITIATION Science occulte, comme un ingénieur européen vis à-vis d’un ingénieur chinois. Celui-ci connaît des forces, des appareils que ne connaît pas encore celui-là; mais, du jour où l’Euro péen découvre un instrument, le génie analytique de l’Occidental s’empare de cette découverte et la con— j duit à des résultats inconnus du Chinois et souvent, si nous en croyons les dernières guerres, nuisibles pour lui. i Le but de la Science occulte ne doit plus être de ‘ garder ses secrets, conduite digne d’un autre âge; l mais de les livrer sans crainte aux adeptes de la ‘ Science expérimentale et, par cette_ alliance, de créer un ensemble de connaissances vraiment synthéti que. Les alchimistes parlent, dans tous leurs traités, d’un feu qui ne brûle pas, d’un feu humide. Ils ‘ 1 insistent bien pour qu’on ne croie pas que ce feu est ’ fait avec du bois ou du charbon ou toute autre sub— stance qui brûle. ' Les maîtres en philosophie hermétique, initiés à la ‘ Kabbale, disent que ce feu est répandu entre les l astres et vient animer tous les êtres vivants; ils l’ap— , pellent AOUR (le véritable OR des alchimistes) et l prétendent qu’il se manifeste sous deux polarisa— tions : La polarisation positive ou 0D. La polarisation négative ou OB. Martinez Pasqualis et Saint-Martin ont désigné ce -
3LA LUMIÈRE ASTRALE ET L’OD 489 feu sous le nom de Lumière astrale, terme employé depuis par Eliphas Levi. * au» Cette question de la Lumière astrale est capitale en occultisme. Aussi nous permettra-t-on d’insister un peu sur ce point. Afin de ne pas nous embrouiller, prenons la défini— tion donnée par la Table d’émeraude d’Hermès, do cument auquel on ne peut refuser une grande anti quité, qu’on en place l’origine au second siècle avant notre ère, ou dans la civilisation primitive de l’Égypte. LE SOLEIL EN EST LE PÈRE, LA LUNE EN EST LA MÈRE, LE VENT L’A PORTÉ DANS SON VENTRE, LA TERRE EST SA NOURRICE ; LE PÈRE DE TOUT, LE THÉLÈME DE TOUT LE MONDE EST ICI. Pour bien comprendre cette génération de la Lu mière astrale, nous allons essayer de procéder le plus logiquement possible. Le véritable Athanor, c’est l’homme. En lui gît cette force universelle qui se trouve partout où il se trouve (Le Thélème de tout le monde esticz). Si votre médecin, sceptique, vous demande où est condensée cette force,”vous pouvez '_lui répondre sans crainte: « Dans les ganglions de mon grand sympathique. » C’est elle aussi qui circule dans tout mon être portée par les globules sanguins. Mais d’où vient—elle? L’organe est baigné par le sang; le sang contient deux principes, l’un visible : la substance; l’autre invisible, occulte : la force, la vie.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA LUMIÈRE ASTRALE ET L’on 487 S’est—On assez moqué des alchimistes et de leurs rêveries ? Quatre éléments! Quelle naïveté. La chimie a pris naissance, montrantque les quatre éléments étaient des corps composés. De progrès en progrès on est parvenu à créer quatre types généraux constituant la tête de quatre séries générales : l’Hydrogène monoatomique, l’Oxygène di-atomique, l’Azote tri-atomique et le Carbone tétratomique. On a repris depuis les livres des alchimistes et l’on a constaté ceci : Les quatre éléments sont considérés par eux comme des êtres. Les propriétés de ces éléments sont les fonc— tions de ces êtres. On a pris un de ces êtres, l’eau, on l’a disséqué, on a montré ces organes constituants : l’Oxygène et l’Hydrogène, qu’on a mis dans des bocaux séparés. On a fait l’anatomie du règne minéral, chose que les hermétistes n’avaient pas fait. Mais quand, sous le nom de « Philosophie de la Chimie » on a voulu faire la physiologie de ce règne minéral... on a découvert que les alchimistes con naissaient parfaitement cette physiologie, qu’elle avait été la seule préoccupation de leurs grands maîtres. Qui a fait surtout cette découverte P M. Berthelot, un de nos plus prodigieux savants. Il est ainsi pour tout. Il serait naïf de dénier à la Science actuelle ses progrès considérables dans l’ana lyse, dans le perfectionnement des appareils. Les Chi nois connaissaient depuis de longs siècles la poudre, la boussole, mais ils n’ont rien perfectionné. La Science actuelle peut être considérée vis-à-vis de la v**w-M-——Nævw-——xfl_‘,‘wæem W\Wm’ . | . > \.
2,.\. . . . - c—“—17 -——.‘,. ’.'| fLW;. 488 L’INITIATION Science occulte, comme un ingénieur européen vis à-vis d’un ingénieur chinois. Celui-ci connaît des forces, des appareils que ne connaît pas encore celui-là; mais, du jour où l’Euro péen découvre un instrument, le génie analytique de l’Occidental s’empare de cette découverte et la con— j duit à des résultats inconnus du Chinois et souvent, si nous en croyons les dernières guerres, nuisibles pour lui. i Le but de la Science occulte ne doit plus être de ‘ garder ses secrets, conduite digne d’un autre âge; l mais de les livrer sans crainte aux adeptes de la ‘ Science expérimentale et, par cette_ alliance, de créer un ensemble de connaissances vraiment synthéti que. Les alchimistes parlent, dans tous leurs traités, d’un feu qui ne brûle pas, d’un feu humide. Ils ‘ 1 insistent bien pour qu’on ne croie pas que ce feu est ’ fait avec du bois ou du charbon ou toute autre sub— stance qui brûle. ' Les maîtres en philosophie hermétique, initiés à la ‘ Kabbale, disent que ce feu est répandu entre les l astres et vient animer tous les êtres vivants; ils l’ap— , pellent AOUR (le véritable OR des alchimistes) et l prétendent qu’il se manifeste sous deux polarisa— tions : La polarisation positive ou 0D. La polarisation négative ou OB. Martinez Pasqualis et Saint-Martin ont désigné ce -
3LA LUMIÈRE ASTRALE ET L’OD 489 feu sous le nom de Lumière astrale, terme employé depuis par Eliphas Levi. * au» Cette question de la Lumière astrale est capitale en occultisme. Aussi nous permettra-t-on d’insister un peu sur ce point. Afin de ne pas nous embrouiller, prenons la défini— tion donnée par la Table d’émeraude d’Hermès, do cument auquel on ne peut refuser une grande anti quité, qu’on en place l’origine au second siècle avant notre ère, ou dans la civilisation primitive de l’Égypte. LE SOLEIL EN EST LE PÈRE, LA LUNE EN EST LA MÈRE, LE VENT L’A PORTÉ DANS SON VENTRE, LA TERRE EST SA NOURRICE ; LE PÈRE DE TOUT, LE THÉLÈME DE TOUT LE MONDE EST ICI. Pour bien comprendre cette génération de la Lu mière astrale, nous allons essayer de procéder le plus logiquement possible. Le véritable Athanor, c’est l’homme. En lui gît cette force universelle qui se trouve partout où il se trouve (Le Thélème de tout le monde esticz). Si votre médecin, sceptique, vous demande où est condensée cette force,”vous pouvez '_lui répondre sans crainte: « Dans les ganglions de mon grand sympathique. » C’est elle aussi qui circule dans tout mon être portée par les globules sanguins. Mais d’où vient—elle? L’organe est baigné par le sang; le sang contient deux principes, l’un visible : la substance; l’autre invisible, occulte : la force, la vie.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.