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1LA SCIENCE 0ÇCUL’I‘E 5 cette méthode! 'Les sciences, considérées d’une façon synthétique, se gravent profondément dans l’esprit, et l’étude des détails est ensuite bien mieux comprise. La généralité des termes facilite à tous leur compré hension sans travail préalable, et plus tard chaque mot technique venant remplacer un terme général est bien mieux spécifié pour l’esprit. Telles sont les considérations préliminaires qui ont guidé notre travail; voyons maintenant comment nous avons cru devoir exposer la Physiologie. n un I Ouvrez un traité quelconque de Physiologie et cher chez quel est le plan d’exposition suivi dans l’étude d’une fonction. Vous verrez que l’auteur décrit une série de phéno— mènes spéciaux dont l’ensemble constitue cette fonc tion. Ainsi, pour prendre un exemple, la circulation du sang conduit à étudier une foule de détails anato miques ou histologiques sur les rapports et la consti— tution intime des divers organes qui concourent à cette circulation. Le sang circule, voilà le phénomène. Quelle est sa constitution, par où passe-t-il, quelles modifications subit-il dans sa course, voilà quelques. uns des points étudiés particulièrement. Peut-on considérer une fonction sous un tout autre point de vue P Certainement. sans cela il n’y aurait aucun bénéfice à déterminer l’existence des deux méthodes, synthé tiques et analytiques, de description. Au lieu de voir les divers comment de la circula
26 L’INITIATION tion du sang, cherchons-en les pourquoi. Cherchons LE BUT des diverses circulations de l’organisme au lieu d’en décrire uniquement la marche. La science expérimentale est assez avancée pour nous fournir tous les éléments nécessaires à cet effet, nous n'avons à énoncer rien de nouveau; notre effort porte uni quement sur ce point : présenter d’anciennes ques— tions sous un nouvel aspect. Quelques considérations inattendues pourront surgir de l’emploi de cette mé— thode. Ainsi, pour rester dans l‘exemple choisi, si nous nous demandons à quoi sert le sang, la science expé rimentale nous répondra qu’il sert à réparer les pertes de l’organisme. Ces pertes sont de deux sortes : les pertes de force et les pertes de substance. Le but du sang est donc de réparer la force et la substance de l’organisme. Toutes les portions de la circulation sanguine ne concourent pas également à ce but. Ce n’est que dans son parcours du cœur aux organes que le sang remplit effectivement cette action réparatrice. A quoi servent donc les autres parties de la circu lation sanguine ? Lorsqu’il passe du cœur aux poumons, le sang n’a rien à réparer; il vient au contraire se charger à nou veau sous l’influence de l’oxygène qui lui apporte la circulation de l’air dans les poumons. De quoi se charge-t-il P Évidemment ce n’est pas de substance. mais bien de l’autre élément, deforce. . Ainsi dans son trajet du cœur aux organes le sang distribue la force et la substance. Dans son trajet du cœur aux poumons il se charge à nouveau de force;
3LA SCIENCE OCCULTE 7 V. w.c._,.rrÿ _,, w.c _ . .— .:ræ,æ-‘_7‘v,r.. , . »v.. ._.2.v ..g;.';«wS—æ .vy-Jg ...r mais que fait—il dans son trajet des organes au cœur? L’étude , même superficielle, des organes qui viennent se joindre à la circulation dans ce trajet (veine sus-hépatique, canal thoracique et grande veine lymphatique) suffit à répondre de suite à notre ques tion. Le sang se charge alors de substance. Ainsi, pour tout résumer, la circulation du sang comprend trois périodes : Pendant la première le sang va du ventricule gauche à l’organisme et répare la force et la substance au fur et à mesure des besoins. Mais cette force et cette substance une fois sorties du sang doivent se renouveler aussi pour une nou velle action; aussi, dans la seconde période, le sang, revenant de l’organisme au cœur droit, se charge-t-il de substance; puis, passant du cœur droit au poumon, dans une troisième période, il se charge de force; enfin quand il revient au cœur gauche il est de nou— veau chargé de force et de subtance et peut exercer encore son action réparatrice. 0 Mais pensez—vous que toute la force et toute la substance contenues dans le sang s’usent chaque fois? Ce serait un bien singulier marchand que celui qui n’aurait dans sa boutique que juste ce qu’il vendrait dans sa jdurnée et qui s’arrangerait de telle sorte qu‘il ne restât rien chaque soir. _ La nature est aussi, sinon plus, prévoyante que l’homme; tout ce qui n’a pas servi est soigneusement extrait de la circulation sanguine et mis en réserve. La substance qui n’a pas trouvé son emploi est drainée par les lymphatiques, au sortir des artères, et WÏWMNMMWW'M
