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18 L’INITIATION mise en magasin dans des ganglions répandus un peu partout. Delà une nouvelle circulation : la circulation lymphatique. La force qui n’a pas servi est aussi soigneusement mise en réserve dans des ganglions répandus égale ment un peu partout : les ganglions du grand sym pathique. De là une nouvelle façon de considérer la circulation nerveuse inconsciente. Répandre dans l’organisme la force et la matière, tel est le but de la portion capitale de la circulation du sang dont le centre d’action est dans la poitrine. Renouveler et mettre en réserve la matière, tel est le but de la circulation lymphatique dont le centre p’action est dans l’abdomen. Présider au renouvellement,à la distribution et à la mise en réserve de la force, tel est le but de la circu— lation nerveuse dont le centre d’action est dans la tète. C’est un peu toute la physiologie humaine que nous venons-de résumer en ces quelques lignes; nous y pouvons voir au mieux les défauts et les qualités de la méthode que nous avons choisie. ùv“ La physique doit ses plus grands progrès à la décou _verte de l’unité de la force, toutes les forces pouvant se transformer l’une dans l’autre (théorie mécanique de la chaleur). La chimie, par la découverte des séries atomiques et de leur progression mathématique, a été conduite également à considérer tous les corps comme mo;h : l. t o s à degrés divers de l’hydrogène,
2LA SCIENCE OCCULTE '9 wa—:‘Ywr—-—urwt‘vn "- -' - c’est-à-dire à admettre l’unité de la matière. Est—il permis, en application de ces données, de prendre desÎ 4 termes aussi généraux que ceux que nous avons em- ‘ ployés ? Les écoles diverses qui se sont succédées en méde cine pour aboutir à l’école anatomo-pathologiste d’au jourd’hui sont toutes caractérisées par les acceptions différentes qu’elles ont données à la vie. Vouloir choisir un de ces termes caractéristiques d’une école, c’est sortir de suite de la généralité, de la synthèse, pour rentrer dans la particularité, dans l’analyse. C’est ce que nous voulons éviter avant tout. Les mots de force et de matière sont bien généraux, ils peuvent être considérés même comme un peu naïfs, mais ils ont cet immense avantage d’être com— pris par tous et d’être acceptables par toutes les écoles. Les disciples de Bichat peuvent voir dans cette force la vie considérée comme un principe particulier, tandis que les disciples de l’école de Paris peuvent y voir la résultante d’actions chimiques et physiques. C’est là un des grands avantages de la généralité que d’éviter toute discussion sur les termes employés. De plus nous sommes amenés à déterminer ainsi dans l’homme l’existence de diverses circulations qui répondent toutes à un schéma unique. La circulation du sang, la circulation de la lymphe, la circulation du fluide nerveux présentent entre elles des rapports d’identité curieux, rapports qui se retrouvent jusque dans les circulations adjointes comme la circulation
310 L’INITIATION .o-w_.._ a.c W. de l’air, celle des aliments et toutes les circulations excrétoires. Partout nous voyons un centre de fabrication, un centre de condensation et des conduits centripètes et centrifuges. Nous aurions pu aborder en détail la comparaison des fonctions entre elles ou même des divers organes entre eux. L’anatomie philosophique qui s’occupe de cette dernière question est presque délaissée en France, quoique de création toute française, et cultivée au plus haut point en Allemagne, ainsi que le montre Foltz dans son remarquable travail il). _ A côté de Foltz, à peine pouvons-nous citer en France comme auteurs originaux dans ces dernières années le docteur Adrien Péladan (2) et le docteur Camille Bertrand (3), outre ceux cités dans l’excellent article de Lereboullet consacré à cette question dans le'dictionnaire encyclopédique de Dechambre, tandis qùe l’école allemande poursuit toujours des études dans cette voie. S’il est intéressant de comparer des organes entre eux pour trouver leur loi de construction, combien ne serait—il pas plus important de comparer les fonc— tions entre elles pour en déduire les principes fonda mentaux de fonctionnement? Ce serait créer de toutes pièces une science presque inconnue : la physiologie philosophique qu’un docteur viennois a seul abordée (1l Foltz. Homo‘ogie des memb_ pelviens et thoraciques de l‘homme. (2)Adrien Féladan. Anatomie h «mo'ogique. (3) Camille Bertrand. Anatomie philosophique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