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA SCIENCE 0ÇCUL’I‘E 5 cette méthode! 'Les sciences, considérées d’une façon synthétique, se gravent profondément dans l’esprit, et l’étude des détails est ensuite bien mieux comprise. La généralité des termes facilite à tous leur compré hension sans travail préalable, et plus tard chaque mot technique venant remplacer un terme général est bien mieux spécifié pour l’esprit. Telles sont les considérations préliminaires qui ont guidé notre travail; voyons maintenant comment nous avons cru devoir exposer la Physiologie. n un I Ouvrez un traité quelconque de Physiologie et cher chez quel est le plan d’exposition suivi dans l’étude d’une fonction. Vous verrez que l’auteur décrit une série de phéno— mènes spéciaux dont l’ensemble constitue cette fonc tion. Ainsi, pour prendre un exemple, la circulation du sang conduit à étudier une foule de détails anato miques ou histologiques sur les rapports et la consti— tution intime des divers organes qui concourent à cette circulation. Le sang circule, voilà le phénomène. Quelle est sa constitution, par où passe-t-il, quelles modifications subit-il dans sa course, voilà quelques. uns des points étudiés particulièrement. Peut-on considérer une fonction sous un tout autre point de vue P Certainement. sans cela il n’y aurait aucun bénéfice à déterminer l’existence des deux méthodes, synthé tiques et analytiques, de description. Au lieu de voir les divers comment de la circula
26 L’INITIATION tion du sang, cherchons-en les pourquoi. Cherchons LE BUT des diverses circulations de l’organisme au lieu d’en décrire uniquement la marche. La science expérimentale est assez avancée pour nous fournir tous les éléments nécessaires à cet effet, nous n'avons à énoncer rien de nouveau; notre effort porte uni quement sur ce point : présenter d’anciennes ques— tions sous un nouvel aspect. Quelques considérations inattendues pourront surgir de l’emploi de cette mé— thode. Ainsi, pour rester dans l‘exemple choisi, si nous nous demandons à quoi sert le sang, la science expé rimentale nous répondra qu’il sert à réparer les pertes de l’organisme. Ces pertes sont de deux sortes : les pertes de force et les pertes de substance. Le but du sang est donc de réparer la force et la substance de l’organisme. Toutes les portions de la circulation sanguine ne concourent pas également à ce but. Ce n’est que dans son parcours du cœur aux organes que le sang remplit effectivement cette action réparatrice. A quoi servent donc les autres parties de la circu lation sanguine ? Lorsqu’il passe du cœur aux poumons, le sang n’a rien à réparer; il vient au contraire se charger à nou veau sous l’influence de l’oxygène qui lui apporte la circulation de l’air dans les poumons. De quoi se charge-t-il P Évidemment ce n’est pas de substance. mais bien de l’autre élément, deforce. . Ainsi dans son trajet du cœur aux organes le sang distribue la force et la substance. Dans son trajet du cœur aux poumons il se charge à nouveau de force;
3LA SCIENCE OCCULTE 7 V. w.c._,.rrÿ _,, w.c _ . .— .:ræ,æ-‘_7‘v,r.. , . »v.. ._.2.v ..g;.';«wS—æ .vy-Jg ...r mais que fait—il dans son trajet des organes au cœur? L’étude , même superficielle, des organes qui viennent se joindre à la circulation dans ce trajet (veine sus-hépatique, canal thoracique et grande veine lymphatique) suffit à répondre de suite à notre ques tion. Le sang se charge alors de substance. Ainsi, pour tout résumer, la circulation du sang comprend trois périodes : Pendant la première le sang va du ventricule gauche à l’organisme et répare la force et la substance au fur et à mesure des besoins. Mais cette force et cette substance une fois sorties du sang doivent se renouveler aussi pour une nou velle action; aussi, dans la seconde période, le sang, revenant de l’organisme au cœur droit, se charge-t-il de substance; puis, passant du cœur droit au poumon, dans une troisième période, il se charge de force; enfin quand il revient au cœur gauche il est de nou— veau chargé de force et de subtance et peut exercer encore son action réparatrice. 0 Mais pensez—vous que toute la force et toute la substance contenues dans le sang s’usent chaque fois? Ce serait un bien singulier marchand que celui qui n’aurait dans sa boutique que juste ce qu’il vendrait dans sa jdurnée et qui s’arrangerait de telle sorte qu‘il ne restât rien chaque soir. _ La nature est aussi, sinon plus, prévoyante que l’homme; tout ce qui n’a pas servi est soigneusement extrait de la circulation sanguine et mis en réserve. La substance qui n’a pas trouvé son emploi est drainée par les lymphatiques, au sortir des artères, et WÏWMNMMWW'M
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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