18 L’INITIATION mise en magasin dans des ganglions répandus un peu partout. Delà une nouvelle circulation : la circulation lymphatique. La force qui n’a pas servi est aussi soigneusement mise en réserve dans des ganglions répandus égale ment un peu partout : les ganglions du grand sym pathique. De là une nouvelle façon de considérer la circulation nerveuse inconsciente. Répandre dans l’organisme la force et la matière, tel est le but de la portion capitale de la circulation du sang dont le centre d’action est dans la poitrine. Renouveler et mettre en réserve la matière, tel est le but de la circulation lymphatique dont le centre p’action est dans l’abdomen. Présider au renouvellement,à la distribution et à la mise en réserve de la force, tel est le but de la circu— lation nerveuse dont le centre d’action est dans la tète. C’est un peu toute la physiologie humaine que nous venons-de résumer en ces quelques lignes; nous y pouvons voir au mieux les défauts et les qualités de la méthode que nous avons choisie. ùv“ La physique doit ses plus grands progrès à la décou _verte de l’unité de la force, toutes les forces pouvant se transformer l’une dans l’autre (théorie mécanique de la chaleur). La chimie, par la découverte des séries atomiques et de leur progression mathématique, a été conduite également à considérer tous les corps comme mo;h : l. t o s à degrés divers de l’hydrogène,
2LA SCIENCE OCCULTE '9 wa—:‘Ywr—-—urwt‘vn "- -' - c’est-à-dire à admettre l’unité de la matière. Est—il permis, en application de ces données, de prendre desÎ 4 termes aussi généraux que ceux que nous avons em- ‘ ployés ? Les écoles diverses qui se sont succédées en méde cine pour aboutir à l’école anatomo-pathologiste d’au jourd’hui sont toutes caractérisées par les acceptions différentes qu’elles ont données à la vie. Vouloir choisir un de ces termes caractéristiques d’une école, c’est sortir de suite de la généralité, de la synthèse, pour rentrer dans la particularité, dans l’analyse. C’est ce que nous voulons éviter avant tout. Les mots de force et de matière sont bien généraux, ils peuvent être considérés même comme un peu naïfs, mais ils ont cet immense avantage d’être com— pris par tous et d’être acceptables par toutes les écoles. Les disciples de Bichat peuvent voir dans cette force la vie considérée comme un principe particulier, tandis que les disciples de l’école de Paris peuvent y voir la résultante d’actions chimiques et physiques. C’est là un des grands avantages de la généralité que d’éviter toute discussion sur les termes employés. De plus nous sommes amenés à déterminer ainsi dans l’homme l’existence de diverses circulations qui répondent toutes à un schéma unique. La circulation du sang, la circulation de la lymphe, la circulation du fluide nerveux présentent entre elles des rapports d’identité curieux, rapports qui se retrouvent jusque dans les circulations adjointes comme la circulation
310 L’INITIATION .o-w_.._ a.c W. de l’air, celle des aliments et toutes les circulations excrétoires. Partout nous voyons un centre de fabrication, un centre de condensation et des conduits centripètes et centrifuges. Nous aurions pu aborder en détail la comparaison des fonctions entre elles ou même des divers organes entre eux. L’anatomie philosophique qui s’occupe de cette dernière question est presque délaissée en France, quoique de création toute française, et cultivée au plus haut point en Allemagne, ainsi que le montre Foltz dans son remarquable travail il). _ A côté de Foltz, à peine pouvons-nous citer en France comme auteurs originaux dans ces dernières années le docteur Adrien Péladan (2) et le docteur Camille Bertrand (3), outre ceux cités dans l’excellent article de Lereboullet consacré à cette question dans le'dictionnaire encyclopédique de Dechambre, tandis qùe l’école allemande poursuit toujours des études dans cette voie. S’il est intéressant de comparer des organes entre eux pour trouver leur loi de construction, combien ne serait—il pas plus important de comparer les fonc— tions entre elles pour en déduire les principes fonda mentaux de fonctionnement? Ce serait créer de toutes pièces une science presque inconnue : la physiologie philosophique qu’un docteur viennois a seul abordée (1l Foltz. Homo‘ogie des memb_ pelviens et thoraciques de l‘homme. (2)Adrien Féladan. Anatomie h «mo'ogique. (3) Camille Bertrand. Anatomie philosophique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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